

Quand les Européens se sont partagés l’Afrique à la suite de la Conférence de Berlin, tenue du 15 novembre 1884 au 26 février 1885, ils ont mis en œuvre l’idéologie du nation-building qui sera poursuivie après les indépendances. L’objectif était de permettre à chaque nouvel Etat de se forger une identité nationale commune au-delà des divisions ethniques, linguistiques ou religieuses.
Les colonisateurs ont même cherché à créer en Afrique un nouveau type d’hommes, le noir détribalisé, entreprise dans laquelle les Belges ont excellé en créant au Congo-Belge la classe des évolués.
Les Européens n’avaient rien inventé de neuf en Afrique. Dans leurs propres pays, l’idéologie du nation-building avait déjà été implémentée, parfois depuis des siècles. Avec quel résultat? Le cas du Royaume-Uni est emblématique à ce sujet.
De 1536 à 1542, le Royaume d’Angleterre a annexé légalement le Pays de Galles sous Henri VIII. Le 1 mai 1707, l’Angleterre (avec le Pays de Galles) s’est étendue à l’Ecosse, formant ainsi le Royaume de Grande-Bretagne. Près d’un siècle plus tard, le 1 janvier 1801, le nouvel Etat a intégré l’Irlande du Nord, créant cette fois-ci le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, plus connu sous le nom de Royaume-Uni.
Les ethnies ne sont pas qu’en Afrique et dans le reste du Tiers-Monde. Le Royaume-Uni est un Etat multiethnique où vivent ensemble les Anglais (84% de la population totale), les Gallois (5%), les Ecossais (8%) et les Irlandais du Nord (3%), chaque ethnie ayant son propre territoire.
Mais derrière le nation-building ou l’identité britannique commune se cachait, pendant des siècles, la domination politique, linguistique, éducative et économique de l’Etat par l’ethnie majoritaire des Anglais, ce qui suscitait de la frustration, des rancœurs et parfois de l’agitation au sein des autres ethnies.
Toute domination est contraire à la cohésion nationale, à la coexistence pacifique entre les ethnies, les nations ou les civilisations, et à la culture de la paix. C’est de l’injustice. Comment les Britanniques ont-ils combattu ce fléau à l’intérieure de leurs frontières?
En 1997, près de deux siècles après le nation-building britannique, deux référendums de dévolution de pouvoir ont été organisés en Ecosse (11 septembre) et au pays de Galles (18 septembre). Cela fut suivi par l’Accord de Vendredi Saint du 10 avril 1998 visant à mettre fin aux troubles vieilles de 30 ans en Irlande du Nord, à travers le partage du pouvoir entre unionistes et nationalistes.
Désormais, les institutions du Royaume-Uni étaient adaptées aux réalités du pays ou à son tissu social à travers le transfert des pouvoirs législatifs et exécutifs de Londres vers les capitales des trois autres ethnies. La paix des cœurs était enfin établi après des siècles de domination anglaise, fléau universel de la gouvernance appelé national-tribalisme ou « bukalenga bwetu ».
Depuis les indépendances, les Congolais et les autres Africains souffrent avant tout de l’injustice appelée national-tribalisme ou « bukalenga bwetu ». Celui-ci est plus ou moins prononcé selon les Etats, et dans un même Etat selon les régimes.
Il appartient aux Congolais et aux autres Africains de bien s’inspirer des Etats multiethniques occidentaux afin de trouver un équilibre entre le tribalisme et le nationalisme, qui inhiberait tout désir de dominer et toute crainte d’être dominé, au lieu de considérer la capture de l’Etat par des membres d’une même ethnie comme une malédiction propre au continent noir.
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Ecrivain & ancien Fonctionnaire International des Nations Unies
Cher Mpangi Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,
Je crois qu’un typo s’est incrusté dans votre texte. Je suis certain que vous vouliez plutôt dire : »De 1536 à 1542, le Royaume d’Angleterre a annexé légalement le Pays de Galles sous Henri VIII. »(Acts of Union). Et non, 1546 à 1542.
Cher Mpangi Jo Bon gosse,
Bien vu. Espérons que tous les lecteurs me liront ainsi. Merci.
Ah oui, Je confirme! Il est vraiment Jo Bon gosse ce JO BONGOS! Il est bon gosse, sauf quand il se met a parler de Tshilombo! La ce Mpangi ya Vincent devient Kima ki nkaka! Ne vous en faites pas cher MBTT! Les erreurs, ca arrive a tout le monde! Nous avons fait les corrections necessaires!
Honorable,
Pendant que nos fonctionnaires sont abandonnés sans salaire, que nos militaires, en première ligne, luttent pour simplement se nourrir, et que nos hôpitaux agonisent faute de moyens, des millions de dollars seraient tranquillement débloqués au profit d’un certain Patrick Ilunga, alias Tshisekedi, via sa société Management du Congo.
Des millions. Pour « l’assainissement » des domaines présidentiels.
Au nom de qui ? Au profit de qui ?
Pendant ce temps, enseignants, médecins, militaires survivent — ou plutôt meurent à petit feu — dans une indifférence devenue insupportable.
Faut-il désormais se taire face à cela ?
Faut-il applaudir pendant que le pays s’enfonce ?
Ou pire : s’indigner serait-il devenu un crime de lèse-majesté envers le Prince ?
Le peuple mérite des réponses.
Pas des silences. Pas des justifications. Des réponses.
Vous qui êtes dans les secrets célestes, expliquez-nous. Que se passe-t-il dans ce pays ? Qu’avons-nous fait pour mériter ça ?
Mpangi Jo Bongos,
Depuis le 24 avril 1990, date du lancement officiel du deuxième processus de démocratisation de notre pays, nous n’avons RIEN fait pour que celui-ci soit géré démocratiquement.
Cet article explique la manière dont les Européens, qui nous ont colonisés, gèrent leurs Etats multiethniques. Faisons-nous de même ou sommes-nous toujours colonisés mentalement pour ne pas comprendre que l’ethnicité et la régionalité sont des comportements politiques normaux ?
Mpangi Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,
Oui, l’ethnicité et la régionalité sont des réalités politiques normales. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’elles deviennent le principe suprême d’accès au pouvoir, de distribution des ressources publiques ou d’impunité. Dans un État démocratique, elles doivent être reconnues sans être absolutisées. L’Europe n’a pas “supprimé” ces appartenances; elle a surtout appris, souvent après des conflits très violents, à les encadrer par des institutions, des droits et des contre-pouvoirs.
Les Européens ont su géré leurs États multiethniques. Avec toutefois une nuance importante. L’Europe a aussi connu des guerres civiles, des nationalismes agressifs, des politiques d’assimilation forcée et des discriminations contre des minorités. Son expérience ne prouve donc pas que la diversité se gère “naturellement”; elle montre plutôt qu’elle se gère difficilement, par des règles stables et par la limitation du pouvoir.
Les exemples européens utiles ne reposent pas sur le tribalisme, mais sur des mécanismes constitutionnels. En Suisse, la Constitution reconnaît quatre langues nationales. En Belgique, l’État est fédéral, structuré en Régions et Communautés, et le gouvernement fédéral doit respecter une parité entre ministres francophones et néerlandophones, sauf le Premier ministre. En France, à l’inverse, la Constitution affirme une République “indivisible” tout en précisant que son organisation est décentralisée et qu’elle assure l’égalité devant la loi sans distinction d’origine. Autrement dit, même en Europe, il n’existe pas un seul modèle: certains pays organisent la pluralité, d’autres insistent d’abord sur la citoyenneté commune.
Le point commun, c’est ailleurs: les appartenances locales, linguistiques ou régionales sont rendues compatibles avec l’État par des garanties. Le Conseil de l’Europe présente la protection des minorités comme liée à la démocratie, et l’OSCE souligne l’importance de la participation effective des minorités à la vie publique, y compris dans l’administration, la justice et les forces de l’ordre. Donc oui, la pluralité identitaire est normale; mais elle devient saine seulement lorsqu’elle est traitée par le droit, la représentation équitable et des institutions impartiales.
Pour le Congo, cela conduit à une distinction décisive. Il ne faut pas demander aux citoyens d’être “sans ethnie” ou “sans région”; il faut empêcher que l’ethnie ou la région devienne la monnaie du pouvoir. Le vrai problème n’est pas l’existence des appartenances, mais leur transformation en système de prédation: recrutement partisan de l’administration, favoritisme, exclusion, clientélisme, personnalisation de l’État. Là, on ne parle plus de diversité politique normale, mais de capture de l’État. Les instruments africains eux-mêmes mettent l’accent sur la démocratie constitutionnelle et condamnent les manipulations du pouvoir, y compris certains changements constitutionnels destinés à verrouiller l’alternance.
Non, ce n’est pas une “colonisation mentale” de reconnaître l’ethnicité et la régionalité comme faits politiques; oui, ce serait une erreur de les nier. Mais ce serait une erreur tout aussi grave de les ériger en principe d’organisation de l’État. Une démocratie mûre ne dit ni “les identités n’existent pas”, ni “chaque identité doit prendre sa part du gâteau”; elle dit: tous les citoyens sont égaux, les diversités sont protégées, et personne ne peut confisquer l’État au nom de son groupe.
En une formule: l’ethnicité et la régionalité sont normales comme appartenances; elles deviennent destructrices quand elles remplacent la citoyenneté, la compétence et la règle de droit.
Est-ce que tofingi baluba ?
Honorable,
Je constate que la legendaire affection que vous avez pour ‘Tshilombo et ses freres de tribu’affecte damngereusement votre jugement! Vous etes pret a croire n’importe quoi pourvu que ca souligne a vos yeux et aux yeux de vos militants l’incompetence de de Tshilombo. Il faut donc remettre les pendules a l’heure!
Nos fonctionnaires ne sont pas abandonnes sous Tshilombo! Ils sont parfois payes en retard, mais ils ne sont pas abandonnes. Puisque vous aimez tenir la comptabilite des faits et gestes de Tshilombo, vous savez certainement qu’ils ont eu plus d’une augmentation de salaires depuis que Fstshi est arrive au pouvoir.
Les militaires eux-memes disent qu’ils n’ont jamais ete aussi bien traites par leur Commandant Supreme. Les ecoles pour enfants de troupes, les hopitaux de camps militaires sont construits ou refectionnes dans tous les camps militaires du pays. Ceux qui sont au front recoivent leur primes regulierement, et en Dollars! Nous avons tous des membres de famille dans l’armee! Ce que vous avancez sur la situation de militaires n’est pas correct!
C’est depuis l’arrivee de Fatshi au pouvoir que des esprits chagrins essaient d’impliquer sa famille dans les magouilles qui se passent au pays! Il ne faut pas oublier que Christian Tshisekedi etait deja un homme d’affaires avant que son frere devienne president! A ce que je sache, aucun de freres de Fatshi n’etait au chomage quand Fatshi est devenu president! Avant d’affirmer quoi que ce soit sur cette famille, veuillez verifier et re-verifier vos sources!
C’est la premiere fois que j’apprends que Fatshi a ‘des domaines presidentiels!’ Je ne sais pas ou se trouvent ces domaines presidentiels. Je ne peux donc pas emettre une quelcoque opinion sur leur gestion!
La situation des enseignants, de medecins, et de fonctionnaires est difficile, j’en conviens. La guerre, la vraie, coute cher Mpangi a munu! Et en temps de guerre tout le monde est appele a faire des sacrifices! Je parle de la vraie guerre, celle qui se passe a l’Est de notre pays, pas de celle que vous menez contre ‘Tshilombo et les siens!’ Tous les Congolais savent que les drones de combat les Sukhoi coutent cher. Quand on donne priorite a la defense et a la securite, cela se fait forcement ressentir sur le vecu quotidien!
Non, je ne vous demande pas de vous taire! Je vous demande simplement d’etre juste dans vos analyses et dans vos critiques. Une critique qui ne releve que les imperfections d’une oeuvre et enfouit dans l’oubli tout ce qui a de positif dans cette oeuvre n’est une pas critique! C’est une tentative de destruction mechante. Et quand une telle critique ne s’accompagne meme pas de proposition d’amelioration de l’oeuvre, elle est simpliment du sabotage! Parler a longueur de publications de l’incompetence de Tshilombo sans rien faire pour le rendre competent, c’est tout-a-fait inutile!
S’indigner c’est bon! Ca vous permet de vous defouler, mais cela ne resoud absolumnet aucun probleme! Vous pouvez vous indigner sans commettre un crime de lese-majeste envers le prince!
‘Le peuple merite des reponses’. Cest exact! Mais si vous continuez a regarder tout ce qui se fait avec un regard tribalo-tribaliste et tribalisant, vous n’entendrez meme pas les reponses que Tshilombo donne au peuple!
Je ne suis pas dans les secrets celestes, mais je connais des gens qui le sont! Je me sers de ces gens pour faire parvenir mes communications a qui de droit!
‘Que se passe-t-il dans ce pays?’ Le pays est en guerre, et il se bat comme il peut pour mettre fin a la guerre et ramener la paiX!
‘Qu’avons nous fait pour meriter ca?’ Nous avons ete trop complaisants avec la defense et la securite de notre territoire! Pour preuve, nous n’avons jamais prepare la guerre! Et pourtant nous avons tous appris de Romains ‘si vis pacem, para bellum! »Si tu veux la paix, prepares la guerre!’
Voila!
Honorable Binsonji,
Je vous rappelle que je rapporte un fait avéré, actuellement sous enquête judiciaire par l’État congolais. Pourtant, au lieu d’y répondre avec sérieux ou de me rencontrer, vous préférez détourner le débat en évoquant « Tshilombo et les siens ». Soyons clairs : qui a parlé de Tshilombo ici ?
Vous l’avez vous-même reconnu : nous avons tous un proche — militaire au front, fonctionnaire ou autre. Et vous comme moi savons parfaitement dans quelle misère vivent nos frères et sœurs. Parlons-en franchement : nos soldats engagés au front survivent dans des conditions indignes, avec un manque criant d’équipements et de moyens. Cela, vous le savez.
Alors, permettez-moi de vous poser des questions simples : n’avez-vous pas entendu parler des millions bloqués à l’aéroport ? Ignorez-vous réellement qui se cache derrière Congo Management et qui gère les domaines présidentiels ?
Honorable, défendre Tshilombo en permanence, à tout prix et sans discernement, ne relève pas de la loyauté, mais de l’aveuglement. Et cet aveuglement ne rend aucun service au Président de la République — bien au contraire.
Honorable JO BONGOS,
Honnetement, je ne sais pas de quel ‘fait avere’ vous parlez! Puisque vous parlez ‘d’un fait avere actuellement sous enquete judiciaire par l’Etat congolais’ pourquoi ne pas attendre que l’Etat congolais nous edifie tous sur cet ‘fait avere’? Je vpous reponds toujours avec serieux, mais je ne peux vous rencontrer sur des sujets dont je n’ai aucune idee! Je n’aime pas jouer au nionsologue! Quand je ne sais rien sur un sujet, je prefere me taire!
‘Vous preferez detourner le debat en evoquant ‘Tshilombo et les siens’ Il y’a donc debat? Debat sur quoi, vingt dieux?
J’ai parle de ‘Tshilombo et les siens’? C’est la formule du president-fecondateur. Pour vous je devrais plutot parler de ‘Tshilombo et ses freres de tribu’. Ca c’est votre formule; c’est votre version de ‘Tshilombo et les siens’. Ca tout le monde le sait!
‘…nos soldats engages au front survivent dans des conditions indignes avec un manque criant de moyens.’ Je ne sais pas d’ou vous tenez cela, mais les soldats avc lesuels je me suis entretenu ne m’ont jamais laisses entendre qu’ils vivent dans des conditions indignes, avec un manque criant d’equipements et de moyens. Permettez-moi de vous rappeler ici dans que dans certaines contrees abandonnees sans acrochages par nos offciers vendus a l’ennemi, on avait trouve des armes, des munitions et des rations!
J’ain entendu qu’on avait saisi un millions de Dollars en especes a l’aeroport de Ndjili sur instruction du ministre de la justice! Tout ce que je sais a ce sujet est qu’on a soupconne une affaire de blanchiment d’argent! Je ne peux donc pas vous en dire plus! Je ne sais pas si Fatshi s’est construit ses Kingakati et ses Kashamata qui necessitent une gestion specialisee! Je ne sais pas de quels ‘domaines presidentiels’ vous parlez!
Je defends Fatshi, mais pas en permance, a tout prix, et sans discernement! Je ne vais tout de meme pas me mettre a chanter Tshilombo-Petain ou Fathsi-bidon pour plaire a je ne sais quel dieu de la medisance! A travers Fatshi, je defends mon pays, au cas ou vous l’aurez pas encore compris!
A mon tour de vous poser une question: en ce moment precis ou Kagame refuse de sortir de notre pays et promet de revenir une fois que les democrates reviendront au pouvoir aux USA, pensez-vous que nous devrions parler de l’argent saisi a l’aeroport et de la gestion des ‘palais presidentiels’ de Fatshi?
Honorable Binsohji,
Pour répondre à votre questions : en ce moment précis ou Kagame refuse de sortir de notre pays et promet de revenir une fois que les démocrates reviendront au pouvoir aux USA, pensez-vous que nous devrions parler de l’argent saisi a l’aéroport et de la gestion des ‘palais présidentiels’ de Fatshi?
Je n’ai qu’une réponse : yo nani oboya Kagame ?