
L’Ouzbékistan, autrefois au cœur de l’ancienne Route de la Soie, est situé en Asie centrale. Le pays est réputé pour ses monuments architecturaux anciens et sa culture authentique, façonnée au fil des siècles. Jusqu’à récemment, l’Ouzbékistan était fermé au monde, ce qui le rendait peu connu. Cependant, en 2017, l’Ouzbékistan s’est ouvert au commerce international et aux visiteurs étrangers. Cet article vise à présenter l’Ouzbékistan aux habitants de la RDC.
L’Ouzbékistan a obtenu son indépendance de l’ancienne Union soviétique en 1991. Avec plus de 37 millions d’habitants, l’Ouzbékistan est l’un des deux pays à double enclavement au monde. En d’autres termes, l’Ouzbékistan est entouré de pays enclavés. L’Ouzbékistan est composé de 12 régions, de la République du Karakalpakstan et de la ville de Tachkent.
Tachkent est la capitale de l’Ouzbékistan, et elle est connue pour ses bâtiments modernes, ses beaux parcs et son architecture soviétique unique. C’est la ville la plus peuplée d’Asie centrale. Parmi les attractions les plus visitées de la ville, citons la tour de télévision de Tachkent, qui était autrefois la troisième plus haute tour du monde ; le bazar Chorsu, un bazar ouzbek traditionnel qui vous ramène aux siècles précédents ; et le Magic City Park, connu comme le Disneyland de l’Ouzbékistan. Le métro de Tachkent est également une destination de choix pour les voyageurs. Le métro de Tachkent n’est pas seulement un métro, c’est aussi un musée. Chaque station de métro a été soigneusement conçue pour représenter l’architecture unique de l’Ouzbékistan.
Samarcande, la deuxième ville d’Ouzbékistan, est connue comme la plus ancienne ville d’Asie centrale. Bien que la ville soit considérée comme plus ancienne, le 2750e anniversaire de Samarkand a été célébré en 2007. Samarcande était la capitale de l’empire timouride. L’empire timouride a été fondé par le héros national de l’Ouzbékistan, l’émir Timour, en 1370. C’était l’un des plus grands empires de l’histoire ; comme le décrivent les historiens, « il faut six mois pour voyager de l’est à l’ouest de l’empire timouride ». Pendant son règne, l’émir Timour fit venir les architectes et les artistes les plus talentueux dans la ville de Samarkand et leur ordonna de construire de magnifiques structures. Aujourd’hui, après plusieurs siècles, ces monuments sont toujours debout dans la ville de Samarkand, émerveillant ceux qui y passent du temps.
Boukhara est une autre ville dont l’histoire remonte à plus de 2000 ans. Comme d’autres villes d’Ouzbékistan telles que Samarkand, Tachkent et Kokand, Boukhara a également joué un rôle important sur la route de la soie. Boukhara était la capitale de l’émirat de Boukhara et constitue une destination idéale pour les passionnés d’histoire. Les visiteurs peuvent explorer le château de l’émir et plusieurs monuments architecturaux. Parmi ces monuments, il y a le Minorai Kalon. Selon les textes historiques, Gengis Khan a été très impressionné par la taille de la tour et n’a pas permis à ses soldats de tenter de la détruire.
L’Ouzbékistan abrite également différents types d’artisanat. La ville de Kokand, dans la vallée de Ferghana, est connue comme la capitale de l’artisanat et accueille des festivals internationaux d’artisanat. Kokand et les villes voisines abritent des artisans qui préservent leur style ancestral depuis des siècles. Les familles de Margilan produisent des Adras, des tissus de soie, depuis plusieurs siècles, tandis que les familles de Rishtan créent de magnifiques céramiques bleues. C’est une destination idéale pour ceux qui s’intéressent à l’art artisanal.
Alors que notre monde devient de plus en plus interconnecté grâce à la mondialisation, l’importance de la compréhension mutuelle et des échanges culturels ne cesse de croître. En apprenant à mieux connaître l’histoire, les traditions et le potentiel de l’autre, l’Ouzbékistan et la République démocratique du Congo peuvent favoriser des relations significatives qui ouvrent la voie à des opportunités culturelles, éducatives et économiques. De telles relations enrichissent non seulement notre compréhension du monde, mais ouvrent également la voie à la coopération et à la prospérité partagée entre nos deux nations.
Adkhamjon Janobiddinov