Du mythe de la caverne à celui de la démocratie

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

De nos jours, depuis les années 1990, comme hier au lendemain des indépendances dans les années 1960, la situation qui prévaut en Afrique au chapitre de la démocratie est similaire à celle du mythe de la caverne, cette célèbre allégorie philosophique développée par Platon dans son ouvrage “La République”. Cette œuvre de l’esprit met en scène des prisonniers enchaînés dans une caverne, face à un mur où sont projetées des ombres d’objets et de personnes. Les captifs pensent que les ombres sont la réalité, car ils n’ont jamais vu autre chose. Un jour, l’un d’eux est libéré et découvre le monde extérieur. Il voit les objets et les personnes réelles. Il comprend alors que les ombres n’étaient que des reflets de la réalité. Il retourne à la caverne et éclaire les autres détenus. Mais il rencontre de la résistance. Car, habitués à leur réalité illusoire, ces derniers refusent de changer leur perception.

S’il est un Africain dont le parcours illustre le mieux ce qui est avancé ci-haut, c’est bien Edem Kodjo (1938-2020). Celui-ci fut une grande figure politique et diplomatique africaine. Diplômé de la faculté de droit et de sciences économiques de l’Université de Rennes en France ainsi que de l’Ecole nationale d’administration de Paris au début des années 1960, il a exercé les fonctions de ministre de l’Economie et des finances, puis celles de ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale dans son pays, le Togo, dans les années 1970. Il fut également Premier ministre, à deux reprises, de 1994 à 1996, puis entre 2005 et 2006.

Sur le plan international, Edem Kodjo a assumé les fonctions de gouverneur du Fonds Monétaire International (FMI) de 1967 à 1973, puis celles de gouverneur de la Banque Africaine de Développement (BAD) entre 1973 et 1976. Il a ensuite dirigé le conseil d’administration de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), avec à son actif le transfert du siège de la BCEAO de Paris à Dakar. De tous les postes qu’il a occupés, le plus visible fut sans doute celui de secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), entre 1978 et 1983. Après ce mandat, il a été professeur associé en DESS d’économie de développement et en DEA d’études africaines à l’Université Panthéon-Sorbonne. Avant de tirer sa révérence, cet intellectuel membre de plusieurs sociétés savantes fut nommé ambassadeur itinérant à vie de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont il fut l’un des fondateurs.

Au regard du profil élogieux ci-dessus, on peut affirmer, sans crainte d’être contredit, que l’homme faisait partie de la fine fleur de l’intelligentsia africaine. Cependant, au chapitre de la démocratie, son regard fut d’abord  analogue à celui des prisonniers du mythe de la caverne, prenant des reflets pour la réalité. Car, Edem Kodjo a légué à la postérité la prise de position suivante qui reflète ou conditionne celle de la quasi-totalité des élites intellectuelles et politiques africaines: “Les Africains qui revendiquent un modèle original de la démocratie n’en précisent jamais les contours. Et pour cause, ils ne peuvent le faire. La réalité qu’il convient de méditer est qu’il n’existe pas une démocratie pour les Blancs de l’Occident et une démocratie pour les Nègres d’Afrique”.

L’unique intérêt de la célèbre citation ci-dessus est de souligner l’étendue de la colonisation des cerveaux des élites africaines, y compris celles bardées de diplômes, et son impact négatif sur la créativité en matière d’institutions politiques démocratiques. Car, Edem Kodjo deviendra plus tard ce prisonnier libéré du mythe de la caverne, en faisant un virage à 180°. Déjà en 1986, dans son livre “…Et demain l’Afrique” (Paris, Stock), présentant un bilan sans complaisance de l’état du continent africain, en notant le contraste entre d’un côté son assise historique, ses potentialités économiques et humaines, et de l’autre son ‘intolérable’ absence dans l’évolution du monde, Edem Kodjo a fait remarquer qu’ “étudiant la société africaine traditionnelle dans son organisation, des penseurs tels que Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo et Amadou Hampate Ba, pour ne citer qu’eux, ont montré que chef suprême de communauté, de principauté ou de village, le souverain africain traditionnel est toujours entouré d’assemblées ou de conseils de sages qui le guident dans les décisions et orientent ses actions dans le sens des intérêts  des collectivités qu’il dirige”; ce qui est loin d’être le cas des détenteurs de l’imperium africains actuels qui sont généralement des électrons libres ou des intouchables dont le bon vouloir est au-dessus des lois. Invité d’un JT de TV5Monde/Afrique en 2015, Edem Kodjo a précisé sa pensée face au mimétisme ambiant. Il a exhorté les Africains à “explorer d’autres pistes de démocratie qui seraient opérationnelles”.

Le mythe de la caverne souligne l’importance de la quête de la connaissance et de la vérité. Il montre que la réalité est souvent cachée derrière les apparences et que la compréhension nécessite un effort pour dépasser les limites de nos perceptions, de nos croyances et de nos aliénations. Si le bilan des processus de démocratisation en Afrique reste toujours consternant, c’est parce que dans leur écrasante majorité et contrairement à Edem Kodjo, les élites africaines ne se sont pas encore libérées de la propagande des influenceurs de l’idéologie coloniale dont les ‘kadiocha’ et autres inepties ravalaient systématiquement les cultures africaines au rang de la sauvagerie.

Il n’y a certes pas “une démocratie pour les Blancs de l’Occident et une démocratie pour les Nègres d’Afrique”. Mais la démocratie occidentale n’est pas l’unique horizon de notre temps. Et là où l’imitation servile de cette forme de démocratie mène tout droit à la démocrature, des alternatives sont possibles et imaginables, en ayant à l’esprit le fait que les Etats africains sont marqués par le phénomène identitaire et que la culture politique traditionnelle des populations africaines a toujours privilégié le consensus plutôt que la confrontation inhérente au modèle Westminster de la démocratie. Pour que la démocratie cesse d’être un mythe ou un slogan en Afrique, on doit commencer par contester l’ordre établi qui attribue aux ex-colonisateurs le beau rôle d’innovateurs, et aux Africains celui de suiveurs.

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Ecrivain & ancien Fonctionnaire International des Nations Unies

10 commentaires sur Du mythe de la caverne à celui de la démocratie

  1. Mpangi Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,
    Vous faites bien de rappeler la célèbre allégorie de Platon. À mon avis, elle reste d’une brûlante actualité. Beaucoup d’Africains vivent encore dans une caverne, face à un mur, où se projettent des ombres d’objets — et surtout de personnages — que l’on appelle « présidents de la République ».
    Beaucoup d’Africains rampent encore dans la caverne de Platon, hypnotisés par les ombres grotesques de « présidents » façonnés par des officines mafieuses étrangères.
    Ces marionnettes, analphabètes politiques et charognards économiques, pillent, mentent, écrasent… et trouvent pourtant des larbins prêts à troquer leur dignité contre un os rongé. Comment cela est-il possible.
    Pourquoi admire-t-on encore des dirigeants corrompus ?
    Parfois, une question simple révèle une crise profonde : pourquoi tant d’Africains tolèrent-ils – ou admirent-ils – des dirigeants qui mentent, volent, trahissent et oppriment ?
    Ce n’est pas simplement une question politique : c’est une question morale. Et pour y répondre, il est utile d’évoquer un penseur majeur, Alasdair MacIntyre, décédé en mai 2025, dont l’œuvre éclaire puissamment notre époque.
    Dans After Virtue, MacIntyre affirme que notre monde moderne utilise encore les mots de la morale – “justice”, “honneur”, “intégrité” – mais que ces mots ont perdu leur sens. Quand une société perd ses repères éthiques partagés, elle devient incapable de reconnaître le mal, même s’il est évident.
    C’est exactement ce qui se passe dans de nombreuses sociétés africaines aujourd’hui.
    La colonisation a brisé des traditions morales anciennes, sans offrir d’alternative éthique crédible. Les États postcoloniaux ont copié les formes modernes de gouvernance sans transmettre les vertus qui les soutiennent. Le pouvoir est devenu un but, non un service.
    Pire encore, les dirigeants ne sont plus jugés pour leurs actes, mais pour leur appartenance : tant qu’un chef d’État “protège les nôtres”, sa corruption devient acceptable. La morale devient relative, le cynisme gagne.
    Le résultat ? Un engourdissement moral. Voler, tricher ou mentir n’indigne plus : cela fascine, parfois même inspire. Les citoyens admirent la réussite, même immorale, car la survie a pris le pas sur la justice.
    MacIntyre n’était pas pessimiste : il croyait en une renaissance morale à partir des communautés. Pour l’Afrique, cela signifie retrouver nos ressources éthiques propres, éduquer à la vertu, réapprendre à nommer le mal, même s’il vient “des nôtres”.
    La morale ne reviendra pas d’en haut. Elle renaîtra dans les écoles, les églises, les tribunaux, les médias… partout où des femmes et des hommes oseront dire : non, ce n’est pas acceptable. Car en 2025, applaudir ces criminels, c’est cracher sur la tombe de notre avenir et se faire complice de notre propre asservissement.

  2. LA DEMOCRATIE OCCIDENTALE INSPIRATION DE TOUTE LA PLANETE?
    En l´an 2025, toute la race humanaine, la grande majorité de la race humaine applique cette démocratie occidentale.
    Rien qu´en Afrique, ceux des pays qui appliquent cette démocratie affichent une gouvernance positive et une stabilité économique et sécuritaire fiable par rapport á ceux qui appliquent le concept de la dictature inspiré du communisme.
    La Namibie et le Botswana sont des références dans ce domaine, tandis que les progrès économiques du Rwanda et de l´Ouganda sont instables á long terme quand les dictateurs au pouvoir vont atteindre les limites d´âge.
    La démocratie n´est pas une question de la “colonisation” car l´Ethiopie qui n´a jamais été colonisé applique ce concept avec bonheur.
    Vous citez Edem Kodjo, homme politique au service de la dictature au Togo? L´exemple est très discutable. Edem Kodjo n´a jamais été ministre dans un pays démocratique comme l´Afrique du Sud, le Ghana ou la Namibie. Kodjo au service de la dictature d´Eyadema ne pouvait que citer les traditions africaines qui renforcent les dictatures.

    • Cher Ghost,
      Vous écrivez : « Kodjo au service de la dictature d´Eyadema ne pouvait que citer les traditions africaines qui renforcent les dictatures ». Pouvez-vous citer une seule tradition africaine qui renforcerait les dictatures ou qui serait contraire à la démocratie? Le fait d’être au service de la dictature empêche-t-il à un être humain de réfléchir sur les voies possibles de la bonne gouvernance dans son pays ? Les philosophes des Lumières à l’origine des démocraties occidentales n’évoluaient-ils pas en plein despotisme européen ? Quand vous répondrez honnêtement aux questions ci-dessus, je pense que vous vous rendrez aisément compte que comme tous les Africains colonisés mentalement, Edem Kodjo croyait que partout au monde, y compris en Afrique, la démocratie ne pouvait être que ce qu’elle est en Occident. Il a fini par comprendre, ce que les élites africaines tardent à comprendre dans leur écrasante majorité, que la démocratie est un concept universel qui est adapté et mis en œuvre de différentes manières en fonction des contextes culturels, historiques et politiques spécifiques. Il a compris qu’il n’a pas de modèle unique de démocratie, et que les systèmes démocratiques peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre. Déjà en Occident, les appareils démocratiques sont différents d’un Etat à un autre.

      • “LES” TRADITIONS AFRICAINES?
        Rien qu´en RDC, les “traditions” ne sont pas “uniformes” car GHOST Prince de l´espace Lunda du Kwango n´a pas la même tradition de la gestion sociale/politique que les Ne´Kongo, les Mongo, les Nbgaka ou les Luba.
        Kodjo a mis son savoir acquise dans une vielle démocratie en France, au service de la dictature. Il est exactement comme ces universitaires zairois, membres du Comité Central du MPR qui trouvaient des inventions savantes pour recopier les théories marxistes de l´URSS.
        Oui, la démocratie des USA n´est pas celle du Canada ou du Mexique. La démcoratie “royale” de France n´est pas celle de la Suisse, la Suède ou la Finlande. Mais on retrouve une idée commune: La gestion de l´État se fait par des élus votés en toute transparence par les citoyens.
        Ceux des savants juristes qui avaient justifiés le Coup d´État constitutionnel quand le PR Félix avait changé la “majorité” sans organiser des élections législatives anticipées, ces savants qui ont acceptés une élection de 7 jours avec des machines á voter dans les maisons des candidats ne sont que les avatars de Kodjo.
        Ils ne savent pas que nous sommes nés (en majorité) pendant le MPR et nous nous souvenons des théories qui justifient la mauvaise gouvernance et l´absence de la démocratie au nom des “contextes culturels spécifiques” des tribus congolaises

  3. Cher MBTT,
    La democratie n’est pas un mythe! Il y a des pays ou elle existe, et elle se vit au quotidien, meme en Afrique. La democratie existe, et se vit au Senegal et au Botswana! Si tous les pays africains etaient gouvernes comme le Senegal et le Botswana, on ne parlerait plus de dictature sur notre continent! Si tous les pays africians etaient gouvernes comme le Senegal et le Botswana, le coup d’Etat militaire deviendrait un phenomene rarissime, si pas impensable. Il est vrai que chaque pays a la latitude de vivre sa democratie comme elle l’entend! Il y a regulierement des elections en Tanzanie, mais c’est toujours le Chama Cha Mapinduzi qui est au pouvoir! Mwalimu J Nyerere avait raison. Si les Tanzaniens ne se plaignent pas de leur democratie, de quel droit voudrait-on leur suggerer ou meme leur imposer la democratie a l’Occidentale?
    Sur un autre registre, en parlant de ‘kadiocha’ j’espere que vous ne vouliez pas dire ‘kadiosha’, cet innocent vocable Luba signifiant ‘avant-gout, ou avant-propos’ auquel les haineux anti-tshisekdistes ont donne la connotation sinistre de ‘mensonge’ ou de ‘roublardise!’ Vous n’avez pas besoin de descendre a leur niveau! Si vous prenez fait et cause pour le PICT, vous risquez de perdre toute credibilite! Remarquez que beaucoup de gens qui parlent de ‘kadiosha’ ou de ‘mashi a mu menu’ ne savent meme pas ce que ca veut dire!
    Salut chez vous!

    • Cher MBTT,
      Ne perdez pas votre temps sur cette replique previsible d’un vulgaire parasite sous le manguier de Kabuya a Limete. Lui et semblables renforcent votre These d’abrutissement intellectuel au profit de mediocraties kleptocratiques – se manifestant surtout en RDC

      • Son altesse cretinissime Cretin Pierre de Jacquenry dans ses oeuvres! Il faut vraiment etre le premier ou le denier de cretins pour traiter quelqu’un qui gagne honnetement sa vie de ‘vulgaire parasite’! Peut-etre bien que les mots ont change de sens au royaume de cretins! Cet illustre cretin croit edifier son monde en parlant de ‘manguier de Kabuya a Limete’ alors que tous ceux qui connaissent la geographie de Leo comme Petit Pierre savent qu’il y a aucun manguier en face du siege de l’UDPS! Devrais-je continuer a rappeler a ce cretin que je suis thisekediste sans etre militant de l’UDPS? Pas la peine, n’est-ce pas? Il ne comprendra meme pas la difference, meme si on lui en faisait un dessein! C’est ca le privilege du cretinisme! Coment appelle-t-on encore des congolais qui croient que le Rwanda ne fait pas la guerre a la RDC, et que les RDF et leurs suppletifs du M23 et de l’AFC sont en train de donner une raclee a Tshilombo au Kivu? J’arrete!

  4. Cher Binsonji,
    Si vous comprenez ce qu’Edem Kodjo a compris tardivement, c’est-à-dire, comme vous l’écrivez vous-même, que “chaque pays a la latitude de vivre sa démocratie comme elle l’entend” ou que la démocratie occidentale n’est pas la démocratie tout court, vous ne vivez pas le mythe de la démocratie si ancrée dans les esprits des élites africaines qui s’imaginent, comme Edem Kodjo au départ, qu’on ne peut concevoir et mettre en œuvre d’autres modèles de démocratie.
    Quant au mot kadiocha ou kadiosha signifiant mensonge ou manipulation, il est bien entré dans le discours politique congolais. L’utiliser ne veut nullement dire perdre toute crédibilité. Les influenceurs de l’idéologie coloniale ont produit de nombreux kadiocha qui continuent à impacter négativement la gouvernance africaine.

  5. @Honorable Binsonji,
    Le Rwanda fait la guerre à la RDC :
    Savez-vous que pour répondre à cette agression du Rwanda, plus de 3 milliards de dollars ont été décaissés du Trésor public ?
    Où sont nos FARDC ? Ils mangent 15 jours sur 30.
    Si on soustrait quelques millions dépensés avec les prostitués de Dubai, des villas achetées à Uccle, à Cape Town, Kinshasa, etc..Il en reste combien ? Où est le reliquat ?
    Le Rwanda fait la guerre à la RDC :
    Savez-vous, Honorable, qu’après ratification du torchon de Washington, Kigali va devenir notre prochain Hoboken ?

    • Honorable JO BONGOS,
      Je note que vous au moins vous savez que le Rwanda fait la guerre a la RDC! On ne peut pas en dire autant des autres militants du PICT.
      Je ne sais pas exactement ce que le Tresor Public a debourse jusque-la pour cette guerre, mais je sais c’est beaucoup d’argent! La guerre coute cher, mon cher ami! Ce n’est pas Volodymyr Zelenski qui me contredira sur ce point!
      Ou sont nos FARDC? C’est une question que nous nous posons tous, parce que nous avons tous constate que sur la ligne de front on voit plus les Wazalendo que les FARDC. Les soldats des FARDC mangent 15 jours sur 30? Ce n’est pas vrai! Ca c’est l’excuse que nos ‘vaillants’ soldats ont toujours avance pour justifier du moins partiellement leur manque de combativite au front! A Kamanyola les Wazalendo avaient trouve plus de rations abandonnees par les FARDC qu’eux n’avaient jamais eu depuis qu’ils avaient decide de resister a l’invasion rwandaise!
      Quant aux prostituees de Dubai, des villas achetees a Uccle, a Cape Town, a Kinshasa ou ailleurs, je prefere ne pas en parler car je n’en ai aucune preuve! Ce ne veut pas dire que ce n’est pas possible!
      Kigali est deja un Hoboken grace a ses agents infiltres dans toutes les spheres decisionnelles de l’Etat congolais! Cela date d’avant l’arrivee de Fatshi au pouvoir! C’est maintenant seulement que nous apprenons pourquoi les minerais du Kivu etaient ecoules via Kigali alors que nous avons un aeroport international a Goma! JKK etait place a la tete de la RDC pour faire les quatre volontes de Kagame! S’il y a un congolais qui ne comprend pas cela, il faut le ‘denaturaliser’! Le torchon de Washington nous donnera juste une treve! la guerre avec le Rwanda reprendrea de plus belle apres Trump! Les Congolais se preparent-ils a cette reprise? A chacun sa reponse!

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