Urgence absolue à Lubumbashi

Bâtiment du 30 juin

La ville de Lubumbashi possède un des joyaux du pays qui a figuré sur des billets de banque. L’intégrité de son site est menacée par des convoitises mercantiles.

Le quartier est réservé aux édifices publics et aux manifestations culturelles (musée, école de musique, salle de spectacles, théâtre de verdure, salle des congrès et une esplanade. Une esplanade de plusieurs hectares prolonge et couronne le complexe du Bâtiment du 30 juin. Le complexe a été réservé depuis 1947 à l’extension un musée, à un par cet à des performances publiques. Le pape y avait dit une messe en 1985.

Dans ce quartier culturel, toutes les activités commerciales sont strictement interdites. Cette interdiction figure sur tous les titres de propriété comme ceci:

En 2007, le gouvernement provincial avait attribué l’esplanade à un centre commercial. La ville foisonne d’activités et espaces commerciaux, mais pas d’espaces verts ou culturels. Des protestations répétées avaient empêché la construction d’un centre commercial.

À l’époque, déjà, le changement de l’usage du terrain fut irrégulier, de même que l’attribution d’un certificat d’enregistrement sans une mise en valeur préalable. Ce titre est nul. En février 2018, un ministre national vient de reprendre le terrain en évoquant une ordonnance de 1974 sur les biens non mis en valeur. Mais cette ordonnance est abrogée depuis 1984. La reprise est nulle.

Le ministre national a, en même temps, décidé de faire remettre l’esplanade à un commerçant étranger. Il a parlé d’un paiement par compensation d’un terrain qui lui aurait été exproprié par la province du Haut-Katanga. Cependant:

  • Il n’existe pas de compensation entre un terrain vide de la périphérie et le site historique et culturel de l’esplanade collée au complexe du Bâtiment du 30 juin et du Musée.
  • L’État n’assume pas la charge des décisions qui engagent les finances de la province.
  • L’étranger détiendrait un certificat sur un terrain nu; ce titre ne pouvait pas être délivré sans mise en valeur. Ce monsieur n’a rien perdu pour être rémunéré par compensation.

La décision attendue de l’État est de réintégrer l’esplanade au domaine public.

 

Par Marcel Yabili
yabili@ic-lubum.cd
© Congoindépendant 2003-2018

3 réflexions au sujet de « Urgence absolue à Lubumbashi »

  1. Ce n’est pas d’une simple urgence qu’il faut et surtout pas en un seul secteur de l’Administration ni un seul espace territorial. C’est plutôt d’une « tabula rasa » qu’il faut. C’est tout l’ordre juridique qui doit être revu, depuis une « norme fondant de base ».

  2. La RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa versus Kingakati) est tout sauf démocratique, les bâtiments publics sont vendus comme des chemises de seconde main de l’imposteur usurpateur d’identité Kongolaise Kanambe alias Joseph Kabila Tutsi Rwandais…

    Ailleurs dans les vieilles démocraties, malgré la corruption, les dessous de table, les pots de vin, les appels d’offre sont quand même faits au strict respect de la loi dans les 95% des cas, les contrevenants sont punis sévèrement mais au pays Kongo, un tombeau ouvert où les hommes et femmes marchent la tête en bas, les jambes en l’air à reculons, un gouverneur ou un ministre peut vendre un patrimoine public de l’État sans être inquiété par la justice de l’Occupant Tutsi Power…

    Le passage de flambeau de la gestion des joyaux, des entreprises d’État et publiques prospères du Kongo-Zaire entre les mains des nationaux (Zairenisation ou Nationalisation) a produit clairement une aversion de bonne gouvernance, d’honnêteté, de conscience professionnelle au sein du Peuple Kongo Souverain Primaire qui constate un laisser-aller criant dans le chef des gestionnaires locaux or le RD Congolais ne manque ni de savoir faire, ni de génie innovatrice, ni de compétence encore moins la formation scolaire universitaire adéquate pour relever le défi de la gestion parfaite de la chose publique… Ne dit-on pas que la critique est aisée, l’art est difficile… Le premier ministre opposant collabo Bruno Tshibala en pleine gestion est devenu plus jouisseur que bosseur !

    Les Impérialistes mondiaux et les sionistes arment le criminel Paul Kagame du Rwanda pour recoloniser la RDC, leurs média mensonges cachent la vérité à l’opinion publique faisant semblant qu’il y a une démocratie naissante en RDC occultant le génocide des Bantous et Pygmées Kongolais depuis 1996…

    La luta continua la Victoria e Certa. Ingeta

  3. Pendant ce temps, le PM Tshibala se préocupe de ses problèmes personnels alors que les domaines publics sont bradés à tour de bras tous les jours. Le premier Médiocre (PM) comme l’appellent les congolais aujourd’hui a décidé de liquider tout ce qui reste du patrimoine étatique. Ne parlons pas du respect de sa fonction. La famille et ses amis ont tout simplement transformé la primature en un petit marché où tout se négocie jusqu’en arriver aux mains si les marchandages n’aboutissent pas à sa volonté, comme on l’a vu dans les vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux, altercation entre le directeur de cabinet de Tshibis, monsieur Nsomue et son gendre, un certain Harmed!
    L’homme qui a trahi le peuple congolais en signant le pacte avec le diable de « kabila », l’ami de Tshisekedi qui s’est surnommé « monsieur 40 fois de prison » ou autorité morale de l’UDPS, notre aveugle national est tout simplement
    PREMIER MÉDIOCRE!

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