Cyprien Wetchi: « Un grave conflit foncier oppose la population locale aux Tutsi Congolais à Minembwe »

Dans une dépêche datée du 11 septembre, l’Agence congolaise de presse (ACP) fait état de la détérioration de la situation sécuritaire dans les haut-plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu. Citant des chefs coutumiers, l’ACP signalent que des « éléments armées » ont fait sept blessés et deux tués. C’était dans la nuit du 9 au 10 septembre. Fondateur du média congolais « Les Amis de Wetchi », Cyprien Wetchi Kipimbye a réalisé récemment un reportage sur la situation explosive qui prévaut dans cette partie du pays. L’enjeu tournerait autour d’un « conflit foncier ». « Likambo ya mabele », comme disent les Kinois. Pour ce confrère, seul un « dialogue direct » entre les populations locales et les « Tutsi Congolais » pourrait désamorcer la crise annoncée.  INTERVIEW.

Comment allez-vous?

Je vais très bien.

On vous a vu le 24 janvier dernier à Kinshasa lors de l’investiture de Felix Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’Etat. Est-ce le grand retour au pays?

Non, je suis toujours domicilié à Bruxelles où j’essaie de parachever un travail que j’avais commencé au niveau du monde médiatique belge.

Sans indiscrétion, de quoi s’agit-il?

Il s’agit d’assurer la présence des Belges d’origine subsaharienne à la présentation de journal télévisé au niveau des médias du pays. Nous avons déjà tenté cette expérience, de 2004-2011, à « Télé Bruxelles ». Vous vous souvenez sans doute d’Eric Nyindu qu’y présentait le « JT ». Il y a eu Chouna Lomponda à la présentation de la météo. A l’époque, une tranche horaire était réservée aux émissions produites par « Télé Matonge ». Le constat est là: il n’y a pas un Subsaharien comme présentateur de journal télévisé. C’est mon combat.

Lors de l’investiture de « Fatshi », des observateurs s’attendaient à votre intégration dans l’équipe de la presse présidentielle…

Je n’ai jamais postulé dans ce sens. J’ai toujours travaillé en tant qu’indépendant.

Dans vos reportages réalisés à partir de la capitale, d’aucuns ont perçu une certaine aigreur. Devrait-on parler de déception?

Il n’ y a ni déception ni aigreur. En fait, je m’insurgeai contre ce que je considère comme de la déconsidération. Un manque de respect. A Kinshasa, les journalistes ne sont pas respectés. Ils sont traités comme des « mendiants ». J’ai évolué dans un environnement où les représentants de la presse jouissent des égards.

Pouvez-vous citer un cas précis?

Lors de la proclamation des « résultats provisoires » des élections, je me suis rendu au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). J’y ai été rabroué tel un « malpropre ». C’était le 10 janvier. En fait, notre média n’était pas le bienvenu. Et ce suite à une interview réalisée à Bruxelles avec l’activiste politique « Boketshu 1er ». Celui-ci avait téléphoné à Corneille Nangaa au cours de l’émission. Ce fait a été considéré, à tort, comme une volonté de nuire à l’image du Président de la Ceni. J’ai vécu une mésaventure analogue le 24 janvier. Cette fois, c’est à la Présidence de la République. On m’a fait traîner à l’extérieur durant deux à trois heures avant de me faire savoir que je ne pouvais pas recevoir le badge pour couvrir l’événement. Ce sont des formalités basiques ici. Le président Tshisekedi est attendu en Belgique le 16 septembre. Je me suis rendu à l’ambassade de la RDC afin d’obtenir les accréditations sous forme de badge. « Il n’y a pas de badge pour Fabien Kusuanika de Télé Tshangu et Bobo Koyangba du Micro du Pasteur Bobo », m’a-t-on laissé entendre.

Qui vous a tenu ces propos?

Il semble que des « gens du CACH » ont exigé l’exclusion de ces deux confrères. D’après ces « gens », les deux journalistes seraient hostiles au Président de la République. J’ai exigé que les badges soient attribués à tous les représentants des médias de la diaspora congolaise de Belgique ou à personne. Après notre entretien, je dois me rendre à nouveau à notre représentation diplomatique.

Vous avez réalisé récemment un reportage sur la localité de Minembwe qui se trouve dans la province du Sud Kivu. Que se passe-t-il dans cette portion du territoire national?

Il y a un problème de cohabitation entre les « Tutsi Banyamulenge » qu’on appelle aussi les « Tutsi Congolais » et les populations autochtones.

Vous savez bien qu’il n’a jamais existé au Congo-Kinshasa une communauté tribale ou ethnique dénommée « Banyamulenge »…

Je préfère ne pas rentrer dans ce débat. Je me limite à dire qu’il y a un conflit foncier entre les populations locales composées des Babembe, Bafuliru et Bavira d’une part et les « Tutsi Congolais » d’autre part. Minembwe est situé entre trois territoires: Mwenga, Fizi et Uvira.

Quelle est la pomme de discorde?

Il y a sans doute plusieurs problèmes. Dernièrement, la localité de Minembwe a été élevée au rang de commune. Le problème est que les chefs coutumiers du cru n’ont pas été consultés.

Les pouvoirs publics sont-ils tenus de consulter les chefs traditionnels avant de conférer le statut de commune à un « bourg »?

En principe, oui!

Pourquoi?

Dans notre culture, le dialogue est une exigence. Il faut engager un dialogue avant de promulguer une loi qui aura un impact sur la vie des populations concernées. En tout cas, c’est ce qui se passe ici en Belgique. Les « Tutsi Congolais » déplorent l’absence des symboles de l’Etat à Minembwe. A titre d’exemple, lorsqu’on veut saisir les autorités judiciaires à Minembwe, il faut se rendre soit à Uvira, à Mwenga où à Fizi. L’érection de cette contrée en commune devrait avoir pour effet l’installation sur place de divers services publics dont une prison. Je tiens à signaler qu’une partie de Minembwe se trouve sous la « juridiction » de trois chefs coutumiers. Ceux-ci n’ont pas été consultés.

D’après vous, l’érection de Minembwe en commune tient lieu d’élément déclencheur du conflit…

C’est un conflit foncier comme on dit en lingala « likambo ya mabele ». Le deuxième problème tourne autour de la cohabitation. Les relations sont loin d’être aisées entre les populations locales et les Tutsi. Les autochtones  ont accueillis les Tutsi en 1959 au lendemain de la « révolution sociale » menée au Rwanda par les Hutu. Au lendemain de la chute du régime hutu de Juvénal Habyarimana en juillet 1994, les mêmes populations ont donné hospitalité aux Hutu qui fuyaient le Front patriotique rwandais. Ces Hutu ont fini par devenir les « bourreaux » de leurs bienfaiteurs. Les viols et les tueries ne se comptent plus. Les victimes ne sont autres que les Congolais.

Voulez-vous dire que les Hutu se sont coalisés avec les Tutsi?

Non! Depuis 1994, ce sont les Hutu qui se livrent aux viols que l’on déplore sur le sol congolais. Sur le plan coutumier, la population locale considère qu’elle a été remerciée en « monnaie de singe » par les Rwandais.

Par « Rwandais », mettez-vous Hutu et Tutsi dans le même sac?

Absolument! La population locale reproche aux Tutsi d’avoir agressé notre pays à travers le RCD, le CNDP et le M23. La population locale à Minembwe ne supporte ni les Tutsi Congolais ni les Hutu des FDLR.

Pour faciliter la compréhension de nos lecteurs, êtes-vous en train de dire que les autochtones congolais et les « Tutsi Congolais »se disputent un espace territorial?

Les « Tutsi congolais » exigent d’avoir une commune bien à eux. D’ailleurs, c’est eux qui sont majoritaires à Minembwe. Aussi, veulent-ils diriger cette entité.

Dans votre reportage, on voit Azarias Ruberwa qui a été d’ailleurs reconduit à la tête du ministère de Décentralisation. Quel rôle joue-t-il dans ce contentieux?

Azarias Ruberwa passe pour le leader des « Tutsi congolais » de Minembwe. Ceux-ci y possèdent leurs chefs coutumiers qui demandent leur reconnaissance au niveau du ministère de l’Intérieur. Un frère de Ruberwa fait d’ailleurs partie de ces « chefs ». Le problème est que ces chefs coutumiers n’ont aucune attache avec des territoires bien déterminés. Hors, au Congo-Kinshasa, chaque groupe ethnique est localisé dans un espace territoire donné. Va-t-on attribuer à ces chefs coutumiers des terres appartenant à d’autres communautés tribales ou ethniques?

Selon vous, que doivent faire les pouvoirs publics pour désamorcer cette situation pour le moins explosive?

Les pouvoirs publics devraient entreprendre trois actions: consulter la population tant locale que les « Tutsi congolais »; promouvoir la cohésion nationale et la cohabitation régionale.

Vous savez bien que la cohésion ne se décrète pas. Vous savez bien également que les Congolais, dans leur grande majorité, suspectent les « Tutsi congolais » de manquer de loyauté vis-à-vis de leur pays d’adoption…

C’est vrai que la cohésion ne se décrète pas. Il y a néanmoins un processus à suivre pour promouvoir et consolider l’unité nationale. Ce processus passe par la coexistence avec les pays voisins. C’est le cas notamment du Rwanda.

Que vient faire le Rwanda dans un problème qui se pose sur le sol congolais?

Nous devons promouvoir la cohabitation régionale. Le Congo-Kinshasa est entouré de neuf voisins.

Pourquoi devrait-on parler de « cohabitation régionale » avec le Rwanda alors que le pays compte neuf voisins? Pourquoi ne parle-t-on pas de « cohabitation » avec  l’Angola ou l’Ouganda?

Nous avons des problèmes avec d’autres voisins. Le problème est qu’on n’en parle jamais. C’est le cas par exemple de l’Angola.

A-t-on déjà entendu une communauté tribale d’origine angolaise exiger l’érection d’une commune à confier à leurs chefs coutumiers?

Nous avons des problèmes avec le Soudan du Sud. Les éleveurs Mbororo ont acquis le statut de « réfugié économique ». Ils peuvent, à ce titre, venir faire paître leurs bêtes sur notre territoire.

Etes-vous en train d’insinuer que les Etats n’exercent plus la compétence exclusive dans leur territoire?

Le Congo n’est pas un Etat.

Expliquez-vous…

Du côté de la République Centrafricaine, nous avons le même problème…

Vous avez dit que le Congo n’est pas un Etat. Quels sont vos arguments?

Tous nos comportements nous sont imposés de l’extérieur. Le monde extérieur profite de nos divisions qui nous empêchent de défendre notre patrie. Pire, nous ne disposons pas d’une armée digne de ce nom pour garantir l’intégrité du territoire national. C’est pour toutes ces raisons que certaines communautés étrangères se croient en droit de revendiquer des terres chez nous.

Etes-vous en train de soutenir que les rapports de force – avec les neufs voisins – sont en défaveur du Congo-Kinshasa?

Je voudrais dire que le Congo-Kinshasa existe parce que chaque Congolais défend son pays à sa manière. L’Etat en tant que pouvoir politique est inexistant…

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

13 thoughts on “Cyprien Wetchi: « Un grave conflit foncier oppose la population locale aux Tutsi Congolais à Minembwe »

  1. Interview bizarre, hallucinante, contradictoire dans le chef de l’interviewé or l’intervieweur a été clair et précis,.. Interview truffée des non-dits, des hypocrisies, des faux-fuyants, des confusions, des incohérences graves prononcés pourtant par un vrai Kongolais surnommé sans contestation « Avocat du Diable » de très mauvaise foi ! Il (Cyprien Wetchi) répond ceci sans sourciller « Il y a un problème de cohabitation entre les « Tutsi Banyamulenge » qu’on appelle aussi les « Tutsi Congolais » et les populations autochtones »… Les Tutsi Nilotiques Kongolais, Banyamulenge, Banyarwanda n’ont jamais existé depuis 1885 (Conférence de Berlin) sur le territoire EIC (État Indépendant du Congo), les Nilotiques Kongolais existent par contre selon les Belges qui les ont répertoriés,toutes les preuves se trouvent au Musée de Tervuren… PROBLÈME POLITIQUE OU IDENTITAIRE AU KONGO RDC ? À se demander si certains Kongolais mesurent en 2019 l’ampleur hégémonique que prend l’Occupation étrangère Tutsi Nilotique Rwando-Burundo-Ougandaise sur la Terre Kongo… CONFLIT FONCIER OU AGRESSION EXTÉRIEURE POUR BALKANISER LRS HAUTS PLATEAUX DE MINEMBWE TRÈS RICHES EN MINERAIS RARES ? Un autochtone VRAI KONGOLAIS peut-il se battre avec un ÉTRANGER NOMADE OCCUPANT pour se disputer son propre lopin de Terre ? Nos ancêtres (aïeux) se retournent dans leurs tombes. Le laxisme, la complicité, la légèreté, la mollesse, le collaborationnisme de leurs descendants indignes face à un conflit foncier (Likambo ya Mabele) dépassent tout entendement humain, même les morts en sont indignés… Heureusement les vivants Combattants Résistants Kongolais autochtones d’autodéfense « Arc-en-ciel » baptisés ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo) natifs du coin de la RDC tant querellé qui connaissent la vraie nature diabolico-satanique des Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais se sont mis débouts pour régler par la force des armes « offensives et défensives » ce conflit foncier qui dure depuis 1996 car la classe politique Kongolaise corrompue, médiocre, inconsciente, complice, collaborationniste a échoué lamentablement pour nous (Kongolais) éviter « une cohabitation inique » avec les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais Banyamulenge Banyarwanda qui ont déjà réussi à l’imposer partout ils sont passés (Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Somalie, Soudan, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda)… Ainsi soit-il… Ingeta

    1. CONFLIT FONCIER OU AGRESSION EXTÉRIEURE POUR BALKANISER LES HAUTS PLATEAUX DE MINEMBWE TRÈS RICHES EN MINERAIS RARES ? Un autochtone VRAI KONGOLAIS peut-il se battre contre un ÉTRANGER NOMADE OCCUPANT TUTSI NILOTIQUE pour se disputer son propre lopin de Terre ? Nos ancêtres (aïeux) se retournent dans leurs tombes. Le laxisme, la complicité, la légèreté, la mollesse, le collaborationnisme de leurs descendants indignes face à un conflit foncier (Likambo ya Mabele) dépassent tout entendement humain, même les morts en sont indignés…

  2. @Cyprien Wetchi,
    Soyez cohérent et précis la prochaine fois et surtout documentez vous avant de venir débiter des inepties.
    Quand il s’agit des Tutsi, vous parlez de Tutsi congolais ce qui n’a d’ailleurs aucun sens. Personne ne parle des banianga congolais, des bambala congolais… pourquoi parler des Tutsi congolais ?
    En revanche Quand il s’agit des Hutu, vous dites qu’ils sont responsables des atrocités (pas vos gentils Tutsi congolais). Il est curieux de constater que les Hutu congolais n’existent pas !!!!
    La solution ne consiste pas à dialoguer avec le Rwanda parce que les immigrés rwandais revendiquent des terres congolaises.
    Tous ces immigrés rwandais (Hutu et Tutsi) les Ruberwa and co, doivent être recensés et leur problème de nationalité examiné au cas par cas.
    Les criminels majoritairement Tutsi envoyés par Kagame doivent être arrêtés. L’état doit décider où les installer et tous ceux qui sont rentrés depuis 1994 doivent rentrer au Rwanda. La Tanzanie l’a fait et personne n’a dit un mot.
    Le vrai problème est que la RDC est un non état avec un président de pacotille nommé Tshilombo, faussaire et fraudeur de son état qui a autorisé l’armée rwandaise à aller opérer à Minembwe et qui accepte de confier à un rwandais le curieux ministère de la balkanisation so called ministère de la décentralisation.

  3. J’ai comme l’impression, finalement, que monsieur Cyprien Wetchi alias « Avocat du Diable » ne sait pas ce qu’il veut ni qu’il dit.
    Tout en reconnaissant que « les autochtones ont accueillis les Tutsi en 1959… » Et que ces Congolais autochtones bienfaiteurs sont finalement devenus victimes de leurs bourreaux, par d’innombrables viols et tueries. monsieur fait volte-face et traite nos compatriotes Babembe, Bafuliru et Bavira sur le même pied que ces cafres venus des régions éthiopiennes. M. Cyprien promeut une « cohabitation régionale », un dialogue avec un peuple destructeur, funeste, qui ne jure que par la disparition des populations autochtones.
    Monsieur l' »avocet du diable » doit se taire!

  4. Interview moko ndenge, bizarre, plus pour déranger le lecteur que pour l´éclairer ou l´enrichir. Titre attrayant, mais traitement na ngo, eh pardon ! Était-ce préparé ? Peut-être que je suis fatigué à cause ya butu, faute eza epayi na nga. Nakomeka ko relire l´interview dans la journée.

  5. MBADI MAMA, CYPRIEN AVOCAT YA DIABULU, AMEMI NGAMBO EH! A NOUS DE JUGER SI REELLEMENT CYPRIEN N’EST PLUS AVOCAT DE DIABLE OU S’ IL MERITE L’EPITHETE DE SALMAN RUSHDIE KONGOLAIS POUR SES VERSETS SATANIQUES, SON INTERVIEW DEVENU PEUT-ETRE UN WANTED PAR LES TALIBANS POUR FAIRE DESCENDRE SA TETE A L’AIDE D’UNE EPEE OU SABRE EN OR. S’IL EN EST AINSI, BECAREFUL Mr. CYPRIEN ALIAS RUSHIDIE.
    NO WORRY Mr. CYPRIEN SALMAN RUSHDIE, YOU ARE NOT ALONE THE KONGOLESE SALMAN RUSHDIE, IL Y EN AUSSI D’AUTRES SALMAN RUSHDIE QUI EXISTENT BIEN AVANT: LE GENTIL JO BONGOS, COMBATTANT RESISTANT DE L’OMBRE, MBUTA MAYOYO BITUMBA TIPO TIPO, Dr. BAMBA DI LELO, CRYSO, MUFUNCOL AVEC SES VERSETS SATANIQUES  » LIKAMBO YA MABELE, LIKAMBO YA MAKILA… » ET J’EN PASSE..
    ON DIT QUOI DANS CETTE AFFAIRE DES TUTSI, BANAMILENGE OU BANYAMULENGE, DES HUTU?
    QUANT A MOI, JE DIS TRIPLE INGETA AU COMBATTANT RESISTANT DE L’OMBRE, A JO BONGOS, MUANA MOKOLO LOPANGO
    ALORS, EN PLUS ON DIT QUOI, ON DIT QUE CETTE AFFAIRE D’ETRANGERS ENTRES AU GRAND KONGO FRAUDULEUSEMENT ET D’AUTRES ENTRES COMME TRAVAILLEURS MIGRANTS A L’EPOQUE COLONIALE BELGE FAIT DEBAT. UN FAUT DEBAT POUR LES SANS PAPIERS ET D’AUTRES ILLEGAUX QUI CHERCHENT A SUCCER LES SANG DES VRAIS KONGOLAIS.
    DAVANTAGE, ON DIT QUOI? LE COMPATRIOTE COMBATTANT DE L’OMBRE A BIEN PRECISE QUE DANS CETTE AFFAIRE, POUR COUPER COURT, IL Y A LIEU DE CONSULTER LES ARCHIVES DU MUSEE DE TERVUREN BASE DANS LA BANLIEU DE BRUXELLES NON LOIN DE LA COMMUNE DE WOLUWE. MUSEE QUE JE VISITE SOUVENT TOUTE LA JOURNEE ENTIERE. MUSEE OU SE TROUVE TOUTE L’HISTOIRE DE NOTRE GRAND KONGO. QUANT AU BATIMENT QUI AVAIT ABRITE LA CONFERENCE DE BERLIN EN 1885 NON LOIN DE CHECK POINT CHARLY DANS LA COMMUNE DE KREUZBERG EX SECTEUR AMERICAIN, LA COMMUNE OU J’HABITE. LE BATIMENT EN QUESTION N’EXISTE PLUS, IL A ETE RASE D’OU ON A ERIGE LE MUSEE DE TERROR DES PAISIBLES JUIFS. SI VOUS CHERCHEZ VENIR VISITER LES SITES EN QUESTION NE MANQUEZ D’Y VENIR CAR C’EST TRES INTERESSANT. POUR LES ARCHIVES DE LA CONFERENCE DE BERLIN, SONT DEPOSES DANS D’AUTRES MUSEES, L’ACCES EST GARANTI POUR TOUTES LES PERSONNES.
    AU FINISH, ON DIT QUOI? A L’HEURE ACTUELLE, ON DEMANDE AUX KONGOLAIS DE VOYAGER, CAR EN VOYANGEANT ON APPREND.
    LES VRAIS KONGOLAIS QUE NOUS SOMMES, NOUS DEVRIONS ETRE UNIS, ETRE FIER D’ETRE KONGOLAIS, AVOIR CETTE CONSCIENCE D’AIMER SON PAYS AU DESSUS DE TOUT, ETRE LOYAL, DEFENDRE SON PAYS A TOUTES LES CIRCONSTANCES, CELA EST DE MEME POUR NOUS QUI SOMMES NES DES PARENTS MIXTES NOUS DEVRIONS AIMER ET DEFENDRE NOTRE PAYS D’ORIGINE COMME LES FONT LES AUTRES PEUPLES DE CE MONDE.
    ETRE TRAITRE POUR SON PAYS, C’EST UN PECHE MORTEL, C’EST PUNISSABLE DEVANT NOS ANCESTRES ET LA LOI. DEFENDONS NOTRE PATRIE JUSQU’AU DERNIER GOUTTE DE SANG.
    JE M’ARRETE LA.

  6. # J’ai beau lire l’interview de Wetchi, j’avoue ne pas comprendre le message précis qu’il veut nous livrer tant approximations, contre-vérités et contradictions se succèdent dans ses propos.
    Il suggère « un dialogue entre autochtones et immigrés tutsi pour trouver une solution au conflit » mais qui sont selon la loi ceux qu’il appelle Tutsi Congolais car sans d’abord la légalité qui doit présider à tout règlement, celui -ci est voué à terme à l’échec Quels droits et ensuite quels devoirs sont dévolus aux autochtones et quels autres aux immigrés ? Si n’importe quel voisin s’installe dans notre territoire, s’accapare de ses lopins de terre et des usages coutumiers pour imposer une solution à sa convenance, s’en sont finis la souveraineté et l’Etat de droit dans notre pays, c’est dire un Congo non-Etat.
    # Ailleurs, il y’a cette confusion entre Hutu et Tutsi, dans quelle mesure ces immigrés rwandais sont-ils en effet des citoyens Congolais à part entière et quels droits leur accorder quand tantôt ils exportent leur conflit séculaire dans leur pays chez-nous tantôt font bloc contre les autochtones et l’Etat Congolais ?
    En attendant ce sont des morts, des déplacés et des spoliations des terre chez les autochtones dont on veut sciemment nier les droits et la propriété de leur territoire ancestral.
    # Trop d’approximations, de contre-vérités et de contradictions pour accorder un crédit suffisant aux propos de Wetchi. On n’y comprend rien sauf à y voir un parti-pris flagrant pour Ruberwanda et ses frères qui veulent imposer une citoyenneté Congolaise automatique en raison simplement de leur présence dans notre pays en dehors de tout cadre légal. A se demander d’ailleurs si le fameux reportage n’était pas une commande expresse de Ruberwa, Ministre de la Décentralisation et ici leader des immigrés Tutsi et agent de la balkanisation…
    Un dialogue fructueux ne peut venir des étrangers qui veulent tout de force et des autochtones qui s’inclinent lésés et impuissants à défendre leurs droits, abandonnés par leurs autorités et encore moins entre le Congo et la terre d’origine des étrangers, le Rwanda sauf pour les y retourner.
    Wetchi fait le constat d’un pouvoir politique inexistant au Congo et curieusement lui propose comme seule solution d’accepter le fait accompli d’une invasion étrangère avec le seul objectif d’une cohabitation imposée qui ne respecte aucun cadre légal, autant dire poursuivre dans l’illégalité pour construire un Congo légal; contradictoire ! Il a même oublié en chemin, ses trois solutions déjà bancales : consulter la population, promouvoir la cohésion nationale et la cohabitation régionale. Son exposé est trop illogique pour en tirer un avis qui vaille la peine d’être suivi…

  7. Pour ma part,j’estime que Cyprien Wetshy a confirmé ce que nous ne savions que par les réseaux sociaux,sur la situation à Minembwe, avec plus de précision. Il a été sur le terrain.
    En 1959, les Congolais autochtones accueillent les réfugiés tutsi rwandais ayant fui le génocide chez eux.Après 60 ans,ils s’enracinent et deviennent des congolais. Comme ça! Le Congo étant un pays avec un peuple qui ignore tout du fonctionnement d’une administration.
    En 1994,les hutus rwandais déboulent à Minembwe. Ils massacrent,violent les autochtones. Les réfugiés tutsi rwandais devenus tutsi congolais laissent faire. Sans la moindre solidarité avec leurs compatriotes congolais.Les hutus et tutsis qui sont des ennemis intimes et héréditaires aux Rwanda sont d’accord pour les massacres des congolais.
    Les régimes qui se succèdent à Kinshasa se ressemblent sur ce dossier.Ils affichent une indifférence générale,frisant la complicité avec les envahisseurs rwandais. Dans les régimes de Kabila et de FATSHI,les ressortissants de l’Est ont tenu et tiennent l’essentiel du pouvoir. Kamerhe,Lumbi,Valentin Mubake,Modeste Bahati,Nehemie Mulanya,Bitakwira…sont du Sud-Kivu. Matata Ponyo,Ramazani Shadari,Tambwe Mwamba… du Maniema ,province voisine, personne,alors personne ne fixe l’opinion nationale sur ce qui se passe à Minembwe.
    Personnellement,je n’ai jamais compris le silence assourdissant de l’élite politique et intellectuelle,même religieuse des régions congolaises où sont commis des pires crimes: l’Ituri, le Grand-Kivu , le Grand Katanga et le Grand Kasaï. Les hutus et Tutsis qui ont fuit les guerres au Rwanda et au Brundi se sont réfugiés partout dans les pays voisins aux leurs. Ailleurs, ils n’ont jamais revendiqué des terres pour créer des entités politico-administratives à eux. Les USA ont pris 8 milles réfugiés hutus burundais et là-bas,ils n’ont pas créé leurs communes à eux. La Tanzanie en a naturalisé 165.milles. A condition qu’ils se fondent dans la population. La communauté internationale n’a rien dit rien.
    Neuf mois après l’avènement de FATSHI,Cyprien Wetshy fait un constat amer: l’Etat n’existe pas au Congo. Lui qui avait déclaré à Géneve que FATSHI avait sauvé le Congo,en retirant sa signature. La reconduction de Ruberwa au Ministère de la Centralisation ne lui dit rien?

  8. POLTRON DE WETSHI IL EST PREFERABLE DE VOUS TAIRE QUE DE NOUS DEBITER DES BALIVERNES.
    IL EXISTE UNE ET UNE SEULE SOLUTION RENVOYER CES RWANDAIS HUTUS ET TUTSHIS CHEZ EUX POINT BARRE.
    QUAND L ANGOLA VIRE DES CONGOLAIS CE N EST POINT UN PROBLEME. POURQUOI CELA SERAIT IL UN PROBLEME QUE LA RDC VIRENT TOUS CES INIENZIS?

  9. Le Congo n’est pas un Etat! C’est clair comme de l’eau de roche!
    Dans quel Etat digne de ce nom, des étrangers peuvent faire la loi depuis des années sans un réaction appropriée ? Faites le tour du Congo et vous serez édifiés: Hutu, Tutsi, Mbororo, Centrafricains, Sud- Soudanais , Angolais, j’en passe! Tout ce beau monde évolue comme dans un pays conquis. Et pour couronner tout cela, nos bons amis, les bailleurs de fonds internationaux, viennent avec des projets pour sédentariser tout ce beau monde, sous le silence assourdissant du Gouvernement, du Parlement, de l’ANR, de la DGM.
    Etat, dites-vous! nous sommes occupés à gonfler nos comptes bancaires, et à multiplier les « jeeps » et les mariages(publics ou clandestins)! Suivez mon regard! Quel peuple! Dieu lui-même n’en revient pas!

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