Le calvaire des habitants de Pakadjuma

Gaston Mutamba Lukusa
Gaston Mutamba Lukusa

Le lundi 9 février ne fut pas un jour comme un autre à Pakadjuma, un quartier insalubre et de non-droit de Kinshasa la pourrie. Ce quartier un remake de la « Cour des Miracles ». Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Cour des Miracles tire son nom, au 17ème siècle, des quartiers parisiens insalubres et de non-droit. C’étaient des repaires des mendiants, voleurs et marginaux. Les miracles provenaient du fait que les infirmes et blessés qui simulaient la mendicité le jour, recouvraient miraculeusement leurs capacités à la nuit tombée.

Ceci n’expliquant pas cela, mon ami qui est devenu fou avait remarqué un paralytique devant une supérette où il se rend de temps en temps. Il était assis par terre avec une béquille bien en vue posée à ses côtés. Il passait par là un soir après la fermeture du magasin d’alimentation quand il vit le paralytique se lever et commencer à marcher. Il le prit dans ses bras. Il commença à prier et à rendre grâce au Dieu d’Israël pour le miracle qu’il venait de vivre. Le paraplégique riait quant à lui sous cape. Bref passons!

Dans « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo, la « Cour des Miracles » est un lieu de vice et de misère. C’est comme Pakadjuma qui est réputé pour être un centre névralgique de la prostitution à bas prix et de la criminalité urbaine. Sapristi! D’après mon ami qui sait ce qui se passe dans tous les coins et recoins de Kinshasa la déglinguée, les autorités de Kinshasa décidèrent, le 9 février, de démolir Pakadjuma. A les en croire, l’opération permettra non seulement de libérer l’emprise ferroviaire de l’ONATRA et de fluidifier le transport mais aussi d’assainir une zone, considérée comme un foyer pour le choléra. Enfer et damnation!

Ceci expliquant cela, tôt ce matin-là des policiers, des militaires se dirigèrent sans préavis vers le quartier avec des bulldozers. Toute action entraine une réaction égale et opposée. C’est la troisième loi de Newton. Il y eut de vives tensions, des émeutes et des saccages de biens publics en signe de protestation. Il n’en reste aujourd’hui que des tas de ruines, de débris des maisons, des planches cassées, des tôles rouillées, des immondices, des détritus et des rêves brisés. Stupeur et tremblements! Comme chez nous, on ne fait jamais rien comme ailleurs, les habitants du quartier n’avaient que leurs yeux pour pleurer. Ils ne savaient où aller. Saperlipopette!

L’ONATRA a fait semblant de mettre à disposition des bateaux pour  ceux qui souhaitent retourner dans leurs provinces d’origine notamment, le grand Équateur. Il paraît que c’est de cette région que proviennent la plupart des habitants de Pakadjuma. Ils débarquent par pirogue ou bateau. Le gouvernement provincial a mis en place, comme par magie, un site d’accueil d’urgence à Kinkole pour reloger une partie des déplacés dans des conditions précaires. Pas de points d’eau potable, pas de sanitaires, pas d’abris, pas de services sociaux… De nombreux déplacés dorment à la belle étoile ou sous des tentes de fortune faites de draps et de morceaux de tôle. Comme si cela ne suffisait pas, les prostituées de Pakadjuma sont stigmatisées par les populations locales. Elles auraient commencé à racoler dans les environs. Le site serait une zone de transit avant un relogement définitif prévu plus loin, à Maluku, où un espace est en cours d’aménagement pouvant accueillir jusqu’à 20.000 personnes. Ceci expliquant cela, certains ont décidé de revenir s’installer sur les décombres de leurs anciennes parcelles.

On dit chez nous que la valeur d’une personne se mesure au bonheur qu’elle fait aux autres dans la vie.

GML

3 commentaires sur Le calvaire des habitants de Pakadjuma

  1. Pakadjuma était/est ce qu’est réellement Kinshasa. C’est juste un quartier de Berlin d’Afrique.
    On dit chez nous que la valeur d’un chef se mesure au bonheur qu’elle fait aux autres du clan dans la vie.
    Toloba, toloba te ?

  2. Mon frère GML, pourquoi au Congo sous prétexte de soutenir les opprimés, on oublie que la loi est dure mais c’est la loi et que nul n’est sensé l’ignorer ?. Lorsque ces repères de toutes sortes d’actes de banditisme fait l’objet d’évacuation, les belles âmes crient au scandale. Mais lorsque les paisibles kinois sont trucidés nuitemment par ces malfaiteurs, c’est comme si leur sort n’intéressait personne. On crie facilement à l’absence de l’autorité de l’état. A la faveur d’un exode non maîtrisé, certains petits malins se sont mis en tête de s’arranger avec la mafia de service de cadastre, qui en achetant un espace et y loger quelques indigents dans emprises de l’ONATRA, qui pour s’installer en bafouant l’autorité de l’état. Si vous trouvez que ces favelas sont une bonne chose pour Kin la déglingué comme vous l’appelez, il ne faut pas venir pleurnicher après. Chez nous, on ne parle que du train qui n’arrive à l’heure.

  3. LE GHETTO FAVELA DE PAKADJUMA EN MINIATURE EST LE DRAME DU KONGO-ZAÏRE OU RDC OCCUPÉE (GRANDE PRISON À CIEL OUVERT) GRANDEUR NATURE EN 3 DIMENSIONS DANS UN ÉCRAN GÉANT AVEC IMAGE HD (HAUTE DÉFINITION). LE PEUPLE KONGOLAIS N’A MÊME PAS DE CARTE D’IDENTITÉ NATIONALE. PEUT-ON ÊTRE UN PAYS INNOVANT, DEVELLOPÉ, PERFORMANT ET COMPÉTITIF DANS UN MONDE HYPER CONNECTÉ ALORS QU’ON NE PEUT MÊME PAS IDENTIFIER AVEC CERTITUDE TOUS LES HABITANTS DE LA RDC OCCUPÉE PAR L’EMPIRE HIMA NILOTIQUE SPONSORISÉ PAR LA COMMUNAUTÉ IMPÉRIALISTE DITE INTERNATIONALE ! GEORGE ORWELL disait « Si votre salaire ne suffit qu’à manger et dormir, ce n’est pas un travail, autrefois, on appelait cela de l’esclavage » et le milliardaire Africain Nigéria ALIKO DANGOTE rajoute « Votre salaire ne peut pas vous rendre riche. D’ailleurs, il n’a pas été conçu pour vous rendre riche. Il a été conçu pour subvenir à vos besoins sur 30 jours ». La ghettoisation par les favelas est un vieux problème lié à la pauvreté connu partout dans le monde, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Par contre, ce qui est grave dans le cas de la RDC occupée, le PEUPLE KONGOLAIS en 2026 n’a même pas une preuve de leur identité nationale qui permet à l’Administration RDCienne de tracer tous les faits et gestes du citoyen Kongolais qui ne possède qu’une carte d’électeur. La majorité de Kongolais n’ont même pas un salaire indexé qui s’accole au niveau de vie qui se détériore jour après jour, année après année. Malgré la cherté des prix de denrées alimentaires, aucun sinistre ministre de l’économie du Gouverne et ment d’Occupation étrangère RWANDO-OUGANDAISE pense à doter les travailleurs RDCIENS (du moins ceux qui sont payés régulièrement) d’un salaire décent indexé par rapport à l’inflation qui leur permettra de nouer les deux bouts de mois. Cette pauvreté généralisée n’émeut aucun dirigeant politique Kongolais. Le président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE qui voyage bêtement comme un oiseau des malheurs n’a rien à foutre des pauvres Kongolais chassés du GHETTO FAVELA de PAKADJUMA. Il fait une fixation sur le changement de l’Article « verrouillé » 220 de la CONSTITUTION de LIÈGE TAILLÉE sur mesure pour ses Parrains Nilotiques Occupants RWANDO-OUGANDAIS. Notre Grand et Beau Pays KONGO-ZAÏRE vit un drame social qui s’apparente à un GÉNOCIDE ÉCONOMIQUE sans issue… QUELLES SONT LES SOLUTIONS IDIONES POUR PALIER À CES GROS PROBLÈMES ÉCONOMICO-HÉGÉMONIQUES, AUX DÉFIS COLOSSAUX D’URBANISATION SAUVAGE ET DE MANQUE DE LOGEMENT À KINSHASA LA POUBELLE ET SES PROVINCETTES MÉDIÉVALES ! La seule solution durable pour régler tous les problèmes socio-spirito-politico-economico-militaires en RDC occupée est le SOULÈVEMENT POPULAIRE INSTANTANÉ qui brûlera toutes les églises de sommeil Binzambi Nzambi qui endirmissent le PEUPLE, qui arrêtera la petite DICTATURE Tshilombiste juxtaposée sur l’Occupation Rwando-Ougandaise et qui mettra fin à l’ESCLAVAGE, à la RECOLONISATION, à l’OCCUPATION et à la HAUTE TRAHISON de FATSHI BIDON aka Tshilombo-Pétain au PAYS DE MULELE MAYI divisé en DEUX PARTIES (AILE TSHILOMBO ET AILE NANGAA). « Le fanatisme aveugle est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, spirituel, physique et moral » dixit Combattant Résistant de l’Ombre. A LUTA CONTINUA. VITORIA E CERTA. INGETA

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