Université de Kinshasa: tensions à la suite de la fixation de frais académiques

Une vive tension a été observée mercredi 24 janvier à l’Université de Kinshasa depuis 10h00. Selon les témoins sur place, les étudiants réclamaient de payer les frais académiques au taux de 9.200 francs congolais le dollar américain; au lieu de 16.000 francs congolais exigés par leur secrétaire général académique. Les policiers, qui sont intervenus pour rétablir l’ordre, auraient jeté des gaz lacrymogènes dans les auditoires et les homes.

« Depuis le matin, il y a un groupe d’étudiants qui réclamaient la diminution du taux de dollar, car le taux fixé [par les autorités universitaires] pour payer [les frais académiques] cette année est de 16.000 francs congolais », a indiqué un des étudiants contacté par Radio Okapi.

Cet étudiant parle de plusieurs de ses camarades arrêtés et de quelques biens des étudiants emportés par certains éléments de la police :

« Tous les étudiants se sont révoltés, il y a eu un grand désordre ce matin, il y a des blessés et des évanouis, un grand nombre d’étudiants a été arrêté ce matin. Les policiers sont partout, ils ont jeté les gaz lacrymogènes partout dans les auditoires, même dans les homes. Ils sont entrés dans les homes, ils ont pillé certaines histoires des étudiants; ce qui est grave, nous déplorons cela ».

Pour toute l’année, a poursuivi la même source, les frais académiques sont fixés à 295 USD pour le premier graduat et 275 USD en classes montantes. De leur côté, les étudiants réclamaient que les frais académiques soient recalculés au taux de 92.000 franc congolais.

« MANIPULÉS PAR DES POLITICIENS »

De son côté, le commissaire provincial de la police à Kinshasa, General Sylvano Kasongo, confirme qu’il y a eu troubles à l’Université de Kinshasa à la suite d’un soulèvement des étudiants qui manifestaient contre le taux des frais à payer. Selon lui, les étudiants, manipulés par des politiciens, étaient appuyés par des badauds et autres Shegués venus de la commune de Lemba. Prise à partie, la police n’avait pas d’autre choix que de recourir aux gaz lacrymogènes pour les disperser. Toujours d’après lui, quatre policiers ont été blessés à la suite des jets des pierres par les étudiants.

 

Radio Okapi, 24.01.18
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5 réflexions au sujet de « Université de Kinshasa: tensions à la suite de la fixation de frais académiques »

  1. Ces étudiants se trompent de revendication. Ce n’est pas un problème de taux de conversion. Il s’agit de ´´ DEDOLLARISER’´ l’économie congolaise.

    On doit payer un montant en Franc congolais peu importe le taux d’échange avec le dollar.

    Les médiocres ont fait du dollar la monnaie principale en rdc, quelle honte !!!

  2. Chers Compatriotes,
    Cher Muana ya Mukolo Lopango, la médiocrité, c’est comme de la boue. Elle a sali tous les domaines importants du pays. Ne parlons pas uniquement de la politique, elle est aussi dans d’autres instances. L’Eglise Catholique a le mérite de s’être mise debout la première pour dire « c’est assez », prenons la côté des faibles et des opprimés. Eh Dieu merci, l’Eglise Réformée a pris le relais, les Eglise Kimbanguistes, et l’Armée du Salut ont aussi emboîté le pas. Nous espérons que le pays va se mettre debout et que les ndeko de ne feront pas le poids. Le triste c’est que l’on se bat pour tout le pays, certains énergumènes, au nom du tribalisme, soutiennent la médiocrité, parce qu’elle est entretenue par leurs frères de tribu. Eh bien, il faudra mettre cette minorité hors d’Etat de nuire, afin que les Congolais récupèrent leur pays qui leur échappe et qui n’est pas du tout gouverné, mais sous occupation militaire contre les citoyens. Il vaut mieux tard que jamais. Chaque fois que l’on part de l’Etranger pour le Congo, l’arrivée au Congo ressemblait bien en une entrée dans une prison mal propre. Ce que le Cardinal Catholique (honneur lui soit rendu), est quelque chose qui se dit dans certains milieux d’intellectuels congolais (les vrais que l’on n’entend jamais en ligne), depuis bien longtemps. Il est temps alors que cet état des choses soit renversé de gré ou de force et que Dieu nous vienne en aide.

  3. Et si on diminue le  »taux de dollar », on fait quoi ? On continue à étudier dans une université de merde ? Ces étudiants ne se rendent-t-ils pas compte que leur pays est occupé par des rwandais et que ceux-ci ont tout mis en œuvre pour que les universités au Congo ne forment que des crétins heureux ? Quelle est la valeur d’un diplôme universitaire congolais aujourd’hui ?

    Révoltez-vous contre l’occupation rwandaise, contre la barbarie, contre les tueries des chrétiens dans les églises. Révoltez-vous contre l’assassinat de cette jolie fille, Kapangala, aspirante—religieuse.

    Révoltez-vous contre votre misérable vie. Alors que les étudiants rwandais étudient dans des meilleures conditions partout dans le monde grâce aux richesses pillées au Congo.

    Descendez de la colline inspirée et allez prendre la Bastille…

  4. Tout en saluant les interventions de mes frères Chyso et Elili, j’apprécie particulièrement l’appel de mon frère Jo Bongos en direction de la jeunesse estudiantine de notre pays.

    En effet plus que revendication de taxes, c’est de tout le système qu’il faut se révolter. Les jeunes gens doivent prendre conscience par exemple qu’un élève européen de l’équivalent de sixième primaire au Congo est à même d’enseigner des étudiants congolais de dernière année de licence (encore faut-il qu’ils comprennent la leçon).

    Par ailleurs, les faits sont là: les enfants des assaillants rwandais et de leurs collabos congolais ne mettent pas leurs pieds dans les « exécrables » universités congolaises. Ils sont envoyés ailleurs en Europe, en Amérique ou à la rigueur en Afrique du Sud.

    La première personne qui doit rendre compte sur ce point avant même les tueurs tutsis, c’est le recteur de l’université qui déprave le savoir en distribuant de faux diplômes de doctorat, et ensuite, il convient de s’occuper de « l’atalaku » soi-disant ministre de l’enseignement.

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