La crise que les femmes du Congo ne peuvent plus porter seules

Dans les villages du Nord et du Sud-Kivu, les leaders communautaires racontent entendre presque chaque jour les mêmes histoires: une femme arrivant bouleversée et blessée après une attaque; une famille tentant de protéger une fille qui ne dort plus; un voisin traumatisé, incapable de parler parce que cela semble trop dangereux. Ces situations montrent à quel point les violences sexuelles liées aux conflits sont devenues courantes et dévastatrices dans l’est du Congo.

Les violences sexuelles liées aux conflits en République démocratique du Congo sont à leur niveau le plus grave depuis des années. Selon les données récentes d’ActionAid, les cas signalés dans certaines zones du Nord et du Sud-Kivu ont augmenté de près de 700 pour cent entre février et mars 2025, alors que les combats entre groupes armés et forces gouvernementales s’intensifiaient. Les équipes d’ActionAid ont enregistré 247 cas pour le seul mois de mars, soit presque huit fois plus qu’en février.

Cette flambée n’est pas un choc isolé. Elle s’ajoute à une crise qui se construit depuis des années. Médecins Sans Frontières qualifie les violences sexuelles dans l’est de la RDC d’”urgence persistante”, indiquant que ses équipes ont traité près de 40.000 survivantes en 2024 — le chiffre le plus élevé jamais enregistré par l’organisation. Un rapport des Nations Unies indique que les prestataires de santé du seul Nord-Kivu ont traité plus de 17.000 victimes de violences sexuelles en cinq mois l’année dernière, alors que les affrontements entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise s’intensifiaient.

Il ne s’agit pas de crimes aléatoires. Ils font partie d’une stratégie délibérée qui utilise le corps des femmes comme champ de bataille. Une note récente du Bureau des droits de l’homme de l’ONU met en garde contre de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Nord et au Sud-Kivu, incluant des viols massifs et d’autres formes de violences sexuelles commises par plusieurs parties au conflit.

Et pour les survivantes, la violence ne s’arrête pas après l’agression. Elle persiste sous forme de grossesses non désirées, de stigmatisation, de mariages brisés et d’une peur constante d’être attaquées à nouveau.

Ce qui se passe dans l’est du Congo se répète tragiquement ailleurs sur le continent.

Au Soudan, Amnesty International a documenté des violences sexuelles horribles et généralisées commises par les Forces de soutien rapide (FSR) durant la guerre civile de deux ans, incluant viols, viols collectifs et esclavage sexuel visant à terroriser et à déplacer les communautés. Les FSR comme les Forces armées soudanaises sont accusées par des organisations de défense des droits et des enquêteurs onusiens de violences sexuelles pendant le conflit. L’UNICEF rapporte également que plus de 200 enfants, certains âgés d’un an seulement, ont été violés durant la première moitié de l’année 2024, les violences sexuelles étant utilisées comme tactique de guerre.

De la RDC au Soudan et au-delà, le schéma est le même: les femmes et les filles sont ciblées en premier et protégées en dernier. Une analyse des Nations Unies montre que plus de 600 millions de femmes et de filles vivaient dans des pays affectés par les conflits en 2022 — une augmentation de 50 pour cent en seulement cinq ans — et pourtant elles restent largement exclues des tables de négociation où se joue leur avenir.

Cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes nous oblige à affronter une vérité inconfortable: partout en Afrique, les violences sexuelles augmentent plus vite que la réponse mondiale.

Pendant ce temps, les organisations les plus proches des survivantes sont à bout de souffle. Une enquête d’ONU Femmes publiée en 2025 a montré que 90 pour cent des organisations de femmes interrogées subissent une pression financière extrême, et la moitié craint de devoir fermer dans les six mois en raison des coupes dans l’aide internationale.

En RDC, comme dans de nombreuses zones en crise, les groupes de femmes locaux accompagnent les survivantes vers les centres de santé, négocient des passages sécurisés avec les acteurs armés, et gèrent des refuges informels lorsque les services officiels s’effondrent. Si ces groupes disparaissent, la fine ligne de soutien encore existante se rompra.

D’où je me tiens, travaillant chaque jour avec les participantes et partenaires de Women for Women International dans l’Est du Congo, trois vérités sont claires.

Premièrement, rien de tout cela n’est inévitable. Pendant trop longtemps, les violences sexuelles en temps de conflit ont été traitées comme des dommages collatéraux de la guerre. Cette manière de penser fait partie du problème. Les schémas que nous observons aujourd’hui ne sont pas nouveaux; ils s’inscrivent dans une longue et douloureuse histoire au Congo. Lorsque la violence se répète de manière aussi prévisible, il devient évident qu’il s’agit d’un choix, non d’une fatalité.

Deuxièmement, l’impunité alimente la violence. Les auteurs agissent en sachant que les chances d’arrestation, de procès ou de sanction sont presque nulles. Les survivantes risquent des représailles, la stigmatisation et doivent naviguer dans des systèmes juridiques qui fonctionnent à peine. Tant que ceux qui ordonnent ou facilitent ces crimes ne feront pas face à de vraies conséquences — perte de pouvoir, d’actifs ou de liberté — rien ne changera fondamentalement.

Troisièmement, les femmes africaines montrent la voie. Chaque jour en RDC, je vois une résilience extraordinaire : des femmes qui mettent en commun leurs économies pour permettre à une survivante d’accéder aux soins; des parajuristes bénévoles qui aident les survivantes à traverser des systèmes judiciaires lents et bureaucratiques; des anciens du village qui luttent contre la stigmatisation qui autrefois réduisait tant de femmes au silence. Au Soudan, même sous les bombardements, les groupes de femmes documentent les violations, négocient l’accès humanitaire et créent des espaces de sécurité. Ce ne sont pas de petits gestes, ce sont des bouées de sauvetage — mais elles fonctionnent avec presque aucune ressource et sont poussées au-delà de leurs limites.

Si le monde est sérieux quant à la protection des femmes en temps de conflit, il doit reconnaître ces vérités: cette violence est un choix, l’impunité en est le moteur, et les solutions les plus efficaces existent déjà entre les mains des femmes en première ligne. Elles méritent des ressources, une protection et un soutien politique.

Alors, à quoi ressemblerait une véritable réponse?

Traiter les violences sexuelles liées aux conflits comme un enjeu central de sécurité. Les organisations régionales telles que l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est, ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU, devraient intégrer explicitement la prévention et la responsabilité en matière de violences sexuelles dans le suivi des cessez-le-feu, les sanctions et les mandats des opérations de maintien de la paix.

Prioriser une justice centrée sur les survivantes. Cela signifie des tribunaux spécialisés et des tribunaux mobiles proches des communautés touchées, des réparations qui atteignent réellement les femmes concernées, et une véritable protection pour celles qui témoignent. Lorsque des femmes sont violées et brûlées vives lors d’une attaque contre une prison, comme ce fut le cas à la prison de Munzenze à Goma plus tôt cette année, la réponse doit aller au-delà de simples déclarations de préoccupation.

Financer les organisations de femmes comme une infrastructure essentielle de paix. Fournir un financement flexible, durable et direct aux groupes de confiance dans des zones comme le Nord-Kivu, l’Ituri ou le Darfour — pas seulement via de grandes organisations internationales. Ces groupes sont à la fois premiers intervenants, artisans de la paix et mécanismes de surveillance.

Placer les femmes au centre des processus de paix. Les salles de négociation restent dominées par les hommes. Pourtant, les accords de paix sont plus durables lorsque les femmes participent de manière significative à leur conception et à leur suivi.

En tant que Congolaise et Directrice pays de Women for Women International en RDC, je suis inspirée chaque jour par les survivantes qui refusent de laisser la violence avoir le dernier mot. Elles reconstruisent des entreprises, élèvent des enfants, se soutiennent mutuellement face au traumatisme et continuent d’espérer un avenir différent.

Ce qu’elles demandent n’est pas de la charité. Elles demandent la sécurité, la justice et la possibilité de vivre dans la dignité. Elles demandent au monde d’arrêter de considérer leur souffrance comme le prix de la politique.

Les femmes du Congo ont cessé d’attendre. La question est de savoir si le monde est enfin prêt à agir.

Si la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes doit avoir un sens, alors les femmes du Congo ne peuvent pas être laissées à affronter cette crise seules.

Vianney Dong
Directrice pays – RDC, Women for Women International

2 commentaires sur La crise que les femmes du Congo ne peuvent plus porter seules

  1. L’immense souffrance infligée à nos mamas et sœurs à l’Est du pays n’est pas une « affaire de femmes ». C’est une crise de société, une faillite morale et politique qui engage la responsabilité de tous, et particulièrement celle des hommes. Accompagner les femmes, ce n’est pas parler à leur place ; c’est changer nos comportements, utiliser nos positions, et agir avec constance pour que la dignité humaine redevienne non négociable.
    Être allié commence par une décision intime : refuser toute complaisance face aux violences, au silence, aux blagues sexistes, à la banalisation de l’horreur. Cela se poursuit par des actes publics : protéger, dénoncer, soutenir, éduquer. Un homme juste n’est pas celui qui « respecte les femmes » en théorie, mais celui qui interrompt la violence quand elle apparaît — dans la famille, la rue, l’école, l’église, l’entreprise, la politique.
    Remettre la femme dans sa meilleure expression, c’est reconnaître son leadership, son savoir, son pouvoir de paix. C’est faire de l’égalité un fait vécu, pas un slogan.
    Nous disons non à la violence physique qui brise les corps.
    Non à la violence sexuelle utilisée comme arme de guerre.
    Non à la violence psychologique qui réduit au silence.
    Non à la violence économique qui enferme dans la dépendance.
    Non à la violence symbolique qui nie la valeur des femmes.
    Dans l’Est du Congo, le corps des femmes est devenu un champ de bataille. Ce n’est pas une fatalité : c’est un choix politique et militaire, rendu possible par l’impunité. Tant que les auteurs — et leurs commanditaires — ne feront pas face à des conséquences réelles, la violence se répétera.
    Pourtant, au cœur de la nuit, les femmes tiennent la ligne de vie. Elles soignent, documentent, protègent, négocient, reconstruisent. Des organisations comme Women for Women International accompagnent cette résilience, tandis que des cadres régionaux et internationaux — Union africaine, Communauté d’Afrique de l’Est, Organisation des Nations Unies — doivent aller plus loin : prévenir, sanctionner, protéger.
    La paix durable ne se signera pas sans les femmes. Elle ne se construira pas contre elles. Elle se gagnera avec elles, au centre des décisions.
    Nous appelons chaque homme à devenir allié, chaque institution à devenir redevable, chaque citoyen à devenir acteur. La dignité des femmes n’est pas une concession ; c’est un droit. Et le silence n’est plus une option.
    Accompagner les femmes dans ce combat d’humanité, c’est agir ici et maintenant. C’est comprendre que la sécurité des femmes est la sécurité de la société. Les femmes du Congo n’attendent plus. La question demeure : les hommes, les citoyens, les institutions sont-ils prêts à agir — enfin — à leurs côtés ?
    Plaidoyer pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ne requiert aucune forme de spécialisation. Il suffit de disposer d’un cerveau, en bon état physiologique.

  2. UNE CRISE QUI DURE PLUS DE 30 ANS (1996-2026), CE N’EST PAS UNE CRISE, C’EST UN SYSTÈME MIS EN PLACE POUR EXTERMINER LE PEUPLE KONGOLAIS. LA RDC OCCUPÉE PAR L’EMPIRE HIMA NILOTIQUE EST À LA FOIS LA CAPITALE DU VIOL [COMME ARME DE GUERRE ET DE DESTRUCTION OU EXTERMINATION MASSIVE] ET LA CAPITALE DES DÉTOURNEMENTS DES FONDS PUBLICS PAR LES POLITICHIENS. LES FEMMES KONGOLAISES SONT VIOLÉES ET REVIOLÉES PENDANT QUE LES POLITICHIENS COLLABOS ET OCCUPANTS S’ENRICHISSENT AVEC INSOLENCE. COMPRENNE QUI POURRA ! “Être laxiste avec les coupables, c’est être cruel avec les innocents” dixit Adam SMITH et MALCOLM X rajoute “Nous ne haïssons personne. Nous aimons tellement notre PEUPLE qu’ils croient que nous haïssons ceux qui lui infligent des injustices”, en Anglais “We don’t hate anybody. We love our PEOPLE so much they think we hate the ones who are inflicting injustice against them”. Aimer profondément son PEUPLE et son PAYS peut-être perçu comme de la haine, de la colère, de la xénophobie par ceux qui protègent l’injustice, la cruauté, le crime et le génocide. Quand un Vrai Kongolais aime profondément son pays et son peuple, il ne peut pas être laxiste, conciliant et faible devant (avec) les ennemis intérieurs et extérieurs de notre Grand et Beau Pays KONGO-ZAÏRE qui commettent les injustices contre le PEUPLE KONGOLAIS SOUVERAIN PRIMAIRE qui risque de disparaître si l’on y prend point garde. Par ailleurs, nous (VRAIS KONGOLAIS) ne sommes pas obligés ou condamnés d’aimer les autres peuples ni de partager nos ressources minières stratégiques avec les pays voisins agresseurs et génocidaires pour faire plaisir à eux et à leurs Parrains Occidentaux Impérialistes Mondialistes Eugénistes qui les soutiennent, nous (VRAIS KONGOLAIS) tuent par tous les moyens possibles, inimaginables et se mettent en colère puisque les Vrais Kongolais aiment profondément leur beau pays et leur grand peuple. Aimer profondément son pays déstabilisé par les étrangers et son peuple clochardisé par ses propres dirigeants politiques (Politichiens Collabos RDCIENS) ne consiste pas à imputer tous ses problèmes, ses malheurs et déboires à ses bourreaux et agresseurs connus et identifiés mais à se départir de sa propre responsabilité pour trouver les ressources humaines et mentales nécessaires pour sortir du carcan politicard inextricable dans lequel les ennemis intérieurs et extérieurs du Grand KONGO DIA NTOTILA les a mis (plongés) depuis ces 3 dernières décennies. Aimer profondément son PEUPLE et le dire ne peut jamais être considéré comme du RACISME et de la XÉNOPHOBIE aux oreilles qui sifflent de Paul Kagame, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, Hippolyte KANAMBE alias Joseph Kabila, Corneille Nangaa ou Yoweri Museveni. Il ne faut plus que les Vrais Kongolais rougissent, s’excusent, s’apeurent en sachant ou en imaginant que quand quelqu’un assassine son PEUPLE, viole ses COMPATRIOTES (femme, homme, enfant et bébé nourrisson), pille ses richesses (ressources minières et énergétiques) minérales stratégiques, vole l’argent du budget annuel national, celui ou celle qui pose ses genres d’actes illicites, sadiques, répréhensibles et criminels contre le PEUPLE KONGOLAIS ne l’apprécie pas ni ne l’aime pas beaucoup. Fermons la parenthèse… LES MALHEURS DES FEMMES KONGOLAISES ONT COMMENCE EN 1996 LORS DE L’INVASION DES RWANDAIS DANS LE GRAND KIVU. AVANT CELA LA FEMME ZAÏROISE OU KONGOLAISE ÉTAIT TRANQUILLE ET RESPECTÉE CAR ELLE N’ÉTAIT PAS VIOLÉE ET REVIOLÉE COMME APRÈS 1997 JUSQU’À CE QUE SES BOURREAUX IMPÉRIALISTES OCCIDENTAUX RÉCOMPENSENT CELUI QUI LES RÉPARE SOI-DISANT PAR UN FAUX PRIX NOBEL DE LA PAIX DES CIMETIÈRES ! Une crise qui dure plus de 30 ans (1996-2026) n’est plus simplement une CRISE mais un SYSTÈME d’OCCUPATION et d’EXTERMINATION GÉNOCIDAIRE pour éliminer, effacer tout un PEUPLE autochtone de la TERRE SACRÉE KONGO DIA NTOTILA. La CRISE que les FEMMES du CONGO-KINSHASA ne peuvent plus porter seules est en fait un système répressif, ségrégationniste, discriminatoire et coercitif semblable aux camps d’extermination nazis des années 1940-45. Selon Wikipedia, les centres d’extermination nazis (auparavant souvent appelés camps d’extermination) étaient des centres de mise à mort à grande échelle, dont « les opérations s’apparentaient par certains égards aux méthodes de production complexes d’une usine moderne ». Créés et organisés par le régime nazi d’Adolf Hitler, sous la responsabilité opérationnelle d’Heinrich Himmler et de son adjoint Reinhard Heydrich […]. Paradoxalement, les femmes Kongolaises violées et reviolées autant les hommes, enfants, nourrissons, jeunes et vieux (vieilles) sont dans une GRANDE PRISON À CIEL OUVERT sous forme de CAMP d’EXTERMINATION créés et organisés par l’Empire Hima NILOTIQUE (Paul Kagame, Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila et Yoweri Museveni) sous la responsabilité opérationnelle et criminelle de de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE de l’Udps Familiale parti politique collaborationniste et de ses adjoints Politichiens Collabos et Occupants toutes tendances confondues (Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, Moses Soriano alias Moïse Katumbi, Delly Sessanga, Adolphe Muzito, Azarias Ruberwa, Vital Kamerhe Lwa Kamoyibi Kanyiginyi Nkingi, Moïse Nyarungabo etc). Comment la FEMME KONGOLAISE démunie, violée, reviolée et massacrée peut-elle porter seule la CRISE GÉNOCIDAIRE qui l’extermine avec la complicité des hommes-femelettes de la RDC qui préfèrent se prostituer spus toutes les formes auprès des Politichiens Occupants de l’hégémonie Nilotique (EMPIRE) ? Poser la question c’est déjà y répondre car les CAMPS D’EXTERMINATION NAZIS furent mis en place dans le seul but d’exterminer un maximum de personnes en un minimum de temps, pour la SHOAH, ils (hommes, femmes et enfants juifs et autres) firent près de 3 millions de victimes, juives pour la majorité mais pour la RDC occupée, il y a déjà 15 millions des morts, 2 millions des femmes violées et 5 millions des déplacés à l’intérieur du pays pendant 30 ans (1996-2026). “Le fanatisme aveugle est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, spirituel, physique et moral” dixit Combattant Résistant de l’Ombre. A LUTA CONTINUA. VITORIA E CERTA. INGETA

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