Vous avez dit la « communauté Banyamulenge »?

Un courrier, daté du 26 mai 2019, adressé à « son excellence » Azarias Ruberwa Manywa suscite la controverse sur les réseaux sociaux. La missive émane du tout nouveau gouverneur de la province du Sud-Kivu, le FCC Théo Ngwabidje Kasi. L’objet de la lettre porte sur la partage des postes ministériels au Sud-Kivu.

Pour ceux qui ne le savent pas, Ruberwa assume les fonctions de ministre de la Décentralisation dans le gouvernement démissionnaire du Premier ministre Bruno Tshibala. Il dirige, à titre intérimaire, le ministère de la Justice.

Inutile de rappeler que le FCC (Front commun pour le Congo) est un cartel politique qui a pour « autorité morale » l’ancien président « Joseph Kabila ».

Dans cette correspondance, le chef de l’exécutif provincial du Sud-Kivu rappelle au ministre Ruberwa qu’il n’a « toujours pas reçu les propositions de trois noms, par poste » pour les ministères suivants: Justice et droits humains; Travail, prévoyance sociale et réconciliation et Fonction publique.

Le gouverneur Ngwabidje Kasi de préciser, noir sur blanc, que ces portefeuilles ont été attribués « à la communauté Banyamulenge » vivant dans les territoires de Fizi et Uvira. Stupéfiant!

En parcourant la composition du gouvernement provincial de cette région située à la frontière du Rwanda, il est aisé de constater que les « maroquins » sont attribués à des partis politiques ainsi qu’à des regroupements politiques. « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage,(…)« , stipule notamment le troisième alinéa de l’article 6 de la Constitution. L’article 12 de la loi électorale d’enfoncer le clou en soulignant dans ses points 1 et 2 que « le candidat se présente(…)soit individuellement pour le candidat indépendant soit sur la liste d’un parti politique ou d’un regroupement politique de la circonscription électorale qu’il a indiquée dans sa déclaration de candidature ».

Existe-t-il dans la province du Sud-Kivu un parti ou un regroupement politique dénommé « la communauté Banyamulenge »? Si la réponse est oui, cette organisation est-elle enregistrée, en tant que formation politique, par les autorités compétentes? Si, en revanche, la réponse était non, des questions méritant d’être posées: au nom de quel principe des portefeuilles ministériels sont réservés à cette « communauté » dont l’existence et le leader restent inconnus? Pourquoi le gouverneur Ngwabidje s’est-il cru en droit de s’adresser à Azarias Ruberwa qui est président du RCD-Goma?

Qu’on se comprenne bien. Le but poursuivi ici n’est nullement de stigmatiser un homme ou une communauté humaine. Il s’agit d’attirer l’attention des gouvernants congolais sur une situation potentielle de déloyauté.

Le mot « Banyamulenge » est entré dans le vocabulaire zaïro-congolais lors du déclenchement de la guerre dite de l’Est à la fin du mois de septembre 1996.

A partir de Kigali, un certain Müller Ruymbika, agissant au nom du parti ADP (Alliance démocratique des peuples) de Déogratia Bugera, un « Munyamulenge », émettait des communiqués repris complaisamment par l’AFP.

Dès le mois d’octobre 1996, les Zaïrois d’alors apprenaient la naissance d’un mouvement rebelle dénommée AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) animé par des « Banyamulenge ». Ceux-ci se battaient arme à la main, clamait une certaine propagande, pour reconquérir leur « citoyenneté zaïroise ».

Le mouvement est dirigé dans un premier temps par le lumumbiste André Kisase Ngandu. Celui-ci sera éliminé en janvier 1997 pour laisser la place à un « revenant politique » en l’occurrence Laurent-Désiré Kabila, promu « spokesman » des « rebelles Banyamulenge ».

Pour la petite histoire, l’AFDL est une trouvaille des dirigeants actuels de l’Ouganda et du Rwanda. Le président Yoweri K. Museveni n’a cessé de se vanter d’avoir recommandé LD Kabila auprès du général Paul Kagame, alors vice-président et ministre de la Défense du Rwanda.

Pour les besoins de la cause, une certaine propagande allègue que les « Banyamulenge », seraient, en fait, une communauté tribale d’expression banyarwanda. Les membres de celle-ci occupaient, souligne-t-on, les hauts plateaux d’Uvira… avant l’ère coloniale. Et pourtant. Aucun recensement établi avant le 18 octobre 1908 ne fait mention de l’existence de cette « communauté » parmi les groupes tribaux qui s’identifient à un espace territorial situé dans l’ex-Grand Kivu.

Après la pseudo « libération » du 17 mai 1997, les Zaïro-Congolais n’ont plus entendu parler des « Banyamulenge » et de leur revendication. Encore moins de Ruymbika Müller. Reste que quelques têtes d’affiche de cette mystérieuse communauté sont restées en place. C’est le cas notamment de: Déogracia Bugera et Bizimana Karaha. Azarias Ruberwa est le « survivant » le plus visible à Kinshasa.

Vice-président de la République en charge de la Défense et sécurité sous la transition « 1+4 » (juin 2003-décembre 2006), Ruberwa assume actuellement les fonctions ministérielles citées précédemment.

C’est devenu un secret de Polichinelle de révéler qu’ « Azarias » se considère avant tout comme le garant des intérêts des prétendus « Banyamulenge ». L’homme n’a jamais fait mystère de sa loyauté envers le Rwanda de Paul Kagame.

Le 21 mars 2003, le journal kinois « Le Soft » publiait une déclaration pour le moins étrange de Ruberwa en sa qualité de secrétaire général du RCD-Goma. C’était avant la formation du gouvernement de transition issu des négociations de Sun City: « Sans nous, il n’y aura pas d’intégrité ni de réunification du territoire congolais ». L’homme suspectait « Joseph Kabila » et Jean-Pierre Bemba de vouloir mettre le RCD-Goma hors jeu au lendemain de la signature du fameux « accord de l’hôtel Cascade ».

Après le massacre survenu à Gatumba, au Burundi, Ruberwa accusa notamment des Congolais d’y être impliqués. Et ce en dépit des faits contraires démontrés par un rapport de l’ONG Human Right Watch. « C’est un crime transfrontalier. Surtout c’est un génocide, car seuls les Banyamulenge ont été attaqués », fulminait-il. (Voir J.A/L’Intelligent n°2280 du 19 au 26 septembre 2004).

Mulenge est un village situé dans le territoire habité par les membres de la tribu Bafuliiro. « Banyamulenge » signifie « ceux de Mulenge » en langue Kinyarwanda.

C’est bien dommage que les Zaïro-Congolais « aiment » s’auto-manipuler en empruntant les « éléments de langage » de ceux qui rêvent de les asservir. D’autres l’ont déjà dit: il n’y a jamais eu de groupe tribal dénommé « communauté Banyamulenge » au Congo-Zaïre. Tout le reste relève de la pure imposture.

La lettre du gouverneur Ngwabidje a le « mérite » de révéler que le gouvernement provincial du Sud-Kivu compte en son sein des « citoyens » à la « loyauté flottante ». Une réelle menace non seulement pour la sécurité nationale mais surtout pour l’intégrité du territoire…

 

Baudouin Amba Wetshi

26 thoughts on “Vous avez dit la « communauté Banyamulenge »?

  1. Cher BAW,
    Il est clair que notre « Félix » alias Bizimungu national et ses brutaleux Talibans profito-situationnistes ne vont piper mot à ce sujet, ils feront semblant de n’être au courant de rien, car intéressés uniquement aux tapis rouges, aux chevaux de Kingakati et au bradage du patrimoine national, laissant champ libre aux Rwandais sur tout le territoire national.

  2. Ce sont les partenaires du président Tshilombo. Il faut bien leur donner une part du gâteau. C’est le deal qui veut ça. Ce n’est pas moi qui l’invente. C’est Gabriel Mokia, candidat à l’élection présidentielle de 2018 qui le dit.

  3. @BAW,
    Pourquoi prenez-vous des gants dans la conclusion de votre papier. Ce n’est pas le gouvernement provincial du sud Kivu mais toutes les institutions de la RDC ainsi que tout l’appareil sécuritaire comptent en leur sein, des citoyens aux origines et à la loyauté douteuses: Bizima, Ruberwa, Bigeveti, Mukiza, Amisi, Kamerhe…
    En 2014 à Mutarule (Kivu) les congolais ont été massacrés (brûlés vifs, achevés à l’arme blanche…) à 1,5 km d’une position des FARDC. On apprendra après que ce n’était pas des FARDC (forces armées de la RDC) mais des FARDC (forces armées rwandaises déployées au Congo). C’est ce que nous appelons occupation.
    Que les fanakuiti qui veulent contester, nous trouvent un autre mot, nous donnent les faits, leurs opinions ainsi que les arguments qui vont avec pour en débattre.
    Bel a
    Bemba, Tshisekedi and co, étaient tous A Sun City où par la bêtise des congolais les 2 postes les plus importants dans la formule 1+4=0 avaient été donnés aux rwandais (Kanambe et Ruberwa).

    1. Erratum
      Ce n’étaient pas…
      Bel a (erreur de frappe).
      Ecrire avec le smart phone avec la suggestion des mots… pas toujours évident !

  4. 1° # En marge des obsèques d’Etienne Tshisekedi, Kagame s’est joint à Lourenço et F Tshisekedi pour tenir une tripartite. Elle aurait concerné la coopération régionale (redynamiser la CIRGL)et le renforcement de l’axe Congo-Angola-Rwanda (CAR) du point de vu sécuritaire, auquel ils associeront, semble-t-il, d’autres Chefs d’État de la Région, pour trouver les voies et moyens d’éradiquer le phénomène des groupes armés congolais et étrangers ainsi que toutes les questions liées à la sécurité des États”.
    Il a aussi été question d’intensifier les échanges économiques et commerciaux et notamment la réhabilitation du chemin de fer de Kolwezi-Dilolo pour rejoindre Bengela en Angola…
    # Beau programme, dirais-je, de la part des Chefs d’États qui se veulent responsables mais moi je n’arrive pas à me satisfaire d’un Kagame devenu un voisin comme un autre. Ouste l’agression, la déstabilisation et le pillage qu’il a opérés pendant deux décennies dans notre pays avec la complicité de son Cheval de Troie, ‘JK’ ; le voici au Congo comme en terrain conquis ramasser et sanctifier impunément son butin volé.
    Je doute fort que cette cohabitation ‘forcée et subie’ que semble avoir choisie Tshisekedi soit la bonne voie : c’est trop de bénéfices accordés au Rwanda par la ruse, la force et la soumission de notre pays et bien peu de réels profits pour le Congo ainsi pillé. Pourquoi ne lui ferions pas d’abord payer tout ce qu’il nous a volé, détruit d’une façon ou d’une autre…, me dis-je ?
    2° # « L’Affaire Banyamulenge » resurgit aujourd’hui dans ce contexte de « paix imposée » : « le gouverneur du Sud Kivu Ngwabidje a adressée « très officiellement » une lettre à Ruberwanda, Ministre ‘en affaires courantes’ de la Décentralisation et à titre intérimaire de la Justice et par ailleurs leader attitré des Banyamulenge, Président du RCD/G leur parti. Cette missive recommande des conditions du partage du pouvoir provincial en attribuant les portefeuilles ministériels de la Justice et droits humain, du Travail, prévoyance sociale et réconciliation et de la Fonction publique « à la communauté Banyamulenge » de Fizi et Uvira.
    Comme si de rien n’était les Banyamulenge (des Tutsi vivant sur le territoire de Mulenge) sont devenus non seulement une minorité prioritaire mais aussi un interlocuteur politique attitré. Le gouverneur, autorité politico-administrative, s’est cru en droit de faire cette recommandation et de l’adresser au leader des Banyamulenge Ruberwa ; sur quelles bases légales ?
    # Déjà existe une appropriation contestée du territoire de Minembwe par un Chef coutumier mwanamulenge qui se trouve être le frère ainé du même Ruberwa (les revendications foncières et nationales des jusque-là inconnus Banyamulenge avaient été les mobiles de l’AFDL et du RCD pilotés par le Rwanda d’entrer en guerre contre l’État Congolais en 1996 et surtout 1998), voilà que sous le règne de Tshisekedi la cohabitation avec le Rwanda de Kagame est devenue « normale » malgré l’histoire encore non sanctionnée de ses rapines au Congo.
    # Les autorités centrales (voire Ruberwa, Kamerhe…), provinciales et presque tout le monde trouvent tout à fait normal qu’une minorité tribale par ailleurs immigrée (le Congo en compte de 200 à 400 du genre) devienne le centre du partage politique sans susciter des oppositions légales et des critiques socio-politiques objectives. On en est là, jusqu’où demain ?
    On en a même oublié jusqu’à la loyauté affichée de cette petite communauté à un Kagame qui reste, qu’on le veuille ou non, un ennemi de notre pays par lequel le Congo a connu génocide, viols, pillage, déstabilisation chronique de tout l’Est du pays…
    La lettre du gouverneur du Sud Kivu suggère bien que les personnes « à loyauté flottante » peuplent impunément aujourd’hui les forces politiques du coin et c’est bien inquiétant pour notre cher Congo, une réelle menace pour sa sécurité et son intégrité territoriale…
    C’est tout cela ce nous appelons volontiers « occupation » une occupation oubliée à dessein par la CI comme l’est notre « génocide » et il se trouve des Congolais qui innocemment ou avec leur ignorance crasse attendent que cette même CI nous la justifie juridiquement et internationalement. Apocalyptique !
    Que faire aujourd’hui ???

  5. Alors que toutes les tribus Kongolaises (environ 450) s’identifient par leurs dialectes (Kikongo, Tshiluba, Kitetela, Kisakata, kitomba, kisengele, kingombe, kinunu, kimbala, kimongo, kiteke, kiyombe, kingwaka, kingwandi, kiyanzi… etc) dont les chefferies sont bardées généralement d’une rivière, par contre les « Banyamulenge » Tutsi Nilotiques sont les seuls qui se prétendent Kongolais mais qui s’identifient bizarrement à la montagne « Mulenge » ou « Murenge » leur prêtée momentanément par la République du Kongo sans avoir un dialecte propre à eux, ni une rivière aux alentours… Avant 1885 les Nilotiques Kongolais (Alur, Kakwa, Lugbara, Logo, Rega…) existaient bel et bien selon les archives du Musée de Tervuren, les Belges colonisateurs ingénieux administrateurs ne pouvaient jamais omettre la présence remarquée de Tutsi Nilotiques venus tout droit du Tigré sur le sol Kongo… Sic
    Les « Banyamulenge » issus d’une minorité « Hima Tutsi » sont des « Banyarwanda » Nomades Occupants Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais qui ont reçu la nationalité Kongolaise par groupe grâce l’AFDL ! Le problème du Kongo n’est pas politique mais identitaire. Sans une identification nationale (recensement administratif et scientifique), même Satan le Chérubin jadis oint himself investi comme président ne pourra donner un élan d’essor économique à cette grande Nation au coeur de l’Afrique occupée par une clique des Nomades Occupants Tutsi Power avec l’aide logistique des 18 armées étrangères de la Monusco (Machin ONU) en voulant s’y sédentariser de force avec la complicité de la classe politique locale corrompue jusqu’à la moelle épinière…
    L’avenir du Kongo est terni par une classe politique corrompue, médiocre qui considère l’imposteur alias Kabila (Hippolyte Kanambe un usurpateur Tutsi Rwandais) comme un vrai Kongolais lui permettant de nommer Tshilombo-Pétain président protocolaire. Le Kongo n’a connu que 3 présidents (Kasa-Vubu, Mobutu et Mzee Laurent Kabila), les 2 autres (alias Kabila et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo « FATSHI » pour ses nombreux fanatiques aveugles Talibans) sont des accidents de l’histoire, des petits présidents de l’Occupation Tutsi Power, leurs faux titres seront bannis éternellement…
    Le 4ème Présidium Bâtisseur Nemrod du Kongo annoncé, prophétisé par Simon Kimbangu est en route ! L’histoire retiendra que alias Kabila et son partenaire politique Tshilombo-Pétain ont régné durant une période tumultueuse où un génocide contre les Bantous a été perpétré par les Banyamulenge Tutsi Nilotiques…
    L’arrivée honteuse sur tapis rouge de sang Kongolais de Paul Kagame « Molayi Kikala nkonki » (Hitler Africain) à Kinshasa ce 31 Mai 2019 sous le règne de Tshilombo-Pétain est un « affront » semblable avec celle du 30 Juin 2010 sous le règne de alias Kabila juste après l’assassinat macabre de Floribert Chebeya… Ces 2 faits sacrés prouvent que l’homme politique Kongolais (1997-2019) pense plus aux prochaines élections alors que les vrais hommes d’Etat en général pensent à la prochaine génération pour paraphraser James Freeman Clarke… Ainsi soit-il… Ingeta

  6. Ngbanda vient de dire qu’avec le recensement de 1970 et 1984, on en dénombrait près ou plus de 30.000 habitants de cette communauté…

    1. @Ndeko Balabi Posho
      Banyamulenge… Cette communauté est une construction de l’esprit rwandais pour manipuler l’opinion. Au Congo, on ne fait pas référence à un lieu d’origine pour valider une identité, ethnie, tribu, clan…
      Nous ne sommes pas dupes. Le mensonge systémique, la manipulation, l’arrogance – idiote – de ces gens ne nous impressionnent plus. Même s’ ils ont pu nommer un président au Congo qui les a transformés en partenaires. Ca ne passera pas. Ce sera peut-être long mais ils ne réussiront jamais, avec leurs sponsors occidentaux, à annexer le Kivu au rwanda. Jamais ! La graine de la vengeance est en train de nourrir quelque part. Elle éclora bientôt…
      Kinshasa ongenga !

  7. Kagame, les Américains, les Français et autres ont compris et mis à profit les limites intellectuelles de Félix Tshilombo au grand dam des pauvres populations congolaises qui n’ont que leurs yeux pour pleurer!
    De président des étudiants rwandais à Lubumbashi, M. Ruberwa, qui a clairement affiché son allégeance au Rwanda à travers le RCD, se croit en droit de dicter sa loi au Congo car assuré de son impunité, les Congolais étant amnésiques, tandis que ceux qui nous servent d’hommes politiques sont focalisés sur les « jeep », les dollars et les plaisirs mondains!
    Chez Ruberwa, on désigne les Congolais par le vocable « bitshutshu ».
    Cela ne semble pas nous interpeller!

    1. @BOKULU NKOY,
      Voilà pourquoi il faut que notre attention à nous autres Congolais patriotes devrait être concentrée non pas d’abord sur les Américains ni sur les Français ou les occidentaux en général, mais il vas falloir que nous commencions par tordre le cou à nos ennemis internes tels que le nullard de Tshilombo et autres collabos. Et une fois ces vermines de traîtres neutralisés, du coup les ennemis extérieurs deviendront inefficaces.

  8. # Au su et au vu des Congolais impuissants ou coupables distraits, les Banyamulenge sont devenus la minorité tribale par ailleurs immigrée la plus représentée politiquement au Congo à la faveur de leur ‘couverture’ par le Rwanda et par la CI depuis que le génocide survenu en 1994 sert de fonds de commerce géostratégique des Tutsi et que le Congo serait à balkaniser.
    Que faire, disais-je ci-dessus ?
    Que faire entre autres parce qu’en dehors de leurs prétentions reconnues dernièrement au Sud Kivu, nous verrons demain la confirmation de cet hégémonisme intolérable par la présence d’un Muanamulenge (Ruberwanda ou qui sais-je) au gouvernement non en raison de sa compétence mais à cause de la faveur qui leur est faite. Le Congo contient près de 400 tribus, toutes quasiment autant minoritaires que les autres mais les Banyamulenge en sont devenues une incontournable au-dessus des autres ; il faut que ça cesse…
    # Voilà en effet une illustration flagrante de l’occupation (rwandaise) – à ses objecteurs de trouver un autre nom au lieu d’attendre sa confirmation par les puissances occidentales qui n’en veulent pas .
    J’ai vu une vidéo de la diaspora des originaires du Sud Kivu crier contre l’imposture des Banyamulenge, il faudra qu’ils convainquent leurs notables sur place où pour le moment il y’a presqu’une guerre civile entre les communautés, d’intensifier la révolte au lieu de se laisser soumettre par de faux-citoyens. C’est déjà ça !
    Bien plus il faut qu’au niveau central on tire les oreilles du gouverneur du Sud Kivu et de son mentor Kamerhe d’arrêter cette lâche soumission aux rwandophones et aux rwandais.
    Est-ce possible avec un Kamerhe lui même suspect et unTshisekedi qui a succombé lâchement à la soumission de Kagame sous prétexte de bon voisinage ?
    Il faut le forcer à comprendre la réalité de l’occupation contre laquelle il faut nous libérer si nous voulons reconstruire souverainement ce pays. Et comment d’autre maintenant sinon par une mobilisation, une révolte populaire massive ? Est-elle possible ?

    1. PS
      Rappelons que de notre avis, la première garantie d’assurer une défense souveraine et efficace sur le front Est passe non par les assauts d’amabilité avec le Rwanda et l’Ouganda mais par l’implantation d’une solide défense militaire dont la première étape est une refonte complète des éléments sur place.
      Tshisekedi nous a promis une relève des commandants et des troupes. On n’en parle plus alors que c’est une urgence nationale tant jour après jour on nous annonce des morts victimes des groupes armés, ADF et autres.
      Cette révision devrait au mieux s’accompagner d’un changement des autorités administratives du coin.
      Que fait notre nouveau PR, que sont ses priorités effectives ???

  9. LE FCC EST UN ORCHESTRE DES MAITRES CHANTEURS DANSEURS IDIOTS DONT LE PETIT MAESTRO SE FAIT APPELLER JO KABILA L HOMME QUI REGNA ET CACHA SA VRAIE MERE BIOLOGIQUE.
    QUEL ENFANT MAUDIT QUELQUE SOIT SA PAUVRETE SA SITUATION ON NE CACHE PAR SA MERE ET CELA EST SACRE.

  10. S’il etait un etranger , alors il ne se serait pas presente aux elections presidentielles 2006, vous vous souvenez comment il a eu des voix.L’heure est a l’integration regionale (East African Community).Il faut tolingana , bolingo totika ko iana

    1. @Mopape
      Bozanga vraiment soni. Croyez-vous vraiment que vous allez arriver à nous faire croire que ruberwa est un congolais ? Il a été, il est, il pourra être ce qu’il veut dans ce Congo occupé par son pays, le rwanda, mais sachez-le, il est et il restera un rwandais. Aujourd’hui il est congolais par la force et grâce la cupidité de certains congolais, des Vichy-médiocres, obnubilés par le confort que procure l’argent facile. Un jour, cette honte sera effacée. Savez-vous ce qu’entropie signifie ?
      Quand l’ordre sera de nouveau la norme dans ce pays, on discutera de votre  » intégration régionale  », un nouveau concept après le  » banyamulenge  » et le  » rwandophone  » qui – par magie – n’inclut jamais les hutu. Uniquement les tutsi.
      Aucune personne au monde akoki kolinga moto oyo azali koboma bandeko na ye. Personne au monde ne peut pardonner moto oyo a violer maman na ye. C’est IMPOSSIBLE !
      Vous, vous devez rentrer dans votre pays, le rwanda. Les congolais vont régler le problème des collabos, en interne. Ensuite, ils décideront, en toute indépendance et ce, compte ténu des intérêts du Congo de ce qui conviendra le mieux pour se lancer dans un procès d’intégration régionale.
      Pour vous, rwandais, tout est bénéfice. Vous profitez des richesses, des terres du Congo. Qu’est ce que le rwanda peut apporter au Congo ? A part vos femmes avec des formes à tomber par terre, RIEN.
      Tokoloba tiii bokozonga rwanda ! Na esprit ya bien.

    2. @Mopape,
      Ah oui? S’il en est ainsi alors faisons revenir aussi Kabarebe pour lui confier ses fonctions d’antan. Quel malheur mon Dieu, ces intellos de pacotille !

    1. @Mopape
      Je suis entièrement d’accord avec vous. L’union fait la force. Vous devriez vous unir avec vos frères hutu et twa pour faire de votre pays un grand pays pouvant vivre en paix avec ses voisins. Ainsi viendra la prospérité dans la région de grands lacs.
      Pensez-y bien.

      1. @Jo Bongos,
        Ndeko, au fait, là c’est moi qui me suis gouré. J’ai cru que ce Mopape serait l’un des fourvoyés de la « tshibilie », mais il est en fait l’un de ceux-là venus d’ailleurs .Ils sont démasqués et ne nous auront plus désormais, même si on reconnaît que la lutte est âpre, à cause de nos frères collabos trop enclins au gain facile

  11. Globalisation , Mondialisation , Union Africaine, Union douaniere, Integration regionale, Monnaie unique , Panafricanisme, SADEC,COMESA, EAC etc etc
    Nalobi rien .

    1. @Mopape
      Quand on est incapable de considérer et de vivre en paix avec son frère hutu ou twa dans un si petit espace comme l’est votre pays le rwanda, parler de globalisation, mondialisation, Union… devient dichotomique.
      ? C’ est une question de logique. Votre frère  »Procongo » doit en savoir un bout, lui le champion auto-proclamé de la logique.
      A propos, que peut apporter le rwanda dans la mondialisation ?
      Kamwa ve, lota ve !

    1. @Mopape
      Je préfère être un  » liyanzi  » ou un  »atome dans un ocean  » qu’être un rwandais. Comme vous.

  12. L’Israel n’existe pas par amour de ses pays voisins !Petit boko koka te , nayebisiyo , eza maloba ya pamba pamba , yo oza antisemite , negationiste , revisioniste , nterahamwe.

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