Extrait du Plan National de Développement pour la RDC

1. De quoi s’agit-il?

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

J’ai reçu nombreux messages courriels dans ma boîte électronique de la part de ceux et celles qui ont lu « Réflexion et Suggestions de Professeur Tongele sur Projet Inga III en RDC » (CongoIndependant.com, 17 Aout 2020). La majorité de ces messages concerne le passage suivant: « Voici, en termes d’énergie pour la RDC, l’extrait tiré du projet de développement que j’ai conçu et confectionné pour la RDC, qui n’est pas parfait, mais absolument susceptible de déclencher le développement de ce pays ». Et de façon presque similaire, les correspondants me posèrent cette question qui se résume en ceci: « Pouvez-vous nous parler un peu plus de votre projet de développement pour la RDC? »

D’abord et avant tout, je remercie de tout cœur toutes celles et tous ceux qui lisent mes opinions, et se donnent la peine d’y réagir soit sur Congo Indépendant, soit en m’écrivant directement pour me transmettre ce qu’ils pensent. Ensuite, je dois clarifier qu’en tant qu’ingénieur et professeur de génie mécanique, mon intérêt, ma confiance, ma pensée, c’est dans la logique des chiffres, la logique des données concrètes, et logique du résultat concret. C’est là une prémisse très importante parce que le plan national de développement que j’ai conçu et confectionné pour la RDC suit cette logique des chiffres, des données concrètes et du résultat concret.

Je vais donc présenter ici quelques extraits en plus de celui d’énergie que vous avez déjà lu dans l’article sur Inga III. Ces extraits sont pertinents et transformateurs en eux-mêmes comme entités individuelles, quoique beaucoup plus pertinents dans l’ensemble, comme partie intégrante du plan national de développement. Il y aura certains détails qui seront omis de ces extraits pour limiter la longueur du texte, mais ces omissions n’obscurcissent pas la clarté de ces extraits.

Ce qui est au cœur de ces extraits, est ce qui est aussi au cœur du plan national développement lui-même, c’est que tout est conçu et confectionné pour déclencher l’élan de développement à partir des populations des villages, villes et cités. Ce sont donc les populations locales qui sont les bénéficiaires directes, et qui sont alors transformées en actrices mêmes du développement de leurs villages, villes et cités. Elles sont ainsi stimulées et motivées à créer elles-mêmes d’unités de production complémentaires et supplémentaires aux initiatives du plan national de développement. Le plan national du développement est conçu comme une gâchette pour propulser les populations du pays à déclencher et déployer leurs talents, imaginations, et créativités, afin de transformer les immenses ressources naturelles du pays en produits finis, pour satisfaire leurs besoins locaux, éliminer le chômage et la pauvreté, pour enfin faire de la RDC le moteur du développement de l’Afrique.

2. Quelques extraits du plan national de développement pour la RDC

2.1 Programme pour éliminer la famine

La RDC est composée de 26 provinces ayant au total 145 territoires (ces derniers composés des groupements). Le programme prévoit de produire dans chaque territoire de farine de maniocs, de farine de maïs, produire du riz, entretenir une culture maraichère, faire l’élevage des volailles, des chèvres et des cochons. Concrètement, chaque territoire doit avoir une plantation, disons de 500 (cinq cent) hectares pour manioc, maïs, riz, et pour culture maraichère. A cela il faudrait ajouter un centre de production de ces farines moyennant deux ou trois moulins alimentés par des panneaux solaires. Quant à l’élevage, le territoire peut choisir d’avoir une concession partitionnée, ou des concessions séparées pour volailles, chèvres, cochons, et la pisciculture des tilapias et des poissons chats. Tous les travaux se feront avec les moyens locaux comme houes, bèches, haches, machettes, pioches, arrosoirs, brouettes, etc. On n’a donc pas besoin de tracteur motorisé ou de carburant pour tous ces travaux.

Pour faciliter le calcul qui suit, résumons les éléments du programme d’élimination de la famine dans chaque territoire: une plantation de manioc, une plantation de maïs, une plantation de riz, une plantation de culture maraichère, un centre de production de ces farines moyennant deux ou trois moulins et une décortiqueuse de riz, tous alimentés par des panneaux solaires, une concession d’élevage des volailles, une concession d’élevage des chèvres, une concession d’élevage des cochons, et une concession de pisciculture des tilapias et des poissons chats.

Maintenant, mettons entre parenthèse un nombre estimé d’employés à engager à temps plein pour s’occuper de ces activités économiques: plantation de manioc (10), plantation de maïs (10), plantation de riz (10), plantation de culture maraichère (10), centre de production de ces farines moyennant deux ou trois moulins et une décortiqueuse de riz, tous alimentés par des panneaux solaires (5), une concession d’élevage des volailles (10), une concession d’élevage des chèvres (10), une concession d’élevage des cochons (10), et une concession de pisciculture des tilapias et des poissons chats (10).

Calculons le nombre total des personnes locales qui seront employées dans un territoire pour ces activités économiques: 10+10+10+10+5+10+10+10+10 = 85. Donc, le total c’est 85 personnes par territoire. Le nombre total des personnes locales qui seront employées pour ces activités économiques dans les 26 provinces s’élève donc à 2.210 (deux mille deux cent dix) personnes, c’est-à-dire 85×26 =2.210. Admettons que ces personnes locales doivent recevoir un salaire mensuel régulier de $150 (cent cinquante dollars) par personne. Pour travailler pendant un mois, le montant total de paiement pour ces 2.210 personne sera $331.500 (trois cent trente-un mille cinq cent dollars). Pour travailler pendant douze mois (une année), le montant total de paiement de ces 2.210 employés s’élèvera à $3.978.000 (trois millions neuf cent soixante-dix-huit mille dollars). Ajouter à cela $500.000 (cinq cent mille dollars) pour achat d’outillage de travail, et le montant total s’élèvera à $4.478.000 (quatre million quatre cent soixante-dix-huit mille dollars).

Résumons-nous: pour un montant de $4.478.000 (quatre million quatre cent soixante-dix-huit mille dollars), 2.210 (deux mille deux cent dix) employés régulièrement payés et outillés sur toute l’étendue de la République vont travailler chaque jour, pendant une année, dans plantation de manioc (cinq cent hectares), plantation de maïs (cinq cent hectares), plantation de riz (cinq cent hectares), plantation de culture maraichère (cinq cent hectares), centre de production de ces farines moyennant deux ou trois moulins et une décortiqueuse de riz, tous alimentés par des panneaux solaires, une concession d’élevage des volailles (dimension à déterminée), une concession d’élevage des chèvres (dimension à déterminée), une concession d’élevage des cochons (dimension à déterminée), et une concession de pisciculture des tilapias et des poissons chats (dimension à déterminée).

Résultat escompté: trois mois suffisent pour récolter des maïs jaunes, trois mois pour récolter le riz, six mois ou plus ou moins pour le manioc, les cultures maraichères varient entre un mois et trois mois. Les détails du résultat escompté pour l’élevage et la pisciculture figurent dans le programme et sont très satisfaisants. Donc pendant la première année de ces activités économiques, les productions en RDC des denrées alimentaires, de poissons et de viandes vont augmenter de façon extraordinaire, tout cela juste avec un fond national de $4.478.000 (quatre million quatre cent soixante-dix-huit mille dollars). Et cette même année, la RDC passera de l’état de pays de déficit alimentaire à l’état du pays d’excédents alimentaires. Pourquoi une telle initiative n’est pas prise? Ce n’est pas du tout $4.478.000 (quatre million quatre cent soixante-dix-huit mille dollars) qui manque à la caisse nationale d’un pays scandaleusement riche comme la RDC.

Au gouvernement Congolais: l’échec du projet agricole de Bukanga-Lonzo ne doit pas décourager le gouvernement congolais, mais plutôt servir de leçon pendant que les responsables de ces fiascos sont poursuivis judiciairement. Cette expérience désagréable en fait confirme la viabilité, la nécessité et l’urgence du plan décrit dans cet article. Nous exhortons le gouvernement congolais à urgemment mettre en action ce plan simple et moins cher d’éradication de la famine en RDC.

2.2 Programme pour maximiser les voies de transport et de mobilité

Selon l’information disponible, le réseau routier de la RDC comprendrait au total 153.209 km de routes dont 58.509 km de routes d’intérêt général, placés sous la gestion de l’Office des Routes, et dont environ 3.000 km sont revêtus.

Le programme-action du plan national de développement se base sur ce total de 153.209 km (cent cinquante-trois mille deux cent et neuf kilomètres) de routes. Le programme prévoit de créer une parallèle de retour pour chaque section routière. Avec cette ajoute des parallèles, le total du réseau routier est doublé, et devient 306.418 km (trois cent et six mille quatre cent dix-huit kilomètres). Le programme prévoit d’employer une personne à temps plein pour dégager et maintenir un segment de 15 km. Cette personne ne fera usage que de machettes, houes, bèches, pioches, haches, et brouettes pour son travail. Donc, on n’a pas besoin de tracteur motorisé et carburant. Il faudrait donc un total de 20.428 (vingt mille quatre cent vingt-huit) personnes employées à temps plein pour faire ce travail de dégager et maintenir le réseau routier de 306.418 km en RDC. Pour un salaire mensuel régulier de $150 (cent cinquante dollars) pendant douze mois, il faudrait un fond de $36.770.400 (trente-six millions sept cent soixante-dix mille quatre cent dollars). Ajouter à cela un montant de $500.000 (cinq cent mille dollars) pour achat d’outillage de travail, et le montant s’élève à $37.270.400 (trente-sept millions deux cent soixante-dix mille quatre cent dollars). Est-ce vraiment un montant exorbitant, au-delà de la capacité d’un pays comme la RDC, un pays scandaleusement riche, pour maintenir toutes les routes du pays en bon état?

Quant au chemin de fer, la RDC dispose de 5.033 km (cinq mille trente-trois kilomètres) de voies ferrées non interconnectées et n’ayant pas les mêmes standards. Les 4 réseaux ferroviaires distincts diffèrent en écartement des rails, pendant que l’écartement des rails est standardisé depuis très longtemps dans le monde entier. Le programme-action prévoit le travail de standardisation, qui n’est pas difficile, car il s’agit simplement d’espacer les rails qui sont déjà là au standard international. Cela veut dire qu’il faut remplacer les bois transverses sur lesquels on boulonne les rails, et c’est tout. La RDC n’a pas besoin des docteurs en chemin de fer ou des centaines de millions de dollars pour réaliser un tel petit projet d’adaptation et de standardisation des rails. Pourquoi est-ce que cela ne se fait pas?

Le programme-action prévoit simplement de réhabiliter les chemins de fer qui existent déjà, par les travaux de standardisation des écartements des rails, et de dégagement et maintenance des alentours des lignes ferroviaires. Pour dégagement et maintenance des alentours des lignes ferroviaires, revenons à la même pratique utilisée pour les routes, à savoir employer une personne à temps plein pour dégager et maintenir un segment de 15 km, en ne faisant usage que de machettes, houes, bèches, pioches, haches, et brouettes pour le travail. Donc, on n’a pas besoin de tracteur motorisé et carburant. Il faudrait donc 336 (trois cent trente-six) personnes le long de 5.033 km de voies ferrées. Avec un salaire mensuel régulier de $150 (cent cinquante dollars) pendant douze mois, le montant s’élève à $604.800 (six cent et quatre mille huit cent dollars). Ajouter à cela $200.000 (deux cent mille dollars) d’achat d’outillage de travail, et le montant total s’élève à $804.800 (huit cent et quatre mille huit cent dollars). Est-ce que ce montant d’argent manque à la RDC pour réaliser un tel petit projet?

2.3 Institut Naval Baruti – Makyambe

Ceci n’est qu’un exemple de comment utiliser des compétences technologiques nationales, locales, qui sont déjà là, pour déclencher et lancer la révolution technologique et industrielle dans le pays. Le plan national du développement prévoit un partenariat gouvernemental avec les cerveaux-génies-inventeurs Congolaises et Congolais. C’est le fond national d’industrialisation qui financera ce programme pour l’expansion des initiatives et activités industrielles et entrepreneuriales congolaises en vue d’accélérer la révolution manufacturière à travers le pays.

C’est il y a trois ans que j’étais tombé sur un article en langue anglaise parlant des bateaux/navires modernes construits par des Congolais qui ont étudié au Congo et n’ont jamais fréquenté des écoles occidentales. Ces Congolais conçoivent et fabriquent ces bateaux modernes localement avec les moyens locaux et par eux-mêmes. Et en poursuivant des recherches, j’avais découvert d’autres génies-inventeurs Congolaises et Congolais qui sont dans l’ombre. Dès lors, j’ai à maintes reprises écrit des articles parlant de ces cerveaux Congolais négligés dans et par leur propre pays.

Ponyo Baruti est l’un des principaux cerveaux du groupe qui construit une série de navires modernes conçus par Patrice Makyambe et nommés Emmanuel 1, 2 et 3. Emmanuel 4, le plus grand de ces navires, qui était en construction à Goma, était achevé en Août 2019. Le chantier naval est uniquement composé d’ouvriers de la RDC, avec Ponyo Baruti comme maître d’œuvre. Ponyo Baruti et son équipe ont été formés au Congo-Zaire et par des Congolais-Zairois. Aucun d’entre eux n’a étudié à l’étranger. Le navire «Emmanuel 4» mesure 58 mètres de long et 12 mètres de large, prouvant ainsi que les Congolais sont des génies, compétents et capables de construire de telles œuvres technologiques ultramodernes. Imaginez-vous un partenariat de dix millions de dollars pour créer et équiper l’Institut Naval Baruti – Makyambe: ça sera la révolution de l’industrie de construction navale au cœur de l’Afrique. Est-ce que dix millions de dollars manquent à la caisse de l’Etat Congolais?

2.4 D’autres points importants du plan national de développement

Nous allons maintenant simplement souligner d’autres points importants qui sont détaillés dans le plan national de développement de la RDC, car tout ne peut pas être présenté en détail dans ce petit article.

  • Programme d’énergie, que vous avez déjà lu, est pour réhabiliter Inga I et II et toutes les centrales hydroélectriques en RDC qui sont en panne ou qui fonctionnent minimalement, et les suppléer par des centrales électriques à panneaux solaires. Le coût d’un tel projet est minime, pendant que les bénéfices sont énormes en termes de développement des capacités et compétences locales permanentes, en plus d’abondante électricité permanente (pas de délestage) sur toute l’entendue du pays, avec les excédents d’électricités vendues en millions de dollars aux pays voisins.
  • Programme-action pour la transformation des millions des ASBLs (associations sans but lucratifs) et des ONGs (organisations non gouvernementales) qui pullulent en RDC sans rien produire, convertir ces ASBLs et ONGs en unités effectives de production. Ainsi, des millions des organisations et leurs créateurs vont passer de l’état des quémandeurs-mendiants à l’état des agents économiques actifs de transformation de leurs villages, villes et cités.
  • Programme-action pour transformer les institutions d’enseignement supérieur et universitaire en entités autonomes de fonctionnement et gestion avec objectifs qui sont fixés, et qui sont continuellement modifiés et améliorés par ces mêmes institutions, afin de répondre aux besoins de leurs milieux locaux et de la société en général. Ainsi, par exemple, les grèves des professeurs cesseront automatiquement parce qu’ils auront eux-mêmes entre leurs mains la gestion de leur destin institutionnel. En outre, les diplômés de ces institutions qui auront compris qu’ils ne sont pas là pour mémoriser des théories intellectuelles, et après la collation, aller chercher d’emplois qui n’existent pas, (ces jeunes diplômés) deviendront eux-mêmes des créateurs des nouvelles idées et solutions aux problèmes de la société, grâce auxquelles ils deviendront des créateurs des services et d’unités de production pour vivre prospères et avec dignité.
  • Programme-action pour la révolution verte: ce programme est étroitement lié au programme pour la transformation des institutions d’enseignement supérieur et universitaire. Les deux programmes sont conçus pour transformer les jeunes filles et jeunes garçons à développer des connaissances et compétences scientifiques et technologiques pour déclencher la révolution verte, qui est une révolution industrielle, laquelle révolution protégera en même temps le sol, le sous-sol, les forêts, les eaux, et l’air de la RDC.
  • Programme-action pour collaborer avec les incubateurs entrepreneuriaux à travers le pays pour déclencher la révolution manufacturière dans les villages, villes et cités sur toute l’étendue de la RDC.
  • Programme-action pour développer la médecine holistique basée sur les herbes et plantes médicinales de la forêt équatoriale de la RDC. Les études des universités occidentales ont établi sans équivoque que la forêt de la RDC contient des herbes et plantes qui peuvent non seulement guérir, mais préventivement fortifier le système immunitaire contre toutes les maladies tropicales, et même toutes les maladies du monde. Ce programme développera aussi des capacités et compétences pour analyser ces herbes et plantes médicinales et leur transformation en produits pharmaceutiques. C’est donc la révolution médicale, biologique, chimique, et pharmaceutique qui sera déclenchée par ce programme.
  • Programme-action pour transformer les entreprises de l’Etat en entités autonomes de fonctionnement et de gestion. Les nominations à la tête de ces entreprises cesseront d’être politiques. Le président de la République, le Premier ministre, le parlement, les partis politiques, etc., n’auront rien à avoir avec le fonctionnement et la gestion de ces entreprises. Le fonctionnement et la gestion seront continuellement évalués, modifiés et améliorés par ces entreprises elles-mêmes, afin de toujours prospérer, se moderniser, et créer plus d’emplois.
  • Programme-action de transformation des armées congolaises en professionnels militaires médicaux, scientifiques, technologiques, experts en négociation, experts en gestion des conflits locaux et régionaux, et par conséquent leaders des missions de paix de l’Organisation des Nations Unies à travers le monde. Avec ce programme, les soldats congolais passeront de l’état des affamés qui vendent leurs armes aux ennemis pour survivre, des affamés qui doivent braquer leurs compatriotes pour les exproprier de leurs biens afin de nourrir leurs familles, à l’état des filles et fils du pays qui sont honorés et respectés par leurs compatriotes, et qui sont respectés dans le monde à cause de leur compétence et discipline.
  • Programme-action pour la paix à l’Est et au Nord de la RDC sans nécessité de réunion, conférence, ou rencontre avec les chefs d’Etat des pays voisins. Avec la méthode mathématique de résolution de plusieurs équations à plusieurs inconnues, j’ai en fait converti les inconnus des troubles de l’Est et du Nord de la RDC en paramètres de solution. Et avec plusieurs itérations et raffinements, je suis arrivé aux paramètres qui produisent des solutions désirées à toutes les équations considérées. J’ai ainsi mis sur pied un programme-action simple mais efficace pour rétablir la paix à l’Est et au Nord de la RDC sans pertes des vies humaines et sans besoin de rencontre avec les chefs d’Etats voisins.
  • Programme-action pour la transformation de la présidence de la République, des ministères, des chambres basse et haute du parlement, en acteurs mobilisateurs et motivateurs des habitants des villages, villes et cités de la RDC afin que ces habitants prennent leur destin entre leurs mains. Ainsi, la présidence de la République, les ministères, et le parlement passeront de l’état des dinosaures dans des musés-bureaux de Kinshasa, à l’état des mobilisateurs actifs qui parcourent les villages, villes et cités de la RDC pour rencontrer les populations, converser avec elles, les conscientiser et les motiver à créer des unités de production par elles-mêmes pour elles-mêmes afin de vivre prospères et avec dignité.

3. Conclusion

Avec ces extraits et ces points soulignés du plan national de développement que j’ai conçu et confectionné à l’intention de la RDC, il convient de noter ceci:

  1. Il n’y a pas mention des minerais, car la RDC peut se développer sans cette pratique débilitante et emprisonnante de creusage et ramassage des minerais. C’est tout ce que le pays a fait jusqu’à présent depuis son indépendance il y a de cela 60 ans, et le résultat est catastrophique. Le pays ne peut pas et ne doit pas continuer dans cette même ligne de creusage et ramassage des minerais et rêver à un quelconque développement. Toutefois, il y a un Appendix dans le plan national de développement qui parle de comment passer de l’export des minerais à la transformation de ces minerais en produits finis et semi-finis sur place en RDC.
  2. Juste avec projet agricole/élevage/pisciculture, aménagement des routes/chemins de fer, il y aura 22.974 (vingt-deux mille neuf cent soixante-quatorze) personnes de toutes les tribus sur toute l’étendue de la RDC qui seront employées avec un salaire mensuel régulier de $150 (cent cinquante dollars) pendant douze mois (une année), pour un fond gouvernemental de $42.553.200 (quarante-deux millions cinq cent cinquante-trois mille deux cent dollars). Cette somme d’argent est moins de $50.000.000 (cinquante millions de dollars). Pensez-y.
  3. Chaque programme-action du plan national de développement est conçu de façon à coûter moins cher pour son application. Ce qui fait que la RDC n’a aucune difficulté financière pour appliquer ces programmes, et la RDC n’a absolument pas besoin de recourir aux institutions financières internationales pour prendre des dettes afin d’appliquer ces programmes.
  4. Les résultats escomptés de ces programme-actions du plan national de développement seront énormes. La transformation des vies et des conditions de vie dans les villages, villes et cités de la RDC sera immense. Et les habitants de la RDC passeront de l’état de pauvreté et misère (qui causent conflit, arrogance et violence) à l’état de prospérité et dignité humaine (qui causeront simplicité, honnêteté et paix). Et connaissant la générosité et l’altruisme du peuple Congolais, les pays voisins et toute l’Afrique bénéficieront largement de cette prospérité, faisant ainsi de la RDC le moteur du développement de toute l’Afrique.

Enfin, la simulation faite à partir de ce plan national de développement a démontré que si le gouvernement de la RDC commence maintenant même à appliquer ce plan national de développement, c’est en moins de cinq ans que la RDC deviendra acteur économique compétitif en Afrique, et en dix ans la RDC se propulsera dans la même sphère économique que les USA, l’Europe, et la Chine.

Je ne suis qu’une voix qui crie dans le désert: peuple de la RDC, voici le chemin de sortie de l’abime de pauvreté et misère dans laquelle vous vous retrouvez pendant soixante ans depuis votre indépendance.

 

Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA
tongele@cua.edu

6 thoughts on “Extrait du Plan National de Développement pour la RDC

  1. Professeur Tongele,
    Vous êtes peut-être déjà habitué aux compliments pour l’excellent travail que vous faites, mais j’ajoute mes compliments pour vous signifier que votre plan de développement tel que brièvement présenté dans cet article, est transformationnel. En vérité, une firme Occidentale exigerait des millions de dollars pour un plan de développement pour la République Démocratique du Congo. Mais vous le faites simplement sans rien demander en retour. Pour le peu que je connais personnellement de l’histoire du Zaïre et de la République Démocratique du Congo, je vous dis franchement que des plans de développement superficiels et inadéquats, placés dans des enveloppes dorées, furent souvent vendus par des firmes Occidentales aux chefs d’Etat et de gouvernement du Zaïre et de la République Démocratique du Congo pour des millions de dollars. Et si ces plans de développement des firmes Occidentales étaient efficaces, le pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, dans un état de sous-développement horrible. Ces plans de développement des firmes Occidentales émanaient souvent des gens qui ont des leviers au sein du Fond Monétaire International ou de la Banque Mondiale. Alors ces firmes Occidentales utilisaient ces leviers pour forcer les dirigeants Zaïrois/Congolais à emprunter des millions de dollars auprès de ces institutions financières, et ces millions de dollars empruntés étaient alors transférés directement à ces firmes Occidentales pour des soi-disant plans de développement dans des enveloppes dorées qui furent remises aux chefs d’Etat et de gouvernement du Zaïre/Congo. Ainsi, les dirigeants Zaïrois/Congolais sont conditionnés à penser que le salut du Zaïre/Congo est à trouver au Fond Monétaire International ou à la Banque Mondiale. C’est à travers ces institutions financières que des enveloppes dorées des plans de développement sont vendues aux dirigeants Zaïrois/Congolais pour des millions de dollars. Ainsi ces firmes Occidentales de consultation deviennent toujours plus riches avec l’argent du Zaïre/Congo, pendant que le Zaïre/Congo devient toujours plus endetté et plus appauvri.
    Professeur Tongele, vous avez constamment, à traves vos écrits, proposé des programmes d’actions concrètes, vous avez constamment proposé des solutions pragmatiques pour résoudre des problèmes réels de pauvreté dans les milieux ruraux et urbain en République Démocratique du Congo. Mais votre voix qui crie dans le désert parait toujours ignorée. Voilà pourquoi je me permets, avec humilité, d’oser vous prodiguer un conseil : Professeur Tongele, introduisez votre plan de développement à d’autres pays d’Afrique et de l’Amérique latine. Il y a des dirigeants dans ces autres pays qui désirent ardemment aider leurs populations à sortir de la pauvreté, mais ils ne savent pas comment faire. Votre plan de développement très pragmatique, simple, et faisant usage des ressources locales, est exactement ce que ces autres pays d’Afrique et de l’Amérique latine cherchent. Ils vont accueillir votre plan de développement à bras ouverts une fois qu’ils découvrent ce qu’il y a dedans. Ils vont aussi sans hésitation vous récompenser pour votre travail. Ce n’est pas une exagération de dire que vous feriez des millions de dollars en consultant d’autres pays d’Afrique et de l’Amérique latine pour leur vendre votre plan de développement. Ce que vous faites comme bénévolat pour la République Démocratique du Congo peut faire de vous un millionnaire si vous pouvez prendre congé de la République Démocratique du Congo pour commercialiser votre plan de développement à d’autres chefs d’Etat et de gouvernements d’Afrique et de l’Amérique latine.

    1. Cher Alphonse Moneau,
      Merci pour les compliments que j’accepte avec gratitude. Merci aussi pour votre conseil.

  2. Chapeau bas Professeur !
    Mais comment implémenter un plan de développement dans un pays occupé et dont l’objectif premier des occupants est la destruction systémique dudit pays ?

    1. Cher Jo Bongos,
      Merci pour le point que vous avez soulevé. Retenez cependant que « l’objectif premier des occupants » ne doit pas et ne devrait pas consommer la préoccupation des Congolais. L’objectif premier qui devrait et doit consommer la préoccupation des Congolais, c’est comment se débarrasser des occupants. Et le programme-action pour la paix à l’Est et au Nord de la RDC sans nécessité de réunion, conférence, ou rencontre avec les chefs d’Etat des pays voisins répond justement à cette préoccupation de se débarrasser des occupants pour enfin se concentrer sur le développement de la RDC.

  3. Cher Prof, votre plan a le mérite d’exister. C’est le fruit de réflexion d’un homme animé de la volonté de sortir son pays du sous-développement. Cependant, une lecture linéaire du plan relève une propension à simplifier des problèmes complexes vers solutions à la va-vite. Je vous cite, par exemple: « Le programme prévoit d’employer une personne à temps plein pour dégager et maintenir un segment de 15 km. Cette personne ne fera usage que de machettes, houes, bèches, pioches, haches, et brouettes pour son travail. » Toutes choses étant égales par ailleurs, un segment de route de desserte agricole de 15 km même préalablement réhabilité nécessiterait plus d’un cantonnier à temps plein. Quelle structure de l’État assurerait la logistique et le monitoring du plan au niveau national, provincial et local ? Qui aura mission de choisir les sites des des implantations et des plantations ? Dans quelles chefferies ? Qui aura la charge des arbiyrages locaux, de la gestion des sensibilités locales
    ? S’agissant des voies ferrées, rien n’est simple : tout est technique, nécessite l’intervention des différents qualifications et corps de métiers, etc. Par exemple : après réhabilitation des rails, qui fournira les caillasses appropriées ? Bref, loin de moi l’idée de vous décourager. Il y a des multiplies et importants facteurs
    à prendre en considération : l’étendue du pays, 2.345 125 km2; une Territoriale délabrée avec soit un Personnel vieillissant, soit rajeuni mais peu qualifié; des infrastructures de communication désagrégées; une insuffisante capacité nationale d’absorption des crédits destinés aux actions de développement; une mentalité généralisée de prédation… La liste des préalables est longue. Je recommande de vous inspirer du dernier Plan quinquennal du Congo belge. Vous y trouverez des approches et ressources nécessaires pour voir comment impliquer les différents acteurs (Administration territoriale, secteur privée, société civile, armée…) dans les actions de développement et comment le plan a été articulé. Courage.

    1. Cher Jean-Marie Mabiti,
      Merci pour votre intervention. Merci aussi pour avoir fait référence au dernier Plan quinquennal du Congo belge. Et je crois que pendant les trente-deux ans et les dix-huit ans des régimes des présidents Mobutu et Kabange, il y a eu probablement des plans quinquennaux ou septennats ou cinq chantiers qui ont été élaborés. Que ce soit mon plan de développement, que ce soit ces autres plans, le point que je voudrais souligner est qu’un plan n’a de valeur que quand on le met en pratique. Un plan sur papier n’est rien, même si c’est parfait, tant qu’il n’est pas mis en pratique. Et c’est dans l’application d’un plan qu’on évalue et on améliore le plan pour le raffiner et le rendre plus effectif/efficace. Donc, les présidents de la République, les Premiers ministres et ministres, les gouverneurs, les législateurs, les administrateurs, etc., qui se succèdent aux postes de gestion de la RDC ont non seulement l’obligation civique, mais c’est leur travail, c’est leur devoir professionnel, de «voir comment impliquer les différents acteurs (Administration territoriale, secteur privée, société civile, armée…) dans les actions de développement … ». Mais ils ne le font pas ; ils ne font pas leur travail ; ils ne font pas leur devoir professionnel, ils ne mettent aucun de ces plans en pratique. C’est pourquoi les infrastructures se délabrent et se ruinent, parce qu’aucun plan n’est mis en pratique pour les maintenir.
      Par ailleurs, vous avez souligné des problèmes à considérer, qui sont des vrais problèmes, comme par exemple « Quelle structure de l’État assurerait la logistique et le monitoring du plan au niveau national, provincial et local ? Qui aura mission de choisir les sites des implantations et des plantations ? Dans quelles chefferies ? Qui aura la charge des arbitrages locaux, de la gestion des sensibilités locales ? » Ce sont là justement des éléments de la responsabilité civique et professionnelle des présidents de la République, des Premiers ministres et ministres, des gouverneurs, des administrateurs, des législateurs, des cours et tribunaux, etc. Ce sont là des réalités vivantes qu’un plan de développement ne pourvoit pas nécessairement tous les détails là-dessus. C’est lorsqu’on applique un plan de développement qu’on résout ces problèmes qui sont liés aux réalités vivantes des populations et de leurs milieux. Si donc le plan de développement doit détailler toutes ces choses jusqu’à la dernière virgule, alors quel est le rôle des présidents de la République, des Premiers ministres et ministres, des gouverneurs, des administrateurs, des législateurs, des cours et tribunaux, etc., dans le pays ?
      Ce qu’il faut aussi noter est que ces problèmes réels liés aux réalités vivantes des populations et de leurs milieux sont des paramètres inconnus des équations à résoudre. Et un pays dont les gouvernants sont incapables de résoudre ces équations est un pays qui tombe en ruine et s’enfonce dans l’abime du sous-développement. Qu’est-ce que cela dit de la RDC ?
      Cher Jean-Marie Mabiti,
      Vous avez vu juste et pointé du doigt le vrai problème de la RDC. C’est le fait que les gouvernants et dirigeants du pays, à tous les niveaux, devraient, avec humilité, reconnaitre que les choses ne marchent pas, les équations du pays avec ses inconnues ne trouvent pas des solutions, des tueries des populations s’intensifient à l’Est et au Nord du pays, les infrastructures du pays ne font que se délabrer, et les populations ne font que s’enfoncer dans la pauvreté et la misère. Avec une telle reconnaissance, les antagonismes arrogants tombent et laissent la place à la compassion, au désir de chercher des vraies solutions aux problèmes du pays. Ainsi, mûs par le souci du développement du pays, les dirigeants peuvent alors prendre le dernier Plan quinquennal du Congo belge, prendre mon plan de développement, et commencer avec deux ou trois programmes, voter des lois budgétées pour exécuter ces deux ou trois programmes. Et c’est certain que la descente aux enfers de pauvreté et de misère va se décélérer ou même s’arrêter, et il y aura un vrai début de paix réelle à l’Est et au Nord du pays. Le développement d’un pays n’est pas une affaire d’un seul plan de développement, d’un seul président ou d’un seul régime ; mais c’est une marche d’un peuple qui prend son destin en mains et y travail chaque jour, chaque semaine, chaque mois, et chaque année.

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