
Poursuivi du chef de « tentative de détournement de deniers publics », Constant Mutamba Tungunga a cité plusieurs témoins à charge et à décharge. La partie civile a fait de même. C’était lors de la troisième audience jeudi 31 juillet. Outre la Première ministre et l’ancienne ministre de la Justice, l’ex-ministre de la Justice plusieurs membres du gouvernement Suminwa 1 et l’ancien Inspecteur général des Finances.
D’emblée, les avocats de la défense ont sollicité une surséance de 30 jours. La demande a été rejetée. Ils ont, en revanche, obtenu le renvoi de la cause au lundi 4 août.
Le dossier judiciaire porte sur la gestion de 19,6 millions USD issus du Fonds de Réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), alloués à un projet de construction d’une maison carcérale à Kisangani. Ce fonds, alimenté notamment par des ressources extrabudgétaires, est censé servir à des réparations prioritaires à la suite de la condamnation de l’Ouganda par la Cour internationale de justice en 2005.
Constant Mutamba, à l’époque ministre de la Justice, est accusé d’avoir affecté ces fonds à des projets jugés non prioritaires, ou de n’avoir pas pu en justifier l’usage effectif. La société Zion Construction, bénéficiaire d’un marché gré à gré, fait partie des entités citées. L’absence d’avancées concrètes sur le terrain alimente les soupçons de malversation.
La stratégie du prévenu: renversement de l’accusation
Devant la Cour, Mutamba ne se contente pas de plaider non coupable. Il renverse les projecteurs en convoquant une série de personnalités parmi les plus haut placées de l’appareil d’État. Ont ainsi été cités: la Première ministre Judith Suminwa, les ministres Alexis Gisaro (Infrastructures) et Didier Budimbu (Sports), les anciens ministres Rose Mutombo et Jules Alingete, ainsi que plusieurs hauts fonctionnaires liés à la chaîne de dépense publique.
Selon la défense, ces comparutions sont nécessaires pour établir que les décisions d’affectation de ces fonds ont été prises en collégialité, voire à la suite d’instructions « venues d’en haut ». Une stratégie rare dans les pratiques judiciaires congolaises, qui expose non seulement l’exécutif, mais aussi l’institution judiciaire à un exercice d’équilibre délicat.
Le fonds FRIVAO, révélateur de dysfonctionnements systémiques
L’audience a également permis d’éclairer d’autres cas d’utilisation problématique du FRIVAO. Une lettre officielle datant d’avril 2024 a refait surface, signée par le ministre des Sports Didier Budimbu, sollicitant près de 14,5 millions USD pour la réhabilitation du Stade Lumumba à Kisangani. Ce projet, bien qu’encadré par une rhétorique de cohésion sociale et de reconstruction post-conflit, n’a jamais connu de début d’exécution. Aucun chantier n’a été lancé à ce jour.
Des voix s’élèvent pour dénoncer une priorisation politique des projets, au détriment de l’objet même du fonds: l’indemnisation directe des victimes. Ce flou dans les lignes budgétaires, combiné à l’opacité des procédures de passation des marchés, jette une ombre sur la sincérité des politiques publiques dans les zones affectées par les conflits.
Une affaire hautement sensible: justice ou règlement de comptes?
Le contexte général dans lequel s’inscrit ce procès lui donne une portée bien au-delà du judiciaire. Dans une société où les soupçons d’instrumentalisation de la justice ne sont pas rares, la convocation de figures aussi centrales du gouvernement en exercice ne peut être neutre. L’ex-inspecteur général des finances, Jules Alingete, s’est d’ailleurs empressé de démentir toute déclaration publique sur l’affaire, dénonçant une tentative de manipulation.
Pour certains observateurs, cette mise en accusation — et la stratégie défensive qu’elle déclenche — pourrait servir de miroir à un malaise plus large: celui d’une gouvernance où la responsabilité individuelle se dilue dans les décisions collectives, souvent orales ou non documentées. D’autres y voient un procès emblématique des fractures internes au sein de la majorité gouvernementale et des luttes de positionnement en cette période pré-électorale.
Une justice à l’épreuve de l’État
La prochaine audience, prévue ce lundi 4 août, pourrait être décisive. En plus de l’audition des témoins, les plaidoiries pourraient marquer une étape cruciale dans la structuration du récit judiciaire. Mais c’est aussi la crédibilité de la justice congolaise qui est mise à l’épreuve: saura-t-elle démêler les responsabilités individuelles dans une chaîne de commandement politique fragmentée? Ou se verra-t-elle instrumentalisée dans une bataille de factions?
Dans un pays où les ressources restent limitées et la demande sociale immense, l’exemplarité dans la gestion des fonds publics n’est pas un luxe, mais une condition essentielle de légitimité. Le procès Mutamba, dans ses rebondissements et ses implications, rappelle que derrière chaque ligne budgétaire, ce sont des vies, des réparations attendues, et une nation à reconstruire qui sont en jeu.
Obed Vitangi Kakule
Ce procès a le mérite de mettre sur la place publique le dysfonctionnement de certains services étatiques comme il en existe partout ailleurs. Pendant des dizaines d’années, le pays était en roue libre, tout se faisait dans une opacité totale, aujourd’hui, le cas Mutamba est une
occasion de remettre un peu de transparence dans la gestion du pays. Pour cequi est du fond, jusqu’à présent, rien ne prouve que le Ministre a détourné cet argent à son profit. Qu’il y ait eu dysfonctionnement, les indices sont là, mais les détournement n’est absolument pas prouvé. Les responsables des institutions convoqués se sont dérobés, cequi prouve qu’il y a anguille sous roche. De toute façon, il y a un soupçon de règlement des comptes dans ce procès. A son arrivée au ministère, Mutamba n’est pas allé des mains mortes, aujourd’hui, la machine se tourne contre lui. Comme disaient les révolutionnaires communistes: la révolution finit par manger ses enfants.
ORMETA
Quand le jeune Mutamba tente de violer l´ORMETA? Faire venir l´ex boss tout puissant de l´IGF, la PM en fonction, l´ex ministre de la justice qui siège á la cour constitutionnelle… il ne manque que l´ex ministre des finances Kazadi pour violer publiquement la loi de l´ORMETA !
« FRIVAO »
L´Ouganda devait payer plus de 10 milliards USD (sous Kabila) et subitement après un « arrangement » avec le PR Félix, la dette/sanction s´est transformée en des centaines des millions USD payés par « tranches » pas directement á la Banque Centrale de la RDC comme cela se fait dans des vielles démocraties, mais dans un compte proche d´une caisse noire du gouvernement.
Bravo Mutamba, même en acceptant de vous faire Hara-kiri, nous saluons votre courage qui consiste á « EVENTRER LE BOA » de l´ORMETA.
GHOST,
Si Mutamba cherche vraiment à éventrer le boa, il n’a qu’à faire venir devant la Cour, la jeune burundaise, ancienne cadre à la RAWBank à Kinshasa, associée directe de Zion Construction SARL, la société par laquelle les 19,9 millions $ ont été transférés. Personne ne parle de cette femme. A priori, depuis l’éclatement du scandale, elle s’est envolée pour la Canada. Son absence, son silence, son effacement des radars judiciaires et médiatiques renforcent un certain malaise. Pourquoi ce tabou ? Quelle est sa réelle place dans cette histoire ? Et surtout, qui la protège ? Pourquoi le ministère public ne la cite pas à comparaitre ? Hein ?
Panem et circenses !
L’arrogance de ce type devant la Cour ne lance qu’un message : pourquoi moi ? pourquoi vous n’avez arrêté que moi et pas les autres ? RAM, Tshilejelu, Francophonies, 100 jours, etc..
19 millions ?…Le pauvre a encore du chemin à faire pour entrer dans la ligue des champions.
Il ira quelques mois à Makala. Il reviendra ministre de l’économie (pour bien apprendre) et finira candidat à la présidentielle de 2028.
En attendant, on a oublié Bunagana, Goma, Bukavu,…
Autrement dit, panem et circenses !
Oyo abotama congolais te, a rata !
Lorsqu’on suit attentivement ce procès, on se rend compte a quel point cette affaire a été instrumentalisée pour justifier une espèce de chasse aux sorcières. Ce n’est pas parce que certains gogos crient tout le temps à gorge déployée corruption, corruption qu’il faut tomber dans une espèce de paranoïa débile. J’ai suivi l’ancienne Ministre de la justice qui a pratiquement dédouané Mutamba. Ça sent vraiment le coup tordu.
LA TALIBANIE SATANIQUE AFFIRME SANS PINCE RIRE QUE LEUR PETIT PRÉSIDENT PROTOCOLAIRE N’A FAIT QUE 3 ANS SUR LES 1O ANS DE SES 2 MANDATS DE PRÉSIDENCE PROTOCOLAIRE. OYO KOLOKA TE. C’EST DE LA PURE SORCELLERIE. AINSI QUAND ON VOLE L’ARGENT PUBLIC EN RDC OCCUPÉE [QUI PLOIE SOUS LE JOUG PESANT DE LA DICTATURE TSHILOMBISTE JUXTAPOSÉE SUR L’OCCUPATION ÉTRANGERE RWANDO-OUGANDAISE DEPUIS 7 ANS] SANS ASSOCIER LA MATRONE MARTHE KASALU ET LE PANTIN FÉLIX ANTOINE TSHILOMBO TSHISEKEDI, ON EST CLOUÉ AU PILORI ET ENSUITE SACRIFIÉ COMME UNE BÊTE DE SOMME QU’ON AMÈNE À LA BOUCHERIE DE PAKADJUMA ! Notre Grand et Beau Pays KONGO-ZAÏRE est devenu un poulailler mafieux où les Politichiens copulent avec les satanistes occultistes de tous bords, les journalopes, les passe-temps (faux pasteurs), les religieux cupides, les musichiens et les coméchiens dans un environnement hostile semblable à un putride hammam woke sodomite et gomorrhéen. Cela confirme que l’horloge de l’apocalypse qui symbolise l’imminence d’une catastrophe nationale n’a jamais été aussi proche de minuit. Tout devient beaucoup plus clair et simple quand on réalise que FATSHI BIDON a été privé de l’IMPERIUM par ses Parrains Nilotiques RWANDO-OUGANDAIS et en contrepartie, l’Empire Hima NILOTIQUE lui a donné carte blanche pour saigner à blanc les caisses du Trésor Public. Tout individu qui veut impunément y piocher quelques millions de dollars doit payer le PIZZO qui est une sorte de RACKET pratiqué par les MAFIAS italiennes envers les commerçants locaux. Ce PIZZO est une PROTECTION dans le jargon mafieux. INCONSTANT MUTAMBA a voulu faire cavalier seul, la réalité politico-mafieuse de la RDC occupée l’a rattrapé comme un petit rat piégé. BA KUKU DENDO BA ZABOLO PEMBE PEMBE MISELEKETE MITU ROUGE BABUKUTI YE. EZALI SYSTÈME YA KIFUNDA ELOKO PAMBA. BA MBILA BA MURER PALAIS YA INCONSTANT MUTAMBARA. OTIYE TEMBE BADUNDI YO. INCONSTANT MUTAMBARA ATKALI GBETELE. AKOKENDE LUBUAKU YANGO TOURA TOURA. NA BA TINTINS NA SUIVISTES BAPALANGANI. OYOKI YANGO YA BIEN INCONSTANT MUTAMBARA AKANGAMI NA MOLIMO YA KAOKOKOKROBO NA YA GAGAO… RN RDC OCCUPÉE, CE QUI EST ABERRANT, SURPRENANT ET INCOMPRÉHENSIBLE, C’EST LE NOMBRE IMPRESSIONNANT DES VOLS ET DÉTOURNEMENTS DES DENIERS PUBLICS SURVENUS SOUS LE POUVOIR PROTOCOLAIRE DE TSHILOMBO-PÉTAIN DURANT CES 7 DERNIÈRES ANNÉES, LE FAUX PROCÈS INTENTÉ CONTRE INCONSTANT MUTAMBARA APPARAÎT COMME UN SIMPLE RÈGLEMENT DES COMPTES ENTRE LES MAFIEUX QUI SE SONT EMBROUILLÉS POUR QUELQUES MILLIONS DES DOLLARS VOLÉS. QUE DIRE DE L’ACTE POSÉ AU KENYA PAR UHURU KENYATTA ET WILLIAM RUTO ! C’est connu que l’imposteur Rwandais Hippolyte KANAMBE alias Joseph Kabila a toujours à Kinshasa la Poubelle et ses provincettes médiévales plusieurs biens mal acquis mais Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi qui est son protecteur attitré ne les a jamais confisqués pour les restituer à qui de droit càd à l’État failli RDCien. Quant à Corneille Nangaa, ses carrés miniers illégalement acquis ont été tous confisqués par le frère de FATSHI BIDON, le nommé Christian Tshisekedi affublé du titre pompeux de BARON de KABEYA KAMUANGA VERSUS MUPOMPA. Donc tous ses énergumènes sont des voleurs escrocs qualifiés. C’est ainsi que KANAMBE AVAIT PACTISÉ AVEC NANGAA À CAUSE DU DEAL MAFIEUX DE KINGAKATI SIGNÉ AVEC TSHILOMBO POUR ÉVINCER FAYULU. Un ancien président du Kenya qui soutient son successeur, c’est une force réelle pour toute nation qui aspire au développement multisectoriel. Mais un ancien président de surcroît imposteur qui pactise avec les milices et faux rebelles venus du Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni, c’est un poison mortel pour toute République démocratique, indépendante et souveraine. Le KENYA qui vit une idylle politique entre le président successeur et son prédécesseur avait fait une passation de pouvoir démocratique entre WILLIAM RUTO & UHURU KENYATTA non pas un arrangement africain à l’amiable initié à NAIROBI avec le CASH (KAMERHE) pour 5 ans non 10 ans. Maintenant que la TALIBANIE considère que Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi n’a fait que 3 ans sur lrs 10 ans de ses 2 deniers mandats de présidence protocolaire, soi-disant les 7 autres ont été perdus à cause des bâtons sur les roues du FCC-M23-AFC-RDF, donc TOUT L’ARGENT PUBLIC QUE CE PRÉSIDENT PROTOCOLAIRE JOUISSEUR TRAÎTRE A VOLÉ PENDANT 7 ANS PART EN FUMÉE. Décidément tous ces TALIBANS FANATIQUES AVEUGLES de l’Udps Familiale sont NULS à chier. La personne qui les a ensorcelés et envoûtés est déjà morte et enterrée dans un caveau à Bruxelles. Les plates aventures judiciaires de ce piètre sinistre ministre démissionnaire de l’injustice sont des coups d’épée dans l’eau. Il n’a qu’à assassiner les 2 juges comme VITALO KAMERHEON LWA KAMOYIBI KANYIGINYI NKINGI l’avait fait pour que cessent tous ces procès inutiles. « Le fanatisme aveugle est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, spirituel, physique et moral » dixit Combattant Résistant de l’Ombre. A LUTA CONTINUA. VITORIA E CERTA. INGETA