CENI: Vive polémique autour de l’entérinement de Denis Kadima

Depuis samedi 16 octobre, la polémique fait rage au sein du microcosme politique congolais. Au centre de la controverse, la désignation, par la plénière de l’Assemblée nationale, de douze membres – sur quinze – du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante avec à leur tête Denis Kadima Kazadi. Qu’est ce qui fait courir les professionnels de la politique au Congo-Kinshasa? Est-ce le service à rendre à la collectivité? Est-ce le droit d’accéder aux ressources et privilèges? A Kinshasa, des commentateurs tentent de répondre à ces deux questions.

Denis Kadima. Ceux qui ont visionné l’entretien de Denis Kadima au média « Top Congo » – il y a un an – n’ont pas manqué de constater que l’homme n’a pas « usurpé » sa réputation d’expert reconnu, au niveau international, en matière électorale. Les huit confessions religieuses chargées de sélectionner les candidatures l’avaient d’ailleurs constaté au vu du CV et lors des interviews des impétrants. Dans ce « face à face » avec la radio précitée, Kadima n’a pas manqué de renvoyer l’image d’un homme équilibré. Humble. Il est le directeur exécutif de l’E.I.S.A (Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique) dont le siège social se trouve à Johannesburg (Afrique du Sud). Cette structure possède des bureaux régionaux dans dix pays africains. « Tout nouveau cycle électoral commence à la fin de l’ancien« , a-t-il déclaré en liminaire. En clair, dès le lendemain de la proclamation des résultats des élections organisées le 30 décembre 2018, le Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devait se remettre au travail pour préparer les consultations politiques de 2023. « Les pouvoirs publics auraient pu lancer le recensement de la population permettant à la Ceni d’en extraire la liste électorale« , a-t-il souligné. Kadima est apparu conscient du fait que le peuple congolais « veut un processus électoral meilleur que ce que nous avons eu dans le passé (…) dans le respect des standards internationaux« . Il est apparu également conscient du fait que ses origines autant que sa « proximité« , vraie ou supposée, avec l’actuel chef de l’Etat, provoquent un levé de boucliers. « On ne doit pas me juger sur des choses sur lesquelles je n’ai aucun contrôle« , a-t-il fait remarquer avec une pointe d’amertume. ? 

Martin Fayulu Madidi, leader de l’ECIDé et membre du présidium de « Lamuka »

Martin Fayulu Madidi. Leader de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) et membre du Présidium de la plateforme « Lamuka » – du moins ce qui en reste -, Martin Fayulu a animé un point de presse le mardi 19 octobre. Pour lui, la désignation de Kadima à la présidence de la Ceni n’est ni plus ni moins que de la « provocation« . En réponse, il a lancé un appel aux forces politiques et sociales acquises au changement en vue de constituer un « Bloc patriotique« . Mission: contrer la « dictature fatshiste« . Sera-t-il entendu? Certains commentateurs ironisaient, jeudi 21 octobre, que Martin Fayulu vient de dire adieu tant à la « vérité des urnes » qu’à son « Plan de sortie de crise« . Au lendemain du rejet de son recours devant la Cour constitutionnelle, le 18 janvier 2019, Fayulu s’est engagé dans la lutte pour faire triompher « la vérité des urnes« . Depuis cette date, ses amis et partisans ne le désignent plus que par deux mots: « Président élu« . Selon l’église catholique, « Martin » aurait obtenu 62% à la présidentielle. Au mois d’avril 2019, Fayulu changea de fusil d’épaule en proposant un « Plan de sortie de crise« . Le dit « plan » prévoit une transition d’une durée de 18 mois. La coalition Cach-Fcc devait continuer à diriger le pays. La coalition « Lamuka », elle, allait se charger de la direction d’un « Haut conseil national des réformes institutionnelles« . Adieu donc ces deux combats. Bonjour « Bloc patriotique« !

Moïse Katumbi Chapwe, président de l’EPR

Moïse Katumbi Chapwe. Mercredi 20 octobre, c’est la ruée sur les réseaux sociaux. Les internautes se sont arrachée la lettre adressée au président Felix Tshisekedi par Moïse Katumbi Chapwe, président du parti « Ensemble pour la République » (EPR). Datée du même jour, cette  correspondance s’articule sur trois pages. Les lecteurs se sont précités sur le dernier feuillet espérant y trouver « la phrase qui tue« . A savoir que l’EPR quitte l’Union sacrée de la nation (USN). Rien! Hormis, « (…) vous me donnez aujourd’hui l’occasion de vous demander de rejeter purement et simplement la liste entérinée par l’Assemblée nationale. Cautionner les irrégularités qui ont émaillé le processus d’entérinement des membres de la CENI conduira inévitablement le pays vers un nouveau cycle de désordre« . L’inénarrable Noël Tshiani Mwadiamvita a été le premier à « dégainer » en dénonçant le fait que la lettre destinée au premier magistrat du pays se retrouve le même jour sur les réseaux sociaux. De même, la copie partagée porte le cachet du service courrier de la Présidence de la République. Jeudi 21, des commentateurs se sont dits surpris de voir Katumbi conclure sa missive de « manière aussi molle« . « Moïse Katumbi est obnubilé par la fonction présidentielle« , résume un commentateur. Depuis la création de l’USN, l’ancien gouverneur du Katanga s’est toujours plaint, à travers ses communicants, de l’absence d’une charte régissant ce regroupement. L’autre plainte tourne autour de l’absence de réunion de concertation. Des observateurs furent surpris par l’agitation constatée au sein du « clan katumbiste » au lendemain du lancement de « l’idée » de Tshiani de faire verrouiller certaines fonctions névralgiques. Et pourtant cette initiative n’avait même franchi pas la porte du bureau d’études de l’Assemblée nationale. Grand fut également l’étonnement de l’opinion congolaise de voir de très respectueux chefs traditionnels du « Grand Katanga » descendre dans l’arène dans une déclaration contre le « projet Tshiani« . De nombreux commentateurs pointent des doigts accusateurs en direction des membres de l’équipe des « communicants » du Président de l’EPR. Il est reproché à ces derniers de « manquer la capacité de peser le poids des mots« . A en croire l’édition en ligne de « Jeune Afrique« , Moïse Katumbi préparerait le « divorce » avec l’Union sacrée. « Katumbi doit s’assumer. Il doit rester ou partir« , répètent des commentateurs sur la multitude des médias distribués sur You Tube. Jeudi 21, on a vu « Moïse » haranguer la foule dans la commune lushoise de Kenya. L’orateur avait les traits plutôt tirés. Affaire à suivre.           

Le président Felix Tshisekedi Tshilombo

Assemblée nationale. Selon une dépêche de l’Agence presse associée (APA) datée du 21 octobre, le député national Célestin Musao dénonce l’entérinement de douze animateurs de la CENI sur les quinze. Ancien rapporteur de la chambre basse du Parlement, Célestin Musao demande au chef de l’Etat de prendre ses « responsabilités historiques » en refusant d’accepter cet entérinement. Et d’ajouter: « Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous revoici devant le cas de figure du rejet autrefois de l’entérinement de Ronsard Malonda. Nos regards restent donc rivés vers la Présidence  d’où nous attendons impatiemment l’arbitrage juste, contrairement au spectacle hideux livré par le bureau de notre chambre basse« . L’Agence congolaise de presse (ACP) prend le contrepied de l’APA. La très officielle ACP rapporte le même jour que le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Samuel Mbemba, a reçu, mardi, en l’absence de Christophe Mboso empêché, les « félicitations » des délégués de quinze « mouvements citoyens » dont Filimbi et Lucha, pour l’entérinement des animateurs de la CENI. Gauthier Kasongo était le porte-parole du groupe.

Que faire? Depuis l’accession du Congo-belge à l’indépendance à ce jour, le personnel politique zaïro-congolais ne court que derrière la satisfaction des intérêts particuliers. Au lendemain du discours du président Mobutu, du 24 avril 1990, annonçant le retour au pluralisme politique, d’aucuns avaient exigé la conduite des affaires publiques par une « nouvelle génération politique » arguant que la « vieille génération » a failli. Que sont devenus les prétendus réformateurs de ladite nouvelle génération? « Jeunes » et « vieux » ont prouvé que l’accès aux ressources d’Etat reste le véritable motivation qui fait courir tous les professionnels de la politique. Tout le reste n’est que de l’enfumage.

Revenons à ce qui s’appelle désormais « l’affaire Denis Kadima ». L’épineuse question reste: le Président de la République va-t-il investir l’équipe du Bureau de la Ceni en dépit ce charivari ambiant? Certains répondent par l’affirmative arguant que « Fatshi » aurait en horreur les menaces et les bravades. Bretteur, il n’a jamais eu peur de croiser le fer. D’autres espèrent que le premier magistrat du pays prendra le temps de consulter les forces politiques et sociales les plus significatives – dans une sorte de dernier tour de table – avant de trancher le « nœud gordien« .

B.A.W.

19 Commentaires on “CENI: Vive polémique autour de l’entérinement de Denis Kadima

  1. @ Courageux et bel exercice, cher BAW, sauf à prendre acte à l’avance de vos nouvelles sympathies, de votre nouvelle ligne éditoriale où vous n’hésitez pas à grossir le trait sur certains portraits et sauf à avoir omis dans votre bestiaire un profil de Félix Tshisekedi à coté des autres, PR fût-il, il y avait sa place. Heureusement vous concluez par un tableau d’où vous n’écartez personne, j’espère : «  »Jeunes » et « vieux » ont prouvé que l’accès aux ressources d’Etat reste la véritable motivation qui fait courir tous les professionnels de la politique ».Thisekedi avec Kadima à son service, Katumbi, Fayulu et autres sont ainsi tous là à la course au pouvoir pour le pouvoir, ils cherchent à le conserver ou à le conquérir pour les avoirs et les privilèges qu’il leur apporte.
    @ Pourquoi croyez-vous en effet que la première préoccupation de Tshisekedi a été de s’assurer la propriété de toutes les institutions qui comptent pour son maintien au pouvoir, la Cour Constitutionnelle, la Banque centrale, la Commission électorale, le Gouvernement et le Parlement ? Y trônent aujourd’hui des fidèles frères ou sœurs de son village ou des dévoués qui lui doivent tout. Vous avez bien dit, « tout le reste n’est qu’enfumage », à commencer ici par la fameuse « affaire Kadima » d’abord de la part de ceux qui nous l’ont amené, vous ne semblez pas l’avoir compris. Aplus…

  2. Cher Monsieur BAW,
    Reconnaissons tout de même que malgré sa réputation d’expert reconnu (comme vous le soulignez), la désignation de Kadima s’est faite dans une situation où ça cafouillait, un désordre innommable. Même le Cardinal Ambomgo a dénoncé un achat des consciences moyennant 100.000$, pour voter Kadima. Qu’en dites-vous?
    J’ai honte pour ma nation. On voit Mme Denise Nyakeru marcher sur tapis rouge même sans son compagnon, ou faisant des discours derrière le pupitre de la présidence; ce pupitre officiel fait partie de l’institution présidence de la République et ne peut en aucun cas être utilisé par sa compagne.
    OYO MBOKA YA NDENGE NINI!

    1. LA FONCTION « CONSTITUTIONNELLE » DE LA FEMME DE FELIX?
      De plus en plus le Congo recule .. la femme du président n´a pas de fonction « constitutionnelle » au Congo.. Elle n´est pas une « vice-présidente » et n´a jamais été votée par les congolais.
      UDPS VIVA! Vous faites reculer la notion de l´État au Congo

  3. La lettre de Soriano alias Katumbi alias Tshapwe est une fumisterie, ce citoyen du monde aux multiples nationalités s’est cru autorisé à donner des injonctions à l’assemblée nationale et au Président. Heureusement que le Pr Tshisekedi ne répondra pas à ce torchon écrit par son porte plume et porte valises un certain Kamitatu dont on connaît le style et le narratif. Quand à Fayulu, c’est tout simplement pathétique, le chômage détruit les méninges, il faut qu’il se convertisse si non, il risque de se retrouver au CNPP de triste réputation. Felix va signer l’ordonnance, au Congo un sujet chasse l’autre, ceux qui sont entrain de baver aujourd’hui contre Kadima trouveront un autre os à rogner et puis ainsi va la politique au Congo. La Cenco s’est discreditée en enfourchant avec délectation le cheval du tribalisme galopant, c’est scandaleux. Mais rien d’étonnant, la gratuité de l’enseignement de base, vache à lait des cathos à fait des dégâts, c’est pourquoi Ambongo et son homme lige Nshole pètent les plombs. De toute façon, ils vont s’y faire même si nous ne savons pas ce qu’ils cachent sous leurs soutanes opaques. Allez, messieurs les curés retournez à votre mission et chaque brebis et agneau sera bien gardé.

    1. LE TRIBALISME?
      Dans chaque institution étatique, on retrouve toujours un orginaire du Kasai depuis que Felix est au pouvoir !
      Kadima qui a le back up de Mbata.. tous deux orginaires du Kasai ne fait que démontrer cette accusation de « tribalisme ».
      TRIBALISME, LE CAS UDPS
      Du vivant de Tshitshi, jamais un orginaire du Kasai n´a assumé les fonctions de sécretaire général..et même dans son cabinet, Tshitshi faisait un effort pour appliquer la « géopolitique ».
      Depuis sa mort, l´UDPS est visiblement un parti politique du Kasai.
      Le président Kabund qui est aussi vice-président du Parlement national, y compris son SG..c´est du Kasai.. made in Kasai.
      Elombe@devrait compter le nombre des orginaires du Kasai dans les institutions financières (Banque centrale, ministére des finances) dans les institutions législatives (vice président du Senat ou vice-président de l´AN) et surtout dans les institutions judiciaires.. pour se poser des bonnes questions sur le tribalisme de la CENCO.
      Vous allez faire la campagne électorale dans quelle langue et comment allez-vous expliquer aux 350 tribus du Congo cette imposition des orginaires du Kasai.. partout et dans tout ?

  4. Nous allons polémiquer à l’infini mais nous savons tous qu’en dernier ressort c’est celui qui fait office de président de la république dans cette république à démocratiser du Congo qui décidera. C’est à lui de promulguer ou pas ce choix. Je n’y reviendrai plus, j’ai l’impression que l’on devient un jeu aux mains de ces nombreux politiques inconscients du sommet à la base.

  5. BRETTEUR?
    Si le président Félix est « bretteur », c´est plus de 300 tribus qui composent la RDC qu´il risque de se battre avec.
    Ce que l´actuel président des congolais donne l´image d´un « président tribal » qui place systèmatiquement les orginaires de sa province natale á la tête des toutes les institutions.
    Imposer quelqu´un de sa tribu, un de plus.. et un de « trop » risque de plonger le reste de son mandat dans des crises qu´il sera incapable de gèrer.
    « LES CHOSES SUR LESQUELLES IL N´A AUCUN CONTRÔLE »
    Le candidat Kadima quelque soit son expertise viole le principe « naturel » de la « géopolitique » congolaise où toutes les tribus doivent se partager la gestion de l´État.
    Ce que mr Kadima fait pencher la balance une fois de trop.. en faveur du Kasai.
    Dans et á la tête des toutes les institutions (financière, économique, législative ou judiciaire), c´est la même tribu et la même province qui semble s´imposer.
    Si mr Kadima n´a aucun pouvoir sur les « choses sur lesquelles il n´a aucun contrôle ».. au nom de la « géopolitique », il ne peut en toute logique s´effacer en faveur d´un congolais… d´une autre province et d´une autre tribu.
    LES ACCUSATIONS À LA BASE D´UNE ABSENCE DE CONSENSUS
    Il y a un autre.. orginaire du Kasai.. le parlementaire Mbata qui préside une commission au Parlement et ne devait en principe pas être á la tête de la commission paritaire parlementaire qui travaille sur la CENI.. Une fois de plus, absence de la « géopolitique »..et pire la « commission dite paritaire » á majorité Union Sacrée donc pas du tout « paritaire » se prononce en faveur du candidat Kadima qui n´a pas obtenue un « consensus » de la part des confessions réligieuses..
    Comment le président Félix compte se passer de la « jurisprudence » où lui même avait refusé de signer l´ordonance qui devait faire de Malonda le président de la CENI?
    Mr Malonda qui est aussi « expert » n´étant pas orginaire du Kasai avait été ecarté.. kie kie ah, cette « géopolitique »
    KATUMBI
    La correspondance de Katumbi porte les cachets de l´admnistration du président Felix.. Ce qui signifie que la « fuite » sur cette correspondance est le fait des membres de l´admnistration du président du Congo.
    Katumbi n´est pas une exception quand la toute puissante église Catholique qui a trouvée un allié aussi puissant avec l´église Protestante… est á la tête de la fronde anti-Kadima.
    L´éllite du Kasai et l´UDPS souhaitent l´exit de Katumbi de l´Union Sacrée en misant sur une partition de l´organisation politique de ce dernier.
    Pour eux, Katumbi avec ses ressources financière et sa capacité d´organisation est le principal « opposant » de Felix et futur candidat á la présidence.

  6. Au fil du temps la plume de BAW ressemble de plus en plus a celle de l’honorable professeur Emerite Mbata.Est-ce juste une coincidence fortuite?

  7. KADIMA fait polémique, non pour manque d’expértise dans le domaine électoral, mais pour sa familiarité plus qu’avérée avec le futur candidat Tshilomboen 2023. L’imposition du futur « arbitre éléctoral » KADIMA est célébrée avec faste chez les proches de Tshilombo, et cache mal l’intention de nuire dans le chef de ce dernier. SI Kadima était un homme sérieux, d’une morale irréprochable, il se serait lui-même désisté. A sa place en tout cas, je ne m’accrocherais jamais à faire l’arbitre dans une élection conflictuelle où une partie des antagonistes doutent de mon indépendance.

  8. J’ai toujours été surpris par mes compatriotes et surtout les plus lettrés d’entre eux. Quand on connait comme naissent les dictatures en Afrique et comment elles fonctionnent, s’étonner que Félix Tshisekedi installe aujourd’hui sa dictature à lui relève tout simplement de notre misère intellectuelle sur le plan stratégique. Je l’avais déjà écrit dans un article : Le successeur de Joseph Kabila sera un dictateur. Je ne lisais pas dans une boule de cristal. Ma conviction était l’aboutissement logique du manque de réflexion sur la gouvernance du pays. Car, depuis l’indépendance, rien n’a été entrepris pour barrer la route à une poignée d’individus homogène sur le plan ethnico-régional dans leur élan irrésistible vers la prise en otage des instruments de souveraineté de tout un peuple. Juste pour assouvir leur soir de pouvoir, de gloire et d’enrichissement sans cause. Pauvre peuple congolais aux élites sans boussole en matière de gouvernance. Il ne faut surtout pas croire que cela aurait été différent s’il y avait eu quelqu’un d’autre à la place de Tshisekedi. Les Bemba, Fayulu, Katumbi et autres politichiens d’aujourd’hui ressemblent à ceux d’hier. Ils vouent un culte béat à un système politique qui a pourtant démontré sa dangerosité pour le bonheur du peuple. Tous, ils n’ont que des slogans aussi débiles les uns que les autres. Des stratégies en matière de gouvernance, ils n’en ont pas. Ce qui nous reste dans ce contexte, c’est de savoir à quand la prochaine rébellion et la prochaine période de transition. Pour refaire la même chose.

    1. @Mpangi Mayoyo,
      Vous avez raison. Vous aviez vu juste. L’espoir d’enfermer ce criminel rwandais Kabila dans une poubelle était si allechant qu’on s’est laissés prendre par l’énorme espoir suscité par cette énorme escroquerie intellectuelle appelée Union Sacrée de la Nation. Obnubilés par ce rêve qui chantait le chant des sirènes, on avait simplement oublié la capacité ubwengiste de nos désormais colons rwandais.
      Il faut savoir reconnaitre la défaite. Après la République de Limete, voici donc la République du Kasaï.
      Fatshi beee…Tobebi na biso !

      1. Jo Bongos@
        Est-il question du « royaume » du Kasai où toutes les institutions doivent être sous les ordres des « princes » orginaires du Kasai?

  9. Comment peut on traiter des choses serieuses avec des mecs qui sont incapables de respecter les textes? Seuls monseigneur Utembi et son adjoint de l’eglise protestante sont abilites a communiquer avec Mboso, mais Mboso qui a recu les directives de Tshilombo a accepte de recevoir le groupe des binzambizambi qui ne represente rien dans ce pays. Quelle honte! Aujourd’hui L’udps insulte Katumbi en oubliant qu’hier son argent avait finance leur conclave et meme fait soigner Etienne Tshisekedi. les preuves sont la chers talibans. Quelle ingratitude!
    C’est afreux d’entendre les talibans insulter l’Eglise catholique qui a defendu et lutter avec l’udps pendant des longues annees. la malediction est entrain de les poursuivre. l’udps est trop petite pour engager une lutte contre les prelats. A propos du tribalisme, je dis qu’heureusement que nous avons encore beaucoup des baluba raisonnables qui ne sont pas des udpsiens et qui ne le seront JAMAIS. Si les talibans qui nous amenent le tribalisme croient que toutes les autres tribus de la rdc vont les laisser faire, ils se trompent et risquent d’etre poursuivis comme des rats dans les rues de kinshasa car la provocation a des limites et les gens ne sont pas dupes. Felix qui a echoue lamentablement sur tous les plans croit que son forcing, ses mensonges et ses fausses promesses vont faire bouger les lignes, il se trompe, helas. Aujourd’hui les congolais preferent n’importe qui, sauf Tshilombo. Bamekaka mozindo na mosapi te. Voila ce qui arrive quand on passe du chomage a la presidence avec la tricherie en poche. Le president ELU Martin Fayulu vient de demontrer que l’Ecide et le nouvel elan sont les proprietaires de Kinshasa. Quelles lunettes les gens veulent porter pour le savoir? Nos freres de l’udps qui sont fiers d’entendre Mende insulter les catholiques ne sont que des aveugles qui ne connaissent pas cet homme. Demain ils vont l’insulter quand il va les trahir. Oyo azali na matoyi ya koyokaaaaa, ayokaaaaaa. Oyo azali na motema ya kondimaaaa, andimaaaaa. Pas de deuxieme mandat aux amateurs.

    1. @Raz,
      Ndeko, la culture du respect des textes n’ est pas congolaise, encore moins talibane, C’est la loi de la jungle.

  10. La nomination des juges de la Cour Constitutionnelle, la création de l’USN, l’entérinement par le Parlement du bureau la CENI et son investiture par Félix, tout s’est fait sans le moindre respect des textes légaux. Nous sommes sous le régime de l’UDPS qui nous a chanté pendant près de 40 ans l’Etat de droit. Voilà un premier indice de la dictature.
    Voici un second indice d’un pouvoir autocratique.
    Félix a instauré au Congo un régime ultra tribalo-ethnico-régionaliste. La Cour Constitutionnelle, la CENI, la Banque Centrale, les Services de Sécurité, l’Armée, le gouvernement( 25% des membres) sont dirigés par les proches de Félix. Ils sont membres de son entourage familial ou amical.
    Des tueries quasi quotidiennes dans l’Est, les victimes d’accidents(naufrages d’embarcations, crashs d’avions, déraillements des trains, accidents des véhicules),Félix et son régime gardent un silence assourdissant. Aucun mot de consolation pour les proches de victimes. Dans un système dictatorial, les hommes au pouvoir se gavent. Le peuple trime.
    Dans une dictature, la loi est foulée au pied. Le dictateur est la loi faite chair. Un dictateur gouverne avec les siens. Il se moque de la vie humaine. Il est indifférent à la misère du peuple.
    Nous sommes des congolais zaïrois. Nous connaissons très bien entre nous. Pourquoi Félix et les siens ont tenu à Kadima? A part celui-ci, il n’existe plus un seul congolais qui à la même expertise? Les élections de 2018 ont été chaotiques aux yeux du monde entier, sauf pour Kadima et …
    Les violations répétées de la loi par les dirigeants, le tribalisme, la mauvaise gouvernance..ne sont pas vilains chez nous. Personne, ou presque, n’est choqué. Si c’était le cas, Félix aurait eu du mal à terminer son mandat. Il n’ en envisagerait même pas un second. Son étant désastreux.

    1. KADIMA
      L´équipe prête serment devant la cour constitutionnelle.
      L´EQUIPE
      Le président Felix ne semble pas avoir lu la liste du « team Kadima », sinon il allait se rendre compte qu´il manque deux noms sur la liste.
      Comment la cour constitutionnelle peut « assermenter » une équipe qui manque deux personnes?
      Ces juges vont-ils demander au président de signer une seconde ordonance? Kie kie
      Dans ce Congo du « peuple d´abord », même les textes juridiques sont rafistolés,, et les juges au service du Président executent tout.. sans se soucier de la « forme juridique » des ordonances.

  11. VIVE POLÉMIQUE SUR LE CHOIX D’UN PRÉSIDENT DE LA CENI (Commission Électorale Non Indépendante) PRO RWANDA DANS UN PAYS OCCUPÉ PAR LES BANYARWANDA😁 ! Les Citoyens Kongolais Esclaves de la Classe Politique médiocre, corrompue, inconsciente congénitale assistent ébahis, abasourdis, hagards, hébétés à un ème faux affrontement entre le Bloc Kanambe alias Kabila, Fayulu-Lamuka, Muzito wa Gizenga, Moses Soriano alias Moise Katumbi contre celui de Tshilombo-Pétain (Udps Familiale aile Marthe Kisalu)😇! Le KONGO-ZAÏRE baptisé faussement RDC occupée par les Banyarwanda alors qu’elle n’est démocratique que de nom n’a pas résolument de chance. Tous ses POLITICHIENS font partie du SYSTÈME D’OCCUPATION RWANDAISE (Empire Hima Tutsi) et s’y plaisent visiblement 😭… Tous ses tralala et bla bla bla politicards, fofolles ont comme finalité la tenue incorrecte des 4è élections truquées d’avance pièges à cons organisées par les Occupants Banyarwanda qui détiennent l’IMPERIUM (Effectivité du Pouvoir), Einstein ne dit-il pas « La FOLIE, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents »😭… QUELLE DIFFÉRENCE Y A-T-IL ENTRE MALU MALU (2006), NGOY MULUNDA (2011), NANGAA (2018) ET KADIMA (2023)👿! Aucune, alors vraiment aucune. Que celles et ceux qui en doutent encore comme d’habitude attendent qu’il y ait un nouveau contentieux post-électoral en 2023 pour reprocher aux futurs candidats déçus, déboutés par la CENI (Commission Électorale Non Indépendante) pro Rwanda d’avoir accepté l’inacceptable, de ne pas avoir revendiqué jusqu’au bout la Vérité des Urnes, ou enfin faire comme à l’accoutumée des multiples marches pacifiques infructueuses pour crier haro sur la Communauté Internationale qui va adouber avec cynisme et realpoltik le nouveau président protocolaire fraîchement nommé par les Occupants Banyarwanda. BOLEMBAKA TE KI BOMBANDA NA BAPAYA BA BANYARWANDA ?… Le ridicule ne tue plus décidément en RDC occupée par les Tutsi Banyarwanda… BOYOKAKA MPE SONI BA RDCIENS YA TSHILOMBO-PÉTAIN… Vive le Soulèvement Populaire pour chasser tout le SYSTÈME D’OCCUPATION RWANDAISE (Empire Hima Tutsi)✊👊… « Quittez les Institutions d’Occupation Rwandaise » dixit Honoré NGBANDA… Ainsi soit-il… INGETA

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