« Kabila » et ses janissaires promettent des « bosses » et des « plaies » aux Congolais

Selon le porte-parole de la Présidence de la République, Tharcisse Kasongo Mwema, les « consultations » inaugurées, le 2 courant, par le président Felix Tshisekedi Tshilombo devraient se clôturer ce mercredi 25. Il semble que la liste des personnes désireuses « d’être consultées », par le premier magistrat du pays, ne cesse de s’allonger.

L’opinion nationale piaffe d’impatience de connaitre les décisions que prendra le chef de l’Etat à la lumière notamment des avis émis par ses concitoyens. Des concitoyens convaincus, dans leur grande majorité, qu’ils ont perdu la « maîtrise » de leur pays depuis la guerre de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo). Et ce au profit de certains pays voisins qui s’appuient sur une « cinquième colonne ».

N’en déplaise au constitutionnaliste Evariste Boshab (Pprd) – et sa boiteuse théorie « primo-ministériel » selon laquelle le Premier ministre disposerait des « pouvoirs énormes » que le Président de la République n’a pas -, la preuve est faite que le premier magistrat du pays occupe bel et bien une place dominante tant au plan institutionnel que de la conscience collective. Le contraire aurait étonné. D’abord, parce que le Président de la République est élu directement par les citoyens. Ensuite, c’est lui qui nomme le Premier ministre. Enfin, il est, à ce titre, le chef de l’Exécutif dont fait partie ce dernier.

Dans son « communiqué final » clôturant les travaux de sa deuxième « retraite politique », la mouvance kabiliste dite « Front commun pour le Congo » (Fcc) s’est réjouit à tort, en son point 6, qu’il n’existe « fort heureusement » aucune « crise persistante entre le gouvernement et l’Assemblée nationale(…)« . N’en déplaise au « clan kabiliste », il ne fait l’ombre d’un doute qu’il y a une crise entre le gouvernement et la Représentation nationale. Par gouvernement, les législateurs ne pensaient pas uniquement à cet organe collégial composé du Premier ministre et des ministres. Il s’agit de l’Exécutif.

De manière schématique, le vocable « crise », dans le cas sous examen, renvoie à l’idée de contestation des autorités. Comment pourrait-on qualifier le fait qu’un ministre renâcle à notifier des mandataires publics nommés par le chef de l’Etat? Que dire du Premier ministre qui se fend d’un communiqué pour protester contre des ordonnances présidentielles contresignées, en son absence, par un vice-Premier ministre? Que dire enfin des parlementaires et des membres du gouvernement qui boycottent une cérémonie officielle présidée par le chef de l’Etat sous prétexte que celui-ci aurait violé la Constitution? La réalité est là: le pays est « bloqué ». L’improbable coalition Fcc-Cach s’est muée en « nœud gordien ».

Depuis le lancement des « consultations présidentielles », on assiste à une agitation autant qu’à des grincements de dents au sein de la mouvance kabiliste. Celle-ci fait pousser ses « petits soldats » à déployer des biceps.

Lors de l’audience accordée aux gouverneurs de province au Palais de la nation, le PPRD Richard Muyej, gouverneur du Lualabla, a eu l’outrecuidance de dire à haute et intelligible voix que les « consultations présidentielles » ne devraient pas constituer un moyen permettant à un camp de prendre l’ascendant sur l’autre.

Interrogé par notre consœur Bibi Kapinga du média kinois « MMTV », un certain Barnabé Milinganyo – qui se dit à la fois « ancien Kadogo » et « Maï Maï » – a eu ces mots en réponse à des Kinois qui lui demandent de prendre ses cliques et ses claques: « Je suis venu à Kinshasa par la force des armes. Je partirai d’ici pour regagner Bukavu par la force des armes ». Un message, on ne peut plus clair.

Proche d’Azarias Ruberwa, l’actuel ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles, le fameux « Barnabé », qui ne représente que sa petite personne, parle sans doute « par procuration ». Selon lui, c’est eux qui ont chassé le président Mobutu du pouvoir. « Qui avait la force de faire partir Mobutu? », s’est-il demandé comme pour dire que le « Congo libéré » est devenu un « butin de guerre ».

Sur son compte Twitter, Zoé « Kabila », gouverneur du Tanganyika, a posté ce tweet: « Pendant que certaines personnes veulent plonger la RDC dans le chaos, à Kalemie les efforts de sécurité continuent.(…)« . Frère cadet de « Joseph Kabila », ce gouverneur se croit exonérer du devoir de réserve. En septembre 2016, il déclarait dans un entretien à « Jeune Afrique » que sa fratrie « n’est pas disposée à céder le pouvoir à n’importe qui ».

Quelques jours auparavant, la sénatrice Francine Muyumba, proche parmi les proches de Jaynet « Kabila » ne disait pas autre chose: « Nous qui avons grandi dans la guerre, nous connaissons le prix de la paix. En aucun cas, on ne permettra à qui que ce soit de remettre cette nation à zéro (…)« . On se demande bien dans quelle localité la dame Muyumba a vécu la guerre au Congo. Quelles sont les réalisations socio-économiques et politiques accomplies par les prétendus libérateurs du 17 mai 1997 pour que le pays soit subitement remis « à zéro »?

Rares sont les Congolais qui connaissent le parcours personnel de la dame Muyumba qui est apparue, comme par génération spontanée, au lendemain de l’élection présidentielle de 2006. Tout ce que l’on sait est qu’elle aurait étudié à Windhoek, en Namibie. C’est là-bas que son chemin aurait croisé celui de « Jaynet ».

On le voit, les « consultations présidentielles » font peur. Les évêques catholiques avaient vu juste en déclarant dans un message diffusé en juin 2017 qu’une « minorité de concitoyens a pris le pays en otage ». Cette minorité a engagé le pari risqué de maintenir le Congo-Kinshasa à genoux au nom des intérêts de certains pays voisins. Composée de « pseudo-Congolais », cette minorité a peur du changement. Aussi, a-t-elle promis des « bosses » et des « plaies » aux véritables filles et fils du « Grand Congo » décidés de reprendre le contrôle du destin de leur pays. Quoi qu’il en coûte!

Les Congolais n’ont pas oublié le caractère chaotique des élections du 30 décembre 2018. Deux années après, ils n’entendent plus épiloguer sur les résultats de la présidentielle. Des résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et confirmée par la Cour constitutionnelle. Felix Tshisekedi Tshilombo est le président de la République. Il incarne aujourd’hui l’espoir pour la « reconquête » du pays. Il n’a pas droit à l’erreur…

 

Baudouin Amba Wetshi

20 thoughts on “« Kabila » et ses janissaires promettent des « bosses » et des « plaies » aux Congolais

  1. La tres arrogante Burundaise (neo-Congolaise) Francine Muyumba, ainsi que les frangins Tanzaniens Hypo, Jaynet et Zoe Kanambe, se croient en pays conquis apres leur aventure AFDL de1997, bradant et pillant notre patrimoine, assassinant et jettant nos compatriotes dans de fosses communes en toute impunite. Et tout cela avec l’apport des traitres Congolais de la trempe de Boshab, Mwilanya, Minaku et autres pseudo-legalistes et criminels FCC vomis. Il incombe donc a Fatshi de nous demontrer que ses longues consultations ne furent pas un show budgetivore dont l’issue ne serait que d’aller partager du champagne a Kingakati avec le roublard et criminel chef de bande Hypo Kanambe.

  2. # Rien à redire au principe constitutionnel d’un Chef de l’État, premier magistrat du pays qui plus que jamais y occupe dans la crise actuelle une place dominante mais aussi dans la conscience collective. Notre constitutionnaliste opportuniste Butshabu eut beau sortir un nouveau scoop bateau qui accorderait au PM des prérogatives jusque-là insoupçonnées ne peut une fois de plus que faire pschitt.
    N’empêche que les bonnes intentions du PR d’une « union sacrée de la Nation » ont ses limites de faisabilité sur le terrain. Si raisonnablement les consultations font peur aux gens de FCC, les font jaser dans toutes les langues jusqu’à promettre des « bosses » et des « plaies » aux Congolais comme par le passé, dixit BAW, il ne serait pas excessif de se demander quelle voie de sortie efficace offrent-elles au Président ? Et d’abord dans quelle mesure est-il capable « d’assumer le divorce ou alors encore et toujours de tempérer » ?
    # Il devra en effet faire un choix drastique pour mettre enfin fin aux tensions permanentes avec ses alliées du FCC qui ont été à la base des consultations et répondre ainsi aux fortes attentes ainsi créées dans la population qui majoritairement veut tourner la page de l’ancien régime, en finir avec cette coalition conflictogène en cours dont il dit bien qu’elle bloque le pays tout en ne perdant pas de vue que ‘JK’ de son côté ne cessera pas de lui barrer la route, lui opposant un bras de fer permanent qui ne dit pas toujours son nom. 
    # A en croire les rumeurs sur ces consultations il y’a eu comme un référendum populaire contre l’ancien pouvoir. JK a non seulement appelé ses sympathisants à la résistance mais il s’est aussi fendu d’une correspondance adressée aux corps diplomatiques accrédités en RDC et aux pays voisins, y
    proferant des menaces à peine voilées, en prenant la communauté internationale à témoin sur tout ce qui arriverait si jamais le président Tshisekedi écartait le FCC de la gestion du pays. <
    Patatras on apprend aujourd'hui de la bouche de P Kazadi de l'Udps et membre du comité organisateur des consultations que le FCC qui jusque là privilégiait des discussions au sein du comité de suivi de la coalition FCC CACH et menaçait même d’exclusion ces membres et cadres qui y prendraient part vient finalement de demander a être reçu par le Chef de l’État. Qu'est-ce donc ? Aurait-il enfin compris qu'une convention privée ne peut être au dessus de la Constitution, a-t-il peur de la volonté populaire exprimée dans ces consultations ou se lance-t-il encore une fois dans des manoeuvres dilatoires pour bousculer les plans de Tshisekedi ?
    # Revenons aux voies de sortie dont dispose Tshisekedi ! Son objectif est (était) que les consultations aboutissent à une « Union sacrée de la Nation » pour une refondation de l’action gouvernementale. Dans sa situation la voie la plus accessible pour lui serait une simple renégociation des termes de son Accord avec ses prétendus partenaires avec le grand risque de ne pas vraiment liquider la crise en cours : la présence d'un Fcc toujours très actif pèserait toujours dans la balance et les consultations n'accoucheraient ainsi que d’une souris, des rabibochages cosmetiques.
    # La "crise", parlons en : comme l'a démontré ci-dessus BAW, ce n'est pas de la nommer assez fort qui ferait
    qu'elle n'existe pas : le gouvernement et la représentation nationale ne parlent pas la même langue et la réalité est que le pays en est 'bloqué'. Alors Tshisekedi s'en autorisera-t-il fut-ce à obtenir le départ du PM, des présidents de l'AN et du Sénat ? Tout le monde aura compris que son challenge utile est bien plus que des changements à la marge ! La suite…

    1. Mister NONO@
      Il n´ya pas « crise » entre le gouvernement et le parlement au Congo.
      Felix même s´il préside le « conseil des ministres » n´est pas « membre du gouvernement ».. Le « gouvernement » a pour chef le premier ministre et ce dernier est designé par le parlement… et est responsable devant le parlement où il doit rendre compte.
      UNION SACREE?
      Felix propose aux congolais une copie du FCC en fabriquant une nouvelle alliance.. dommage, l´UDPS ne possede qu´un nombre insignifiant des parlementaires.. Quelque soit la forme de cette nouvelle alliance, l´UDPS sera minoritaire.. et doit subir la volonté de ceux qui peuvent apporter le nombre des parlementaires qui va faire la difference. lol
      La fameuse Union Sacrée doit-être une « union parlementaire » rien de plus et rien de moins.. Or les règles parlementaires rendent pratiquement impossible l´implosion du FCC,, qui semble garder plus de 250 parlementaires.
      L´OPTION KABUND?
      Ni « coalition », ni « cohabtation ».. dixit Kabund.. Entre les lignes, l´UDPS met fin á la « coalition » avec le FCC et n´accepte pas une « cohabitation » où Felix sera confiné á la présidence.. ne pouvant que « présider le conseil des ministres » et signant les ordonances en provenance de la majorité FCC.
      Mais l´UDPS qui semble-t-il a fait venir l´armée angolaise pour s´emparer de la capitale et faire ainsi un coup d´État constitutionnel en chassant le FCC.. du Palais du Peuple nous reserve des surprises ce weekend.
      Sur le plan juridique, impossible de se passer du FCC.. Felix semble opter pour la formule coup d´État.. militaire même si Kabund ne nous explique pas combien la RDC paye chaque jour cette nouvelle « colonisation militaire » angolaise..
      CONSTITUTION?
      On se passe de la constitution et qui sait? des nouvelles guerres où l´Angola prendrait la place du Rwanda.. lol et ensuite « Felix devient l´autorité morale » de son Union Sacrée.

      1. Voulez-vous insinuer que la mort du FCC vous traumatise à ce point ?
        L’Angola n’est pas venu conquérir Kinshasa mais est INVITÉ par le PR pour résoudre le problème en excluant quelques félons des FARDC.
        La fin justifie les moyens.

      2. Cher Ghost,
        # Je crains hélas qu’il y’ait à boire et à manger dans la définition même classique de ce qui peut être une crise entre le gouvernement et le parlement, entre le constat du Président d’un pays bloqué par le conflit avec son partenaire et l’attente de la part du PM et de son Gouvernement de confirmer la crise. Je m’explique !
        # Le PR est une institution à part mais qui fait bien partie de l’Exécutif et son avis tient bien à ce statut. Au-delà, non seulement si la lecture stricto-sensu de la Constitution reconnait l’appartenance du Gouvernement à un bloc politique, elle n’en exige pas moins de lui sa responsabilité à représenter la Nation et on voit bien que dans le cas présent il exprime surtout des revendications sectaires mais aussi celles-ci confondent dangereusement la primauté de la Constitution sur les conventions privées. De plus que fait-on du souverain primaire qu’est le peuple notoirement hostile à sa prise en otage par un regroupement politique dont il connait les méfaits ?
        # Beaucoup même parmi les constitutionnalistes les plus objectifs vous diront que nous sommes devant une crise caractérisée lorsqu’ils voient les conflits itératifs entre les desirata de la Présidence et le PM et ses ministres Fcc qui contestent ouvertement son autorité quelles que soient leurs raisons légitimes, dans de nombreux épisodes que nous venons de vivre (nominations dans la haute magistrate et dans l’armée, l’appropriation cavalière des présidents du Sénat et de lAN Fcc des revendications plutôt sectaires, le boycottage éloquent des parlementaires et membres du gouvernement Fcc des cérémonies officielles initiées par le PR…). La réalité est donc que le pays est bloqué par une coalition au pouvoir trop conflictuelle. N’est-ce pas là une crise ?
        Voilà mon avis !

      3. ADDENDUM
        « […]Le PR est une institution à part mais qui fait bien partie de l’Exécutif et son avis tient bien à ce statut ; DE PLUS IL EST CONSTITUTIONNELLEMENT LE CHEF DE L’EXÉCUTIF ET NON LE PM COMME VOUS AVEZ PU LE SUGGÉRER. »

  3. NOUS SOMMES DANS L’OBLIGATION DE NOUS UNIR POUR ACCOMPAGNER LE PRESIDENT FELIX DE REALISER SA VISION.
    LE PEUPLE D’ABORD ET LES MEMBRES DE FCC DANS LA PRISON…

    1. « Accompagner Felix » ?
      Nous sommes entrain de retourner en 1965.. où il nous faut « accompagner » un président du genre Mobutu.. avec un nouveau « MPR » oú dans l´Union Sacrée nous allons posseder des cartes vertes.. de l´UDPS.
      Quelle est cette vision de Felix dont on ne retrouve pas le programme? Ah Manifeste de la N´sele..? Connaissez-vous l´auteur de la Manifeste de N´sele? Non?
      C´est dangereux cette idée d´accompagner un président qui doit respecter la constitution et mieux rendre compte.
      Nous devons faire attention aux termes que nous utilisons !

  4. @ALPHA MOURHA WAKA,
    OK, bonne idée, mais avez-vous cherché à savoir pourquoi Félix réitère encore aujourd’hui sa volonté de voir la coalition CASH-FCC continuer?
    Merci de nous éclairer là-dessus.

    1. Cher Kim,
      Dites-moi, ai-je raté un épisode ? Vous nous dites que Tshisekedi a encore réitéré sa volonté de voir la coalition CASH-FCC continuer mais je n’ai pas connaissance d’un point de presse ou quelque chose de ce genre depuis qu’il est rentré voilà un mois dans son cycle de consultations. Qu’en est-il exactement ?

      1. @Nono,
        En toute honnetêté, il n’y a pas eu de point de presse public où Félix aurait fait une telle déclaration; mais je tiens cela des zigotos du FCC qui ont été reçus par Tshilombo.
        Je ne pense pas être le seul à l’avoir entendu!

  5. UNE PARENTHÈSE POUR RAPPELER DES VIEUX SOUVENIRS MAIS DONT ON AURAIT BIEN BESOIN DE SE SOUVENIR POUR STATUER LA SUITE ?!?
    # Dans un de ses papiers MF Cros de La Libre avait fait allusion non sans pertinence au mythe de Faust dans le cas de l’aventure de Tshisekedi : « comme Faust Tshisekedi aurait vendu son âme au diable en échange de 12 années durant lesquelles Lucifer mettrait sa puissance à son service… » Pour renchérir que « Tshisekedi n’avait que l’apparence du pouvoir, pas sa réalité. Pour défaire la puissance de ‘JK’ son successeur à la tête de l’Etat il devra violer les règles écrites. Et quelle légitimité a-t-il pour le faire, n’ayant pas plus été élu que les députés pro-Kabila qui ont une large majorité dans toutes les assemblées législatives du pays ? » « Tshisekedi pourrait avoir lancé ce processus de consultations, poursuit-elle, pour réveiller à son profit le fort sentiment anti-Kabila des Congolais et laisse le président ai de son parti, Kabund, annoncer la rupture imminente de la coalition. Rouler ainsi des biceps attise certainement les passions des foules mais que faire de celles-ci ensuite ?
    De nouvelles élections ? Il n’y a toujours pas de nouvelle Ceni pour les organiser. Et pour dissoudre l’Assemblée en place, le Président doit avoir le contre-seing du Premier ministre, un kabiliste.
    Acheter des députés à son profit? Tshisekedi a-t-il l’argent pour le faire alors que les budgets sont pulvérisés par les dépenses indues, que les prévisions économiques annoncent une chute de 25% des rentrées de la RDC en 2021 et que JK a accumulé les richesses durant ses 17 ans à la Présidence ?
    Le chef de l’Etat entend-il mener le Congo sur la voie de nouvelles confrontations violentes ? Ou laisser ses consultations accoucher de changements purement cosmétiques, pour donner le change ? Prévues pour être clôturées le 8 novembre, elles sont toujours en cours dix jours plus tard; un indice du degré de préparation de l’opération, qui ne laisse pas d’inquiéter. »
    # Je laisse ses avis à l’appréciation d’un chacun tant les canaux de compréhension de notre pays redevenu ‘terra incognita’ par notre bêtise sont parfois bouchés même pour une Belgique qui nous connait bien. Du coup je pense aux USA. On a entendu les Congolais se gausser ou se consoler de l’élection américaine à suspense, le plus grand pays développé mais peut-être à notre tour de nous demander quelles en seront les répercussions sur notre pays. Le Congo n’est plus tant la ‘terra incognita’ pour les Usa, leur politique étrangère subira peu de changements malgré notre mauvaise expérience passée avec les ‘démocrates’. Ils continueront à soutenir Tshisekedi comme ils s’y sont engagés de retour dans notre pays après les distances prises par l’ancien pouvoir. Saurons-nous en profiter ?

    1. # Une autre parenthèse, c’est la légèreté avec laquelle certains semblent s’accommodent avec un scénario de cohabitation comme si après tout il n’était qu’un mal nécessaire. Tshisekedi deviendrait officiellement un Président protocolaire qui laisserait quasiment la gestion du pays au Fcc majoritaire au parlement. Ce scénario est non seulement plus dangereux pour le pays mais aussi quasi invivable pour Tshisekedi qui serait alors obligé de casser très vite d’une façon ou d’une autre la baraque d’une façon ou d’une autre et on reviendrait aussitôt à la case-départ. Ailleurs une cohabitation serait juridiquement et politiquement une autre imposture lorsque l’on se rapporte au caractère frauduleux des élections de décembre 2018 qui en est la cause…
      # Sinon regardez déjà ce qui y ressemble quelque peu dans les cas de certaines formations laborieuses de gouvernement dans les régimes parlementaires (Belgique, Israël..) où les différents partis politiques peuvent peiner à s’accorder pour y arriver. On en déduit les difficultés d’une cohabitation dans un régime semi-présidentiel comme le nôtre qui bride la bonne gestion du pays. Ou l’on voit plutôt la nécessité de plus de fermeté dans les décisions de cette crise sans demi-mesures pour aboutir à une claire répartition des tâches entre un Exécutif uni face à un Parlement dont il se réclamera. C’est le défi qui incombe à Tshisekedi quoiqu’il lui en coûterait s’il tient à reprendre la main comme il en a manifesté l’intention.
      Ainsi donc pour moi, se résoudre à une pratique mécanique des résultats électoraux trompeurs qui ont donné la majorité législative au Fcc ne serait rien de plus qu’une démission pitoyable du combat pour notre démocratie…

    2. Mister NONO@
      On nous explique que Felix a fait venir l´armée angolaise pour faire la guerre dans les rues de Kin á tous ceux qui s´opposent á son « Union Sacrée » !
      Après la colonisation rwandaise, on passe á la colonisation angolaise?
      Il n´ya pas « crise » entre gouvernement et parlement.. Felix s´en rend compte aprés avoir tenté de « recruter » les parlementaires du FCC.. Il sait qu´il ne peut pas obtenir une nouvelle majorité et compte nous refaire le coup de Mobutu en faisant la guerre á Kin..
      Il sait pertinement bien que le FCC contrôle aussi toutes les provinces et ces gouverneurs peuvent nous retourner dans des guerres quand ils ne vont plus reconnaitre Felix comme président de la république.
      En tout cas, Felix a toutes les options sur la table.. s´il est au service des Talibans du genre Kabund et Kabuya.. le sang des congolais va couler une fois de trop.. S´il est sage, qu´il laisse le FCC gouverner.. s´il a honte de se retrouver comme un président protocolaire, qu´il demissione.. et BASTA ! Ce weekend, Felix va annoncer son choix après un petit detour á Gaberone où les présidents de la SADC vont soit le soutenir en mettant á son service la Brigade de la SADC au sein de la MONUSCO.. lui dire de continuer á Kabila.. pour le meilleur et le pire.. kie kie To koma ba camades pamba ehhh ehh eh, ki mwasi na mobali esila kala ehh ehh eh.. Soki bo moni ngai na ye, bo lenga lenga pamba te.. o mama !

      1. # Sacré Ghost, ne faites-vous pas assaut d’annonces aussi optimistes que contradictoires ?
        # La colonisation angolaise après la rwandaise, c’est vite dit après un exercice expéditif de l’aviation militaire angolaise pour donner le change à d’autres voisins malicieux de la part de Tshisekedi. Selon vous Il aurait invité les Angolais pour venir faire la guerre dans les rues de Léo contre les opposants à son union sacrée, rien que ça. Mais pourquoi pas au moins il a le courage de nous montrer notre propre nudité. Reconnaître ses faiblesses et s’en remettre à des amis, fussent-ils étrangers est peut-être un début de sagesse.
        # Vous n’en demordez pas : « il n’y a pas de crise ». Tant pis pour vous si la suite vous démontre qu’il y’en a bien une. Entre-temps vous abondez quand même en mauvaises nouvelles, les Angolais au secours, Tshisekedi qui echoue à débaucher des Fcc en espèces sonnantes et trébuchantes, qui va a Gaberone pour obtenir de la Sadc une brigade au sein de la Monusco, etc, etc… et avec ça tout va bien ; bien curieux…

  6. # Une précision rapide de ma part pas inintéressante selon moi pour la compréhension de la situation actuelle aussi bien à l’adresse de notre ami Ghost qui s’entête à minimiser les faits qu’à tous !
    # Rappelons quand même que si une CRISE POLITIQUE aboutit dans les pires des cas à des bouleversements institutionnels pacifiques ou violents, elle commence toujours par un désaveu populaire généralisé du pouvoir en place. Voilà pourquoi j’ai suggéré ailleurs de suivre l’évolution de la situation présente et voilà pourquoi je maintiens que nous sommes devant une crise. Le fait que le PR ait initié des consultations pour entendre avis et constats de forces politiques et sociales et au-delà la population montre bien qu’il a conscience que le peuple à cessé de faire confiance au fonctionnement du pouvoir tel qu’il a cours aujourd’hui. Le pouvoir pris dans sa globalité, la présidence, le gouvernement, le parlement comme ceux qui font office d’opposition en contre-pouvoir légal. Pour un observateur aiguisé il ne serait pas besoin d’attendre la suite des événements – notamment la conclusion présidentielle de ses consultations – pour faire le constat du trouble de la situation politique (et sociale) actuelle ; qu’on s’écharpe à la qualifier ou non de crise.
    # Le camp présidentiel convoque un changement de majorité dans une ‘union sacrée pour la Nation’ et le Fcc son opposition structurelle et de fond se confond en dénégations et propositions contradictoires de cohabitation vs coalition en même temps qu’il appelle désespéré à des ‘élections anticipées’ et le peuple lui manifeste clairement son dépit à tout ce cirque se sentant l’abandonné de l’histoire voulant en finir avec des années de gabegie, prédation et arbitraire. Si ce n’est pas une crise socio-politique avérée cela en attendant l’évolution des événements dans un sens ou un autre, c’est quoi donc. Ce n’est pas l’allusion à ce qui s’est passé dans les années 1960 qui effacera sa réalité et la nécessité de son règlement.
    Voilà !!!

  7. En lisant les commentaires, Il me semble toujours qu’il y a beaucoup d’hypocrisie de la part des compatriotes, dans l’analyse de notre propre situation socio-politique. Alors que le pays tangue, dans un dysfonctionnement dans tous les secteurs, je vois notre elite se perdre dans des conjectures steriles en tournant sans cesse autour du pot. La realite aujourd’hui c’est que le peuple congolais en a marre des 18 (23) ans de kabilisme qui n’ont pas su proposer un modele de societe de progres et de developpement durable. Le peuple a envie d’avoir un peu de repit face a l’arrogance, la suffisance, la malice, les mensonges, etc des caciques de de l’ancien et de tenter une toute autre nouvelle experience. Leur presence trop envahissante annihile tous les espoirs pour un changement veritable de la gouvernance. La tentation d’atteindre ces objectifs en contournant les mecanismes democratiques mis en place est grandissante. Et c’est sans hypocrisie l’espoir qui est mis dans les recentes consultations du PR. Comprenne qui pourra.

  8. # Encore à propos de la CRISE !?
    Lorsque j’étais sur place, j’avais suivi un reportage sur la RTNC qui rapportait avec force détails une manifestation des ‘tshisekedistes’ pour soutenir les consultations alors que moi-même je n’en avais pas vu traces dans la rue. L’honnêteté me pousse à dire que les journalistes ne se sont pas non plus foulés de donner la parole à ceux qui étaient opposés à cette marche ni cherché à démontrer son caractère populaire, pas d’images d’un enthousiasme délirant de la population environnante. N’empêche que ce genre de manifestations démontre bien que le calme n’est pas tout à fait la règle dans ce pays du fait des tensions exacerbées entre le camp de Tshisekedi et celui de JK. A la télé on a bien vu un peu plus d’un millier de militants de l’UDPS scander ouvertement des slogans hostiles à l’ancien président et chanter ce samedi-là des refrains appelant à la fin de la coalition.
    # J’avais en même temps entendu sur Top Congo Atundu crier au complot contre leur autorité morale, une entreprise qui voudrait le mettre illégalement hors-jeu, lui et son FCC. Voilà qui est davantage qu’un simple bruit de marché, l’amorce d’une réelle crise politique qui estropie le fonctionnement normal des institutions et du pays nonobstant une majorité parlementaire au crédit du Fcc. Et ne parlons pas du ballet diplomatique aux portes de Tshisekedi et de ‘JK’ ainsi d’ailleurs que les aller-retours des prélats de la Cenco auprès des mêmes comme auprès de Fayulu et même d’Ilukamba qui disent la même chose.

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