Bakata Katanga: Et si « Kabila » et John Numbi étaient les « tireurs de ficelles »?

Brandissant des portraits de leur « gourou » Gédéon Kyungu Muntanga dit « Nkambo » et le « drapeau de la République du Katanga », les maï maï « Bakata Katanga » ont fait à nouveau parler d’eux à Lubumbashi. Et ce à coup de feu. Dans la nuit de vendredi 25 et samedi 26 septembre, ils ont fait irruption dans la ville. Leur objectif était manifestement de s’emparer de la RTNC (radio-télévision nationale) et du siège du gouvernement provincial. Bilan provisoire: 16 miliciens et 3 éléments de la force publique tués. Qui tire les ficelles? Poser la question, c’est y répondre. L’évasion spectaculaire de « Gédéon » de la prison dite de « haute sécurité » de la Kasapa un certain 7 septembre 2011 et sa « reddition », tout aussi exceptionnelle, le 11 octobre 2016 – en présence de l’ex-gouverneur du H-Katanga Jean-Claude Musonda Kazembe et de Kalev Mutond, alors numéro un de l’Agence nationale de renseignements – tiennent lieu d’indices. Selon des sources lushoises, la ferme de John Numbi aurait servi de « planque » avant l’incursion sous examen.

Le 28 mars dernier, après une nouvelle incursion de ses miliciens au chef-lieu du Haut Katanga,  « Gédéon » s’était volatilisé de la villa que « quelqu’un » louait pour lui dans le très chic Quartier Golf à Lubumbashi.

Lors d’une réunion du conseil des ministres qu’il avait présidée, début avril, Felix Tshisekedi Tshilombo, avait ordonné la « traque » de l’ex-chef milicien et évadé de la prison de Kasapa. Les poursuivants de celui-ci tardent à rendre compte de leur mission. « L’enquête est toujours en cours », selon la formule consacrée. Sabotage? Connivence?

Ministre provincial de l’Intérieur, Fulbert Kunda

Six mois après, les Bakata Kanta ont fait une « nouvelle promenade » sanglante dans l’ex-capitale du cuivre. « Ils voulaient hisser le drapeau de la République du Katanga à la place Moïse Tshombe, occuper la radio-télévision nationale et le siège du gouvernement provincial » indiquent des sources concordantes.

Lubumbashi est la deuxième ville du pays. Il apparait que la direction provinciale de l’Agence nationale de renseignements (ANR) n’a rien vu venir. Les renseignements généraux de la police et l’ex-Demiap (renseignements militaires), mêmement. La complicité parait certaine avec les « tireurs de ficelles ».

« KABILA » ET JOHN NUMBI AUX MANETTES

On a du mal à imaginer que deux à trois cents individus puissent accomplir, la nuit tombée, plusieurs kilomètres à pieds sans attirer la moindre attention des services en charge de la sécurité publique. Tout ceci s’est passé dans la soirée de vendredi 25.

Correspondante de Radio France International à Lubumbashi, la journaliste Denise Maheho n’a pas manqué de surprendre les auditeurs ayant suivi son « billet » au cours du journal parlé de samedi 26 à 12h30 TU. Elle a prétendu, avec une pointe de mauvaise foi, que les Bakata Katanga étaient « visiblement sans armes à feu ». Ce qui était parfaitement faux. La journaliste n’est pas revenue pour « corriger » cette contre-vérité. Décidément, il y a quelque chose de pourri dans « la province de Joseph Kabila », dixit Felix Kabange Numbi. Même les journalistes ne sont pas à l’abri.

Dans une communication faite samedi, le ministre provincial de l’Intérieur, Fulbert Kunda, a fixé l’opinion tant sur le modus operandi, le nombre de victimes que les motivations des « assaillants ». Il ne fait plus l’ombre d’un doute qu’il s’agit de miliciens « maï maï Mira » (Mouvement indépendantiste des révolutionnaires africains) de « Gédéon ». Selon lui, il y avait de deux groupes. Le premier était composé de deux cent individus munis d’armes à feu, de machettes et flèches. Le second, une centaine d’individus. On y dénombrait des femmes et des enfants. Bilan provisoire: 19 tués. A savoir; 16 miliciens et 3 membres de la force publique.

Selon le ministre Kunda, les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les miliciens. Ceux-ci auraient riposté à coup de balles. C’est la déflagration.

De gauche à droite: « Gédéon », « Joseph Kabila » et John Numbi Banza

Question: Qui manipule « Gédéon » Kyungu Mutanga et ses miliciens? Des observateurs avaient, samedi soir, les yeux braqués sur le duo « Joseph Kabila »-John Numbi Banza. Selon eux, les deux hommes « seraient aux manettes ». « Gédéon » est utilisé comme du « poil à gratter » pour « distraire » le président Felix Tshisekedi des véritables attentes de la population. Le même manège se déroule dans les deux Kivu et en Ituri avec des bandes armées nationales et étrangères.

FORCES D’AUTO-DEFÉNSE POPULAIRE

On semble oublier que « Kabila », Numbi et Gédéon sont de « vieilles connaissances ». Ils ont participé, en mars 1999, à la création, par LD Kabila, des « FAP » (Forces d’auto-défense populaire). Il s’agissait d’une milice chargée d’empêcher la prise de Lubumbashi par le mouvement rebelle pro-rwandais du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie). Et ce après la rupture de la « coopération militaire » avec l’Ouganda et le Rwanda fin juillet 1998.

En juillet 1999, Mzee Kabila signe l’accord de cessez-le-feu de Lusaka avec les différentes rébellions. Aussitôt après, les FAP sont livrées à eux-mêmes. Les armes et munitions reçues jadis leur ont permis de travailler « à leur propre compte ». La suite est connue avec l’axe infernal Pweto-Mitwaba-Malemba Nkulu. De 2002 à 2006, « Gédéon » et ses miliciens vont commettre des atrocités innommables.

En 2006, l’homme se rendit aux forces onusiennes au Congo au Katanga. Contre toute attente, il est logé avec épouse et enfants au messe des officiers à Lubumbashi. Ce beau monde sera nourri, au quotidien, par le gouverneur du Katanga d’alors, Urbain Kisula Ngoy.

Suite aux pressions de la communauté internationale et des activistes de la société civile, Gédéon est jugé par le tribunal militaire de garnison à Likasi. Le 5 mars 2009, il est condamné à la peine capitale et embastillé à la Kasapa. Le 7 septembre 2011, l’ex-chef milicien s’évade avec 963 prisonniers. Tout se passe en plein jour.

VIVEMENT DES PERMUTATIONS

La « reddition » de « Gédéon » en présence de Kalev Mutond, alors administrateur général de l’ANR.

Un coup de théâtre se produit en décembre 2013. Dans un rapport adressé à la présidence du Conseil de sécurité  sur les bandes armées opérant au Congo-Kinshasa, des experts onusiens font état de « soupçons graves » qui pèsent sur l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Jean-Claude Masangu, et le général John Numbi. Le premier serait le « financier » des Bakata Katanga. Le second, le fournisseur des armes et munitions. Aucune enquête n’a été menée pour faire éclater la vérité. Ces « révélations » ont été obtenues à l’issue d’interrogatoires de miliciens appréhendés en novembre 2013.

Début décembre 2014, le général Jean-Claude Kifwa créa un petit événement en invitant le fugitif Gédéon « à se rendre et à déposer les armes » pour bénéficier de la loi d’amnistie. Avait-il reçu le « feu vert » de « Kabila »? Il semble bien que oui. Il s’agissait sans doute d’un ballon d’essai pour jauger la capacité d’indignation de la population.

A la surprise générale, l’ex-chef milicien fait reddition le 11 octobre 2016. L’homme arborait à cette occasion un pull assorti du portrait de « Joseph Kabila » et un slogan: « Kabila shikata ». Dans le comité d’accueil, on notait la présence de Jean-Claude Musonda Kazembe et de Kalev Mutond, respectivement gouverneur du Haut-Katanga et patron de l’ANR d’alors. Point n’est besoin de faire un dessin pour constater que l’ex-président « Kabila » était le véritable « maître de cérémonie ». Ce qui s’est passé dans la nuit de vendredi à samedi à Lubumbashi est une tentative de « mouvement insurrectionnel ».

Selon des sources, les maï maï s’étaient « planqués » dans la ferme du général John Numbi avant de mener leur incursion. Cette information sera confirmée ou infirmée lors de l’audition des miliciens appréhendés. Jusqu’à quand va-t-on laisser l’ancien chef de l’Etat se comporter impunément en « tireur de ficelles » de Bakata Katanga et autres bandes armées qui déstabilisent le pays?

 

Baudouin Amba Wetshi

13 thoughts on “Bakata Katanga: Et si « Kabila » et John Numbi étaient les « tireurs de ficelles »?

  1. Il y a vraiment quelque chose de pourri de le Katanga yetu, comment peut on comprendre qu’une bande de va nu pieds, en haillons puisse déferler dans la ville sans être inquiétée ? Les soupçons portés sur Kabila et John Numbi comme commanditaires de cette nébuleuse milice sont justifiés pour plusieurs raisons évoquées par BAW, mais ce qui inquiète le plus, c’est l’implication des services de sécurité dont la mission est de traquer ces voyous qui sèment la mort et pour qui la vie n’a aucune espèce d’importance. Si le gouvernement central ne prend pas ses responsabilités, cette région va finir par basculer dans une violence incontrôlable. Les congolais savent maintenant à quel point la capacité ne nuisance de l’homme venu d’ailleurs reste intacte, il faut donc tout faire pour le mettre lui et sa bande hors d’état de nuire.

    1. Ndeko l’oeil du cyclone
      Vous ecrivez « Si le gouvernement central ne prend pas ses responsabilités,,,, » Aviez vous perdu de vue qu’il y a eu un deal? Et les relations entre les deux partenaires ne sont-elles pas « au beau fixe », d’apres la declaration de Tshilombo a Brazzaville? Alors, que voulez vous dire par « prendre ses responsabilites », faisant ainsi allusion au gouvernement central?

  2. Il n’est un secret pour personne tout ce que BAW, a expliqué ci-dessus est archi vrai, nous vivons dans une république des inconscients comme l’avait constaté l’ancien sénateur et éditeur du journal en ligne Mutinga , il n’ y a que les Katangais ,Lubakat qui étonnent par leur prise de position sur leurs cousins germains Lubakasai, les étrangers peuvent usurper facilement la nationalité Rdcongolais à travers les tribus du Katanga sans problèmes, mais celui avec qui on partage le même ancêtre commun est une persona non grata , on voit un libanais qui ne pipe aucun mot de la langue locale être gratifié des titres mirobolants député national, député provincial et même ministre provincial des mines ,si c’était un Kasaïen , Dieu seul sait ! Aujourd’hui les Kasaiens qui ont fui Mbujimayi suite à la maltraitance de l’ancien gouverneur Ngoy Kasaï, qui faisait payer la taxe même aux vendeuses de sachets de Mayi ya pio, ne sont pas engagés à la GCM, ou SNCC, ils ont créé leur propre Mining , des Motards , des débrouillards de divers articles , à côté d’eux nous voyons les étrangers somaliens , les Masai, Tanzaniens qui vivent en toute quiétude. déjà l’éminent docteur Kabange Numbi avait prédit cette attaque en des termes très voilés cherchant les prétextes auprès de leurs bouc- émissaires légendaires qui sont les baluba du Kasaï, on parle plus des postes de travail à la GCM, e Effectivement la complicité est généralisée au Katanga, tenez lors de la rentrée parlementaire le caucus des députés haut – katangais ont sacrifié leur présence à l’hémicycle pour défendre une histoire invraisemblable sur une attaque hypothétique d’un commando au nombre de 83 equipé des armes à laser , à la ferme de John Numbi. ça se dit que cette indépendance du Katanga c’est pour mettre au pouvoir JKK, sur un programme de morcellement et Balkanisation de la RDC, avec complicité comme toujours des intellectuels congolais compradores, autre élément non négligeable c’est la brouille entre Kabila et son allié de circonstance Félix Tshilombo dans leur deal contre nature, Bakata Katanga peuvent être utilisés par Kabila comme moyen de pression, pour faire fléchir Félix Tshilombo un peu.
    Nous implorons le DIEU, de notre nation de confondre tous les traîtres , et pilleurs ainsi que les tribalistes de notre pays qui veulent vendre ce pays aux Rwandais et massacrer les innocents , afin qu’ils dégagent ainsi soit-il.

    1. Arrétez de vous victimiser à tout moment. Vous deferlez chez autrui, comportez-vous bien. La pauvreté n’est pas une excuse pour les crimes, le desordre et la malhonnêteté. Arrêtez avec ce cousinage basé sur des mythes. D’autres peuples plus germains ne se disent pas baluba. Ils sont fiers d’être bahemba, basongye, basanga, bin-kanyok. Qui êtes-vous?
      Les congolais doivent du respect à ceux que vous appellez Lubakat. Sans eux vous n’auriez pas de pays dans sa forme actuelle.

  3. Plus des 300 miliciens avaient quitte la brousse pour envahir la ville de Bunia. En retournant chez eux, le gouvernement local leur avait donne a manger, a boire et le transport. Laurent Desire Kabila avait forme les bakata katanga pour repousser les rwandais du rcd goma, l’idee n’etait pas mauvaise non plus. Kanambe s’est servi des bakata katanga de son ami Gedeon, Felix a forme ses miliciens a limete en plein kin pour tuer les kinois. les enquettes sont muettes! Lamuka devrait resusciter la rebellion muleliste dans le kwilu, Bemba devrait faire appel a ses soldats, Kamerhe aux fpr etc… personne n’est a blamer ni a condamner puisque les enquetes n’aboutissent jamais et il n’y a pas de pouvoir jusqu’en 2023. Ambiance dans la jungle Congo.

  4. # [Nono 26 SEPTEMBRE 2020 À 21 H 10 MIN
    # La milice séparatiste et démagogue ‘Bakata Katanga’ a encore frappé : elle vient de faire une incursion armée hissant le drapeau de l’ancienne République du Katanga en plein Lubumbashi au su et au vu des forces loyalistes et de la population impuissantes. Bilan de 2 policiers et 1 soldat tués on est passé à 16 miliciens et toujours 3 forces de l’ordre tués, plusieurs blessés, 13 capturés, 7 armes récupérées, plusieurs flèches et machettes… La situation est pour le moment sous contrôle, chantent les autorités mais où etaient-elles avant, où est Gedeon le chef des Bakata Karanga jadis embastille et aujourd’hui dans la nature avec la complicité du pouvoir de ‘JK’ notamment le sinistre général Numbi ???
    Les autorités centrales n’ont elles pas assez compris que le Katanga est devenu un repaire de bandits qui veulent en découdre avec l’État central avec la complicité de caciques kabilistes locaux qu’il faut en urgence et en priorité neutraliser ?
    # Sinon personnellement […] »]
    # « Si « Kabila » et John Numbi étaient les « tireurs de ficelles »?”  » L’affirmative est plutôt la réponse la plus réaliste à cette question si question il y’a vraiment. Pour une fois il est indubitable qu’il y’a plus que ‘sabotage et connivence’ pour que la ‘traque’ de l’ex-chef milicien évadé de la prison de Kasapa ordonnée début avril par Tshisekedi soit restée sans suite. Ces deux sinistres personnages commanditaires et leurs complices exécutants sur place sont les principaux obstacles à tout règlement au Katanga. Ni les renseignements civils comme militaires ni les forces d’ordre loyalistes n’ont pu rien voir ni rien faire d’abord en raison de leur complicité.
    # En passant une petite question à notre ami ‘L’Oeil du cyclone’ : vous concluez votre commentaire par « Les congolais savent maintenant à quel point la capacité ne nuisance de l’homme venu d’ailleurs reste intacte, il faut donc tout faire pour le mettre lui et sa bande hors d’état de nuire. » C’est une conclusion que nombreux nous partageons mais avez vous une idée plus précise sur ce qu’il y’a à faire et comment pour mettre ‘l’homme venu d’ailleurs’ hors d’état de nuire. Une question pour qu’il n’y ait aucune equivoque entre nous notamment d’ailleurs sur votre constat d’un ‘JK’ dont la capacité de nuisance reste intacte après 20 mois de mandat de son successeur..
    En vérité donc que ce soit dans le cas des forfaits au Katanga que ce soit sur toutes les questions qui posent aujourd’hui
    problème dans le pays, il est demandé à là nouvelle administration Tshisekedi de s’activer autrement pour prendre la maîtrise de sa gestion du pays : contrer d’abord l’obstacle d’un partenaire nuisible qui n’en veut et n’en peut que son retour au pouvoir pour le pouvoir…

  5. Dans un pays normal, les événements qui se sont déroulés à Lubumbashi nécessitent une enquête pour déterminer les responsabilités. Il y a eu mort d’homme. Où est passé le procureur de la République? On sent pas la République des Juges. Pourquoi notre justice est sévère contre les criminels économiques et molle contre ceux qui commettent des crimes humains.
    Chose grave, juste après ces incidents malheureux, le Président de la République, Commandant Suprême des FARDC et de la PNC, le Père de la Nation, le Garant de la Nation, s’en va en villégiature en Belgique. Pas pour une mission officielle, mais privée. La famille est en deuil, le papa s’en va en vacances.
    Toloba, toloba te.

    1. @kolomabele,
      Une enquête oui, mais qui peut diligenter celle-ci? Est-ce du côté d’alias Kabila qu’il faille attendre cela ou du côté des partisans de l’Etat de droit bidon ? Ce pays-là n’a vraiment pas de chance .

  6. Cher compatriote « Oueil du Cyclone »,
    Permettez-nous de vous citer: ….. » Mais ce qui inquiète le plus, c’est l’implication des services de sécurité dont la mission est de traquer ces voyous qui sèment la mort et pour qui la vie n’a aucune espèce d’importance. Si le gouvernement central ne prend pas ses responsabilités, cette région va finir par basculer dans une violence incontrôlable. Les congolais savent maintenant à quel point la capacité ne nuisance de l’homme venu d’ailleurs reste intacte, il faut donc tout faire pour le mettre lui et sa bande hors d’état de nuire… »
    A part de negociations interminables depuis 2 ans de la Coalition FCC-CACH avec l’imposteur de Kinagakati pour se partager de postes afin de permettre a leurs cireurs de bottes de continuer a sucer le Tresor, que fait FATSHI, pretendu-« Commandant Supreme » des FARDC-PNC-ANR..pour repondre a votre pertinente question…?
    Donc, lui qui s’arroge le droit de diriger les Conseils de ministres hebdomadaires (au lieu du PM) et nous rapporte – pinces sans rire – chaque semaine qui passe que la situation securitaire a travers la RDC est calme. Notons qu’a present FATSHI est en train de s’amuser a Bruxelles alors qu’on l’attendait en provinces dont Kivu-Goma…

  7. Cher BAW,
    La question en manchette n’en est pas une. Heureusement que vous le dites vous-meme, poser la question c’est deja y repondre. Avec cette incursion de Bakata Katanga a Lubumbashi, nous assistons a la deliquescence de l’Etat Congolais. Ce qui est arrive a Lubumbashi etait previsible; surtout au lendemain du discours du sieur Kabange Numbi dans lequel il rappelait a ses auditeurs que l’espace katangais appartenait a Joseph Kabila Kabange et que les non katangais qui y vivent ont tout interet a ne pas dire du mal du gouverneur et surtout pas du mal de Joseph Kabila Kabange!
    Nous devrions avoir dans notre arsenal juridique une loi qui permet d’arreter et de fusiller sans autre forme de proces tout celui qui debite des propos qui portent atteinte a l’unite nationale! Nous devrions avoir une loi qui promet un sejour prolonge a Kasapa ou a Makala aux separatistes de tout bord. Nous ne sommes tout de meme plus en 1960!
    Revenons a l’incursion de Bata Katanga a Lubumbashi. Tout le monde sait que tant que John Numbi sera en liberte au Katanga, Lubumbashi ne connaitra pas la paix. Tout le monde sait malgre son passe macabre, Gedeon Kyungu Mutanga est choye et protege a Lubumbashi par ceux-la meme qui devraientt le traquer, l’arreter et le remettre aux mains des autorites du gouvernement centrral. Les Bakata Katanga beneficient de beaucoup de complicites a Lubumbashi. Pourquoi menage-t-Gedeon Kyungu? Je parie que cette incursion de Bakata katanga n’est pas la la derniere! On nous a rappelle a satiete ces derniers temps les paroles prophetiques du General Donatien Mahele: si les services de securite n’arrivent pas a debarasser le territoite de criminels, ce que les criminels sont dans les services de securite! Il est impensable que les Bakata Katanga aient pu traverser la ville de Lubumbashi pour arriver la ou ils sont arrives sans que les services de securite les interceptent avant qu’il y ait mort d’hommes. Que fait donc l’ANR du Haut-Katanga? Tous les Redocs du Katanga meritent d’etre retrogrades et mutes ailleurs.
    John Numbi et Gedeon Kyungu sont des de hommes de main de l’homme venu d’ailleurs. Ce sont ses executeurs de basses oeuvres. Comme l’homme venu d’ailleurs ne pardonnera pas a Fatshi de s’etre emancipe, il encouragera ses se hommes de main a semer l’insecurite partout ou ils le peuvent pour empecher Fatshi de gouverner! Le FCC n’avait-il promis a Fatshi qu’il allait rendre le pays ingouvernable par la voix de Shadary?
    L’annee passee un diplomate ami de la RDC avait conseille a Fatshi d’expedier L »homme Venu D’ailleurs le plus loin possible, faute de quoi Fatshi n’arriverait pas appliquer sa vision. Cet ami de la RDC aurait meme conseille a Fatshi d’envoyer L’homme Venu d’Ailleurs ambassadeur plenipotentiare au paradis! Fatshi n’a pas suivi ce conseil, et voila ou nous en sommes!
    Nous avons tous suivis, incredules, l’entree des rebelles de CODECO a Bunia et leur depart de cette ville a bord d’un camion de l’armee apres avoir obtenu tout qu’ils voulaient! Lorsque le gouvernement central se met a negocier avec les rebelles et que ce sont ces derniers qui dictent les termes de la negociation, L’Etat est en voie de disparition. Lorsqu’un pays ne peut resister militairement a une attaque de l’exterieur, il ne peut pas honnetement pretendre avoir des forces armees!
    Et que font les citoyens entre temps? Ils s’injurient copieusement sur les reseaux sociaux, s’accusent mutuellement de tribalisme, passent leur temps a supputer les chances de Kabila de revenir au pouvoir en 2023, quand ils n’essaient pas de prouver au monde entier qu’ils connaissent l’histoire de l’Afghanistan mieux que les afghans eux-memes! Kiadi!

  8. Bien…on ne peut que constater que pour l’instant, le commandant suprême des armées mange des frites à Bruxelles.
    Peut-on accuser un président de la république de non assistance à peuple en danger ?

  9. Chers compatriotes, mefiez vous de l’udps et de ses membres. Ils critiquent Kanambe le jour, mais mangent avec lui le soir. Alors qu’ils sont des bons amis, toutes les fautes incombent a kanambe et non a Felix. Ceux qui ont une longue memoire se rendront compte que Etienne Tshisekedi, le papa de l’autre, faisait la meme chose avec Sesskul. Avec ces mensonges il croient faire de la politique. Bandoki ya Honore Mvula basili te. Tozali na bango, Bokeba!!!

  10. # Les deux renseignements essentiels à tirer de cette inacceptable incursion des Bakata Katanga et sur lesquels il faut agir en priorité et en urgences sont d’un côté que l’incursion n’a été possible qu’avec le concours de diverses complicités locales et de l’autre que l’autorité centrale ne semble pas avoir pris suffisamment la mesure du danger national que représente aujourd’hui le Katanga.
    # Le premier nous révèle des graves failles dans la prévention et la riposte à tous les niveaux, dans l’armée, la police, les services des renseignements mais aussi des autorités politiques et administratives du Katanga plus consentantes qu’impuissantes. Une fois de plus, parce que ce n’est pas la première fois.
    Le second nous dévoile qu’à Kinshasa les autorités politiques et militaires mais aussi de tous les services sécuritaires ou autrement la coalition au pouvoir, ont failli à leur devoir de protection des Citoyens, de leurs biens et du territoire en mettant en branle tous les moyens de l’État pour s’attaquer à ce qui n’est rien d’autre qu’une rébellion, une guérilla interne. On devine derrière les différentes magouilles d’un des partenaires de la fameuse coalition qui veut s’imposer sur l’autre là où les uns et les autres devraient taire leurs profits personnels et corporatistes pour défendre l’intérêt national, renforcer l’autorité de lÉtat sur toute l’étendue du territoire national.
    # Que faire aujourd’hui ?S’attaquer aux deux points cités ci-haut de manière énergique et déterminée. On nous signale une réunion de sécurité en urgence à Kinshasa présidée par le PM en l’absence du Chef de l’État. Le chef du gouvernement a ‘condamné les actes et instruit les services compétents à renforcer la sécurité des biens et des personnes de manière à prévenir la répétition de tels actes mais aussi insisté que toutes les responsabilités soient établies et que la Justice soit appliquée sans faille à l’égard des auteurs, et complices’. Mais encore ? Les commanditaires ne sont-ils pas connus, qu’organise-t-on contre eux ? Tout n’est pas à dire ici mais est-il qu’une partie de la solution se trouve là. Les bonnes résolutions du PM sont un emplatre qui forcement ne suffira pas. L’État doit se défendre autrement contre les rébellions en son sein en les neutralisant d’où qu’elles viennent. Notre Président Tshisekedi va-t-il enfin emprunter cette voie énergique ?

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