
Affaire Beni Mukena: « les procédures ont un peu tiré en longueur à Brazzaville, voilà tout », affirme une source fiable, qui poursuit, je cite: « Elle aura bel et bien lieu la remise du suspect Beni Mukena à la justice congolaise », il s’agit d’une remise internationale, c’est ça le terme, qui s’exécute conformément à un accord de cooperation judiciaire signé en 1978 entre la RDC et le Congo-Brazzaville.
C’est dans le cadre de cet accord que la police du Congo- Brazzaville a interpellé Beni Mukena. Selon des sources proches du dossier, il était planqué chez une dame qui aurait fini par le dénoncer aux autorités.
Pour quoi le principal suspect dans l’assassinat de l’homme d’affaires Valmy Amisi n’a pas encore été remis aux autorités congolaises 3 jours après son interpellation après 4 mois de cavale, il s’agit de la suite des procédures internes au Congo -Brazzaville, rien à voir avec une main noire, insiste la source.
Pour rappel, au mois d’avril, après la mort de Vally Amisi, à la suite d’une injonction du Ministre Ngefa de la Justice, le procureur près le tribunal de grande instance avait ouvert une enquête , puis quand le suspect Beni Mukena a pris la fuite après la divulgation des vidéos de surveillance le montrant dans un ascenseur traînant le corps de Vally Amisi, les autorités lancent un avis de recherche et un mandat d’arrêt puis Interpol le fiche.
Prochaines étapes:
- remise internationale ou transfèrement imminent vers Kinshasa
- poursuite de l’enquête
- ouverture d’un procès en flagrance au tribunal de grande instance.
Comment peut-on tuer son ami pour une question d’argent ? Comment arrive-t-on à un tel niveau de déshumanisation ?
Gloire et Honneur à cette Grande Dame, dénommée Mamou (ou Mamu)qui a rendu l’arrestation du présumé coupable possible (selon les dires du frère de la victime).
A la famille, nous déconseillerons fortement de :
• accuser publiquement une personnalité de la république sans preuves solides ;
• publier des informations provenant uniquement de rumeurs ou de « sources proches » ;
• transformer l’affaire en affrontement politique.
Si les soupçons sont fondés, une communication imprudente pourrait exposer la famille à des poursuites en diffamation ou permettre de détourner le débat des faits vers des polémiques.
À mon avis, le point le plus important est celui-ci : faire en sorte que cette affaire ne dépende plus uniquement des institutions nationales.
Cela ne signifie pas retirer l’affaire à la justice congolaise — ce qui n’est généralement pas possible — mais créer un environnement dans lequel chaque décision est observée par des avocats, des ONG, des diplomates et, si nécessaire, des mécanismes internationaux de protection des droits humains. Plus les regards extérieurs sont nombreux et crédibles, plus il devient difficile d’écarter discrètement des pistes d’enquête. Les avocats de la famille savent exactement à quoi je fais allusion.
Courage !