
Qui l’eût cru?
L’évidence est pourtant là: Le « Kulutu » Patrice Djamboleka Loma Okitongo, 80 ans, nous a quittés. La nouvelle est tombée le vendredi 6 mars 2026. Soit moins de deux semaines après son anniversaire. Le décès de l’ancien gouverneur de la Banque du Zaïre (BZ), actuelle Banque centrale du Congo (BCC), a fait l’effet d’un coup de tonnerre non seulement auprès de sa Famille mais aussi auprès de ses amis et proches.
Les hommages n’ont cessé de fuser à Kinshasa et à Bruxelles. Les réactions vont dans le même sens: « ce fut un homme avenant »; « un Monsieur non conflictuel ». Le passage de Djamboleka notamment à la tête de la Gécamines commerciale et de la Banque du Zaïre a laissé de lui l’image d’un « patron profondément humain ». « Djambo », comme l’appelaient ses proches « était un homme juste et droit », confie un ancien cadre. « Il était toujours à l’écoute ». « Le pouvoir ne lui a pas tourné la tête, il est resté humble ».
Le 17 mai 1997, l’AFDL (Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre) fait son entrée joyeuse à Kinshasa avec ses fameux Kadogo. Alors qu’il était en mission à Bruxelles, le gouverneur Djamboleka décide de regagner le pays dans cette ambiance empreinte d’incertitudes estimant qu’il n’avait rien à se reprocher. Un avis non-partagé par les libérateurs autoproclamés de l’AFDL. C’est l’embastillement à Makala avec d’autres anciens dignitaires du régime Mobutu.
L’auteur de ces lignes a bien connu Patrice Djamboleka sans faire partie de ses intimes. D’abord au début des années 80. C’était à l’époque où il était secrétaire d’Etat aux Finances (1981-1983).
Avec son visage juvénile et toujours souriant, la tentation était forte de lui donner dix années de moins. « Attention, je suis né le 21 février 1946 », aimait-il retorquer aux interlocuteurs curieux de connaître son âge.
Assistant privé de l’ancien « Premier » Léon Kengo wa Dondo durant les années d’exil (1999-2006) à Bruxelles, l’auteur de ces lignes a pu nouer des relations quasi-personnelles avec l’ancien gouverneur. Celui-ci lui confiera un jour, contrairement aux rumeurs, qu’il n’a aucun lien de parenté avec l’ancien Procureur général de la République. Les deux hommes ont tissé des relations à la fin de l’année 1980. Le secrétaire d’Etat aux Finances – en route ou de retour des assemblées générales FMI/Banque mondiale à Washington – a pris l’habitude de présenter ses civilités à l’ambassadeur du Zaïre près le royaume de Belgique qui n’était autre que Léon Kengo wa Dondo.
A force d’évoquer la situation générale du pays et le cadre économique en particulier, les deux hommes ont appris à se connaître et à s’apprécier
En novembre 1982, l’ambassadeur Kengo est promu Premier commissaire d’Etat.
En avril 1985, Djamboleka est nommé commissaire d’Etat aux Finances. Et ce après plusieurs années passées à l’ombre de son « mentor » Namwisi ma Koy.
C’est au cours des années 1999 à 2025 que l’auteur de ces lignes a côtoyé le « Gouverneur ». L’ambassadeur Jean-Pierre Kimbulu Moyanso a joué un rôle de premier plan dans l' »introduction » au sein de ce que d’aucuns appellent le « Clan Kengo ».
Avec la disparition de Patrice Djamboleka, c’est un « grand-frère » qui va nous manquer par ses conseils teintés de modération.
Paix éternelle à l’âme de l’Illustre disparu.
Très sincères condoléances à la famille Djamboleka Loma Okitongono, sans oublier son fidèle chauffeur « Khorgo », d’origine burkinabé, qui est devenu membre à part entière de la famille.
Baudouin Amba Wetshi
Texte complété à 22h07
Notice biographique Monsieur Patrice DJAMBOLEKA LOMA OKITONGONO Patrice Djamboleka Loma Okitongono est né le 21 février 1946 à Bukavu, en République démocratique du Congo. Il est originaire de la province du Sankuru, dans le territoire de Katako-Kombe, secteur de Lukumbe, localité de Yenge. Après ses études secondaires, il poursuit une formation en sciences économiques à l’Université de Kinshasa, où il obtient une licence en économie en 1972. Il entame sa carrière au sein de l’Inspection générale des finances. De 1972 à 1974, il exerce les fonctions d’Inspecteur des finances, attaché au cabinet du Commissaire d’État aux Finances. De 1974 à 1977, il est Conseiller au même cabinet, avant d’être nommé Conseiller principal de 1977 à 1981. Grâce à son expertise et à sa rigueur professionnelle, il est appelé à exercer d’importantes responsabilités au sommet de l’État. Il occupe successivement les fonctions de Secrétaire d’État aux Finances, puis de Ministre des Finances. Au cours de sa carrière gouvernementale, il assumera également les fonctions de Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille, contribuant à la conduite et à la coordination des politiques économiques et financières de la République. Par ailleurs, il est nommé Président-Directeur général de l’Office de gestion de la dette publique (OGEDEP), institution stratégique chargée du suivi et de la gestion de la dette de l’État. Dans le secteur public économique, il est également nommé Président-Directeur général de la Gécamines Commerciale, où il participe à la gestion et à la valorisation des ressources minières nationales, secteur clé de l’économie du pays. En 1995, il est appelé à exercer les fonctions de Gouverneur de la Banque centrale du Zaïre, aujourd’hui Banque centrale du Congo, poste qu’il occupe jusqu’en 1997, dans un contexte économique particulièrement exigeant pour la Nation. Au cours de sa longue carrière, il a également siégé au sein de plusieurs conseils d’administration d’entreprises publiques et d’institutions stratégiques, apportant son expertise dans la gouvernance et la gestion des grandes institutions économiques du pays. Tout au long de sa vie professionnelle, Patrice Djamboleka Loma Okitongono s’est distingué comme un technocrate rigoureux, un serviteur de l’État engagé et une figure marquante de l’administration économique et financière de la République démocratique du Congo. Son parcours demeure celui d’un homme d’expérience, de compétence et de dévouement au service de la Nation. Mais au-delà de ses hautes responsabilités publiques, il demeurait avant tout un homme de famille profondément attaché aux siens et un fervent catholique, guidé dans sa vie par une foi sincère et des valeurs spirituelles profondément ancrées. Époux dévoué de Madame Angélique LAMA Dembo, il fut un compagnon fidèle et exemplaire, notamment par sa présence constante et son engagement plein de dignité aux côtés de son épouse dans les moments d’épreuve et de maladie. Père attentionné et grand-père aimant, il représentait pour sa famille un repère, un modèle et un véritable baobab, dont la sagesse, la force tranquille et les valeurs ont profondément marqué plusieurs générations. Discret, doté d’une immense humanité et d’une générosité reconnue de tous, il prodiguait des conseils avisés, empreints de sagesse et d’expérience. Pour beaucoup, il aura été une véritable source d’inspiration et de bénédictions. Sa vie restera, pour tous ceux qui l’ont connu, une leçon de dignité, de loyauté et de fidélité aux valeurs essentielles. Pour sa famille, ses proches, ses collaborateurs et pour tous ceux qui ont eu le privilège de croiser son chemin, avoir fait partie de sa vie aura été un honneur et un privilège. Adieu Pa’ Patrice. Lucien LUNDULA L.
Djamboleka, c’est un nom purement tetela. Juste une précision pour dissiper tout malentendu. Pour cequi est de son passage à la tête de la BCZ, je ne suis pas rassuré par les performances qu’on peut lui attribuer. Nous savons comment Mobutu et son entourage géraient cet institut d’émission. Bref, je n’ai aucune intention d’accabler Jamboleka qui n’etait qu’un simple exécutant zélé comme d’autres avant et après lui. Le donneur d’ordre ne souciait absolument pas du cadre macro-économique, du défit budgétaire encore moins de l’inflation qui bouffait intégralement les petits salaires de fonctionnaires. La planche à billets tournait en plein régime. Finalement, le FMI qui appliquait de façon implacable ses décisions sans tenir compte des réalités socio-économiques du pays a fini par désigner un certain Blumethal, sujet Allemand pour diriger la BCZ avec les conséquences que l’on sait. Que son âme repose en paix.
Le regime Mobutiste que tu fustiges en profitant du passage du sieur Djiamboleka ne diffère pas du tout du klepto-regime de ton idole que tu encenses. Pour toi (et tes semblables sous les manguiers a Limete) tout va a merveille sous le roublard-jouisseur au sommet aujourd’hui et son « petit-ya-confiance » Wameso a la BCC qui lui envoie les caisses de l’Etat sur demande pour sa jouissance et voyages budgétivores. Voici un devoir d’arithmétique pour toi et autres parasites de ce klepto-regime Tshilejelu: Quel est le total comparatif des montants de detournements et vols des deniers du Tresor (et avoirs miniers) de l’Etat sous Mobutu, les 2 Kabila, et votre roublard au sommet aujourd’hui? Ta réponse a ce simple exercice nous dira plus sur ton équilibre mental. Le FMI que tu cites ici vient de dénoncer « l’explosion de la masse salariale » sous ton idole au sommet, alors que les fonctionnaires de l’Etat (donc, sauf ses 1200 conseilers-copains-flatteurs a la Présidence et au Gouvernement) sont sans paie depuis des mois. Devrions sous y ajouter les milliers de travailleurs a la MIBA sans paie depuis 5 ans malgré de vides promesses de ton idole qui continue de s’enrichir avec sa famille et copains en traffic de diamants et or de l’Etat. Voila pourquoi il tente de modifier la Constitution pour s’éterniser au sommet et éviter poursuites judiciaires!
Paix à son âme !
Voilà, c’était une autre époque… non seulement la classe de l’élégance mais aussi un miroir de l’intelligence courtoise.
Tout le contraire des guignols d’aujourd’hui.
Très sincères condoléances à sa famille.
Rest-in-Peace (« RIP ») compatriote Djamboleka; avec sincères condoléances a la Famille! La méritocratie qu’exigeait jadis l’accession aux hautes fonctions de l’Etat et que tu incarnais, n’a plus d’importance aujourd’hui sous ce regime d’ex-frappeurs trimbaleurs de faux diplômes. Une cohorte de voleurs venus de Matonge et d’ailleurs s’enrichir au sommet du pays au detriment du « Peuple d’abord » appauvri et abruti en vides slogans…
‘Kulutu’ Patrice Djamboleka fut l’un des grands commis de l’Etat de l’ere Mobutu. Il fut un grand commis de l’Etat qui savait causer finances publiques avec ces messieurs-dames du FMI et de la Banque Mondiale. Il fut un grand commis de l’Etat qui defendait toujours son pays. Rest in Peace, Dear Patrice!
Voila au moins un kasaien que notre faux Prix Nobel de Competence n’a pas ose traiter d’incompetent! L’opinion aura constate que meme quand il s’agit simplement de rendre un dernier hommage a ce digne fils du pays et de compatir avec sa famille biologique, les tenors du PICT ne peuvent pas rater cette enieme occasion de decocher quelques fleches empoisonees a leur cible preferee: ‘ce regime d’ex-frappeurs trimbaleurs de faux diplomes!’. Vous parlez d’indecence!
Apres avoir seme les graines de la prochaine epuration de Baluba avec des bouts de phrases a la Goebbels comme ‘Tshilombo et les siens’, ‘Tshilombo et ses freres de tribu’, et ‘l’armee luba de Kinshasa’, ces tribalo-tribalistes et tribalisnat veulent a tout prix et contre toute evidence prouver a ceux qui ne sont pas aussi debiles que les militants du PICT que Tshilombo est …tribalo-tribaliste et tribalisant! Ils ont meme l’audace de demander au vrai patriote que je suis de compter tous les Baluba nommes par Tshilombo aux postes de responsabilite et de comparer leur nombre au nombre de…Congolais nommes aux postes de responsabilite par le meme Tshilombo! Non, je n’exagere pas! C’est ici sur CI, vous pouvez verifier!
Inutile de preciser que les bouts de phrases a la Goebbels de ces pseudo-patriotes sont autant d’appel de pied aux debiles du pays pour declencher une enieme epuration de Baluba a travers le pays! Esso et Henri Maggie ont deja repondu present a l’appel! Ils n’attendent que le jour et l’heure! Heureusement qu’en Belgique, la police federale belge tient a l’oeil les fauteurs de troubles de la communuate congolaise! Et au pays, le CNC est en train de debusquer les vrais traitres! Congolais, ou allons-nous?