Libre opinion: PPRD-UDPS. Mes questions

Wina Lokondo
Wina Lokondo

Tout les opposait et leur adversité a été longue. Jusqu’à sa mort, nul n’aura entendu Etienne Tshisekedi dire des gentillesses à l’endroit de Laurent-Désiré Kabila ni de son fils et successeur Joseph. A l’image du père, Félix Tshisekedi ne ratait pas l’occasion de décocher, chaque fois qu’un micro lui était tendu, des critiques acerbes, des propos malveillants à l’égard de Joseph Kabila qu’il traitait « d’imposteur ». Les images de cercueils de six militants de l’Udps, ceints de drapeaux du parti et exposés à sa permanence de Limete en 2016, résument à elles seules les décennies d’hostilités entre la « kabilie » et la « tshisekedie ». Puis vinrent la « victoire » électorale de Félix Tshisekedi, contestée par le candidat Martin Fayulu et la coalition Lamuka, mais étonnamment acceptée avec élégance et bienveillance par les kabilistes, et l’annonce officielle d’un accord de coalition (était-ce l’aboutissement des contacts secrets d’Ibiza et de Venise de 2015 et 2016?) entre les deux familles politiques, le Fcc et le Cach, sous les respectifs leaderships, hasard de l’Histoire, des fils biologiques des défunts « frères ennemis » Laurent-Désiré Kabila et Etienne Tshisekedi. Qui l’eût cru! Mais ne s’en étonneraient que ceux qui ignorent la logique de la réalité qui n’appelle à la réconciliation que ceux qui se sont fait la guerre, qui se sont haïs: on ne négocie qu’avec l’ennemi, dit l’adage. Et arriva la concrétisation du « deal », la passation « pacifique » du pouvoir. On a vu, en ce jour solennel de 24 janvier 2019, le sortant Joseph Kabila, tout beau, débarrassé, pour l’occasion, de sa volumineuse touffe de cheveux et de son hirsute barbe poivre et sel, sourires détendus. Et l’entrant Félix Tshisekedi, torse enserré par le gilet pare-balles qui a amplifié sa forte et naturelle corpulence, qui n’arrêtait de renvoyer sourires et regards tendres à son « frère » et nouvel allié. Les caméras ont zoomé à répétition leur complice conversation, des réciproques et agréables mots – ça en avait tout l’air – que les deux nouveaux « amis » n’arrêtaient pas de se souffler aux oreilles. Puis arriva le clou de l’événement, le serment du nouveau chef de l’Etat et la transmission des symboles et signes du pays et de l’impérium: le drapeau national, le livre de la Constitution et la cocarde présidentielle que le magistrat suprême sortant fit porter en bandoulière à celui qui, dès cet instant, tenait en ses mains les destinées du pays. Des phrases gentilles et…élogieuses à l’endroit du désormais « sénateur à vie » parsemèrent le discours de circonstance du nouvel occupant du Palais de la Nation. Les images avaient fait le tour de la planète. Le spectacle était beau.

Mais les belles choses, comme la rose, ne durent malheureusement pas longtemps. Et voilà qu’aussitôt après des longues et compliquées tractations qui ont abouti à la formation de leur gouvernement de coalition Fcc-Cach, que l’on entend revenir, de part et d’autre, et à l’étonnement de l’opinion, des propos agressifs d’une époque que le « deal » était censé avoir maintenus au passé, des quolibets que des « coalisés » ne peuvent normalement pas s’envoyer, sort politique commun lié et devoir de réussite de leur actuel mandat gouvernemental obligeant. Qu’est-ce qui a soudainement gâché l’atmosphère qui tend à compromettre l’existence de la coalition? Qui est le partenaire qui a « fauté » et qui met en péril le « mariage »? Quelqu’un aurait-il, aussi tôt, remis en question une clause du « deal »? Des mauvais signaux ne cessent d’être envoyés par les deux grands partis de la coalition, le Pprd et l’Udps, lesquels ne présagent pas un fonctionnement harmonieux de l’attelage gouvernemental qu’ils ont pourtant et difficilement constitué – on entend des bruits d’indiscipline caractérisée de certains ministres, les uns à l’égard du président de la République (Udps), les autres à l’endroit du premier ministre (Pprd) – et, par conséquent, pas une bonne et efficace gestion du pays qui est aujourd’hui tiraillé de tous côtés par plusieurs et urgents défis, notamment sécuritaires, économiques et environnementaux.

D’un côté, on voit des groupuscules – incontrôlées? – de l’Udps, des durs et inoxydables « étiennistes », qui semblent ne jamais avoir approuvé le « deal » avec Joseph Kabila qui aura été l’ennemi intime dont ils ont, pendant des années, dit pis que pendre, celui-là que le « Sphinx » de Limete avait demandé, avec promesse de récompense, à quiconque l’aurait capturé de l’emmener, « ligoté », devant lui. Le même Joseph Kabila dont la police, entièrement à sa solde, aura été d’une particulière brutalité avec les militants de l’Udps chaque fois que ces derniers avaient été amenés à s’exprimer dans la rue. Il y a régulièrement eu affrontements lors desquels le sang a coulé. Les conflits qui endeuillent ne s’oublient pas. En tout cas pas de la part de ceux qui ont perdu des compagnons de lutte ou de proches parents. Comment appeler à de bons sentiments, comment faire accepter le nouveau partenaire Joseph Kabila à ces radicaux, la « base », que la rancune ne quitte pas? Au fait, y a-t-il vraiment désaccord entre la haute direction et la base de l’Udps au sujet de l’accord de coalition avec le Fcc? N’y aurait-il pas une (secrète) identité de vues? En laissant libre parole au va-t-en-guerre et secrétaire général Augustin Kabuya et à d’autres extrémistes du parti – lesquels ne sont pas dans la nuance verbale -, Félix Tshisekedi fait-il sournoisement annoncer, par d’autres bouches, la fin, dans un avenir proche, de l’alliance avec Joseph Kabila? Se serait-il mis à l’évidence que le « deal » est une alliance d’irréconciliables contraires, que celle-ci ne pourra jamais obtenir l’assentiment de sa base politique qui n’arrête d’exprimer « bruyamment » son refus de cette coalition avec le Fcc? Pourquoi Félix Tshisekedi ne met-il pas le holà aux dérapages, aux outrances de langage des militants et des cadres de son parti envers Joseph Kabila? Tient-il aujourd’hui son parti? Y garde-t-il encore toute son autorité? Les qualités de manager politique ne se prouvent-elles pas par la capacité à tenir les troupes, à peser moralement sur elles, à se faire respecter d’elles?

On constate également, de l’autre côté, celui du Pprd, le parti de Joseph Kabila, les mêmes attitudes et état d’esprit… belliqueux. Les « Bérets rouges » ne se présentent pas non plus en enfants de chœur. Ils disent répliquer, à l’occasion de leurs rassemblements habituellement orchestrés en démonstration de force, aux provocations de l’Udps et ne se privent pas de mots durs et offensants à l’égard de Félix Tshisekedi qu’ils estiment être redevable à Joseph Kabila qui lui aurait « refilé » pacifiquement le pouvoir quand ils ne déclarent pas crûment qu’il l’a fait « nommé » président de la République. Le secrétaire permanent du Pprd, Emmanuel Ramazani Shadary, « monsieur coup sur coup », qui, comme Augustin Kabuya de l’Udps, n’a jamais été dans le discours ambigu, se retrouve bien sur son terrain de prédilection, celui justement du… coup sur coup, quand il répond à mots appropriés à ce dernier et croit effrayer les tshisekedistes en brandissant l’épouvantail du retour aux affaires de Joseph Kabila – « le seul grand prêtre en RDC », martèle-il – par sa prochaine prise de la présidence du Pprd et son éventuelle participation à l’élection présidentielle de 2023. Décodé, le message des kabilistes aux tshisekedistes serait celui-ci: « Nous allons reprendre le pouvoir que nous vous avons gentiment cédé ». Ces derniers l’ont-ils bien capté?

Les récents, réciproques et méchants arrachages des affiches de Joseph Kabila et de Félix Tshisekedi font monter la tension au fil des jours de façon inquiétante entre leurs partisans respectifs. L’opportune visite de Joseph Kabila à Félix Tshisekedi le samedi 2 novembre dernier à la Cité de la Nsele s’est imposée pour certainement ramener le calme dans les deux camps et rassurer les Congolais ainsi que la communauté internationale de la continuité de la coalition. Mais l’absence de chaleur de la rencontre a été perceptible. On est loin de joyeuses visites de courtoisie que « Raïs » rendait à son successeur à la Cité de l’OUA au début du mandat de ce dernier, tenue relax et au volant de sa Mercedes année 70, et accueilli par Félix Tshisekedi et son épouse aussi simplement habillés et sans les cohortes d’agents de protocole et de gardes du corps. Ces deux principaux acteurs de l’actuel et affligeant mélodrame politique congolais prennent-ils la mesure de la responsabilité qui serait la leur en cas d’échec de leur coalition et de l’instabilité politique que pourrait connaître le pays? Chacun croit-il pouvoir sortir gagnant, sans égratignure, du duel auquel il tente d’amener hypocritement et dangereusement l’autre? Et que serait l’alternative à leur désunion? Des changements d’alliances? Et dans cette hypothèse, avec qui Kabila conclurait-il un nouveau pacte? Et qui seraient les nouveaux alliés de Félix Tshisekedi? Celui-ci sera-t-il tenté, en extrême recours, d’user de sa constitutionnelle arme fatale, la dissolution de l’Assemblée nationale, et appeler à de nouvelles élections législatives avec l’espoir de remodeler l’espace parlementaire et de s’y octroyer une majorité de députés qui lui permettrait de gouverner « sereinement »? Trouvera-t-il les moyens financiers pour l’organisation des scrutins? Ceux-ci pourront-ils se préparer et se dérouler dans un environnement et un climat apaisés? En retirant sa signature, en moins de 24 heures après l’avoir apposée, de l’accord de coalition de l’Opposition à Genève en 2018, volte-face qui n’a pas laissé intacte son image auprès de nombreux Congolais ainsi que dans certains milieux économiques et cénacles politiques internationaux, et s’il prend l’initiative de mettre fin à la coalition avec les kabilistes – lourd et incommodant « joug » qu’il ne supporte plus de porter? -, Félix Tshisekedi apparaîtra comme une personne imprévisible et non fiable.

Joseph Kabila, qui s’est vu récemment décerner une récompense par la Sadc pour avoir transmis pacifiquement le pouvoir à son successeur, peut-il, lui aussi, prendre le risque de perdre cette auréole internationale, celle d’un « démocrate » qui aura respecté la Constitution de son pays et joué jusqu’au bout le jeu électoral à l’issue duquel le candidat de son parti, choisi de façon discrétionnaire par lui-même, n’a pas remporté l’élection présidentielle? Fallait-il céder « pacifiquement » le pouvoir pour après se comporter « belliqueusement » avec son successeur et… allié, et ne pas lui permettre d’en user pleinement et tranquillement? L’image d’un « roublard », d’une personne qui aura manqué de sincérité vis-à-vis de son allié, des Congolais et des partenaires étrangers, lui serait, à lui aussi, préjudiciable. Joseph Kabila se présente comme le protecteur des intérêts d’un groupe d’amis politiques et se veut jusque-là leur irremplaçable leader, leur « autorité morale ». Sa vie n’aurait-elle pas de sens sans ce statut? N’envisage-t-il pas de se faire discret – comme le font habituellement les anciens chefs d’Etat -, de laisser les projecteurs de la rampe être braqués exclusivement sur son successeur et allié, d’éviter de lui faire politiquement ombrage, de lui rafler médiatiquement et chaque fois la vedette, de montrer en permanence qu’il y a deux « caïmans » dans un même marigot? La sérénité de la coalition ne pourrait-elle pas, peut-être, passer par là, par « l’effacement » de l’ancien pour permettre au successeur de se sentir, ne serait-ce pour les apparences et malgré le « deal », seul maître à bord du navire? Replonger dans l’anonymat quand on a été, 18 ans durant, au devant de la scène n’est sans doute pas facile à vivre. Ceci fait-il déprimer Joseph Kabila? Redevenir visible et retrouver les honneurs publics l’obséderaient-ils aujourd’hui? Son exil volontaire ou forcé – l’opinion ou des imprévisibles et malheureux événements pourraient l’y pousser – ferait-il voler en éclats le Fcc qui peine à se trouver un nouveau leader, Ramazani Shadary n’ayant pas pu s’imposer à ses pairs malgré son adoubement comme dauphin par Joseph Kabila? En n’imaginant pas leur avenir politique sans ce dernier et sans lui faire jouer des rôles de premier plan incompatibles, sous certains aspects, à son honorifique titre de « sénateur à vie », quelques influents caciques du Fcc le pousseraient-ils à une faute fatale, à un suicide collectif? Joseph Kabila et ses amis seraient-ils en train de commettre la même erreur que le maréchal Mobutu et ses conseillers (et mauvais génies) civils et militaires qui croyaient avoir une éternelle et totale maîtrise du pays et se sentaient ainsi indéboulonnables et donc incontournables, mais qui avaient tous décampé avec femmes et enfants, telles des souris quittant à la vitesse grand V une maison qui prend feu, un certain mois de mai 1997?

 

Par Wina Lokondo

14 thoughts on “Libre opinion: PPRD-UDPS. Mes questions

  1. @ Nkana Wina Lokondo
    Un plaisir de vous relire…
    Que répondre à vos questions ? Ceci, peut-être :
     » Et on dit premier gaou n’est pas gaou oh  »
     »See’ est deuxième gaou qui est niata oh ah  »

  2. MISSION IMPOSSIBLE
    Le PPRD a le pouvoir, tout le pouvoir avec une majorité écrasante dans toutes les provinces et dans les deux chambres du parlement sans oublier le gouvernement..
    Mais, il ya une grande frustation des caciques proches de Kabila qui continuent d´esperer que Felix va faire lever les sanctions contre eux. Ils ne sont plus aux affaires et leur influence est entrain de baisser chaque mois que Felix est président. Pire, l´image de Felix « Diego Cao » ou Magelan qui voyage partout et parle du Congo partout ne fait qu´augmenter la frustration d´un camp où Kabila le taciturne est invisible.
    Kabila qui deteste la « lumière » n´arrange pas les affaires de son camp qui souhaite le voir plus visible, plus accessible.. Lol
    Mission impossible parce que les stratèges de Kabila n´ont pas eu le temps de bien planifier cette alliance et le temps est entrain de démontrer qu´ils auront du mal á garder le contrôle du deal pendant 5 ans..

  3. C’est avec plaisir que j’ai parcouru l’analyse de la situation actuelle en RDC par mon compatriote Wino Lokondo. A quelques détails près, je suis totalement d’accord avec lui. Certes Etienne Tshisekedi était un politicien constant et exigeant qui a tenu tête à l’une des dictatures les implacables en Afrique. Mais objectivement, il faut reconnaître qu’il ( E. Tshisekedi ) était un piètre organisateur, la dérive qu’on observe au sein de l’UDPS aujourd’hui en est l’illustration. Par sa volonté de contrôler le parti, il s’est entouré des béni oui oui dont l’incompétence et l’irresponsabilité n’ont échappé à personne. Tous ces arrivistes et chahuteurs impénitents ne sont pas là pour servir les idéaux du parti mais plutôt pour s’accrocher aux privilèges que confèrent leurs positions politiques actuelles. Pour ce qui est du PPRD, ce paniers à crabes n’existe que par la volonté de  » Kabila  » d’assurer ses arrières par réflexes de conservation et d’auto-défense. N’oublions pas que nous avons affaire à quelqu’un est sorti de nulle part, qui, même dans ses rêves le plus fous n’aurait jamais imaginé se retrouver à la tête d’un grand pays qu’est le RDC. Pour ce qui est de la fameuse coalition entre les deux composantes, je peux nuancer mon jugement par le fait que si Felix avait opté pour la cohabitation, les conséquences auraient été encore plus dramatiques pour des raisons évidentes. Donc, de mon point de vue, cet attelage bien que déséquilibré est le moindre mal pour notre pays. L’arrachage des effigies respectives de Kabila et Tshisekedi ne peuvent pas servir de prétexte aux protagonistes pour semer le désordre, le pays attend autre chose de ses dirigeants. Nous qui vivons en Europe, nous savons ce qui se passe lorsque des masses incontrôlés se mettent en branle. En France les gilets jaunes ont fait n’énormes dégâts sur le plan socio-économique, il faut raison gardée.

    1. @l’œil du cyclone
      Vous écrivez : « […]Pour ce qui est de la fameuse coalition entre les deux composantes, je peux nuancer mon jugement par le fait que si Félix avait opté pour la cohabitation, les conséquences auraient été encore plus dramatiques pour des raisons évidentes. Donc, de mon point de vue, cet attelage bien que déséquilibré est le moindre mal pour notre pays.[…] ». Désolé, ce n’est pas exactement ma lecture de cette histoire immédiate, c’est comme si vous rangiez les évènements selon ce que vous voulez démontrer en prenant volontiers les conséquences pour les causes.
      En effet pour moi, le diabolique du scénario de ‘JK’ est justement qu’il ne donnait pas le choix à Tshisekedi d’opter pour une cohabitation ; la coalition c’est le fond même du deal, un PR avec qui il tient le pouvoir et donc sous sa tutelle obligée et la signification de la majorité législative qu’il s’est donné. Autrement il aurait imposé son dauphin quitte à ce que cela provoque une guerre civile. Voilà ce qu’était son plan diabolique au lendemain des élections en réalité catastrophiques pour son camp !

  4. Pour une fois, une approche rationnelle, très bien présentée dont seul le future pourra nous révéler les réponses. J’apprécie votre appel patriotique lancé aux 2 camps à la prise de conscience par rapport aux enjeux actuels. J’apprécie aussi votre prudence intellectuelle de ne pas donner des réponses anticipées et partisanes comme celles de nos pseudos analystes et intellectuels que CI nous a habitué. Pour dire par rapport aux préoccupations soulevées ici: « Qui vivra verra ».
    Aussi, votre dernier paragraphe qui pour moi, nous demande d’ avoir une attention particulière pour savoir si l’issu de ce qui se passe entre FCC-CACH pourra déboucher à ce que les zaïrois ont vécu à la fin du règne du Marechal qui s’était donné le nom de SESE SEKO ci-après : « Kabila et ses amis seraient-ils en train de commettre la même erreur que le maréchal Mobutu et ses conseillers (et mauvais génies) civils et militaires qui croyaient avoir une éternelle et totale maîtrise du pays et se sentaient ainsi indéboulonnables et donc incontournables, mais qui avaient tous décampé avec femmes et enfants, telles des souris quittant à la vitesse grand V une maison qui prend feu, un certain mois de mai 1997 ? »
    En faisant ce lien par rapport à ce qui se passe sous nos yeux (difficulté du FCC de trouver un remplaçant à KABILA), vous nous rappeler aussi que rien n’est nouveau sous le soleil Congolais. Tous les scenarios qui se déroulent devant nous au Congo de KABILA, les anciens et les sages Congolais les ont déjà vécus au Zaire de MOBUTU.
    Malheureusement Congo Indépendant n’aide pas ses lecteurs à lire le présent dans le passé et vice-versa. Les sages ou les anciens, grâce au passé peuvent expliquer le présent et prophétiser le future. Dans nos analyses nous oubliions de nous rappeler que les FAUCONS DE LA KABILIE agissent exactement comme ceux de MOBUTU.
    Nous ajoutons à ce que Lokondo a écrit dans son dernier paragraphe pour rappeler que Mobutu non seulement plusieurs facteurs avaient démontré qu’il était à la fin de son règne mais aussi son état de prostate sur le plan sanitaire était irréversible. Toutes les chancelleries au Zaïre étaient au courant de son pronostic vital. Preuve : Le maréchal est décédé 4 mois seulement après l’entrée de AFDL. Les faucons de l’époque parmi lesquels NZAMBOKO LE TERMINATOR, VUNDUAWE, etc. avaient tout refusé: Il y avait l’option Gnl MAYELE dont les français voulaient exploiter et celle de TSHITSHI soutenue par un certain lobby américain et Africain. Malheureusement pour les Faucons du Zaire: c’était MOBUTU ou RIEN. Ces FAUCONS étaient incapables de se choisir un parmi eux pour s’occuper du pays en cas de décès du Marechal. 7 années non seulement de blocage mais aussi de sabotage, destructions et pillages car pour eux, c’était MOBUTU ou rien, exactement comme ce qui se passe sous nos yeux. Malheureusement, il avait fallu l’entrée du conglomérat de AFDL sinon MOBUTU serait mort au pouvoir et la suite serait quoi en plus de ce que les Congolais et le pays ont subi?…
    Lors de son intervention au Forum Economique de Paris, Fatshi a parlé non seulement de l’inexpérience du modèle d’alternance au Congo et surtout des habitudes qui quelque fois a la peau dure, une façon de répondre à sa manière aux douleurs d’enfantement actuels.
    Comme pour vous Mr Wina, hormis les conseils que vous avez bien voulu prodiguer aux 2 camps, la meilleure et la bonne réponse est de dire  » AGAIN, JUST LET WAIT AND SEE » Thank you.

  5. Chers Compatriotes,
    Toutes ces questions montrent bien que nous entrons dans une phase de la politique générale de notre pays et nos diplômés d’université devraient aussi avoir une ouverture d’esprit. Je suis heureux de lire le titre « Mes questions ». Ces questions sont une possibilité de nous ouvrir aussi à l’inédit. Lorsque les êtres humains sont devant des défis, ils sont capables de changer des comportements, et même des visions pour pouvoir donner des réponses appropriées au défi. S’agissant du Congo, nous nous retrouvons devant des situations tellement inédites que même ceux qui se sont fait passés pour des savants ou stratèges politiques n’ont rien vu venir. Le Raïs a déjoué tout ce que l’on disait en ligne, depuis la campagne électorale pour l’élection présidentielle, à la proclamation des résultats. Plus que Mobutu, il a effectué le pas important et risqué pour lui-même de passer la main. Pour ceux qui mettent les humains dans des cages de profils (statiques), ceci est perturbant. D’où toutes sortes d’agitations en ligne. Comment expliquer cette alliance politique contre-nature ? Seuls ceux qui se sont engagés sur cette voie peuvent être à même de donner des réponses à cette question. Ma crainte serait, si jamais, j’étais mis au courant de leurs réponses, de voir que les deux protagonistes n’aient pas la même réponse, ni les mêmes attentes les uns vis-à-vis des autres. Un seul absent, pourtant le premier concerné et le plus important, reste le peuple. Nous devons reconnaître que ce dernier est le dernier des soucis de ses politiciens, sauf quand il est question d’aller le manipuler pour avoir des voix à l’occasion des élections. Mobutu a fait un coup d’Etat, pour sauver le peuple du chaos semé par les politiciens. D’où les premières exécutions publiques de politiciens afin de semer la terreur et d’épargner le peuple de la souffrance engendrée par les rébellions et autres événements malheureux qui divisaient le peuple congolais. Devenu Zaïroi, sous l’inspiration du Maréchal, le peuple a connu une situation difficile vers la fin du régime de la deuxième république. Abandonné à son triste sort par l’armée qui était tantôt la collaboratrice du Maréchal, tantôt, une ennemie redoutée de ce dernier, sauf sa garde personnelle, le peuple a connu alors la trahison de son armée, de sa police, de ses services de renseignement et de ses politiciens. Dans cette situation, Mzee surgit avec deux armées de deux pays, que lui appelait ses alliés. Eh bien ici, l’alliance a prouvé avec le temps que les parties en présence dans cette alliance n’avaient pas une même vision de leur alliance et le peuple Zaïrois qui en avait déjà marre du Maréchal, a ouvert ses bras à un traître qui venait avec les « aventuriers ». Résultat, le traître est exécuté par ses alliés (?), et à la place du traître, un autre visage apparaît. Redevenu congolais, le peuple est entraîné dans une autre aventure, avec un chef qui ne parlait pas la langue la plus parlée du pays et qui ne connaissait pas la langue officiel. Trois mandats sont accordés à un personnage qui n’avait de mérite que parce qu’il portait le nom de « Kabila ». Où est le peuple congolais dans tout ceci ? Absent; mais c’est lui qui va payer encore le prix le plus fort. Son seul espoir, c’est la Constitution. Le Raïs n’aura que deux mandats et pas un troisième. Les deux mandats sont terminés, les élections et enfin, la proclamation des élections, le fils de l’opposant qui aurait gagné les élections de 2011, qui a été assigné à résidence par les chars de combat du régime est proclamé gagnant des élections présidentielles. Que s’est-il passé ? comment ? pour quelle finalité ? Nous ne pouvons le dire avec assurance. Où est le peuple ? Encore absent. Que faire ? Une réponse, nous réunir pour nous approprier notre souveraineté confisqué par nos politiciens et traîtres du pays. Comment le faire ? Ma réponse sur cette question a plusieurs facettes, et est beaucoup plus subtile. Je ne peux pas m’étendre ici. Le jour où plusieurs congolais comprendront cela, alors, ils s’uniront, renverseront la situation et se lanceront dans les activités de développement de leur pays. Que Dieu nous vienne en aide..

  6. Que dire de plus ? Le texte dit tout ou presque, il omet ostensiblement un paramètre incontournable « l’imposture-Occupation Rwandaise au Kongo-RDC-Zaïre » qui est une réalité devenue banale, fatale et quotidienne… Félix Tshisekedi Tshilombo est un vrai Kongolais à ce que l’on sache alors que alias Kabila ne l’est pas, la preuve, son défunt père Etienne Tshisekedi espérait publiquement renvoyer son actuel allié politique au Rwanda (Zongisa ye na Rwanda ekoma Vandisa ye na Kingakati)… La récente fuite de Evo Morales en Bolivie, les destitutions du pouvoir (Impeachment) de Bouteflika en Algérie, de Omar el-Bechir au Soudan ainsi que les prises de pouvoir pacifique de Paul Biya au Cameroun au détriment de Ahmadou Ahidjo il y a 37 ans et de Joao Lourenço en Angola il y a 2 ans au détriment de Jose Dos Santos démontrent que le peuple souverain a chassé les 2 premiers tandis que l’impérium a permis aux actuels présidents Camerounais et Angolais à asseoir leurs pouvoirs respectifs grâce à l’effectivité du pouvoir leur léguée pacifiquement par leurs prédécesseurs… Or en RDC (Rép à démocratiser), c’est du jamais vu, le monde entier sait que Kanambe alias Joseph Kabila détient tous les pouvoirs régaliens et est le maître du jeu politique malgré les apparences hypocrites et Kinoiseries de tous genres, depuis 18 ans il (l’imposteur Rwandais alias Kabila) a excellé dans l’art machiavélique de travailler contre le Kongo-RDC au profit de son pays natal le Rwanda de Paul Kagame et de l’Ouganda de Yoweri Museveni où Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo(président protocolaire nommé par lui (alias Kabila) s’y rend paisiblement comme si rien n’était alors que ces 2 pays voisins du Kongo sont responsables de 18 millions des morts RDCongolais… En se voilant la face par cette omission volontaire de considérer le paramètre « IMPOSTURE-OCCUPATION RWANDAISE EN RDC », l’élite RDCienne oublie que plusieurs peuples ont disparu sur cette terre à cause de la perte de leur identité culturelle et de leur terre occupée par des envahisseurs venus d’ailleurs… Dans ces conditions ubuesques, la seule et unique question qui peut tarauder l’esprit de tout Kongolais est de savoir comment chasser les 2 larrons en foire de la Coalition « Fcc-Cach » sinon ils iront paisiblement jusqu’en 2023 pour faire un bis repetita de Janvier 2019 par un second « Deal mafieux » qui sera fatal aux Kongolais… Vive l’ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo)… Ainsi soit-il… Ingeta

    1. Combattant…
      « En se voilant la face par cette omission volontaire de considérer le paramètre « IMPOSTURE-OCCUPATION RWANDAISE EN RDC » »
      Mais vous vous voilez vous-même la face par l´omission volontaire de la mainmise de l´OCCIDENT AU CONGO (Quel esprit sérieux peut vraiment croire comme vous que les Rwandais sont les maîtres suprêmes du Congo ?). Vous êtes offusqué(s) de voir les Congolais visiter l´Ouganda et le Rwanda, alors que vous trouvez normal de vous prélasser en Belgique, France… comme si ceux-ci n´ont pas de responsabilité dans les massacres qui jonchent l´histoire du Congo. Vive la myopie et l´incohérence !

  7. M Wina Lokondo,
    Je salue votre retour sur cet espace. Vous nous donnez la matiere a reflection. Beaucoup d’autres congolais se posent aussi les memes questions. Beaucoup de ceux qui se posent ces questions ont deja des esquisses de reponse. Dans les lignes qui suivent je veux partager avec vous et avec les lecteurs de CI que ces questions interppellent mes esquisses de reponse.
    Pour comprendre ce qui se passe actuellement, il faut integrer dans l’analyse quatre evidences:
    Premiere evidence, Joseph Kabila ne voulait pas lacher le pouvoir! Il y a ete contraint par la rue et par la communaute internationale. La preuve? Il ne veut pas laisser la vedette et le devant de la scene a Fatshi. Il ne veut pas s’effacer avec elegance comme est cense le faire tout ancien chef de l’Etat. Il veut que tout le monde comprenne qu’il est reste pour partager le pouvoir avec Fatshi en attendant qu’il le confisque a son seul profit, et accessoirement au profit de ses sbires.
    Deuxieme evidence, Joseph Kabila veut creer un chaos generalise qui lui permetrait de revenir au pouvoir en sauveur. Pour se faire, il pousse d’abord ses sbires a desobeir a Fatshi et a lui manquer du respect. L’objectif est de paralyser le pays. Remarquez qu’il aurait fait la meme chose meme si son successeur s’appelait Martin Fayulu ou Moise Katumbi.
    Troisieme evidence, Joseph Kabila a fait deliberemment brouiller les
    cartes lors des elections pour que le vainqueur de l’election presidentielle soit toujours percu comme un vainqueur que lui a choisi, pas le peuple!
    Quatrieme evidence, Joseph Kabila veut revenir au pouvoir par tous les moyens, y compris l’elimination physique de Fatshi. Pour l’instant il joue la carte de l’elimination par voie de destitution constitutionelle obtenue grace a sa majorite achetee ou extorquee a l’assemblee nationale et au senat. Et si cette carte s’avere non gagnante, il exigera un changement de la constitution pour qu’il soit toujours eligible, et que l’election presidentielle se passe au suffrage universel indirect. Ne nous faisons pas d’ illusions! Kabila parce qu’il pense qu’il peut revenir au pouvoir en achetant tous les parlementaires (y compris ceux de l’opposition) et en faisant d’eux des millionnaires en dollars. Il en a les moyens. Il n’a pas encore entame son butin obtenu grace a ses dix-huit ans de pillage de la RDC. Leurs millions poche, les parlementaires feront de la constitutition ce que JKK leur demandera d’en faire!
    Bon revenons a la situation actuelle.
    Les succes diplomatiques de Fatshi enervent au plus au haut point Joseph Kabila. Le succes au pays meme, comme la construction des routes et la gratuite de l’enseignement de base le pousse a montrer a Fatshi par ses bouches autorisees qu’il n’a pas l’intention que le laisser gerer le pays pendant qe lui se morfond a Kingakati!
    Joseph Kabila a deux bouches autorisees: Emmanuel Ramazani Shadary et Nehemie Mwilanya. Lorsque ces deux messieurs s’expriment, c’est Kabila qui s’exprime! Lorsque Shadary dit urbi et orbi que ‘Joseph Kabia est le prorietaire du Congo!’, c’est exactement comme cela que ce dernier se voit et se prend. Lorsque Nehemie Mwilanya, tout juriste qu’il est, annonce que ‘rien ni personne ne pourra empecher Joseph Kabila’ d’etre candidat aux presidentielles de 2013, c’est exactement ce que Kabila pense! Joseph Kabila a toujours considere la constitution comme un chifforn qu’il peut manipuler a sa guise! Proces d’intention? Et bien, que Joseph Kabila nous dise urbi et orbi comme l’a fait sa bouche autorisee qu’il n’a aucune intention de se porter candidat a un quelconque poste electif! Qu’il nous dise qu’il va etre senateur a vie et rien de plus!
    La coalition FCC-CACH etait un pis-aller! N’ayant pas la majorite au senat ou l’assemblee nationale, Fatshi ne pouvait faire autrement qu’accepter momentament un partage du pouvoir avec Kabila. Je dis momentanement parce que Fatshi a toujours la carte de remaniement ministeriel et la carte de la dissolution de l’assemblee nationale. Le FCC n’en veut pas de cette coalition parce qu’il pense qu’elle ne lui permet pas d’inflechir le pouvoir de Felix de tout son poids numerique. L’UDPS n’en veut pas non plus parce qu’elle pense, avec raison d’allieurs, que la coalition n’executera jamais la vision de Fatshi tant que le dernier mot reviendra a Joseph Kabila dans la plupart de cas. Le gouvernement FCC-CACH parait plus comme un gouvernement de confrontation qu’un gouvernement de coalition!
    La cause de l’agitation actuelle? JKK ou plutot ses sbires, ne veulent pas que Fatshi effectue le premier remaniement de son gouvernement ou qu’il ait des velleites de dissoudre l’assemblee nationale. Comment l’empecher de le faire? Il faut le destituer avant qu’il ne pose ces deux actes!
    Shadary a cree une psychose pre-electorale avec son annonce d’une rentree politique de leur ‘Rais’! On affiche des effigies geantes de Kabila comme si l’election presidentielle etait pour le mois de decembre! Nehemie Mwilanya se comporte comme le super premier ministre du pays qu’il a toujours reve d’etre! La coalition FCC-CACH est vouee a l’implosion! A l’heure qu’il est il n’y a que deux personnes qui y croient: Fatshi et JKK!
    Nous savons ce que JKK veut faire. Que fait alors Fatshi pour contrer ce filou? Apparemment il minimise les dangers et fait croire a la bonne foi des uns et des autres, meme si lui-meme n’y croit pas! Il ne veut pas etre le Djjango qui tire le premier et qui perd! Il a enleve a nos voisins des excuses d’aggresser notre pays pour soutenir indirectement JKK. Il fait pour nos soldats, nos policiers et leurs familles ce que JKK n’avait jamais fait pour eux: redonner de la dignite a leur travail et donner a leurs familles de l’eau potable et des logements decents. Il reconnait et salue les merites des congolais dans tous les domaines. Il evite des pieges tendus ca et la pour le fragiliser, comme cette affaire des quinze millions detournes apparemment avec la complicite de son directeur de cabinet ou cette affaire de commandement integre compose des soldats de pays qui sont a la base de nos miseres a l’Est. Est-ce assez? L’ avenir nous le dira!
    Lorsque j’avais demande a un vieux militant de l’UDPS pourquoi Fatshi tolere des manquements graves alors qu’ils projectent de lui une image d’un chef faible et depasse par les evenements, il m’avait repondu de maniere enignmatique: Si David avait lance a Goliath sa pierre une minute plus tot ou une minute plus tard, l’histoire du monde aurait change! Je ne suis pas expert en theologique chretienne, mais j’avais compris!
    Nos compatriotes qui se plaignent du nombre et du cout des deplacements de Fatshi a ‘letranger devraient comprendre que la securite de notre pays est assuree pour le moment de l’exterieur et par des partenaires exterieurs. Les sbires de JKK qui seraient tentes par un coup de force militaire en seraient plus rapidement dissuades par un bateau de guerre belge en rade de Banana que par une harangue au Camp Kokolo! Ne dit-on pas que la securite n’a pas de prix?
    Binsonji E Madilu

    1. Cher Binsonji,
      # Votre commentaire tout en élégie élogieuse de F Tshisekedi m’a épaté, comme si vous aviez enfin décidé d’ôter tous les masques, vous n’y êtes même pas un « conseiller » mais un chroniqueur fidèle et acquis de ses faits et gestes, plongé dans sa tête . Remarquez que ce n’est pas pour me déplaire : même si je me vois mal dans une fonction d’apologiste de sa geste, je me dis que celle-ci mérite pourquoi pas des griots, ses derniers « succès » diplomatiques en témoigneraient sauf à affirmer leurs promesses demain sur le terrain. Passons…
      # Le sujet en cours c’est une libre opinion sur la coalition CACH-FCC se traduisant en plusieurs questions dont vous dites que les Congolais se les posent aussi et vous alignez quelques évidences pour mieux comprendre. L’une d’elle c’est que vous êtes convaincu que « ‘JK’ a fait délibérément brouiller les cartes lors des élections pour que le vainqueur de l’élection présidentielle soit toujours perçu comme un vainqueur que lui a choisi, pas le peuple ! Quelle curieuse et académique pirouette, ce n’est pas la réalité c’est une propagande réussie du Maestro, on peine à la décrypter. Elle me pousse à vous poser la question de savoir en quoi cette opération a-t-elle concrètement consisté et subsidiairement connaissant votre déni d’un quelconque deal entre Tshisekedi et ‘JT’, de savoir si au contraire le « deal » plus que la propagande n’explique pas mieux votre conviction ?
      # Les Congolais ont bel et bien voté et vous convenez qu’ils ont défait le dauphin que ‘JK’ n’a pu sauver, son score étant catastrophique en dehors de toute manipulation pouvant le récupérer. Si vous ne pouvez rien en déduire sur le score réel des autres candidats à la présidentielle et aux législatives comment expliquez-vous votre conviction en dehors d’une manœuvre plus experte et concrète du pouvoir qui organisait ces élections ? ‘JK’ aurait réussi à nous vendre un vainqueur à la présidentielle choisi par lui et pas les vainqueurs présentés aux législatives ? En plus pour vous la vérité des urnes aurait été respectée et que vous reste-t-il alors de bien palpable à reprocher à ‘JK’ ? Nous voilà en conjectures devant votre évidence…
      # Ailleurs, je crains que vous vous montriez triomphant et trop optimiste lorsque vous statuez que ni Tshisekedi et son UDPS (CACH) ni ‘JK’ et son FCC ne veulent de cette coalition. Ils n’ont pas à la vouloir car ce n’est l’idéal de personne, les deux camps auraient voulu un autre scénario mais celui-ci s’est imposé à eux. Sauf miracle d’un bouleversement inédit (aidé par le peuple ou la CI), ils rafistoleront encore les morceaux entre eux sachant qu’en sortir risque de nuire à chacun d’entre eux. La dissolution de l’Assemblée et les élections anticipées sont une arme à double tranchant surtout si les structures électorales et juridiques en général ne sont pas à l’avance réformées et encore faut-il avoir tous les arguments pour les décider. Méfions-nous donc de rêver d’une issue bénéfique, même si elle est souhaitable, de cette alliance conflictuelle. Tshisekedi a encore beaucoup de labeur devant lui…

      1. NONO dans ses oeuvres (Faire dire aux autres ce qu´ils ne disent pas. Votre niveau de formation commence à m´inquiéter). Peut-être que c´est votre « anti-fatshisme primaire » qui vous ferait voir une élégie élogieuse dans les propos de Binsonji. Si vous étiez un intellectuel sérieux, vous auriez ne fût-ce que relevé des passages problématiques pour montrer qu´il s´agit effectivement de son TEXTE et non de vos PROJECTIONS ô combien riches.
        NONO trouve Binsonji « triompgant et trop [!] optimiste », alors que ce dernier reste prudent et se demande même à propos de Félix : « Est-ce assez? L’ avenir nous le dira! » Même quand il évoque le signal que lancerait la présence d´un navire de guerre belge sur les eaux congolaises, il ne se met pas tout bonnement à « rêver d´une issue bénéfique » comme NONO le mentionne. C´est bien de (vouloir) critiquer, mais il faut être rigoureux dans la restitution de la pensée de l´autre. On tombe facilement dans la légèreté ici quand on s´habitue trop à étiqueter les gens. L´étiquette l´emporte facilement sur ce qui est effectivement dit.

  8. Compatriote Lokondo,
    # Votre sujet, comme vous le titrez, est une libre opinion consistant en une série de questions que vous vous posez et livrez ainsi aussi à vos lecteurs sur la fameuse coalition FCC-CACH qui en ce moment pose un problème de cohabitation harmonieuse entre ses membres, particulièrement entre l’UDPS du Président Tshisekedi et le FCC de ‘JK’. Vous vous en tirez plutôt bien parce que vous avez pris le parti de ne pas répondre vous-même à vos pertinentes questions mais vous n’en atterrissez pas moins sur une conclusion qui semble davantage suggérer votre avis sur l’état réel des relations au sein de ce partenariat pour le moins conflictuel.
    # « […]Joseph Kabila et ses amis seraient-ils en train de commettre la même erreur que le maréchal Mobutu et ses conseillers (et mauvais génies) civils et militaires qui croyaient avoir une éternelle et totale maîtrise du pays et se sentaient ainsi indéboulonnables et donc incontournables, mais qui avaient tous décampé avec femmes et enfants, telles des souris quittant à la vitesse grand V une maison qui prend feu, un certain mois de mai 1997? », dites-vous. Mine de rien selon moi à travers cet épilogue, votre « libre opinion » finit par répondre quelque peu à vos interrogations : le coupable dans cette relation conflictuelle serait selon vous bel et bien l’ancien régime piloté par ‘JK’ qui à l’instar de celui de notre Maréchal se complait en une dangereuse surenchère de résistance, convaincu de sa puissance alors qu’il est en réalité en fin de règne qui verra bientôt ses caciques décamper en catastrophe comme ce fut le cas de la fin du ‘mobutisme’.
    # Que dire de votre constat ?
    D’abord que la fuite que vous prévoyez est fort prévisible mais n’oubliez quand même pas que Mobutu mort, ses impénitents collaborateurs sont vite retournés au pays se recycler ou ayant été recyclés dans le nouveau régime d’alors.
    Ensuite il est à noter que les conditions de la fin du régime de ‘JK’ ne sont pas aussi rédhibitoires que celles de Mobutu : même s’il y’a une forte dose d’illusion qui éclatera davantage demain, ‘JK’ s’est commis dedans et dehors en « bienfaiteur de la démocratie » comme un ‘repenti’ de la mafia en permettant enfin une alternance pacifique au Congo, c’est même la raison de cette alliance FCC-CACH querellée aujourd’hui. Le nouveau Chef du pays et tout son camp sont donc une variable de l’équation actuelle. Seront-ils assez intelligents et courageux pour en sortir gagnants ou le peuple et la CI qui sont aujourd’hui derrière eux les aideront-ils suffisamment pour s’en dépatouiller ?
    Enfin mutatis mutandis votre épilogue est non seulement prévisible mais aussi et surtout souhaitable, comment doit alors opérer concrètement Tshisekedi pour qu’il le réalise, sa reconnaissance publique de bonnes relations avec son partenaire malgré les tumultes de la base suffira-t-elle tactiquement à empêcher l’ancien régime d’être aussi présent et même de revenir ?
    # PS
    Une objection svp, vous attestez  » qu’à l’image du père, Félix Tshisekedi ne ratait pas l’occasion de décocher, chaque fois qu’un micro lui était tendu, des critiques acerbes, des propos malveillants à l’égard de Joseph Kabila qu’il traitait « d’imposteur ». » Ce n’est que partiellement vrai car très tôt, je crois même bien avant les élections de 2011, F Tshisekedi a affirmé qu’il pouvait envisager de gouverner avec l’AMP (dans une émission à la télé, « Fauteuil blanc » de Kasamba, je ne m’abuse). Son aversion de celle-ci n’était donc pas aussi catégorique que celle de son père ; les rencontres d’Ibiza, Venise… et son attitude aujourd’hui en témoignent quelque part…

  9. A BISONJI
    SUPERBE ANALYSE SEULS DES TRIBALISTES ANTI LUBA VOUS CONTREDIRONT.
    FATSHI N EST PAS LUBA MAIS CONGOLAIS ET KINOIS VRAI FILS DU PAYS.
    A VRAI DIRE LES CONGOALIS NE SAVENT RIEN NI CE QU ILS VEULENT J ENTENDS CELA FREQUEMENT CHEZ BCP D AUTRES AFRICAINS NON CONGOLAIS.

  10. Cher Wina Lokondo,
    coup de chapeau pour ce très bon texte du point de vue forme et fond. J´ai aimé le texte dès la première phrase. Excellente entrée ! J´ai aussi aimé la maîtrise des règles de l´accord du participe passé [Petit lapsus, un « e » de trop : « D’un côté, on voit des groupuscules – incontrôlées?]
    Un coup d´oeil dans/une évocation de la Constitution aurait utile quand vous posez la question : « Pourquoi Félix Tshisekedi ne met-il pas le holà aux dérapages, aux outrances de langage des militants et des cadres de son parti envers Joseph Kabila? Tient-il aujourd’hui son parti? Y garde-t-il encore toute son autorité? Les qualités de manager politique ne se prouvent-elles pas par la capacité à tenir les troupes, à peser moralement sur elles, à se faire respecter d’elles? »
    Une lecture combinée de plusiseurs posts intéressants ci-haut apporte des réponses, sinon enrichit la réflexion que vous avez proposée.

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