La surpopulation du Rwanda: la belle excuse

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, Kinshasa 1985
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, Kinshasa 1985

Quand on navigue sur la toile, il n’est pas rare de tomber sur des Congolais qui reprennent à leur compte la rhétorique occidentale sur la surpopulation du Rwanda, ce qui expliquerait son besoin d’espace et sa volonté d’annexer le Kivu à travers les nettoyages ethniques et les massacres qu’il y mène depuis un peu plus de trois décennies.

Pourtant, au classement densité de population 2026 actualisé par l’ONU et la Banque Mondiale, le Rwanda ne pointe qu’à la 10ème place avec 602 habitants par kilomètre carré, juste devant le Burundi (555). Si l’on doit croire aux mensonges des Occidentaux au point d’en faire siens, les 9 pays qui précédent le Rwanda, notamment Taïwan (653), Bangladesh (1.333), Malte (1.672), Maldives (1.924), Bahreïn (2.115), Hong Kong (6.987), Singapour (8.596), Macao (22.563) et Monaco (25.732) devraient chacun être plus motivé à envahir leurs voisins. Mais aucun d’eux ne se lance dans une telle aventure.

Les Congolais doivent faire attention à la propagande occidentale qu’ils relayent malgré eux. Un pays surpeuplé n’est nullement désespéré au point de chercher de l’espace ailleurs par la guerre. Plusieurs solutions sont à sa portée: réduire la croissance démographique; mieux répartir la population; accroître les ressources disponibles; favoriser l’émigration; améliorer la gouvernance, etc. Envahir le voisin ne fait pas partie des solutions.

Le Rwanda lui-même a démontré clairement que sa surpopulation n’est pas un problème. Pour preuve, son petit territoire dispose de parcs. Il était prêt à accueillir des immigrés non-désirables au Royaume Uni.

Mais s’il faut une solution à sa surpopulation, last but not the least, les Rwandais peuvent même décider de mettre un terme à l’existence de leur Etat en demandant à leurs voisins tels que le Congo, l’Ouganda et la Tanzanie de s’étendre à des parties bien déterminées de leur territoire exiguë.

Les Congolais doivent s’interdire de relayer les médiamensonges occidentaux destinés à justifier l’injustifiable: les aventures guerrières rwandaises au Congo et les crimes contre l’humanité qui les accompagnent. En toute impunité jusqu’à ce jour!

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Ecrivain & ancien Fonctionnaire International des Nations Unies

2 commentaires sur La surpopulation du Rwanda: la belle excuse

  1. APRÈS LECTURE DE CET EXCELLENT ARTICLE, LE TERME MYSTÉRIEUX « BANYAMULENGE » DEVIENT CADUC, NUL ET SANS EFFET. EFFACER CETTE ERREUR ADMINISTRATIVE D’OCTROI DE NATIONALITÉ KONGOLAISE EN VRAC À LA COMMUNAUTÉ BANYARWANDA EN RDC OCCUPÉE PAR L’EMPIRE HIMA NILOTIQUE EST UN PETIT PROBLÈME A SOLUTIONNER S’IL Y A UNE VOLONTÉ POLITIQUE INTELLIGENTE, EFFICACE ET EFFICIENTE. TOUS CEUX QUI DISENT AUSSI QUE PLUSIEURS VILLES DU GRAND KIVU ONT DES APPELATIONS EN KINYARWANDA (CFR MASISI, RUTSHURU…) FONT AUSSI PARTIE DES PARTISANS (AFC-M23) DE LA PROPAGANDE OCCIDENTALE RELAYÉE PAR L’EMPIRE HIMA NILOTIQUE POUR BALKANISER NOTRE GRAND ET BEAU PAYS KONGO-ZAÏRE ! Joseph Ki Zerbo dit « Celui qui dort sur la natte d’autrui dort par terre ». Le 30 mai 2022, Patrick Muyaya (Kimans, sinistre ministre de l’information et porte-parole du Gouverne et ment d’Occupation étrangère RWANDO-OUGANDAISE) déclare que « Le kinyarwanda est une langue Kongolaise », rebelotte le 26 Février 2026, il récidive et parle de “KIHUTU”, une langue imaginaire sûrement sous l’influence des FDLR dans son entourage. Dans son livre « LE CONGO, UNE HISTOIRE », l’historien et écrivain belge David Van Reybrouck dit ceci à propos du KINYARWANDA « Le plus souvent [le nom des langues africaines commence] par le préfixe ki- ou tshi- : le kikongo, le tshiluba, le kiswahili, le kinyarwanda. Là aussi j’ai privilégié l’usage. On trouvera par conséquent swahili plutôt que kiswahili, kinyarwanda plutôt que « rwandais ». ». Écrit en 2010 pour fêter 50 ans d’indépendance factice du KONGO-ZAÏRE, ce livre a fait délibérément l’apologie du KINYARWANDA comme langue parlée en RDC occupée pour justifier la présence des BANYAMULENGE (BANYARWANDA) KONGOLAIS qui n’ont jamais existé avant 1885 (Conférence de Berlin). Selon la Constitution de LIÈGE TAILLÉE sur mesure pour les Occupants Envahisseurs faux Kongolais, la RDC occupée par l’Empire Hima NILOTIQUE reconnaît uniquement 4 langues comme langues nationales (le lingala, le swahili, le tshiluba et le kikongo). Le kinyarwanda dans l’Est du KONGO-ZAÏRE est parlé particulièrement dans les territoires du Masisi et de Rutshuru au Nord-Kivu) principalement par des communautés transfrontalières ou issues de vagues de migrations historiques et coloniales (Banyarwanda et Banyamulenge). En Occident, le Néerlandais est parlé aux Pays-Bas et en Belgique, certains villages ont des appellations similaires (flamandes ou néerlandaises) sans que les habitants revendiquent la nationalité locale ou un lopin de terre. Les villes de Namur et de Charleroi sont-elles Françaises ou Belges ? La Flandre Française est-elle Flamande ou Wallone ?… QUE FAIRE POUR EMPÊCHER QUE LES DESCENDANTS HÉGÉMONIQUES DE PAUL KAGAME REFASSENT LA MÊME CHOSE CONTRE NOS DESCENDANTS VRAIS KONGOLAIS DANS 50 OU 100 ANS SUR NOTRE TERRE SACRÉE KONGO DIA NTOTILA ! Tous les arguments produits contre la fausse surpopulation du Rwanda dans cet article par notre Frère Mayoyo Bitumba Tipo Tipo sont pertinents et objectifs. Permettez-nous de rajouter un plus pour tordre le cou à cette belle excuse de Paul Kagame (l’allié de FATSHI BIDON) d’envahir le Grand Kivu à la recherche d’espace démographique en prétextant combattre les FDLR RWANDAIS qui ont aujourd’hui presque la septantaine. La solution est simple, si vraiment Tshilombo-Pétain aka Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE NOMMÉ par les Occupants Nilotiques Envahisseurs était le vrai président du KONGO-ZAÏRE, il aurait pu faire premièrement un RECENSEMENT ADMINISTRATIF et SCIENTIFIQUE pour identifier la tracabilité généalogique de chaque habitant du KONGO-ZAÏRE au cas par cas. Deuxièmement, doter tous les Kongolais, expatriés et immigrés d’un document administratif officiel (une nouvelle carte d’identité nationale numérique avec une base des donnees) autre que la carte d’électeur. Troisièmement, régulariser tous les immigrés et travailleurs clandestins (chinois, indiens, pakistanais, grecs, libanais, nigerians etc.) surtout les Nilotiques BANYARWANDAS RWANDO-OUGANDAIS y compris qui ont un casier judiciaire vierge et qui ont fait la demande officielle de régularisation administrative pour vivre librement dans notre pays sans revendiquer quoi que ce soit politiquement ou militairement comme cela se passe partout ailleurs. Quatrièmeement, pour sécuriser notre pays contre les velléités hégémonico-satano-occulto-nécromanciennes des individus comme Paul Kagame et Yoweri Museveni qui ont déjà massacré 15 millions des Kongolais depuis 1997, afin qu’aucune communauté immigrée soi-disant originaire du Grand-Kivu avant 1885 puisse encore un jour revendiquer une partie de notre terre, il suffirait de faire voter une LOI CONTRE LES IMPOSTEURS BANYARWANDAS au PARLEMENT qui verrouille toute tentative hégémonique et toute velléité d’usurpation d’identité nationale Kongolaise visant à s’accaparer illégalement des lopins de terre de notre Grand et Beau Pays KONGO-ZAÏRE. Vivre ensemble au pays de LUMUMBA serait certainement agréable comme les Zaïrois l’ont vécu avec les Angolais (BAZOMBO), les Congolais de Brazzaville (LIA), les GRECS ou les Sénégalais (WARA) pour ne citer que ceux-là. « Le fanatisme aveugle est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, spirituel, physique et moral » dixit Combattant Résistant de l’Ombre. A LUTA CONTINUA. VITORIA E CERTA. BOLINGA BOLINGA TE BOKOTELEMA. INGETA

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