
Un délai de 60 jours est accordé à ces pays pour répondre aux objectifs de politique étrangère des Etats-Unis de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme. Parmi les reproches, des doutes sur la validité des documents d’identité émis par les autorités des pays concernés, un nombre de visas jugé trop important, un manque de coopération pour le rapatriement de ressortissants expulsés des États-Unis ou encore des soupçons de vente de citoyenneté.

Le 4 juin, jour anniversaire de la naissance de l’ex-Raïs Joseph Kabila, Donald Trump lança une fatwa sur les ressortissants de douze pays. Leur entrée au pays de l’Oncle Sam est désormais restreinte et limitée. C’est le fameux « Travel Ban » ou interdiction de voyager. Enfer et damnation! Ces pays de merde sont l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Tiens, notre voisin le Congo-Brazzaville se retrouve sur la liste. Stupeur et tremblements!
Les Congolais d’en face crurent qu’il y avait erreur sur la personne. C’est plutôt le Congo/Kinshasa qui est visé par le Travel Ban. Nenni! C’est mal connaître le milliardaire Trump. Ce n’est pas lui qui va jeter l’eau du bain avec le bébé! Notre pays convoité par tous les Etats voisins et la Chine regorge de minerais stratégiques qui le font baver. Bientôt un protocole d’accord sera signé entre les USA et la RD Congo pour leur exploitation Win Win. Qui dit mieux?
Moins de deux semaines plus tard, voilà que de grands médias américains annoncent l’existence d’une note diplomatique interne du département d’Etat selon laquelle la Maison Blanche viserait 36 autres pays dont 25 nations africaines. Saperlipopette! Comme quoi, l’appétit vient en mangeant. Les pays concernés sont: Angola, Antigua-et-Barbuda, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Cap-Vert, Cambodge, Cameroun, République démocratique du Congo, Djibouti, Dominique, Éthiopie, Égypte, Gabon, Gambie, Ghana, Côte d’Ivoire, Kirghizstan, Libéria, Malawi, Mauritanie, Niger, Nigeria, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Soudan du Sud, Syrie, Tanzanie, Tonga, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Zambie et Zimbabwe. Comme on peut le constater, la Rd Congo figure sur cette liste noire. Stupeur et tremblements!
Un délai de 60 jours est accordé à ces pays pour répondre aux objectifs de politique étrangère des Etats-Unis de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme. Parmi les reproches, des doutes sur la validité des documents d’identité émis par les autorités des pays concernés, un nombre de visas jugé trop important, un manque de coopération pour le rapatriement de ressortissants expulsés des États-Unis ou encore des soupçons de vente de citoyenneté. Dans le texte signé par Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, les pays concernés doivent prendre des mesures immédiates pour atténuer ces préoccupations, élaborer des plans d’action correctifs pour remédier aux déficiences. D’après mon ami qui sait ce qui se passe dans tous les coins et recoins d Kinshasa la déglinguée, en cas de Travel Ban, une frange de la population en subira les conséquences. Ce sont les étudiants, les touristes, les hommes d’affaires, les opérateurs culturels etc. Il existe tout un commerce autour des visas américains. C’est le cas des cybercafés qui introduisent en ligne les demandes de visas. Certains trafiquent les rendez-vous chez le consul. Ils s’en adjugent des dizaines si pas des centaines qu’ils revendent ensuite moyennant au moins 500 dollars yankee. Sapristi!
Mon ami qui est devenu fou se demande ce qui a changé. Du 15ème siècle au 19ème, nos frères allaient en Amérique sans visa dans des cales de bateau. Esclaves, ils ont su bâtir l’Amérique. C’est une dette. Pour mon ami qui sait tout, une politique de bannissement des ressortissants des pays va se retourner contre l’Amérique. Le slogan de Trump, MAGA (Make America Great Again) ou soit: Rendre sa grandeur à l’Amérique, demande beaucoup de main d’œuvre. L’Amérique a besoin des esclaves des temps modernes pour recouvrer la prospérité.
On dit chez nous que le coq qui chante si fièrement aujourd’hui ne doit pas oublier qu’il vient d’un œuf.
GML