RDC: l’armée dit avoir repoussé une attaque sur Uvira

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Mardi 18 janvier 2022 – Sécurité

Illustration

Un convoi des FARDC

L’armée de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mardi 18 janvier 2022 avoir repoussé la veille une attaque de miliciens contre la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’issue de combats ayant fait trois morts dans ses rangs, dont deux officiers.

Un militaire a également été blessé, ainsi que deux civils atteints par des balles perdues, a précisé à la presse le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans la région. Aucun bilan n’est disponible du côté des assaillants.

Selon le porte-parole, l’attaque a été lancée lundi en fin de matinée, depuis les collines surplombant Uvira, par une coalition de miliciens « Maï Maï » congolais (groupes communautaires d’autodéfense) appuyés par des rebelles burundais.

La ville d’Uvira, qui compte plusieurs centaines de milliers d’habitants, est située sur la rive nord du lac Tanganyika, face à la rive burundaise du lac.

L’objectif des assaillants, a expliqué le major Kasereka, était « de piller les biens de la population et de se ravitailler en vivres ». Ils ont été repoussés « loin de la ville » par l’armée, après huit heures de combats, a-t-il ajouté, affirmant que la situation était « sous contrôle ».

L’armée a par ailleurs fait état d’affrontements entre milices communautaires, en cours depuis samedi, dans le territoire d’Uvira, qui ont provoqué le déplacement de nombreux villageois vers le territoire voisin de Mwenga.

Divers groupes armés sévissent depuis plus de 25 ans dans le Sud-Kivu, également frontalier du Rwanda.

Le 3 novembre dernier, un groupe rebelle avait mené une incursion spectaculaire dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province, où les affrontements avec l’armée avaient fait une dizaine de morts (au moins deux civils, trois membres des forces de sécurité et six rebelles).

AFP et ACTUALITE.CD

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7 thoughts on “RDC: l’armée dit avoir repoussé une attaque sur Uvira

  1. Pour nous vrais Congolais (vrais des vrais), les « Maï Maï » congolais (groupes communautaires d’autodéfense) ce sont eux les vrais patriotes et FARDC = Forces Armées Rwandaises Disséminées au Congo.
    Les ennemis de la République se plaisent à présenter tout à l’envers, mais la vérité est têtue.

  2. ETAT DE GUERRE
    Très récement , nous avons publié (en collaboration avec JJ Wondo) une réflexion sur la guerre á l´Est du Congo sur le site DESC Wondo avec pour titre  » Les FARDC peuvent recourir á l´outsourcing et au mentoring… ».
    Les nouvelles en provenance du Sud Kivu démontrent que l´approche de « l´état de siège » n´était qu´une option limitée et l´admnistration du président Félix n´avait pas un programme de gouvernance sécuritaire á long terme.
    La guerre á l´Est n´est qu´une question du contrôle des ressources naturelles. Tous ceux qui vont gagner les élections au Congo dans 23 mois devraient se dire que les congolais doivent faire une guerre, une guerre « totale » contre toutes les milices avec un seul objectif qui consiste á prendre le contrôle des exploitations des minerais. L´État doit á tout prix prendre le contrôle des mines si nous voulons obtenir la paix á l´Est et cela passe par une guerre totale contre toutes les milices nationales ou en provenance des pays voisins.
    ETAT DE GUERRE, LA GRANDE QUESTION
    Le président Félix est entrain de comprendre qu´il n´ya pas une option de « demi-mesure » pour sécuriser l´Est du Congo. La seule option logique est un ETAT DE GUERRE.
    Il est important que les lecteurs puissent comprendre que pour faire une guerre totale, nous devons mettre fin á l´existence des « régions militaires » inspirées des provinces admnistratives.
    Un état de guerre exige une seule « zone militaire » á l´Est en partant de l´Ituri jusqu´au Sud Kivu avec un seul responsable militaire unique responsable devant le gouvernement et le Parlement. Ceci implique qu´on cesse de multiplier les opérations du genre « Sokola ».
    Le plus grand obstacle pour planifier l´état de guerre avec une assistance militaire des USA/UE est aussi cette étrange posture de défi où l´actuel président du Congo garde en service des généraux sous sanctions internationales.
    Nous devons faire la guerre contre toutes les milices et prendre le contrôle des mines. Il n´ya pas une autre solution pour sécuriser l´Est de notre pays.

  3. @GHOST,
    Croyez-vous vraiment que  » le président Félix  » a l’intention de faire la guerre à ceux qui nous font la guerre à l’Est du pays ?

    1. Mister Jo Bongos@
      Notre perception est que Félix ne sait que faire de son mandat.. L´UDPS qui devait l´aider dans les planifications ne participe même pas dans la gestion de son cabinet.. Combien des cadres universitaires de l´UDPS influencent les options de Félix?
      Observez une chose étrange: Félix semble avoir le back up de l´ambassadeur des USA depuis le premier jour, on raconte que l´implosion du FCC et la création de l´Union Sacrée est l´oeuvre de l´ambassadeur des USA.. mais Félix ne semble pas avoir tiré profit de cette relation afin de commencer, nous disons « commencer » á construire une nouvelle « architecture » sécuritaire pour la RDC.
      Non, Félix ne sait pas grand chose ce qu´il peut faire de son pouvoir.. Il ne lui reste que 23 mois.. qui vont finir dans le chaos quand de plus en plus on a la perception qu´il ne compte pas organiser les élections..

  4. POLITIQUE DE DEFENSE, UN SUJET « TABOU » ?
    Très récemment nous avons eu une conversation avec un ami d´enfance proche de Fayulu et nous avons abordés la question d´un programme politique de la défense du Congo.
    Mon avis qui est un cadre dans l´organisation de Fayulu m´a fait remarquer que la priorité pour eux était les élections.
    Nous avons eu le temps de lui expliquer que sur base de la gouvernance sécuritaire de l´actuel président du Congo, le parti politique de Fayulu devrait s´investir dans la recherche des propositions fiables en matière de défense et ne pas attendre d´être au pouvoir pour se retrouver devant une réalité sécuritaire dont il faut gérer les conséquences.
    UNE BASE MILITAIRE Á BENI
    C´était dans le message des voeux de Fayulu qui exprimait son souhait de transferer la base logistique et le siège de l´état major général des FARDC du camp Kokolo á Beni.
    Ce que Fayulu et ses conseillers ignorent est que le camp Kokolo est l´une des grandes bases militaires du Congo (mis á part Kitona et Kamina). Proposer un transfert de cette grande base militaire doit se baser sur un programme militaire qui va projetter une nouvelle configuration des infrastructures de notre armée.
    L´idée n´est pas mauvaise en soi, mais son application doit tenir compte des ressources financières et technologiques dont le Congo ne possede pas.. et ne va pas posseder dans 23 mois.
    Le coût de la construction d´une base militaire de la taille du camp Kokolo depass certainement 500 millions de dollars US. Et si nous voulons avoir une grande base moderne avec un aéroport, le coût va atteindre 1 milliards de dollars US.
    Le concept qui implique la fermeture du camp Kokolo est une option positive, ce que construire une nouvelle grande base militaire au Kivu va apporter la solution ultime de la « defense de proximité », la solution du retour á la vie civile des miliciens membres des groupes armés qui vont (enfin) avoir du travail.
    INFRASTRUCTURES MODERNES
    C´est le plus grand défi dans la gouvernance sécuritaire au Congo. Nous n´allons jamais avoir une capacité de défense de notre territoire national crédible tant que nous allons continuer á avoir la vielle configuration des bases et casernes militaires héritée de la Force Publique.
    Toute option politique en matière de défense doit reposer sur la nécessité de construire des nouvelles bases militaires capables de loger (avant tout) les membres de l´armée et ensuite apporter une dissuasion grâce une configuration basée sur les menaces contre le territoire national.
    Construire plus de 2 bases militaires á l´Est est une option incontournable pour mettre fin á cette guerre de 25 ans.
    L´idée de Fayulu trouve (aussi) son sens dans l´obligation d´en finir avec cette configuration de la Force Publique où les Belges avaient besoin d´une présence militaire dans les villes afin de faciliter la répression des manifestations des colonisés. Kitona où l´UE est entrain de construire le nouveau siège de l´état-major géneral ne peut plus continuer á être la plus grande base logistique des FARDC.
    Construire une nouvelle base militaire sur le plateau des Batekes est sans doute une option intelligente afin de rassembler tous les militaires basés dans les casernes et camps militaires de Kin.
    FINANCEMENT
    Nous avons discutés depuis des années sur la possibilité d´obtenir un financement de la part de l´UE ou des USA (si pas la Chine?) destiné á la construction des nouvelles infrastructures militaires.
    Notre espoir avec le président Félix a été sa « relation exceptionnelle » avec la Belgique, pays où se trouve le siège de l´UE (et l´OTAN). Nous avons eu la naiveté de croire qu´un jour le président Félix va faire un speech devant le Parlement de l´UE ou au siège de l´OTAN pour demander une aide financière et technologique visant á faire construire des nouvelles bases et militaires au Congo.
    23 mois..rien que 23 mois de son mandat et nous croyons que ceux qui aspirent á gouverner la RDC vont réaliser ce rêve.

  5. Lire camp Kokolo
    L´UE est entrain de construire le nouveau siège de l´EMG au Camp Kokolo. Il semble que Fayulu n´a pas pris en compte ca facteur dans son message des voeux.

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