RD Congo: Risques de dérapage des finances publiques

Dans une dépêche datée du 17 février, l’Agence congolaise de presse (ACP) fait état d’une alerte du FMI (Fonds monétaire international) sur l’explosion de la masse salariale. Sans mesures correctives, le déficit budgétaire pourrait s’aggraver en 2026 mettant en danger la stabilité de la monnaie nationale. Le FMI signale, par ailleurs, un gonflement des dépenses non budgétisées. Des dépenses exécutées en dehors des procédures budgétaires.

Gaston Mutamba Lukusa
Gaston Mutamba Lukusa

Depuis janvier 2026, l’exécution budgétaire se traduit par des déficits suivant la Note de conjoncture de la Banque centrale du Congo du 20 février 2026.

En janvier 2026, l’État a enregistré un déficit de trésorerie de 1.037,5 millions de francs, soit 400 millions de dollars américains, avec des recettes de 1.632,1 millions (USD600 millions) et des dépenses de 2.669,6 millions (USD1 milliard).

En février 2026, les prévisions tablent sur des recettes de 1.953,5 millions de francs (USD700 millions) et des dépenses de 2.718,0 millions (USD1,1 milliards). Et pourtant suivant la loi des finances de l’exercice 2026, ​le budget doit être géré sur base caisse, sans déficits. Il est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses à 54.335,8 milliards de francs ou 22 milliards de dollars américains, au taux de change moyen budgétaire de 2.467 FC/USD.

Selon une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP) du 17 février, le FMI (Fonds monétaire international) a lancé une alerte sur l’explosion de la masse salariale. Ceci constitue un risque budgétaire majeur pour la période 2025-2026. Sans mesures correctives, le déficit budgétaire pourrait s’aggraver en 2026 mettant en danger la stabilité du franc congolais et le pouvoir d’achat des citoyens.

Réagissant aux préoccupations du FMI, le président Félix Tshisekedi Tshilombo, a décidé le 20 février 2026, lors du Conseil des ministres, d’engager un audit complet de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Trente jours ont été accordés à la Première ministre, Judith Suminwa, pour rendre les conclusions de cette mission avec l’appui de l’Inspection générale des Finances et des services de contrôle. Cette situation survient dans un contexte marqué par des tensions de trésorerie et des retards de paiement des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat. Les salaires des mois de janvier et février sont liquidés avec retard. Le cas des agents fictifs est un problème récurrent qui ne trouve pas de solution depuis des années par manque de volonté politique.

Cette pratique contribue à gonfler la masse salariale. Elle est aussi source d’enrichissement sans cause pour certaines autorités du pays. L’augmentation significative des salaires des fonctionnaires absorbe une part croissante des ressources, bloquant des fonds pour les infrastructures et l’énergie. Comme si cela ne suffisait pas, le FMI a aussi lancé des alertes au sujet du gonflement des dépenses imprévues qui sont généralement sources de gaspillages des ressources de l’Etat. Elles sont exécutées en dehors des procédures budgétaires. Pire, des agences, fonds, services sont créés régulièrement qui sont parallèles à l’administration classique. Le danger est que le programme FEC dérape et soit suspendu par le FMI avec des conséquences néfastes pour l’économie congolaise. Heureusement, le taux de change demeure relativement stable. Les pressions inflationnistes sont contenues et la croissance économique est robuste grâce au secteur minier.

La conjoncture économique de la RD Congo reste globalement stable, malgré des défis internes et externes. ​ Les autorités doivent surveiller les risques et renforcer les politiques économiques pour maintenir la stabilité.

Gaston Mutamba Lukusa

5 commentaires sur RD Congo: Risques de dérapage des finances publiques

  1. Cher GML,
    L’Alerte du FMI sur l’explosion de la masse salariale (entendez-y aussi detournements) reconfirme si besoin il y avait que le roublard-au-sommet et sa bande d’ex-frappeurs n’ont d’autre souci que leur enrichissement au detriment du Tresor, et donc du « peuple d’abord » qu’ils ont abruti. Alors qu’il avait promis de passer en revue en 6 mois les performances et résultats des ministres du Gouvernement Sumwina II (ainsi que la P-M fainéante elle-meme), rien ne s’en est suivi après prés de 10 mois. Au contraire, et sans se soucier de l’augmentation vertigineuse de la masse salariale que dénonce le FMI, le roublard au-sommet s’est permis encore de nommer ce weekend des copains dans une nouvelle structure budgétivore « rattachée a la présidence », une commission-bidon dite « stratégique ». Quant au FMI, celui-ci continuera de débourser le fric malgré son constat de mal gouvernance. Car certains de ses fonctionnaires y gobent de « retro-commissions »!

  2. Grâce à Nicolas Kazadi, nous savons comment le business fonctionne. Oublions le FMI qui n’est pas là pour faire la police. La seule question qui se pose est celle-ci :
    Pourquoi les mécanismes internes de contrôle (parlement, justice, société civile) n’arrivent-ils pas à imposer la redevabilité ?
    Ce qui nous ramène au papier de Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo sur les contres-pouvoirs.

  3. La sonnette d’alarme lancée par le FMI pour mettre en garde le pouvoir de Kinshasa sur le dérapage des déficits budgétaires en terme de masse salariale présente plus d’inconvénient que d’avantage eu égard à la situation économique, sociale et sécuritaire du pays.
    1. Sur le plan économique, le Congo qui est en programme avec le FMI à travers les différentes facilités elargies de crédit a l’obligation de respecter ses engagements. Cela impose une discipline budgétaire rigoureuse. Cet apport budgétaire est une palliative car, il ne saurait devenir une solution pérenne aux nombreux problèmes auxquels le pays fait face actuellement.
    2. Socialement, le gouvernement congolais doit jongler avec les ressources disponibles largement insuffisances étant donné la lourdeur et caractère pléthorique d’une administration qui a été fagocitée par les régimes passés et qui consomme pratiquement 70 à 80 % des recettes, lesquelles recettes sont soumises aux caprices du marché minier.
    3. IL y a aussi l’impératif sécuritaire avec la guerre à l’Est du pays qui oblige le gouvernement à jouer serré. Tous ces éléments conjoncturels et structurels sont des pesanteurs qui rendent la gestion difficile à maîtriser. A l’état actuel, le Congo ne peut pas recourir au marché financier international pour financer certains projets sociaux dont le pays a besoin, notamment : la santé, l’énergie, l’eau etc…touts ces priorités demandent des investissements massifs. Mais hélas, avec les injections du FMI telles que formulées, les choses risquent de se compliquer davantage. La guerre à l’est du pays constitue un goulot d’étranglement difficile à contourner. Si le Congo pouvait lever des fonds sur le marché financier international, les marges de manœuvres seraient plus au favorables. Certains pays maintiennent leurs stabilités budgétaires et macro-économique par le biais de ces mécanismes. Aujourd’hui, l’Angola vient de contracter un prêt de 4,5 milliards auprès de la Chine pour la construction d’une raffinerie à Lobito. Ce port va devenir un pool économique important parce que le corridor qui porte le même nom sera une attraction pour l’économie de ce pays. Le Congo aurait pu recourir aux mêmes financements, mais hélas, les contrats ditx chinois ont été mal négociés, cequi rend le FMI prudent et exigeant.

  4. Pour ceux qui doutent encore que le klepto-regime en RDC depuis 2019 ne serait qu’une vaste Mafia d’ex-frappeurs venus avec « Beton RAM » dévaliser le Tresor au detriment du « peuple d’abord » (qu’ils ont abruti) et de generations futures, nous leur suggérons de lire les récentes revelations des detournements au Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) de plus de $100 Millions (oui, vous avez bien lu) par le DG de FOMIN, Faustin Biringanine. Voila un mec apparemment « dans les bonnes graces de Beton RAM » et de la famille Nyakeru, qui se la coule douce au detriment du « peuple d’abord » et cela dans toute impunité. Entre autres revelations, ce mec Biringanine a mis en place une firme-bidon bénéficiant des contrats de sous-traitance du FOMIN, dont les actionnaires incluent ses enfants. Ces revelations très accablantes faites par les syndicalistes du FOMIN, parmi des centaines autres cas de vols systématiques par la bande a Beton RAM et ses frappeurs au sommet, définissent le « Modus-Operandi » de ce regime des voleurs. Elles démontrent si besoin il y avait encore la these que nous avons toujours soutenue sur le blog du CIC. A savoir que ce klepto-regime est pire que les regimes précédents dans l’ampleur de vols des biens de l’Etat, sans parler du recent octroi par Beton RAM des mines de l’Etat au mégalomane-raciste Trump pour tenter de sauver son regime vomi. Mais pour les parasites a la solde du klepto-regime Tshilejelu, tous ces détournements et vols-purs (dont ceux qu’insinue l’alerte du FMI) sont tjrs. la faute des Contrats Chinois, entendez faute de Kabila, ou mieux du « genie Paul Kagame ». Quelles conneries!

  5. LES FINANCES PUBLIQUES EN RDC OCCUPÉE SUBISSENT DES COUPES REDONDANTES ET DES DÉRAPAGES RÉGULIERS À CAUSE DES GROS SALAIRES DES POLITICHIENS, DE LA GABEGIE FINANCIÈRE, DES DÉPASSEMENTS BUDGÉTAIRES ET DES NOMBREUX CAS D’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET PERSONNEL DES POLITICHIENS TELS QUE FÉLIX ANTOINE TSHILOMBO TSHISEKEDI ET SES AMIS DE L’UNION SALETÉ SUCRÉE-SALÉE ! Le gonflement des dépenses non budgétisées càd les dépenses exécutées en dehors des procédures budgétaires sont-elles financées par le FMI NÉOCOLONIALISTE et la RACISTE BANQUE MONDIALE ? Le risque de dérapage que produit ces dépenses non budgétisées se répercute sur les finances publiques en RDC occupée car le risque est axé sur la question des salaires trop élevés [émoluments réguliers immérités et traitements salariaux exagérés] des Politichiens qui soulève des préoccupations à la fois budgétaires, sociales et éthiques. Le népotisme et le tribalisme de FATSHI BIDON sont des facteurs déterminants dans ces dérapages qui deviennent totalement un fait de société. Sur le plan financier, notons que les rémunérations élevées des Politichiens RDCiens et Occupants Banyarwandas augmentent et dépassent les dépenses courantes de l’État failli de la RDC occupée par l’Empire Hima Nilotique. Lorsque ces charges salariales trop élevées deviennent totalement disproportionnées par rapport aux recettes publiques qui déteignent sur les finances publiques depuis 8 ans (2018-2026), elles (charges salariales) réduisent les ressources financières disponibles pour des secteurs essentiels comme la santé, la sécurité sociale, l’éducation et les infrastructures (routes, hôpitaux, universités, écoles etc.). Cela aggrave le déficit budgétaire comme on le constate chaque année depuis 8 ans (2018-2026) et conduit de façon pratico-pratique à accroître le recours à l’endettement par le FMI NÉOCOLONIALISTE et la RACISTE BANQUE MONDIALE, contribuant ainsi au déséquilibre des finances publiques de la RDC occupée dirigée gauchement par Tshilombo-Pétain, un fieffé voleur escroc président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE nommé par l’Empire Hima NILOTIQUE. Sur le plan social, l’écart important entre les revenus trop exorbitants des dirigeants incompétents et ceux de la majorité de la population très pauvre a créé un sentiment d’injustice et fragilise la confiance du PEUPLE KONGOLAIS SOUVERAIN PRIMAIRE envers les institutions étatiques totalement improductives car elles sont totalement infiltrées par les suppôts Occupants Rwando-Ougandais. Dans un pays confronté à de nombreux défis socio-politico-militaro-économiques, les tensions sociales peuvent survenir à tout instant mais malheureusement la Religiosité imbécilisante et le Fanatisme aveugle par la Cuculterie Bondieusarde (les églises de sommeil Binzambi Nzambi) freinent les heurts et soulèvements populaires de 100 millions des Kongolais propriétaires co-propriétaires, nus-propriétaires et usufruitiers de la TERRE SACRÉE KONGO DIA NTONTILA…. QUE FAIRE POUR LIMITER LES RISQUES PROVOQUÉS PAR LES GROS SALAIRES INUTILES DES POLITICHIENS RDCIENS ET OCCUPANTS RWANDO-OUGANDAIS ! Il est impérieux d’encadrer légalement les rémunérations, salaires et émoluments réguliers immérités des Politichiens et autres mandataires de l’État failli, ensuite il faudrait s’assurer que la transparence sur les salaires et autres traitements extra-légaux soit pérenne et de les adapter aux capacités réelles du budget national maigrichon, sans cela, il ne faut pas rêver. Une gestion professionnelle par les RH (Ressources Humaines) expérimentées des salaires et émoluments des Politichiens plus responsable des dépenses publiques permettrait de préserver l’équilibre financier tout en renforçant la crédibilité de l’État qui devient de plus en affaibli et nul, s’il le faut, il faudrait externaliser la gestion des salaires des Politichiens RDCiens. La maîtrise des gros salaires des Politichiens apparaît comme un levier important pour prévenir le dérapage des finances publiques et promouvoir une gouvernance plus équitable… LE FMI NÉOCOLONIALISTE ET LA RACISTE BANQUE MONDIALE FINANCENT LA BALKANISATION DE LA RDC OCCUPÉE AU VU ET AU SU DU MONDE ENTIER ALORS QUE LES POLITICIENS TOUCHENT DES GROS SALAIRES ET FÉLIX ANTOINE TSHILOMBO TSHISEKEDI EST DEVENU MULTIMILLIARDAIRE ! À travers des vagues programmes d’appui budgétaire sans des vraies réformes économiques dépourvues de stabilisation macroéconomique ni de financement de projets (infrastructures, gouvernance, lutte contre la pauvreté), ces deux IFI (Institutions Financières Internationales) de Bretton Wood contribuent ouvertement à l’affaiblissement de notre Grand et Beau Pays KONGO-ZAÏRE à court, moyen et long terme. La « Balkanisation » qui guette le pays de NKOKO KUKU MPEMBA conduira à une fragmentation territoriale ou politique de notre État-Nation déjà coupé en deux parties (AILE TSHILOMBO à l’Ouest et AILE NANGAA à l’Est). Le débat légitime concernant les gros salaires des Politichiens a comme source le financement incompréhensif d’un régime politique honni qui se caractérise par la Dictature TSHILOMBISTE juxtaposée sur l’Occupation étrangère Rwando-Ougandaise. Devenu bizarrement multimilliardaire en DOLLAR US avec un salaire mensuel de 2 millions USD par mois tout en effectuant des nombreux voyages inutiles au prix de 2.5 millions USD par voyage (villégiature), les pontes du FMI NÉOCOLONIALISTE qui financent un tel régime fantoche doivent faire preuve de laxisme dans la gestion des risques des prêts et emprunts accordés à la RDC occupée depuis 2018-2019. Le FMI NÉOCOLONIALISTE et la RACISTE BANQUE MONDIALE n’ont-ils pas des mécanismes de contrôle sur la transparence et la conformité de l’information financière de la RDC occupée en matière de bonne gouvernance pour vérifier tous les mécanismes de contrôle (déclarations de patrimoine, audits internes et externes, institutions anticorruption) qui permettraient d’évaluer objectivement l’enrichissement illicite de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi et de toute sa famille ainsi que de tous ses collaborateurs Politichiens de l’UNION SACRÉE (plateforme politique diabolico-satano-occulto-nécromancienne). « Le fanatisme aveugle est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, spirituel, physique et moral » dixit Combattant Résistant de l’Ombre. A LUTA CONTINUA. VITORIA E CERTA. INGETA

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