Un président en quête de majorité parlementaire

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Dans moins de deux semaines, cela fera deux mois que le cinquième président du Congo-Kinshasa, Felix Tshisekedi, aura été investi et qu’il peine à former un gouvernement. La démocratie de façade aidant, les élections présidentielle et législatives verrouillées par le président sortant, élevé au rang de despote par la Constitution même du pays, ont été surtout un gaspillage des deniers publics. Car, la loi-faite-homme nommée Joseph Kabila s’est substituée au peuple, aisément et en toute impunité, pour choisir son successeur ainsi que les parlementaires. Ainsi, les partis dits pro-Kabila, regroupés au sein de la coalition Front commun des cons (FCC), ont obtenu 337 sièges, sur les 500 à occuper, contre 94 pour la coalition Lamuka et 46 pour celle soutenant le nouveau président, le Cap pour le changement (CACH). Mimétisme oblige, les Africains semblent n’avoir d’autre choix que d’observer leurs jeux politiques à travers des lunettes occidentales. A cet égard, le nouveau président a le choix entre former un gouvernement minoritaire ou un gouvernement de coalition.

Le gouvernement de coalition est constitué des membres de plusieurs partis ayant accepté de coopérer en vue d’exécuter un programme commun. Pour que des partis aux idéologies différentes voire antagonistes se mettent ensemble, les négociations peuvent durer longtemps. La Belgique est certainement la championne en la matière, les tractations pouvant s’éterniser pendant toute une année.

Si en Occident le parti reflète un positionnement par rapport aux conflits et aspirations majeurs traversant les nations, ce que traduisent les idéologies, en Afrique, celles-ci, qui existent sur papier, restent suspendues en l’air puisque n’ayant aucun rapport avec le vécu des citoyens. Cela explique que les élites importatrices d’idéologies elles-mêmes ne croient pas en celles-ci et que le parti se révèle être rien d’autre que la chose du fondateur, ce dernier traînant derrière lui une clientèle ethnico-régionale.

Certes, l’histoire du Congo-Kinshasa l’a bien démontré, à côté des formations politiques ethniques et/ou régionaux, il existe d’autres ayant une stature nationale. Parmi ceux-ci, on peut distinguer les partis couverts de discrédit de ceux bénéficiant de la sympathie populaire. Dans le premier cas, on peut citer le Parti National du Progrès (PNP) en 1960, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) au cours des longues années Mobutu et le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) sous le régime de Joseph Kabila. Leur envergure nationale ne repose sur aucune valeur. Elle est soutenue par la puissance financière de leurs maîtres. Celle-ci permet de recruter ou d’acheter des animaux politiques ayant quelque relief pour traîner derrière eux une clientèle éparpillée sur tout le territoire national. Le PNP, soutenu par le pouvoir colonial belge, fut baptisé « Parti des Nègres Payés » ou encore « Penepene na Mundele » (Proche et donc valet de l’homme blanc). Quant au MPR et au PPRD, ils ne valent rien sans l’argent des despotes ou, pour être exact, sans l’argent du peuple que ces derniers utilisaient à des fins privées.

De leur côté, les partis supra-ethniques qui recueillent une sympathie populaire ne se distinguent pas des autres par les idées qu’ils véhiculent. Ils ont tout simplement l’avantage de reposer sur les épaules d’un dirigeant charismatique dont l’ethnie reste disséminée sur toute l’étendue de l’espace national. Tel est le cas du Mouvement National Congolais (MNC) de Patrice Lumumba dans les années 60 et de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) de Tshisekedi wa Mulumba dans les années 90.

Puisque les partis congolais sont des coquilles vides, il en est de même de leurs regroupements tels que CACH, FCC et Lamuka. On comprend dès lors que le marchandage en vue de la formation d’un gouvernement de coalition est d’une très grande facilité. Car les discussions ne portent pas sur la politique à conduire ensemble, mais sur les postes à se distribuer dans le cadre de la politique du ventre. Pourquoi Felix Tshisekedi traîne-t-il alors les pieds? Serait-il aussi nul qu’il le fut en s’imaginant qu’on peut avoir entrepris des études supérieures juste en se faisant fabriquer un faux diplôme?

En arrivant troisième à l’élection présidentielle avec 15% des suffrages exprimés contre 17% pour le candidat du FCC et 61% pour celui de Lamuka et en acceptant l’inacceptable, c’est-à-dire être nommé président de la république par le président sortant et légitimer en contrepartie la fraude électorale de ce dernier aux législatives, le fils de l’éternel opposant Tshisekedi wa Mulumba s’est compliqué la tâche pourtant facile de constituer un gouvernement de coalition. Il doit trouver un équilibre entre être un vrai président de la république et être un masque pour le président sortant.

Le devoir d’ingratitude, qui devrait être aisé à assumer pour un faussaire, tricheur et traître à la nation de sa trempe, oblige Felix Tshisekedi à démontrer qu’il a été à la bonne école de la « Kabilie ». Qu’on se souvienne que lors de l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, Joseph Kabila devait nommer le candidat désigné par l’opposition comme Premier ministre. Mais le despote avait exigé que l’opposition lui présenta une liste de candidats parmi lesquels il devait faire son choix. Il avait fini par débaucher un opposant. A Tshisekedi de demander à son tour que pour chaque poste ministériel alloué au FCC dans le cadre du pacte diabolique qui l’a conduit à occuper le fauteuil présidentiel, cette coalition lui présente non pas un candidat mais une liste de candidats.

La formation du gouvernement au lendemain de l’élection présidentielle de 2011, qui avait vu la victoire de Tshisekedi wa Mulumba volée par le despote Joseph Kabila, constitue la deuxième grande leçon de la « Kabilie ». Dans la majorité présidentielle, les chefs étaient obligés de s’effacer au profit d’autres membres de leurs partis respectifs. Libre à Felix Tshisekedi de faire comprendre à Joseph Kabila qu’il a bien assimilé cette grande leçon de « démocratie banania », en exigeant de ce dernier que tous les ténors du FCC s’effacent à leur tour au profit de nouvelles figures.

Deux autres défis de taille attendent Felix Tshisekedi. Le premier est d’empêcher que le sénateur à vie Joseph Kabila soit hissé au perchoir du sénat. Connaissant la culture politique du pays d’origine de ce dernier et sachant que le président du sénat assure l’intérim du président de la république en cas de décès ou d’incapacité, grande sera la probabilité d’un assassinat en cas de désaccord majeur dans l’exécution du pacte diabolique. Deuxième défis, Tshisekedi doit empêcher par tous les moyens la révision constitutionnelle qu’a toujours caressée Joseph Kabila afin de s’éterniser au pouvoir. Du haut de la majorité parlementaire frauduleuse du FCC, il peut désormais changer la Constitution de manière que le successeur de Felix Tshisekedi, c’est-à-dire lui-même, n’accède pas au sommet de l’Etat à la faveur du suffrage universel même truqué, mais tout simplement en étant le chef du parti ou de la coalition des partis ayant gagné les législatives. Comme en Angola ou en Afrique du Sud.

On l’aura compris, si Felix Tshisekedi ne s’était pas compliqué la tâche à travers son pacte avec le diable, c’est-à-dire s’il avait gagné la présidentielle à la loyale, il lui aurait été aisé de faire imploser le panier à crabes qu’est le FCC même au point de renvoyer les caciques du PPRD ou de l’ancienne majorité présidentielle suivre une cure d’amaigrissement dans l’opposition, message que notre peuple a pourtant clairement envoyé à travers la vérité des urnes.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

41 thoughts on “Un président en quête de majorité parlementaire

  1. Sacré Mayoyo,
    D’où tirez-vous ces chiffres? Vos chiffres électoraux seraient-ils ceux provenant de la centrale d’approximation de la CNCO? Pourriez-vous nous dire qui a financé ces machines? A mon niveau je peux vous confirmer que ce n’est pas « Vatican » mais « Genève ». Ces machines ont-elles été programmées pour la victoire du candidat Lamuka ? Ont-elles été auditées pour plus d’objectivation? Pourquoi le cardinal Monsegwo est-il resté silencieux après ces élections chaotiques? Cher Monsieur Mayoyo, faites des investigations et entrevues avec les acteurs centraux d’enjeux congolais en posant de bonnes question. Sinon , vos papiers seront du chiffon de « Charly hebdo ». De ce qui précède, mon opinion est :
    -Les chiffres de la CNCO sont aussi faux que ceux de la CENI;
    -En contextes d’incertitudes quant aux approximations chiffrées, la preuve légale a la prééminence sur une quelconque légitimité fabriquée par des médias ;
    – La situation institutionnelle actuelle est celle de la transition tant recherchée « sans Kabila »;
    – Taisez- vous donc et attendez 100 jours selon les us et coutumes pour juger de l’action du nouveau président de la république Felix Tshisekedi
    Bien à vous

    1. Cher Armand,
      Le 24 avril 1990, date du lancement officiel du deuxième processus de démocratisation dans notre pays, les Congolais dans leur écrasante majorité ont dansé le Mutwashi avec un certain Tshisekedi wa Mulumba à leur tête, confiants qu’ils étaient que cette date faisait entrer notre nation dans la gouvernance démocratique. Moi, je n’ai pas dansé. Je savais que mes compatriotes commettaient une grosse erreur en se réjouissant trop vite. Non seulement je l’ai dit mais j’ai fini par publier un livre expliquant clairement que la démocratie ne serait pas au rendez-vous en suivant la voie que notre nation venait d’emprunter. Près de trois décennies après, ce ne sont pas les danseurs de Mutwashi et leur chef de file Tshisekedi wa Mulumba qui ont eu raison. C’est plutôt moi. Dans ce contexte, quand, parlant de la politique congolaise, vous me demandez de « faire des investigations et entrevues avec les acteurs centraux d’enjeux congolais en posant de bonnes question », j’estime fondé que ce sont plutôt ces acteurs qui devraient être à mon écoute. Cela dit, je suis persuadé que si vous aviez signé votre intervention avec votre identité plutôt que votre pseudonyme, ce qui est votre droit je le reconnais, on allait vite comprendre le sentiment qui vous anime.

    2. @ « Ndoyi » Armand,
      Soyons logiques ! Chaque fois que quelque part il y a une crise post-électorale avec un candidat qui réclame la victoire comme Papa Tshithsi en 2011, les us et coutumes ne demandent pas qu’on attende 100 jours. J’ai dit et je vous remercie.

      1. Ndoyi Armando,
        Nous devrions dans une première étape définir le contexte institutionnel et même sémantique d’une élection à laquelle le plaignant n’a pas un seul instant cru avec raison. Tous (compris Mayoyo) ont prédit la victoire de Shadary. Dans une seconde étape, faire le « realpolitik » associant la communauté internationale. Celle-ci a admis d’accompagner le nouveau pouvoir. Monsieur Fayulu en sa qualité du détenteur d’un MBA devrait appliquer dans le contexte actuel l’optimum de « Solow » consistant en l’association du coût d’une action (même en justice) au rendement attendu. Il devrait chercher la voie la plus productive pour le peuple s’il est réellement « soldat du Peuple ». Je ne peux accepter qu’il se retrouve dans des situations qui lui porteraient préjudice car le Congo a besoin de lui.

    3. ;@armand.
      Au niveau des nombres des députés nationaux,les chiffres de Mayoyo sont exacts. Lamuka a battu CACH à plate couture: 94 députés pour Lamuka,46 pour CACH. Régradez l’écart!
      La CENCO a donné la source de son financement.Le silence du Cardinal Monsengwo ne signifie pas qu’il désavoue ses frères de la CENCO. Il a pris sa retraite.
      On devait nous donner la preuve de la corruption de la CENCO par Lamuka. Pour quelle raison une institution comme la CENCO s’opposerait à l’élection de Félix? Quelle est le problème personnelle de Félix avec l’épiscopat congolais? Les Fatshistes se contentent de récuser les chiffres de la victoire de Fayulu. Mais ils sont incapables de fournir les chiffres de celle de Félix. Qu’on ne nous parle pas de la CENI et de la CC qui sont sous la botte de Kabila.
      La situation institutionnelle actuelle n’est pas celle de la transition sans Kabila. Elle est propre à la démocratie tropicale congolaise.Il y a d’un côté, l’UDPS qui jubile dans un triomphalisme sauvage pour sa victoire(volée selon certains congolais);et de l’autre Kabila avec sa majorité parlementaire. Un Kabila qui n’est pas parti. Qui est là,tapis et capable de rebondir à tout moment.
      De mon point de vue,ils sont naïfs,ces congolais qui demandent d’accorder à Félix 100 jours. Le Congo est dans un tel délabrement que 100 jours sont insuffisants pour mener une action visible.C’est pas en 100 jours que Léopold 2 avait tracé les routes à travers tout le Congo.

      1. Cher Kolomabele,
        Juste avant la publication des résultats et pour l’intérêt supérieur de la Nation, le cardinal Monsegwo s’est entretenu avec Felix Tshisekedi, Martin Fayulu et Vital Kamere. Vous avez intérêt à connaître le contenu de leurs entretiens.
        Par ailleurs, 100 jours sont amplement suffisants pour rétablir des indicateurs conjoncturels. Vous semblez mélanger le conjoncturel du structurel. Le structurel nécessite plus d’une année mais il est fonction d’actions quotidiennes. Nous disons en gouvernance économique que la croissance et développement se font au quotidien.
        Bien à vous

    4. Rien que ça, cher Armand, vous n’êtes pas difficile à tant affirmer des choses que vous ne pouvez prouver alors que votre obsession est de demander de preuves à vos contradicteurs. Ça fait désordre !!!
      En effet qu’est-ce donc :
      « – Les chiffres de la CENCO sont aussi faux que ceux de la CENI;
      -En contextes d’incertitudes quant aux approximations chiffrées, la preuve légale a la prééminence sur une quelconque légitimité fabriquée par des médias ;
      – La situation institutionnelle actuelle est celle de la transition tant recherchée « sans Kabila »;
      – Taisez- vous donc et attendez 100 jours selon les us et coutumes pour juger de l’action du nouveau président de la république Felix Tshisekedi »…

      Mais dites-moi, d’où vient ce « contexte d’incertitudes et d’approximations chiffrées » ??? Pas d’une génération spontanée quand même. Il ne vous est jamais venu à l’idée que ce sont ceux qui fabriquent cette fameuse « preuve legale » qui l’ont planifié à dessein ?
      Vous faites encore plus fort, vous expulsez par magie ‘JK’ , « la situation est celle de la transition sans lui » alors que tout le monde le voit tapis dans l’ombre.
      Bref, à ma connaissance, personne ici n’a appelé à une insurrection violente à contester les résultats mais chacun a bien le droit de les juger frauduleux et de fustiger les auteurs où qu’ils se trouvent.

      Pour finir, si c’est votre droit de juger les chiffres de la CENCO et autres non crédibles (et encore si gratuitement !), n’oubliez pas si vite que la procédure exige que c’est à la Ceni (et au-delà la CC) de donner des preuves de leur proclamation : jusqu’ici elles ne nous ont nulle part donné les preuves que c’est bien F Tshilombo qui a gagné face à Fayulu et Shadary comme leur demande la loi. Alors vous aussi vous seriez plus logique en vous taisant plutôt qu’en renversant à votre compte la procédure pour des raisons fanatiques…

    5. @ Armand,
      Je me suis éclaté de rire jusqu’à endolorir mes côtes en vous lisant.
      Genève qui était à la base une réunion (des conciliabules) privée dont les conclusions n’étaient pas opposables aux congolais est devenue l’argument des ceux qui n’ont pas d’argument pour tout justifier.
      Bientôt on nous expliquera que YUMBI c’est aussi à cause de Genève.
      Les résultats de la Cenco ne procèdent pas de la programmation des machines financées par Genève. Ce sont des arguments qu’on voit sur les pages fcbk des talibans et autres « Tshisekedjihadistes » (fanatiques menaçant de mort ceux qui critiquent Tshilombo).
      La Cenco dont la crédibilité est supérieure à celle de la ceni et de la CC réunies avait 40 mille témoins. Elle a récupéré suffisamment des PV (71% des votants).
      L’addition des voix partant des PV est une simple opération d’addition qui ne nécessite aucune programmation des machines. Avec les résultats en sa possession, la Cenco a fait une projection. Plusieurs méthodes fiables de data mining existent.
      Pour votre information, toutes les MAV sont reliées à un serveur central. Les résultats ont été envoyés à ce serveur dont la base de données a été verrouillée par le fabricant pour qu’elle ne soit pas modifiable. Des petits malins ont fait une simple requête SQL dans la base de données du style ( select * from * where numéro de candidat = 4; 20; …)
      En clair, donnez-moi tous les champs de toutes les tables en ne prenant que les 3 candidats majeurs. Ces données ont confirmé celles de la Cenco et n’ont jamais été contestées par la ceni.
      Mais à supposer que les données de la Cenco et celles issues de la base de données de la ceni soient fausses. Dites nous sur quoi la ceni s’est-elle basée pour proclamer les résultats?
      Je rappelle à toutes fins utiles que la loi oblige la ceni à publier les résultats par bureau de vote ainsi que les PV qui vont avec. A ce jour, force est de constater que la ceni semble avoir des bonne raisons pour ne pas le faire: camoufler la fraude.
      Armand, selon vos dires, vous êtes Prof. Je me dis que si même les profs n’arrivent pas à tirer de conclusion qui s’impose ou à se poser des questions logiques face à un problème aussi simple, on a un vrai problème en RDC.
      En effet, la question à 1 likuta est la suivante: 18 millions de congolais ont chacun mis un bulletin dans l’urne, quel est le résultat ? Si Tshilombo a gagné comme prétendent les talibans et la ceni, pourquoi la publication conformément à la loi pose-t-elle problème ?
      Aussi, qui peut prendre au sérieux la ceni qui a proclamé les résultats des législatives avant les compilations des pv.
      Vous nous avez venté le diplôme de l’icc, souvenez-vous !

    6. @Armand
      Votre post n’a rien à envier à un vrai deepfake. Etes-vous vraiment prof à l’université ? Laquelle d’ailleurs ?

      1. Cher Bongos,
        Vous êtes hors propos. Mon intervention est exclusivement citoyenne et je ne suis même pas de l’UDPS.
        En ce qui concerne mon profil, je suis un ancien du collège Saint Raphaël à Limeté, ancien assistant à l’université de Kinshasa venu en Belgique sur ordre de mission pour des études post universitaires. J’ai eu cette grâce de fonctionner en Belgique depuis 2015 comme enseignant-chercheur. Pour le reste, je dois aussi me sécuriser.(déontologie oblige). Au mois de juillet-Août 2018 ,le service de l’université de Kinshasa m’a conseillé de retourner parce que mon numéro matricule est encore fonctionnel. J’ai déjà un travail en Belgique comme enseignant et je dois m’occuper de ma petite famille. Voilà poliment cher Bongos pour mon intervention. Tous les congolais et africains qui me connaissent en Belgique sont très fiers de moi. Au fait , nous ne sommes pas nombreux à occuper de telles fonctions. Mais, je ne suis pas le seul africain. Bien à vous.

      2. @Jo Bongos,
        Oui, ndeko. Armand a effectivement eu un cursus universitaire très brillant, à la différence de son gourou le « Bizimungu » congolais qui est un faussaire pizzaman, alias monsieur « je rends hommage à Joseph Kabila ». Il faut plutôt se poser la question de savoir ce qui arrive à ces intellos congolais, dont les réflexions sont aux antipodes de leur bagages intellectuels. Qlqchose ne tourne pas rond qlq part.

  2. Ce que Mr Tipo Tipo ne nous dit pas, c’est ce que Fayulu aurait fait s’il était à la place de Felix dans la même configuration. Il est plus que temps d’arrêter avec ce climat de flagellation et de dénigrement qui ne profite à personne si ce n’est à tous ces fossoyeurs qui ont été et qui sont les bénéficiaires du système mis en place par celui qui se fait appeler Kabila. Être Président de la république en RDC aujourd’hui n’est pas une sinécure étant donné l’état de délabrement de la situation socio-économique de ce pays. Il est facile de gloser, de se draper dans la posture de celui qui a réponse à tout. En démocratie, toutes les critiques sont les bienvenues, mais n’oublions pas d’où nous venons et surtout quelle est notre destination. L’ennemi est tapi dans l’ombre, il n’a pas encore désarmé. Nous congolais, nous aimons cultiver le paradoxe de vouloir une chose et son contraire. Cette schizophrènie risque de replonger notre pays dans une situation dont les conséquences seront incalculables à bien des égards. Les cris et appels aux meurtres qu’on entend si et là sont les signes avant coureur des graves désastres si nous n’y prenons garde. Une certaine élite congolaise développe un discours bien structuré mais qui cache des motivations que le commun de mortel de peut appréhender. Pris aux premier degré, certains propos peuvent constituer une arme à double tranchant. Cette libre tribune interpellera tous ceux que l’avenir de ce grand et beau pays intéressent.

    1. Cher Elombe,
      Je n’ai jamais milité dans un seul parti politique congolais parce que j’estime que les partis politiques sont des fossoyeurs de la démocratie en Afrique. Mais quand les Congolais qui croient aux vertus de la démocratie partisane s’engagent dans cette voie, la moindre des choses est de respecter les règles du jeu ; ce qui n’a pas été fait lors des élections du 30 décembre dernier. Quand vous écrivez : « n’oublions pas d’où nous venons et surtout quelle est notre destination. L’ennemi est tapi dans l’ombre, il n’a pas encore désarmé », permettez-moi de vous répondre que nous venons d’une dictature et qu’à travers les dernières élections obtenues difficilement après avoir versé son sang, notre peuple a mis le dictateur hors d’état de nuire officiellement. Mais un des fils du pays a trahi le peuple en donnant une chance au dictateur qui n’est pas tapi dans l’ombre comme vous le dites. Car, il est devenu un partenaire politique du traitre. Arrêtez donc de mentir à vous-même. C’est devenu une mode au Congo. Quand un acteur politique commet une faute, ses partisans et lui-meme lui trouvent des excuses en agitant le spectre de la guerre civile.

    2. Elombe@
      C´est qui « l´ENNEMI »? Kabila qui a fait de Sami Badibanga et Tshibala des premier ministres avant de faire de Felix le président ? C´est qui l´ennemi au juste? Vous voulez que l´auteur de la réflexion se lance dans une « fiction » où Fayulu serait président quand Felix est le « président » contesté mais toleré par les congolais.
      Commencer par citer le nom de votre « ennemi » ensuite nous allons avoir une petite idée.
      Il n´y pas de « paradoxe » sauf pour ceux qui refusent cette réalité étrange où les électeurs congolais ont sanctionés Kabila en ne votant pas pour son dauphin Shadary… mais ces électeurs se retrouvent avec une majorité massive du FCC, comme si les parlementaires du PPRD et cie ne pouvaient pas être concernés par la sanction populaire.
      Vous nous apprenez qu´il ya « Radio milles colines » qui serait entrain d´appeler au « meurte » de la part de qui puisque vous y êtes?
      L´auteur parle d´une réalité politique visible quand Kabila conserve le pouvoir et la plus grande menace est que la RDC se retrouve avec une constitution du genre de l´Afrique du Sud et de l´Angola… constitution qui ne peut que retourner le pays vers les vielles dictatures de Mobutu et LDK.

  3. @ Mayoyo TT
    Prions et esperons que Fa-Tshi te lise ici et en tire de consequences et lecons utiles. Car le « Diable de Kingakati » n’offre jamais de cadeaux gratuits.
    Notre conseil a Fatshi? Qu’il assume le courage et le risque de dissoudre ce Parlement de Tricheurs FCC (cousu de toutes peices par le boy Nangaa) s’il veut demontrer aux Congolais et au Monde qu’il est vrai chef d’etat et pas marionette du Diable.

    1. @ jacques Nawej,
      Dissoudre le parlement ? C’est un mauvais conseil que vous prodiguez au traitre. Car ce serait sa chute immédiate. Des voix s’élèveraient aussitôt au sein du FCC pour annoncer qu’il n’a pas gagné l’élection. Ce serait d’ailleurs incompréhensible qu’il dissolve le parlement alors qu’il s’est tu dans toutes les langues pour ne pas dénoncer les fraudes aussi évidentes aux législatives. Retenez que ne pas contester les résultats des législatives fait partie du pacte conclu avec le diable.

    2. @jacques nawej.
      Félix n’a pas de couilles pour dissoudre le parlement. Il ne peut pas scier la branche sur laquelle il est assis. A part ceux qui étaient ministres,la plupart des députés n’avaient pas un salaire équivalant aux émoluments aux quels ils ont désormais droit. Donc ils ne peuvent accepter de prendre le risque de se représenter devant le peuple.En cas d’échec…
      Le gouvernement sera de la coalition ou de la cohabitation. Mais chez les congolais,toutes ces notions n’ont pas d’importance.L’essentiel est d’être dans la mangeoire. Par ailleurs,Peter Kazadi vient d’affirmer que l’UDPS,le parti de Félix et le PPRD ont tous les deux une même idéologie.Escroquerie politique. Ils auraient dû annoncer cela avant les élections? Ils l’ont caché au peuple pour nous mettre devant un fait accompli.
      Au CACH,tous les criminels économiques et contre l’humanité sont absous de leurs crimes,sans confession. Mais ceux qui commettront les mêmes crimes pendant le règne de Félix seront sévèrement sanctionnés. Comme des grands enfants,certains congolais applaudissent des deux mains jusqu’à se faire mal aux phalanges.

  4. Chers Compatriotes,
    Nous donne-t-on ici des faits avérés ou des affirmations approximatives , non vérifiées, venant des sources que l’on a choisies sans critique pour soutenir son raisonnement ? Nous sommes devant une situation inédite, alors, au lieu de nous lancer dans des spéculations, il serait mieux parfois d’être humble et de proposer les pistes de solutions, tout en sachant que nous ne lisons les faits que de l’extérieur. Si MBTT avait prévu la situation devant laquelle nous nous trouvons, il peut continuer à raisonner de façon à fonder sa pensée sur ce qu’il avait déjà prévu. Mais s’il se trouve devant une situation surprenante qu’il se montre humble pour émettre des hypothèses et non pour imposer une vision. La situation du président est délicate ? C’est évident et il n’es pas le seul à le remarquer. Comment en sortir ?, car il y va de la situation du pays. C’est là la question pour nous tous. Notre MBTT a ici le droit de présenter ses propositions, mais qui ne sont que propositions parmi tant d’autres. J’espère que ce qu’il dit de positif sera entendu et déterminera certaines actions au plus haut niveau de l’Etat. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      C’est depuis le 24 avril 1990 que je sais que la voie choisie par notre pays pour actualiser la démocratie n’est pas la bonne. Mieux, je l’ai écrit à maintes reprises in tempore non suspecto. Pendant ce temps, vous, comme l’écrasante majorité des élites du pays, vous étiez derrière Tshisekedi wa Mulumba en train de danser le Mutwashi en faisant croire à notre peuple que l’heure de la démocratie avait sonné. Aujourd’hui, notre peuple a été aux élections. Pour la troisième fois. C’était du temps perdu car les résultats des élections ont été fabriqués par le despote et non par les urnes. Dans ce même forum, j’ai déjà signé des articles selon lesquels le successeur de Joseph Kabila serait un dictateur. Celui-ci n’a-t-il pas succédé à lui-même en se dotant d’un masque appelé Felix Tshisekedi Tshibwabwa ?

  5. Ches compatriotes , l’histoire politique de notre beau pays est curieusement soumise à une loi du changement qui dit: <> ,le balbutiement de la démocratie continue, on a vu nos pères de l’indépendance appliquer la mesure de réciprocité à leur guise, le premier ministre élu , révoquait le président élu et vice versa ,on leur a reproché le niveau d’études bas et l’impréparation politique par le système colonial appelé partenalisme qui disait à peu près ceci ; il faut infatiliser les congolais ,aux enfants on ne peut pas donner de grandes responsabilités, Vers les années 80 , les 13 parlementaires co-fondateurs de l’U.D.P.S , étaient issus de toutes les provinces et commençaient à incarner l’espoir du peuple, des trahisons et corruptions s’en sont suivies , aujourd’hui nous déplorons les mêmes mentalités, Peut-on appeller ce qui s’est passé le 30 décembre ,Elections ? infantillisation continue à influencer notre élite.

  6. Le traquenard que subit le président protocolaire Tshilombo-Pétain militairement nommé par l’imposteur alias Kabila est le résultat de sa haute trahison contre le Kongo et les Kongolais. Son sort est celui de tout traître qui s’allie librement avec l’ennemi de son propre Peuple. Ce sort est déjà scellé et connu du côté Tutsi Power…
    Si Tshilombo-Pétain avait réellement signé un pacte satanique avec les Occupants Nomades Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais, il ne fera qu’executer leur feuille de route comme convenu, sinon il ira six pieds sous terre…
    La mafia Tutsi Power comme toutes les mafias qui se respectent tuent ceux et celles qui se dégonflent après conclusion d’un pacte mafieux. La politique du Kongo pour Félix Antoine Tshilombo était et est un business lucratif, onéreux mais aujourd’hui ce fameux business devient mortel, tragique pour le jouisseur du Select Dancing Club Mambo où il ne portait jamais le gilet par balles…
    Les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais ont inventé un nouveau paradigme démocratique en Afrique qui consiste à nommer un opposant « Président protocolaire » afin que ce dernier amnistie les caciques du pouvoir sortant… C’est diabolique !
    Ecclésiaste 9 : 1-6 « Oui, j’ai appliqué mon coeur à tout cela, j’ai fait de tout cela l’objet de mon examen, et j’ai vu que les justes et les sages, et leurs travaux, sont dans la main du Véritable Dieu, et l’amour aussi bien que la haine; les hommes ne savent rien: tout est devant eux. Tout arrive également à tous; même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur, pour celui qui sacrifie et pour celui qui ne sacrifie pas; il en est du bon comme du pécheur, de celui qui jure comme de celui qui craint de jurer. Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil, c’est qu’il y a pour tous un même sort; aussi le coeur des fils de l’homme est-il plein de méchanceté, et la folie est dans leur cœur pendant leur vie; après quoi, ils vont chez les morts. Car, qui est excepté ? Pour tous ceux qui vivent il y a de l’espérance; et même un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil »)…
    Si Félix Antoine Tshisekedi « FATSHI » pour ses fanatiques aveugles arrive à inverser la tendance en libérant le KONGO, il sera adulé sinon il rejoindra Philippe Pétain, Léon Degrelle au panthéon des traîtres de leurs nations respectives…
    La luta continua la Victoria e certa pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par les Tutsi Power. Ingeta

  7. Encore toi Mayoyo Tipo tipo, le chef coutumier du Kwuilu ! Tu es plein de rage et d’un cœur rouge de Cain. Au lieu que tes papiers soient lis avec joie comme une contribution au débat et au devenir de notre pays, c’est vraiment le contraire. Peux écrire un papier sur le passage de Patriarche Gizenga et Muzuto a la prémature et ceux qu’ils ont fait de bien pour le pays !! Si au moins tu avais fait cela on pouvait encore te crois comme analyste. Petit esprit. Tu as la plume mais médiocre dans ton fond intérieur. Ton cœur rumine de méchanceté. Esprit de Guegue.

    1. Cher Kandolo,
      Quand Gizenga faisait de belles déclarations pour avancer vers le pouvoir, je signais mes articles dans le site www.kikwitonline.com animé par un ressortissant du Kwilu basé au Canada. Je disais à qui voulais m’entendre que Gizenga était un mythe et non une réalité et qu’il n’y avait rien à espérer de sa part dans la mesure où lui et son parti n’avaient jamais réfléchi sur la démocratie. J’étais alors copieusement insulté par des compatriotes kwilois. L’avenir ne leur a pas donné raison. Etudiant à l’Université de Lubumbashi (UNILU), j’avais mené une grève estudiantine contre l’installation d’un cachot en plein campus par des étudiants brigadiers de la JMPR qui pour un oui ou un non arrêtaient et détenaient d’autres étudiants. Par mon action, le cachot était définitivement fermé. Mais moi, j’avais écopé de trois mois d’interdiction de séjour sur le campus. Lors de mon jugement, le Secrétaire général académique, le Luba-Kasaïen Mbuyi Musongela, s’était énergiquement opposé à mon renvoie qu’exigeait le Secrétaire général administratif, le Katangais Mulumbati Ngasha. J’étais meneur de grève alors que le Recteur, le professeur Mpeye Nyango, était non seulement un Kwilois comme moi mais mon aîné au Collège jésuite Saint Ignace à Kiniati dans le Territoire de Masimanimba. Je n’ai pas l’éducation des fanatiques luba-kasaïens qui, dans ce forum, cachent mal leurs identités sous des pseudonymes en défendant l’indéfendable tout simplement parce que la fraude électorale a profité à un Luba-Kasaïen ; ce qui constitue une manifestation d’un tribalisme primaire.

  8. Le Bizimungu congolais empêcher la révision constitutionnelle ? J’en doute. Il n’en a ni les capacités intellectuelles ni les capacites physiques Kanambe étant tjrs le manoeuvreur de l’Imperium dans cette république du Gondwana moderne, l’unique pays au monde où les intellectuels sont de parfaits abrutis.

  9. Mon cher Mayoyo,
    Deux points, vite fait :
    1° Notre ancienne querelle !
    Peut-être pas la peine en effet de caricaturer à l’extrême : notre Constitution n’est certes pas toujours adaptée à notre société mais de décréter aussi péremptoirement que c’est elle qui a « élevé au rang des despotes » nos potentats, vous franchissez là un pas fort osé. Si comme vous dite « ‘JK’ est la loi-faite-homme » c’est que justement il s’en affranchit d’autorité, celles d’aujourd’hui comme celles de demain, lesquelles soient-elles à moins que vous installiez une dictature tyrannique qui musele toute liberté et fait marcher tous à son pas. Sinon un voleur invétéré cherchera à voler comme un despote consommé tentera d’user de l’arbitraire au pouvoir s’accordant d’autorité l’impunité.
    Il faut donc bien plus pour réussir la démocratie que de donner une fonction magique aux textes, à l’architecture institutionnelle, à eux seuls d’apporter le changement. Ce sont bien les hommes qui appliquent et font appliquer les lois, ils ne le feront pas durablement s’ils n’y adhérent pas, si les textes n’épousent pas leur culture.
    Mais tout cela, on en a déjà parlé…
    2° C’est quoi exactement un « gouvernement minoritaire » au Congo dans un régime semi-prrsidentiel ? Comment peut-il être valablement fonctionnel là où déjà la loi donne la conduite de l’exécutif au parti ou à la coalition majoritaires au Parlement ?

    1. Cher Nono,
      Les constitutions africaines donnent trop de pouvoir à nos présidents ; ce qui finit par les situer automatiquement au-dessus des lois. Ainsi, le fonctionnement de l’Etat dépend de leur bon vouloir. S’ils veulent respecter la constitution, ils la respectent. S’ils ne veulent pas, il la violent et cela en toute impunité. C’est cela la réalité du pouvoir dans ce que certains qualifient de jeunes démocraties africaines. Même si Fayulu devenait président comme l’a voulu la volonté populaire, nous serions confrontés à cette triste réalité. Ce que nous ne comprenons en Afrique, c’est que quand on est chaque fois victime d’un vol chez soi et que le voleur n’est pas arrêté, on ne doit pas blâmer celui-ci mais la victime qui ne prend aucune précaution pour que le voleur soit enfin arrêté. La disposition des choses telle qu’articulée par nos constitutions n’offre aucune précaution qui nous permettrait de mettre hors d’état de nuire nos présidents. Avoir une bonne disposition qui ferait que le pouvoir arrête le pouvoir, ce n’est pas synonyme de « donner une fonction magique aux textes ». Oui, « ce sont bien les hommes qui appliquent et font appliquer les lois ». Mais face au président de la république, l’attitude d’un commis d’Etat client sera toujours différente de celle d’un commis d’Etat non client. Concernant votre deuxième préoccupation, notre régime est semi-présidentiel sur papier. En réalité, il est présidentiel. C’est là aussi le résultat obligé de l’imitation aveugle des architectures institutionnelles occidentales. Pensez-vous un seul instant que Muzito, Badibanga ou encore Tshibala conduisaient réellement l’action du gouvernement ?

      1. Mpangi Mayoyo,
        1° Notre vieille querelle n’en finira jamais. Pour moi c’est d’abord parce que tout à la défense de votre modèle vous ne voyez pas que vos contradicteurs approuvent globalement avec vous une part de votre équation alors que vous ne voyez dans leurs critiques que sa réfutation. Pour beaucoup d’entre nous votre projet a besoin d’un autre volet pour qu’il soit décisif.
        Tenez, vous affirmez fort justement que « nos constitutions donnent trop de pouvoir à nos présidents ; ce qui finit par les situer automatiquement au-dessus des lois… Que face à un tel président l’attitude d’un commis d’Etat client sera toujours différente de celle d’un commis d’Etat non client ».
        Mais vous ajoutez vous même que « si ces potentats veulent respecter la constitution, ils la respectent, s’ils ne veulent pas, il la violent et cela en toute impunité ».
        Vous soulignez par là qu’il y’a bien un « facteur humain » dans la forfaiture et qu’au delà l’impunité dont vous parlez ne vient pas seulement d’un déficit de textes, d’une « disposition des choses manquante » mais d’une culture politique là défaillante, des mœurs ou des habitudes peu démocratiques de tout un peuple, pour faire court.
        Je vous ai posé plus d’une fois la question de savoir pourquoi justement nos échecs repetitifs et votre croisade n’ont pas encore permis la « remise en question vitale » ? Donc déjà comment faire que cette préoccupation devienne une priorité, ce qui vous impose de savoir en tant qu’acteur d’un modèle comment vous pourriez convaincre que la situation exige qu’on en discute tout au moins ?
        Voilà ce qui me fait dire que vous lui donnez une fonction magique à permettre seul le changement. Voilà selon moi la part manquante dans et autour de votre projet. Le reconnaître déjà le ferait déjà beaucoup avancer…
        2° Ma deuxième interrogation ne concernait pas tant le système semi-presidentiel ou présidentiel en tant que tel, tant mieux d’ailleurs si vous optez pour le présidentiel. Mais le sens et la pratique d’un gouvernement minoritaire surtout dans ce nouveau contexte où le dit président risque de n’être qu’un fantoche et l’effectivité du pouvoir se situer dans une majorité (législative) autre que la sienne ?

  10. On entend dire par ci par là que ce qui se passe actuellement en RDC est semblable à ce qui s’est passé en Afrique du Sud entre Nelson Mandela et Frederik Declerk. Arrêtons de travestir l’histoire s’il vous plaît, car les deux situations n’ont rien de semblables. En Afrique du Sud, nous avons vu les tenants de l’ancien régime d’apartheid faire un mea culpa devant tout le monde, devant la grande commission vérité et réconciliation. Le pardon leur a été accordé, mais seulement après qu’ils aient fait amende honorable. C’est tout le contraire en RDC. Le régime nocif de Joseph Kabila, non seulement qu’il ne fait preuve d’aucun répentir, mais il cherche encore à pérenniser sa nocivité à travers une alliance avec un parti politique qui à un moment de l’histoire de notre pays a incarné l’espoir de changement de tout un peuple. L’exercice auquel l’UDPS se livre aujourd’hui est très dangereux pour notre pays. Doit-on oublier les graves abus d’un régime simplement parce ce que dernier aurait prétendument permis qu’il y ait alternance au sommet de l’Etat? Pour ceux qui veulent jouer à l’amnésie, je vous rappelle qu’à Beni le sang continue de couler, de même qu’à Yumbi. Et à ce jour, nous ne savons même pas quand tout cela va cesser, encore moins qui répondra demain de tous ces crimes. Les pro Tshisekedi nous demandent de tourner résolument nos regards vers l’avenir et de mettre un trait sur le passé. Est-ce bien responsable, quand on sait qu’à cause de notre légerté, de notre manque de clairvoyance et de notre naïveté, nous avons déjà perdu 6 millions de nos compatriotes dans l’indifférence quasi générale de la communauté internationale? Ne confondons pas optimisme et naïveté. Combien de morts nous faut-il pour qu’on se réveille enfin de notre profond sommeil? Notre amour pour la RDC doit être plus grand que l’amour que nous avons pour nos leaders, Tshilombo, Fayulu, Bemba, Katumbi et qui sais-je encore. Quelque soit l’attachement pour ton leader, si tu constates qu’il pose des actes qui peuvent nuire à la nation toute entière, il faut le mettre en garde et dénoncer cela. Et c’est ce que nous faisons à l’endroit Tshilombo. Cela ne veut pas dire que nous ne l’aimons pas ou que nous souhaitons l’échec de son action. Mais quand on voit le pétrin dans lequel il s’est fourré avec son alliance hideuse et sordide avec la Kabilie, on est en droit de se poser la question de savoir si la RDC sortira gagnante de cette situation.

  11. Chers Compatriotes,
    Voilà ce que MBTT écrit. « C’est depuis le 24 avril 1990 que je sais que la voie choisie par notre pays pour actualiser la démocratie n’est pas la bonne » Quelle est la voie choisie, vous parlez de « choisir » par qui ? A qui identifiez-vous le pays qui est le nôtre, les dirigeants ou les citoyens ?  » Mieux, je l’ai écrit à maintes reprises in tempore non suspecto » qu’avez-vous écrit à maintes reprises que vous ne pouvez pas résumer ici ? « Pendant ce temps, vous, comme l’écrasante majorité des élites du pays, vous étiez derrière Tshisekedi wa Mulumba en train de danser le Mutwashi en faisant croire à notre peuple que l’heure de la démocratie avait sonné », voilà une affirmation gratuite qui donne à vomir venant d’un « écrivain » que vous êtes. M’avez-vous personnellement autour de Tshisekedi en train de danser. Je vous ai écrit la dernière fois que je ne suis pas de l’UDPS et je n’ai jamais été membre de ce parti et je ne le serais jamais. Vous devez avoir lu ma réaction après l’annonce des résultats de ces élections. Si vous êtes sincère (je suis obligé d’utiliser ce mot à votre endroit pour la simple raison qu’ici vous avez avancez une phrase dont le contenu a pour origine ce que vous êtes, et que je sais ni décrire, ni comprendre), si vous êtes sincère, vous reprendrez bien ce que j’avais écrit sans complaisance. La légèreté avec laquelle vous définissez les autres qui ne sont pas aussi savants que vous révolte. Car, ce que vous dites que vous avez écrit, ne vaut qu’à votre propre regard qui ne tolère aucune autre vision. Jusque là vous n’avez pas dit ce que vous avez écrit et vous n’avez pas démontré que ce que vous avez écrit là est la voie pour le développement du pays. Vos théories, les avez-vous appliquées sur un quelconque territoire du pays et avez obtenu les résultats que vous voulez proposer à tout le pays ? « Aujourd’hui, notre peuple a été aux élections. Pour la troisième fois. C’était du temps perdu car les résultats des élections ont été fabriqués par le despote et non par les urnes ». Ces résultats que vous affirmez avoir été fabriqués, vous avez été incapables de les déterminer d’avance. Vous en parlez postfactum. C’est ce qui fait de vous un penseur qui ne peut se tromper et qui doit en imposer aux autres en utilisant un langage insultant ? Donnez-nous le nom d’un éditeur critique sérieux ou le nom d’une université sérieuse où vous aurez défendu votre thèse ? Car, cette intolérance que vous avez dans la pensée, prouve bien que vous n’êtes pas habitué à prêter attention aux autres. Sur ce point, il vous serait difficile de vous enrichir des apports des autres. C’est décevant !  » Dans ce même forum, j’ai déjà signé des articles selon lesquels le successeur de Joseph Kabila serait un dictateur » ceci est-il une affirmation dogmatique ? Qu’en savez-vous ? Vous savez, il est très facile de penser que dans les pays en développement, il y a plus de chance à avoir des dictateurs que d’avoir des dirigeants démocrates travaillant au service du pays. La raison principale est ce que vous faites en ligne en matière de pensée. Insultant que vous êtes, intolérant que vous êtes en matière de pensée, qui pouvez-vous convaincre qu’en matière d’action politique, avec à votre disposition des moyens de l’Etat: police, armée, services d’intelligence, vous souffrirez d’une proposition embarrassante ?. « Celui-ci n’a-t-il pas succédé à lui-même en se dotant d’un masque appelé Felix Tshisekedi Tshibwabwa ? », je relève un élément ici, vous n’aimez pas que l’on déforme votre nom, mais vous pouvez aisément déformer celui des autres, c’est cela votre démocratie ? Ce que vous tenez comme réflexion ici, ressemble curieusement à une divagation d’un élève du secondaire. Un homme ne peut succède à un autre au point où il ne ferait que ce qui viendrait de cet homme là. Cette affirmation est pour le moment une affirmation gratuite. Mais que proposez-vous ? vous un grand pragmatique qui avez des solutions toutes faites dans votre coffre à pensées ? Soyons humbles et soyons unis pour le bien du pays. Ne nous lançons pas dans des considérations qui nous frustrent mutuellement au risque de perdre notre atout majeur, notre nombre et notre capacité à renverser la situation de notre pays, mais à condition de nous unir. Que Dieu nous vienne en aide…

    1. Cher Elili,
      Je constate que vous terminez toutes vos interventions par ces paroles : « Que Dieu nous vienne en aide… ». Mais vous continuez à vous plaindre ; ce qui signifie que Dieu n’entend pas votre prière. Cela dit, je dois présenter toutes mes excuses au public. Je n’avais pas fait attention au nom de Felix Tshisekedi. Quand j’ai lu votre remarque, je suis reparti aussitôt à mon texte. C’est alors que j’ai découvert cette énorme bourde. Cela dit, il n’y a pas longtemps, vous vous demandiez quelle était ma solution à notre gouvernance endémique. Vous insinuez ainsi que je n’en avais pas. Je vous ai servi pour vous prouver le contraire en publiant l’article sur ma vision de la démocratie. Elle est toujours disponible dans le moteur de recherche de ce site. Quelle a été alors votre réaction ? Silence ! Aujourd’hui, au lieu de vous contenter de mes écrits dans ce forum, vous revenez à la charge : « Donnez-nous le nom d’un éditeur critique sérieux ou le nom d’une université sérieuse où vous aurez défendu votre thèse ? ». Ainsi, pour vous, pour qu’un texte soit valable, il faut qu’il ait été rédigé par un doctorant et défendu comme thèse. Mais qui vous a mis pareille idée dans la tête ? Dans quel monde vivez-vous ? Mais je pense qu’il faut que je vous fasse plaisir. Mon premier ouvrage a été coédité par L’Harmattan à Paris et l’Institut Africain CEDAF de Bruxelles. Ce sont-là des éditeurs critiques, CEDAF étant même un éditeur scientifique. Le deuxième ouvrage été coédité par L’Harmattan Paris et L’Harmattan Inc. Montréal. Je sais comment les choses se sont passées et je sais combien les deux maisons ont été critiques. C’est la septième version du manuscrit qui avait été validée en fin de compte. Le troisième ouvrage, lui, a été édité par L’Harmattan. Si vous estimez que ces maisons ne sont pas critiques, je vous prie de me donner les noms des maisons critiques auprès desquelles vous soumettez vos écrits à vous. Je peux aussi vous citer d’autres instances où j’ai eu à défendu mon regard sur la gouvernance africaine. Je peux vous donner les noms des centres de recherches et des professeurs d’universités, même dans une université aussi sérieuse que celle du Québec à Montréal, qui recommandent l’un ou l’autre de mes ouvrages. Mais ça servirait à quoi tout cela dans la mesure où vous êtes resté silencieux après que je vous aie soumis ma vision de la démocratie alors que vous vous imaginez que je n’en avais pas ? Ce qui est en cause ici, c’est ce que j’écris ici. C’est sur cela que nous devons débattre au lieu de pleurnicher comme vous le faites.

  12. Ndeko Armand,
    A Kolomabele, vous avez écrit ce qui suit:
     » Nous disons en gouvernance économique que la croissance et développement se font au quotidien.  »
    De quelle gouvernance économique parlez-vous ?
    De manière générale, sans être un érudit dans le domaine, la gouvernance économique s’entend des mécanismes par lesquels un système de gestion de la chose publique, découlant d’une vision stratégique de promouvoir le développement économique et d’assurer le plus grand bien possible au plus grand nombre possible, se manifeste à travers des structures, des institutions, des règles et des pratiques destinées à maximiser les ressources disponibles et à les intégrer en vue de leur utilisation au mieux de leur potentiel. Concrètement, ceci renvoie à une feuille de route conçue autour de quelques objectifs clés. C’est ce que vous appelez dans votre jargon le paradigme de la politique générale…qui à son tour renvoie à un agenda stratégique, un discours de politique économique, sinon de politique tout court.
    Pour ce qui est de la croissance et développement en RDC, je n’ai toujours pas vu d’agenda stratégique de votre président. Encore moins un discours de politique économique et ce, pour ne pas parler de politique tout court. Serait-ce parce que ce sont ses partenaires rwandais et les suppôts du FCC qui se réservent le droit, seuls, de gérer le quotidien ?
    Éclairez-nous monsieur le Professeur… sinon, Tokoloba tiii bokoyoka !

    1. Cher Ndeko Bongos,
      Dans la perspective du gouvernement actuel, la stratégie devrait consister en un plan quinquennal dont les tranches annuelles d’exécution seront des budgets conséquents d’un point de vue social. D’un point de vue sémantique, la stratégie s’occupe du long terme(la théorie). Elle est mise en œuvre par une tactique budgétaire adaptée. (la tactique c’est le court terme, la pratique). Le contexte est déjà préparé avec la révision du code minier censé assurer 10% de redevance minière au lieu de 2% comme antérieurement. La récupération de STL et GTL grandes firmes productrices de cobalt dont les cours sont sensiblement en augmentation , la révision d’accords de partenariat (fifty-fifty impôts sur les bénéfices, dividendes à verser ) avec des multinationales basées en Suisse et Israël, la diversification agro-industrielle …. sont des dimensions stratégiques censées aider à relever les minima de défi du point de vue de la croissance et développement. Reste à assurer la gouvernance économique en termes de transparence et lutte contre les conflits d’intérêts. Cette gouvernance économique est primordiale. Elle doit-être différenciée de la gouvernance politique à améliorer au fil de temps. (5 ans)

      1. Ndeko na ngai Armand,
        J’espère que le Président vous lit. Mais je pense que tout cela va être difficile à mettre en place parce qu’il ne contrôle rien. Ses patrons rwandais gardent la main sur tout ce qui concerne l’économie et la politique. Vous devez voir ça, cher Armand. Ce n’est pas possible qu’un homme aussi instruit ne voit pas ce que tout le monde voit. Je ne comprends pas. On ne peut pas défendre l’indéfendable. Que dieu lui vienne en aide.

  13. Oui, cher Nono. Il n’y a pas de contradiction entre nous. Il y a un facteur humain. On ne peut pas nier cela parce que l’être humain imprime sa marque sur toute œuvre. C’est pour cela que même pour les dictatures, il y a des différences sur le plan de la gouvernance. Il y a des dictateurs fainéants comme Mobutu. Il y a des dictateurs travailleurs comme Kagame. Ce que je souligne, c’est que nous ne devons pas compter sur l’homme. C’est qu’il n’y a aucun travail à faire à ce niveau-là. On a la chance de tomber sur quelqu’un de bien ou on ne l’a pas. Voilà pourquoi j’insiste sur le fait que la Constitution soit ficelée de manière à avoir une disposition des choses qui ferait que si on n’a pas de chance et qu’on tombe sur un Mobutu ou Kabila, que les institutions le mettent hors d’état de nuire. Et pour donner aux institutions la chance de se mettre en branle, il faut éviter que les hauts commis de l’Etat soient de simples clients entre les mains du président de la république. Concernant le manque de remise en question, c’est un autre problème. Je pense que la réponse se situe au niveau de la colonisation des cerveaux. Nous pensons que sur le plan de la gouvernance, les Blancs ont tout inventer ; ce qui est faux.

  14. Chers Compatriotes,
    Voilà ce que je peux intituler : « Mayoyo et Elili dialogue des sourds de deux intelligences qui combattent pour une même cause », une conversation inutile des personnes qui défendent la même chose, avec des arguments différents mais pas contradictoires. Je suis heureux de constater que MBTT commence par s’excuser concernant ce qu’il appelle « énorme bourde » sur le nom du président. Je m’en vais ainsi à son texte pour lui répondre, car, je suis persuadé que je ne suis pas parvenu à me faire comprendre. « Que Dieu me vienne en aide » est une affirmation de ma quête permanente de la miséricorde de Dieu et de sa sagesse, intelligence et puissance, moi qui ne suis que poussière, boue et terre. Voilà cher compatriote. Si vous vous êtes sûr que vous êtes puissant, sage, intelligent, c’est très bien pour vous, vous n’avez pas besoin de l’aide de Dieu. Mais moi personnellement, j’en ai besoin en permanence, même maintenant que j’écris. Car, il suffit d’un instant pour que des gens parlent de nous au passé. MBTT, vous écrivez Cher Elili « …Mais vous continuez à vous plaindre… ». Je me plains de quoi ? Du fait que les Congolais sont divisés, affaiblis par ces divisions liées au tribalisme au point qu’ils sont devenus collectivement faibles par rapport aux petits pays qui, ayant une petite population arrivent à avoir une personnalité collective forte pour pouvoir en imposer à notre pays.
    MBTT écrit : « .. vous vous demandiez quelle était ma solution à notre gouvernance endémique. « Vous insinuez ainsi que je n’en avais pas ». Je vous ai servi pour vous prouver le contraire en publiant l’article sur ma vision de la démocratie. Elle est toujours disponible dans le moteur de recherche de ce site. Quelle a été alors votre réaction ? Silence ! ». Encore une fois « dialogue des sourds ». Je vous avais demandé votre vision, et vous dites bien votre vision. Mais depuis quand votre vision doit être la vision, et qu’elle ne peut pas être remise en question par d’autres qui ne sont pas forcément moi. Je suis étonné de voir que vous me jugez sur base d’un préjugé. Vous écrivez clairement mon insinuation. Qu’est-ce que vous en savez ? Je suis une des personnes qui avaient soutenu que votre réponse à la question était une partie de la réponse, car, je partageais le point de vue de NONO qui parlait comme moi de la mentalité à changer. Car, je reste encore persuadé aujourd’hui que les institutions ne peuvent fonctionner que lorsque les acteurs qui les animent décident de le faire. C’est ainsi que le pouvoir peut contrôler le pouvoir. Mais si le pouvoir et occupé par mwana kanzi, je peux décider de ne pas contrôler le pouvoir. Mon silence ne voulait pas signifier que je n’avais rien à dire. C’est seulement pour montrer que vous aviez une position que je connaissais, mais vous ne vouliez pas rentrer dans une autre vision. Je me souviens à l’occasion que Nono avait écrit qu’il n’y avait pas de contradiction entre nous, chose qui me semblait logique, et que je partageais avec lui.  » « Donnez-nous le nom d’un éditeur critique sérieux ou le nom d’une université sérieuse où vous aurez défendu votre thèse ? ». Ainsi, pour vous, pour qu’un texte soit valable, il faut qu’il ait été rédigé par un doctorant et défendu comme thèse ». Non, je n’arrive pas à me réaliser que quelqu’un qui ait écrit autant, qui réfléchit comme vous soit devenu tellement ébloui par ses propres découvertes qu’il ferme son intelligence à écouter les autres… Elili ne pleurniche pas, il a voulu participer au débat en ligne pour échanger. Et puis, je ne vous sousestime pas. Si telle est votre sentiment, vous êtes à côté de la plaque, et je demande pardon pour avoir provoqué en vous un sentiment contraire de ce que je pouvais imaginer. C’est à un arbre fruitier que l’on jette des pierres, pas pour l’abattre, mais pour avoir des fruits.
    En me faisant plaisir comme vous l’écrivez, je peux comprendre un fait, mais je ne l’expose pas ici. J’ai déjà répondu à votre vision de la démocratie, qui est une parmi d’autres possibles. Et je l’avais écrit, votre vision n’insiste pas assez, sinon pas du tout sur l’acteur qui doit faire marcher la bonne disposition. Ici, nous avons un cas du président qui est là à la surprise générale. Quelle bonne disposition des choses pourraient faire marcher le pays si ce sont tous des fanatiques ou des tribalistes ? C’est cet aspect des choses qu’il faut regarder en face. Nous avons un problème énorme, nos divisions suite au tribalisme. Dès que nous dépassons cela, comme on l’avait vécu avec la nation Zaïroise, alors, nous pouvons, non seulement redresser le pays, mais reprendre notre place en Afrique. Comment pouvez-vous comprendre que les Congolais dans la Francophonie n’ait pas eu d’ambition pour avoir la place, et laisse cette ambition au Rwanda qui n’a pas autant des locuteurs Francophones ? Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Dans la crise post-électorale que nous continuons de vivre, les Congolais ne sont pas divisés, comme vous le dites, par le tribalisme. Mais par leur attitude vis-à-vis de la loi électorale. Car les résultats proclamés n’ont pas respecté celle-ci. Situation que les uns dénoncent tandis que d’autres la trouve normale. Vous soutenez que vous ne sous-estimez pas mes écrits. Très bien ! Pourquoi me demander alors de vous donner le nom d’un éditeur critique sérieux ou le nom d’une université sérieuse où j’ai défendu ma thèse ? Vous vous demandez quelle bonne disposition des choses pourrait faire marcher le pays maintenant que nous avons un président par surprise ? C’est la bonne disposition des choses qui ferait que Joseph Kabila en tant que président ne se retrouve pas au-dessus des lois au point de violer les règles du jeu électorale en toute impunité. Oui, nous avons un problème énorme. Mais ce ne sont pas nos divisions à la suite du tribalisme. C’est plutôt notre incapacité à trouver un équilibre entre le tribalisme et le nationalisme. Contrairement à ce que vous affirmez, je ne pense pas que nous nous étions dépassés tout au long de la nation zaïroise. Car, le pouvoir de Mobutu était une hégémonie tribale. Il est facile à comprendre que les Congolais dans la Francophonie n’ait pas eu d’ambition pour avoir la place et qu’ils aient laissé cette ambition au Rwanda. Joseph Kabila qui a dirigé le pays est un Congolais d’origine rwandaise et qui n’a pas d’attache psychologique avec notre pays. Par ailleurs, l’insouciance des dirigeants congolais, depuis Mobutu, n’a jamais permis la promotion des Congolais dans des institutions internationales. De petits pays comme le Rwanda et le Benin ont plus de fonctionnaires internationaux que le Congo, au niveau où cela exige l’intervention du pays d’origine. Un ami à moi a fait cette étude qu’il a présenté à nos dirigeants. Dans le site web du ministère de travail, figuraient même des données de cette étude qu’on a vite fait disparaitre par la suite. Il était même décidé de mettre en place une cellule pour que notre Etat rectifie le tir. Mais il n’y a pas eu de suivi. Dieu ne nous viendra jamais en aide. C’est à nous de nous aider nous-mêmes en concevant et en mettant en place un système politique qui permettrait de contrôler le pouvoir du président de la république.

  15. Chers Compatriotes,
    MBTT ne me convaincra pas que les Congolais ne sont pas divisés à cause du tribalisme, mais par la recherche de la vérité des urnes. Nous avons eu des cas en 2006, et en 2011, où les Congolais n’ont pas réclamé la vérité des urnes et personne n’a été par un groupe de la province de ceux qui étaient des gagnants. Quand on gagne les élections et que l’on se fait voler la victoire, je pense que les instances qui ont validé, confirmé et proclamé des résultats sont les premiers responsables. Pourquoi avoir tué ceux qui n’avaient rien à voir avec cette histoire ? MBTT affirme qu’il y a d’un côté ceux qui sont lésés par les résultats des élections, et d’autres qui trouvent cela normale. Je ne sais pas de qui MBTT parle, mais s’il avait vraiment suivi ce qui est écrit et les différents messages en ligne, il peut se rendre compte que les indignations ont été remarquées aussi au Kasaï. Je cite un cas, celui de l’Evêque Mutshipayi (si je ne me trompe pas) de l’Eglise Catholique libérale. Dire que j’accepte la bonne disposition des choses maintenant parce …, c’est soit ne pas avoir de la mémoire pour ne pas se souvenir de ce que j’ai écrit au sujet de la bonne disposition en parlant des mentalités. Je pense que Nono avait écrit à cette occasion que personne n’était contre ce que MBTT écrivait, mais que les deux visions étaient complémentaires. Dire la bonne disposition des choses ferait que Kabila ne serait pas au dessus de la loi est juste, mais où sont ceux qui sont sensés faire respecter la loi ? J’ai écrit, que je ne vous sousestimait pas vous en tant que personne, et non vos écrits. Nuance. Et ce sont ces petites choses qui sont allés jusqu’à vous formuler ces requêtes. Si vous avez fait tout ce que vous avez exposé, comment vous n’arrivez pas à comprendre la complémentarité de ces deux points de vue qui sont différents sans être contradictoires. Je ne savais pas que le langage vous posait des problèmes à ce point. Quand je dis que Dieu nous vienne en aide, pourquoi puis-je en train d’écrire au lieu d’attendre que des anges viennent écrire pour moi ? Si j’écris, c’est parce que, de par ma foi, je suis certain que tout ce que je tiens, me vient de Dieu. MBTT croit qu’il a de la force et de la santé parce qu’il est dans les bonnes dispositions des choses ? Votre santé, vous la tenez pas de vous, votre intelligence non plus. Un jour vous vous rendrez compte de cette réalité, peut-être pas dans très longtemps, car, notre vie est très courte. Mais pourquoi « que Dieu me vienne en aide » de la prestation de serment des présidents américains ne vous fait pas de problème ? Essayons d’être sincère, honnête, et véridique. Nous n’allons pas résoudre un quelconque problème du pays, lorsque, dans nos discussions et échanges, nous sommes animés des sentiments qui ne nous permettent pas de nous écouter et d’échanger, de dialoguer. Que Dieu nous vienne en aide.

  16. L’histoire se répète jusqu’à ce que nous retenions les leçons dont nous avons bésoin pour changer notre parcours, dit un adage . C’est étonnant que nos idées et visions soient dériontées sur les effets de l’occupation tutsie que sur la vraie cause , ne nous voilons pas la face nous sommes sous- occupation rwandaise , qui totalise 2 décenies , et dites moi dans un tel environnement les tireurs de ficelles vont organiser pour vous des meilleures élections afin de les bouter dehors !! chers compatriotes soyons réalistes , il ne faut pas rêver débout, où sont Sindika Ndokolo et Soriano Moses qui nous avaient promis d’attaquer l’occtpant par des moyens militaires ? l’occupant vous dit qu’il ne peut pas partir sans une balle dans la tête , nous lui avons laissé beaucoup de temps pour s’enraciner, et nous nous battons autour des chiffres d’une élection bidon , même si Lamuka gagnait allait-il renverser la tendance actuelle ? vu ses accords signés avec les multinationales qui prennent déjà Mafa en otage. Neva !

  17. MR MAYOYO
    Je vous lis souvent et il semble que vous êtes un ancien de Kiniati que je connais de réputation pour avoir moi même étudié à côté(YASSA BONGA) mais quelque fois j ‘ai comme l’impression qu il s’agit d’un problème personnelle entre vous et FELIX.
    Pour être simple à Génève qui a commencé à trahir son frère FAYULU où FELIX?Qui a accepté l’inacceptable ,qui a donné le pouvoir à kanambe l’UDPS où palu avec les faux politiciens (Gieznga_ Muzitu) ?
    C ‘est quoi donc ce contrat qu ‘aurait signé FAYULU?Gouverner 2ans ,organiser des éléctions sans se représenter soi même?Ce dernier devrait attaquer le proclamateur non le proclamé logiquement parlant.
    METTEZ VOTRE SAVOIR ET CONNAISSANCE A AIDER FELIX QUE DE LE CRUCIFIER CAR LE CONGO ENTIER EST REMPLI DES MEDIOCRES MEME CHEZ LAMUKA/

    1. Cher ZORINO,
      Je suis effectivement un ancien de Kiniati, promotion de 1976. Je ne connais Felix Tshisekedi que par les médias. Je ne l’ai jamais rencontré de ma vie. Je n’ai donc rien de personnel avec ou contre lui. Si trahison il y a eu à Genève, il s’agit d’une trahison d’un homme (M. Fayulu) par un autre homme (F. Tshisekedi). Mais la trahison dont il est question ici, c’est celle d’un homme (F. Tshisekedi) et d’un parti (UDPS) contre tout un peuple. Les deux situations ne sont donc pas comparables. Le role negatif de Gizenga dans l’histoire récente de notre pays n’est plus à démontrer. J’en ai déjà parlé mille et une fois au point d’être insulté par des frères du Kwilu sur la toile. Ce n’est pas parce qu’il y a des médiocres dans tous les partis politiques congolais qu’on ne doit pas parler de la haute trahison de F. Tshisekedi. La médiocrité des autres n’a par ailleurs pas le même impact sur le devenir de notre nation que celle de F. Tshisekedi. Salut, cher frère ancien de Yassa Bonga où nous allions admirer la beauté des élèves des sœurs, Kiniati ayant été un collège réservé aux seuls garçons.

  18. Chers Compatriotes,
    Je ne comprends pas une chose. MBTT répondant à Zorino écrit : « Mais la trahison dont il est question ici, c’est celle d’un homme (F. Tshisekedi) et d’un parti (UDPS) contre tout un peuple ». De quel peuple veut-il parler ? Comment explique-t-il cette soit-disant trahison ? Fayulu est-il le représentant de tout le peuple congolais sauf l’UDPS ? Si oui, alors la solution est facile, qu’il fasse avec son peuple une révolution pour renverser les traîtres, et instaurer un Etat de droit, fondé sur la vérité des urnes dont il se réclame victime. Retenons que les défenseurs du peuple actuellement ne l’ont pas été en 2006, ni en 2011. Que penser de celà ? Les Congolais sont divisés par le tribalisme et celui qui nie cela ou il n’a pas d’yeux, ou il est tellement lui-même emballé dans le mouvement qu’il n’a plus la possibilité de se voir. Dès que le diagnostic est bon, on peut alors penser à avoir une thérapie appropriée. Mais partir d’un faux diagnostic ne conduira qu’à des erreurs de thérapie. Que Dieu nous vienne en aide.

Comments are closed.