JC Katende: « L’espoir suscité par les premières mesures prises par Felix Tshisekedi en matière des droits humains s’est effondré »

En marge de ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Jacky Ndala », l’avocat et défenseur des droits de l’homme, Jean-Claude Katende, commente ce dossier judiciaire et jette un regard plutôt critique sur l’état des droits et libertés et la situation générale de notre pays. Et ce trente mois après l’accession de Felix Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’Etat congolais. INTERVIEW.

Jacky Ndala a été condamné à une peine de deux ans de prison ferme et d’une amende de 500.000 CDF. Cette sanction est-elle juste ou injuste?

Personnellement, j’estime que cette sanction est juste parce que les propos qui ont été tenus par Monsieur Ndala sont, pour moi, extrêmement graves. Il a, non seulement, appelé la population à s’en prendre aux institutions mais aussi à porter atteinte à la vie privée. Comme vous le savez, la vie de la personne humaine est sacrée. Si la vie des individus est sacrée, j’estime que quiconque appelle à la violence, profère des menaces, incite les gens à porter atteinte à la vie des individus, la sanction est fondée et juste.

En parcourant des dépêches, votre déclaration contredit vos propos antérieurs. Je vous cite: « Quelles que soient les raisons, les pratiques utilisées pour arrêter M. Ndala sont indignes et remettent en cause l’engagement du président Tshisekedi d’humaniser l’ANR. Nous condamnons cette arrestation arbitraire. Libérez M. Ndala. Petit à petit, le pays retourne à ses vieux démons ». Selon vous, le Congo-Kinshasa retourne à ses vieux démons?

La déclaration que vous venez de citer a été faite quelques heures après l’annonce de l’interpellation. M. Ndala n’était pas encore condamné. Pour n’avoir pas été conforme à la procédure normale, cette arrestation était assimilable à un « enlèvement ». Il n’y avait pas de raison que l’ANR aille s’introduire au domicile d’un citoyen en violation de la procédure. Si nous plaidons pour l’avènement de l’Etat de droit, celui-ci doit respecter la forme et le fond. Je n’ai jamais soutenu que les propos tenus par M. Ndala étaient innocents. En rapport avec la promesse faite par le Président de la République d’humaniser les « services », nous reculons au lieu d’avancer. Humaniser l’ANR signifie respecter la dignité des gens et observer les droits et libertés garantis par la Constitution.

Dans un communiqué publié le samedi 17 juillet, Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti « Ensemble pour la République » indique notamment que deux collaborateurs de Jacky Ndala auraient été « torturés » durant leur détention à l’ANR. Avez-vous pu vérifier ces allégations?

Si ces allégations étaient vraies, d’autres sources les auraient relayées. N’ayant pas été en contact direct avec les concernés, je ne peux ni confirmer ni infirmer cette déclaration qui a été faite par une personnalité proche des personnes qui ont été mises en cause. Je ne peux que prendre ces propos avec réserve.

De manière générale, quelle est, selon vous, sans parti pris, la situation des droits et libertés au Congo-Kinshasa à mi-mandat du président Felix Tshisekedi?

Sans parti pris, je dirai que l’espoir suscité par les premières mesures prises par le Président de la République s’est effondré aujourd’hui. Les droits de l’homme continuent à être violés. A titre d’exemples, dans tel ou tel autre coin du pays, on apprend l’arrestation de journalistes. Il en est de même des activistes de la société civile. Sans omettre des militants des partis politiques. La seule différence avec le régime du président Felix Tshisekedi réside dans cette volonté qui est claire de demander des comptes à tous ceux qui sont suspectés d’abus en matière des droits et libertés. Qu’il s’agisse d’un agent de sécurité ou d’un agent de l’ordre, ils sont interpellés et jugés. Alors que sous le pouvoir du président Kabila, des manifestations pacifiques ont été réprimées; des gens ont été tués. A l’époque, on ne sentait pas la volonté de poursuivre les auteurs des tueries. Voilà à quel niveau je situe la situation des droits et libertés à mi-mandat du président Tshisekedi.

Parlons un peu du projet législatif de Noël Tshiani à l’origine du chahut actuel. Il semble que vous êtes « contre » cette initiative…

Ce débat a perdu tant son caractère scientifique que républicain. Le débat est devenu passionnel. Il se concentre plus sur des individus que sur la nation. Il suffit de prendre une position contre cette « proposition de loi » pour qu’on vous taxe d’être derrière M. Katumbi. Dans le cas contraire, on vous classe dans le camp de Noël Tshiani ou dans celui d’autres personnalités qui défendent cette proposition. C’est pour cette raison que je me suis totalement refusé de m’aligner au risque d’être classé dans un camp ou dans l’autre. C’est la passion qui parle. Les gens défendent leur point de vue en fonction des intérêts individuels. Je reste dans le « camp du Congo ». Et je refuse qu’on m’insère dans un « coin » contre d’autres Congolais.

Que répondez-vous à ceux qui s’étonnent de la réaction du parti « Ensemble de la République » par rapport à ce projet législatif pendant que le autres partis politiques restent silencieux?

Globalement, le silence de certains partis politiques semble indiquer qu’ils sont favorables au verrouillage de certaines fonctions régaliennes de notre pays. En ce qui concerne Moïse Katumbi Chapwe, je ne pense pas que l’idée de ce verrouillage vise à l’écarter de la prochaine élection présidentielle. Je pense qu’on aurait pu recourir à d’autres moyens. Je me rappelle que c’est en 1981 que le président Mobutu accorde aux femmes la faculté de transmettre la nationalité congolaise à leurs progénitures. Cela voudrait dire qu’avant 1981, les femmes congolaises n’avaient pas le droit de transmettre la nationalité à leurs enfants. A quel moment est né Moïse Katumbi Chapwe? C’est la question fondamentale à se poser. S’il était né avant 1981, la conclusion est claire. Nous faisons face à la situation actuelle parce que les gens ont été complaisants. Ils ont voulu défendre leurs propres intérêts en lieu et place des intérêts de la République. A tout point de vue, si nous partons de cette thèse là – qui est au demeurant largement documentée – on arrivera à la conclusion que M. Moïse n’a pas la nationalité congolaise. La raison est simple: la loi de 1981 ne rétroagit pas. Elle dispose pour l’avenir. Comme je l’ai précédemment dit, notre Administration a été complaisante. On a reconnu implicitement la nationalité congolaise à une personne qui n’en avait pas le droit. Le fait de la lui avoir reconnue cela, engendre le droit acquis. Par cette pratique, « Moïse » est considéré comme Congolais. Mais sur le plan du droit, il n’en avait pas le droit. Si les gens qui ont mis cette proposition de loi sur le verrouillage, visait particulièrement M. Moïse Katumbi, on devrait trouver d’autres arguments. Les arguments les moins contestables possibles.

Comment voyez-vous l’avenir du pays, au plan politique?

Je pense que l’avenir politique de notre pays ne brille pas par une visibilité claire. D’abord, du fait que les acteurs politiques congolais ne peuvent pas être identifiés par rapport à leurs idées. Ceux qui sont avec le président Felix Tshisekedi aujourd’hui peuvent le quitter demain en fonction de leurs intérêts. Ceux qui ne sont pas avec lui aujourd’hui peuvent le rejoindre demain. Il n’y a pas de « visibilité claire » compte tenu de l’instabilité et de manque de personnalité de la part de beaucoup d’acteurs politiques du pays. Je crois que c’est l’attitude du peuple congolais qui pourra déterminer l’avenir du pays.

Si le président Félix Tshisekedi était en face de vous, que pourriez-vous lui dire?

Je vais d’abord le féliciter pour son engagement. Je pense que le pays n’a pas connu de grandes avancées mais il y a des signes qui démontrent qu’avec des gens déterminés, ce pays pourrait aller dans la bonne direction. Le travail réalisé par l’Inspection générale des finances en témoigne. le but est l’assainissement des finances publiques. C’est un travail sans précédent en République démocratique du Congo. On pourrait dire autant de l’appareil judiciaire. Et ce en dépit du fait que tout n’est pas encore parfait. C’est tout de même un travail historique à consolider. En termes des choses à améliorer, il y a premièrement la qualité de l’entourage du Président de la République. Je pense qu’il y a beaucoup de personnes autour du chef de l’Etat pour un autre objectif que celui de l’assister dans sa lourde mission. Je dirai même qu’ils sont là pour se refaire une « santé financière ». Il y en a beaucoup. Certains par ignorance. D’autres tout simplement qu’ils redoutent de perdre leurs places. Il faut se consacrer à la recherche de l’argent. Secundo: la communication du Président nécessite des améliorations. Si vous avez suivi l’interview qu’il a donnée à la presse congolaise à Goma, il y a beaucoup de choses à redire. L’équipe de communication doit être capable de « vendre » les « bonnes choses » que le chef de l’Etat est en train de réaliser avec son gouvernement. La dernière chose que je pourrais lui dire c’est bien la réduction du train de vie des institutions. L’argent économisé pourrait être investi dans la vie économique et sociale. Le chef de l’Etat doit œuvrer au changement de mentalité afin que les hommes politiques cessent d’être versatiles.

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

23 Commentaires on “JC Katende: « L’espoir suscité par les premières mesures prises par Felix Tshisekedi en matière des droits humains s’est effondré »

  1. Enfin,l’intervieuw vient à point,vraiment au bon moment.Il fallait que ce juriste « droitdelhommiste » sort de son silence.Avant l’arrivée de Fatshi au pouvoir,il était de tous les fronts,quitte à monté sur les rideaux.Et puis plus rien.L’opinion se démandant même si la côterie et la faim ne l’avait pas precipiter du côté de la mangeoire!!!!Est-il que ses réponses n’étants pas cash,néamoins,son objectivité,sa prudence et sa resérve sont à saluer.La démocratie et l’émanation d’un Etat de droit restent un combat de tous les jours.Inclusif.Patriotiquement.

  2. Il est parfois difficile de savoir ce que veulent en définitive les congolais. Mr Katende nous explique calmement que les espoirs suscites par les premières mesures prises par Felix Tshisekedi en matière de droit humain se sont effondrées. Lorsque je parcours son entretien avec BWA, je me demande si vraiment le tire correspond à la réalité telle qu’il la décrit lui même. Notre pays sort d’une dictature féroce qui a duré une vingtaine d’années, comment peut on croire qu’à l’espace de deux ans, on peut installer une justice parfaite, une police irréprochable, une armée citoyenne, et surtout une classe politique tolérante et civilisée. De mon point de vue, la réaction épidermique de Mr Katende est dans la droite ligne de ce qu’on appelle « société civile Congolaise ». Toujours prompt à s’adresser à l’opinion internationale à laquelle elle ( société civile) doit rendre compte pour continuer à bénéficier son soutien financier. A force de ménager la chèvre et le choux, on finit par tomber dans la caricature et la posture de donneur de leçon tout simplement intéressé. Toute cette nébuleuse dite  » société civile  » est souvent manipulée et même corrompue. Les confessions religieuses sont du même acabit; Ombongo a déclaré il y a peu, je le cite  » pour enseigner dans les écoles catholiques, il faut appartenir ou pratiquer la religion catholique, mais il ne rate pas une occasion pour fustiger une classe politique égoïste, corrompue. Il devait s’appliquer cette exigence à lui même d’abord avant de se draper dans la posture de donneur de leçon. Pour le reste, j’estime que la démocratie comme le droit de l’homme sont de processus long et sinueux qui demandent du temps et un changement de comportement de la part de tous.

    1. Merci cher frère Elombe. La neutralité arborée par ces charlatans et bonimenteurs tapis dans des structures abusivement appelées société civile n’est que de la poudre de « perlimpinpin » . L’Etat de Droit est en pleine restauration sous la gouvernance de Felix Tshisekedi. Il en est de même de la justice . Ceux qui vont s’y frotter devront y faire face. Seulement, vous devriez permettre une petite correction cher Elombe : ce n’est pas une vingtaine d’années d’une féroce dictature mais soixante années de dictature depuis Mobutu.

    2. Cher Elombe,
      Quand vous affirmez que « la démocratie comme le droit de l’homme sont de processus long et sinueux qui demandent du temps et un changement de comportement de la part de tous », cela est-il vrai maintenant que Félix Tshisekedi est au pouvoir ou c’était également vrai sous l’administration de Kabila que les Tshisekedi et bien d’autres Congolais ne cesaient de pourfendre ?

    3. ECOLE CATHOLIQUE
      Elombe@ Selon votre « comprehension » pour quellle raison parle-t-on des « écoles conventionées catholiques »?
      Il existe une « convention », un « accord » entre l´État congolais et l´Eglise Catholique. Cette église est « proprietaire » des écoles et dans l´accord, l´État finance le fonctionement de ces écoles.
      Dans cette convention, l´État congolais s´engage á garantir l´enseignement des valeurs de la réligion catholique dans ces écoles.
      Ainsi, Ambongo a raison d´exiger que les enseignants de ces écoles doivent être des chrétiens catholiques, parce qu´ils vont enseigner cette réligion á tous ceux qui vont étudier chez eux.
      C´est dans la convention signée entre l´Etat congolais et l´Eglise Catholique.. Au Congo, même ceux qui ont fait des études juridiques sont lost in translation.
      En Europe, il existe aussi ces genres de convention..(Suède ou France) où l´État signe des accords avec des réligions.. afin de garantir ce droit d´enseigner la philosphie spirituelle dans les écoles « privées » mais subventionées par les Etats

  3. C’est effrayant, sidérant, étonnant et finalement hilarant de voir que des personnes prétendument instruites se laissent aller à des  » matolo  » simplement guidées par des réflexes tribaux pour soutenir Tshilombo alors que tout démontre que c’est une calamité pour le Congo, les congolais et une bénédiction pour ses patrons rwandais.
    A vomir, mawa trop !
    Des talibantanbas des pères et des mères…

      1. @Procongo,
        Augustin Kabuya, SG de l’UDPS, le parti présidentiel, vient de nous reveler publiquement que le Président Félix Antoine Tshilombo Kaniki ne connait pas les origines de sa propre mère, notre Mama Marthe ( Mokonzi azalaki na erreur, ayebaki bien te… )
        Yo, champion ya logique, Olobi nini ? D’après vous, ceci est-il effrayant ou hilarant ?
        Autre chose, que pensez-vous de cette histoire du serveur qui identifie les adresses IP des communications au Congo et qui est basé à Kigali ( en clair toutes nos communication sont écoutées depuis Kigali ) ? Croyez-vous qu’on doit continuer à être infiltré à ce point ? Effrayant ou hilarant ?
        Finalement, êtes-vous du format Président Jules de sous-les-manguiers de Limete ou plutôt Yoka Son ?
        Fatshi beee…
        Biso ba bonobo de père et de mère…

      2. JO BONGOS,
        nakanisaki oza b’ARGUMENTS. Nzoka eza na ngo kaka ba masolo ya toyokaki (C’est Kabila qui dirige, c’est Kagame qui dirige, balkanisation déjà à 70%…). Effrayant. Hilarant finalement.

  4. JURISTE?
    1. CONSTITUTION DU ZAIRE
    « Est citoyen zairois d´orgine, toute personne dont les parents sont membres des 450 tribus qui ont été dans l´EIC ».
    2. CONSTITUTION DE LA RDC
    « Est citoyen congolais d´orgine, toute personne dont les parent sont membres des tribus qui ont été sur le territoire du Congo le 30 juin 1960 »
    Quand ce juriste parle de Katumbi, il devrait se souvenir que la mère de Katumbi, est membre d´une des 450 tribus qui avaient cedées leurs territoires á Léopold 2 pour fonder l´EIC. Katumbi était « zairois d´orgine » pendant le Zaire… comme mon cousin DELVEAUX.. métis d´une mère yaka du Kwango et d´un père Belge.. Vous allez retrouver le nom de Delveaux parmis les participants á la Table Ronde de Bruxelles et il y était comme « congolais ».
    LOST IN TRANSLATION?
    Le juriste parle d´une loi congolais de 1981 ..? Comment Kengo est devenue « zairois » ? Comment Bemba Saolona est devenue « zairois »? selon ce juriste, c´est après 1981 que les « femmes » pouvaient transmettre la nationalité zairoise kie kie kie kie kie
    Ata bino moko ! Dans la constitution du Zaire il était question d´avoir un « parent » membre de l´un des 450 tribus á l´orgine de l´EIC..
    Katumbi était « zairois » d´orgine dès sa naissance selon la constitution du Zaire… comme n´importe quel « métis » né d´un parent « zairois d´orgine ».
    Ce fameux juriste is lost.. c´est l´un de ceux qui vont provoquer une guerre civile au Congo
    VIOLATION DE LA LOI
    Si nos notions d´OPJ sont encore.. crédibles, le professeur Nyabirungu nous avait enseigné que chaque fois qu´il ya « violation de la loi » pendant la procedure.. la personne accusée ne peut plus être jugé.. Si un OPJ « torture » un accusé, si l´arrestation se fait par des agents qui ne possedent aucun mandat légal, s´il ya « enlevement » ce qui constitue un acte de terrorisme d´État.. Jacky ne pouvait pas être jugé quelque soit les faits qu on lui reproche.. Parce qu´il ya eu « violation de la loi » lors de son detention.
    Le juriste est lost in the translation..

  5. DONC TOUS LES KONGOLAIS « DE PEUR ET MEURENT » QUI NE S’INDIGNENT JAMAIS MALGRÉ TOUTES LES SOUFFRANCES ENDURÉES FÉLICITERONT AUSSI TSHILOMBO-PÉTAIN POUR SA CONCUSSION AVEC LE RWANDA DE KAGAME ? La Religiosité imbécilisante et le Fanatisme aveugle détruisent la RDC occupée par les Banyarwanda. Tous ses Politichiens, Prélats Complices de Maman Catho, Faux Pasteurs des églises de sommeil Binzambi Nzambi se rendent-ils compte de leur incurie Collaborationniste ? Cette fameuse Société Civile politisée sait-elle que la RDC occupée est tout sauf démocratique ? Cette interview abracabrandesque d’un pseudo activiste lubalisé corrompu médiocre prouve encore une fois que le Peuple RDCIEN est envoûté, ensorcelé, manipulé par la Classe Politique Occultiste (1997-2023) qui utilise des Pantacles et Autels Diabolico-satano-occulto-nécromanciens placés à travers toute la Ville de Kinshasa sous forme des Poubelles et Immondices amoncellés. LE TRIO [TSHILOMBO-PÉTAIN,
    KAMERHEON ET MOSES SORIANO ALIAS MOÏSE KATUMBI] INFERNAL DE PASI NA YO PASI NA NGAI occupe bizarrement la mémoire courte des pauvres Kongolais « de peur et meurent » qui ne s’indignent jamais alors que le pays ploie sous un joug pesant de l’Occupation Banyarwanda que tous les Politichiens accompagnent gentiment moyennant la corruption active et passive. « QUITTEZ LES INSTITUTIONS D’OCCUPATION RWANDAISE  » dixit Feu HONORÉ NGBANDA… Ainsi soit-il

  6. GHOST
    1. École conventionnée catholique ne signifie pas que seuls les catholiques vont y enseigner. Avez-vous un passage de l’accord qui corrobore explicitement vos propos selon lesquels il est ordonné de ne pas recruter des NON-CATHOLIQUES ?
    2. Ambongo oyo aye lobi lobi, a-t-il trouvé ces écoles dénaturées par la présence des enseignants non-catholiques ?
    Ses prédecesseurs MONSENGWO, ETSOU et MALULA étaient-ils des traitres sur la question de l’identité chrétienne catholique?
    3. Le cours de religion n’est pas le problème. L’Église dispose de beaucoup de solutions. Il y a beaucoup d’animateurs des communautés de base, des bilenge ya mwinda, des mamans/papa malongi… pour aider.
    4. Est-il raisonnable, voire humain de vouloir chasser des enseignants non-catholiques (parmi eux de nombreux parents) à la veille de la rentrée scolaire sans se soucier de leur sort, prise en charge, chance de travail, stabilité psychologique ? Y a-t-il une trace d’humanité dans ce comportement d’Ambongo alors que l’Église catholique se décrit comme „EXPERTE EN HUMANITÉ“ ?

    1. @Procongo,
       » Ambongo oyo aye lobi lobi  » ?
      Ozalaki ko vivre na Rwanda to na Congo ?
      Bilobela Mwanza ! Argumentation ya tsanana !

    2. Procono@
      CONVENTION ENTRE LE VATICAN ET L´ETAT CONGOLAIS
      Commencez par rechercher cette « convention ».. et vous allez apprendre que les écoles catholiques sont une proprieté de l´Eglise Catholique.
      L´État congolais n´a pas construit ces écoles.. en réalité, elles sont des écoles « privées » sous gestion « privée » avec un enseignement privé qui est inspiré des valeurs spirirtuelles privées.
      Vous devriez lire la « convetion » afin de comprendre que l´État congolais a « accepté » que l´Eglise Catholique soit « subventionée » financièrement afin d´enseigner des congolais par des enseignants catholiques.
      L´Eglise Catholique se reserve le DROIT de n´engager que des enseignant selon la « convention ».. si simple á comprendre. Même aux USA, en Grande Bretagne, en Allemagne bref dans les vielles démocraties… des « conventions » qui font que l´Eglise Catholique puisse exercer ce droit de n´avoir exclusivement des enseignants catholiques dans ces écoles.

      1. GHOST,
        1. Vous qui auriez lu la Convention, vous ne faites aucune citation textuelle.
        MES QUESTIONS SONT PRÉCISES. VOUS N’Y RÉPONDEZ PAS :
        2. Ambongo a-t-il trouvé ces écoles dénaturées par la présence des enseignants non-catholiques ?
        Ses prédecesseurs MONSENGWO, ETSOU et MALULA étaient-ils des traitres sur la question de l’identité chrétienne catholique ?
        3. Est-il raisonnable, voire humain de vouloir chasser des enseignants non-catholiques (parmi eux de nombreux parents) à la veille de la rentrée scolaire sans se soucier de leur sort, prise en charge, chance de travail, stabilité psychologique ? Y a-t-il une trace d’humanité dans ce comportement d’Ambongo alors que l’Église catholique se décrit comme „EXPERTE EN HUMANITÉ“ ?

      2. C’est quoi les écoles conventionnées catholiques au Congo ? Comme partout dans le monde l’État Congolais a signé avec l’église catholique une convention qui autorise cette dernière à instruire jeunes et moins jeunes selon leus valeurs et leurs canaux. Que les Catho obligent les enseignants d’être catholiques où est donc le problème ? Ils ne l’exigeraient pas ils auraient alors tort de ne pas s’organiser en catholiques dans l’enseignement qu’ils prodiguent.

  7. Le régime en place au Congo est ultra clanico- tribalo- ethnico-régionaliste. Les politiciens congolais de tous bords, la Société Civile, dont l’ACAJ et l’AZADHO restent silencieux comme un cadavre.
    Sauf quelques médias. C’est choquant.

  8. Mon frère Mayoyo Tipo Tipo, peut être que je n’ai pas bien compris ce que vous voulez dire lorsque vous faites la comparaison entre la gouvernance Kabila et Tshisekedi en matière de droit de l’homme et liberté. Qu’il y ait quelques insuffisances aujourd’hui dans la gestion du pays j’en conviens, mais, tout de même, nous avons vécu un véritable enfer pendant 18 ans. Vous n’allez quand même pas oublier les assassinats des Tshebeya et Bazana tués de façon ignoble. Les Kapangala, je ne cite que les cas emblématiques. De grâce, ayons le sens de proportion. Le manichéisme, la vision binaire de choses dénaturent forcément la réalité. Il faut de temps en temps relativiser.

    1. @ Relativiser comme un permis officiel de ne pas s’attarder sur des critiques de gestion du pouvoir en place car hier c’était pire ? Où se situe alors le réel manichéisme demobilsateur, n’est-ce pas dans la vision binaire de voir tout en blanc ce qu’il se passe maintenant et tout en noir ce qu’il se passait hier et les critiques de l’actuel régime ? Dans tous les cas affirmer tout de gosue l’Etat de Droit et la justice sont en pleine restauration sous la gouvernance de Felix Tshisekedi est pour le moins aller vite en besogne…
      @ Certes Katende et les ONG ont tendance à voir la bouteille à moitié vide mais n’est-ce pas leur boulot ? C’est peu convaincant de les ramener toujours à des impétrants non désirés toujours là à servir leurs bailleurs de fond étrangers alors que le Congo survit largement de leurs largesses.
      @ Je vous écris aujourd’hui du Congo où j’effectue deux semaines pour des raisons familiales. J’y étais il y’a 7 mois et c’est sans doute démagogique de le dire, est-il que je ne perçois pas de grands changements. Lorsque Katende voit que le mieux dans le respect des droits et libertés des débuts de Tshisekedi semble s’effondrer, qu’elle que soit la vraie réalité des faits, ayons le courage et l’honnêteté de constater qu’il les bases sur des faits.
      Voilà exactement où je veux quitter le manichéisme qui veut voir en noir toutes les critiques du pouvoir en place ; ce serait pur fanatisme…

      1. NONO
        1. « n’est-ce pas dans la vision binaire de voir tout en blanc » : Pourtant ELOMBE a écrit  » Qu’il y ait quelques aujourd’hui dans la gestion du pays j’en conviens »- C’est avec raison qu’il vous rappelle qu’en matière des violations des droits de l’homme, le régime de Kabila est pire. Vos ‘echos’ à partir du Congo n’y changent rien. Inutile d’échanger du PUR AVEUGLEMENT contre le pur fanatisme.

  9. @Procongo,
    Na tuba tuba, digressions, diversions, manipulations, Oleki Mende. Il faut le faire. J’espère que na Château Kasai bakolukela yo poste. Vous le méritez largement. Bravo !
    Nazo zela osombela ngai Primus, na ganda ya Chantal, na Bandal.

  10. Procongo@
    Il est question d´une « convention » signée par les « juristes intelligents » congolais. Dans cette convention, il n´y a aucune mention d´un « faveur » que le proprietaire de ces écoles devait accorder aux « non-catholiques ».
    Ezali biloko na bango, ba ko sala ndenge ba lingi.. gestion privée avec des conditions acceptées par l´État congolais.
    QUESTION?
    Quel est le budget de l´éducation depuis 2 ans et 6 mois? Combien des écoles vous avez fait construire quand vous avez faite le choix d´importer des maisons de la Turquie?
    En France, le budget de l´éducation est le second poste des dépenses publiques après celui de la défense. kie kie kie
    Avant de parler « humanisme » ou « socialisme », observez que le budget de l´institution président de la République du Congo depasse de très loin celui de l´éducation .. kie kie kie
    UNE AUTRE QUESTION
    Avoir de l´eau potable et de l´électricité devrait-être aussi un « droit de l´Homme ».. le fanatisme qui ne souhaite pas voir les fulu dans la capitale, l´absence de l´eau potable, les routes defoncées… kie kie « droit de l´Homme » ?

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