
Kinshasa, 1er juin 2026 (ACP). – Une ressortissante colombienne ayant séjourné temporairement en République démocratique du Congo, en provenance des États-Unis d’Amérique, dans le cadre du dispositif d’accueil de ressortissants de pays tiers a quitté le territoire national lundi pour regagner son pays d’origine, selon des sources gouvernementales.
« Ce nouveau départ s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre du mécanisme annoncé par le Gouvernement congolais au mois d’avril dernier, dont les autorités avaient précisé dès son lancement qu’il revêtait un caractère strictement temporaire et ne constituait ni un programme d’installation durable ni un mécanisme de relocalisation permanente », a indiqué la source.
Selon les mêmes sources, plusieurs personnes accueillies dans le cadre de ce dispositif poursuivent leurs démarches administratives en vue d’un retour volontaire vers leurs pays respectifs, conformément aux procédures prévues avec les partenaires concernés.
Ce départ intervient quelques semaines après celui d’un premier ressortissant colombien ayant également regagné son pays d’origine à l’issue de son séjour temporaire en République démocratique du Congo.
Des sources proches du dossier indiquent par ailleurs que d’autres États ont manifesté leur disponibilité à accueillir ou à faciliter le retour de certains de leurs ressortissants concernés par ce programme.
Toutefois, soulignent-elles, ces retours demeurent fondés sur une démarche volontaire des personnes concernées, dans le respect des procédures administratives et des considérations liées à leur sécurité.
Les autorités congolaises affirment poursuivre la coordination avec les institutions nationales compétentes ainsi qu’avec les partenaires impliqués afin d’accompagner les différentes situations individuelles encore en cours de traitement.
Pour le Gouvernement, l’évolution actuelle du dossier confirme le caractère transitoire du dispositif mis en place et les engagements pris au moment de son lancement.
ACP/
Supposons que cette personne est originaire de la ville de Bogota.
À la louche, l’itinéraire Bogota → Washington → Kinshasa → Bogota représente environ :
• Bogota → Washington : ~3 800 km
• Washington → Kinshasa : ~10 600 km
• Kinshasa → Bogota : ~10 100 km
Total : environ 24 500 km parcourus.
Pour le bilan carbone, en prenant un facteur moyen de l’ordre de 150 à 200 g de CO₂ par passager-kilomètre sur des vols long-courriers, on obtient :
• 24 500 km × 0,15 kg = ~3,7 tonnes de CO₂
• 24 500 km × 0,20 kg = ~4,9 tonnes de CO₂
Soit entre 4 et 5 tonnes de CO₂ pour une seule personne, l’équivalent de plusieurs mois, voire plus d’une année d’émissions liées aux déplacements d’un habitant de nombreux pays.
Quelle magnifique démonstration d’efficacité administrative internationale. Une Colombienne quitte la Colombie, se retrouve aux États-Unis, est arrêtée par l’ICE, expédiée au Congo dans le cadre d’un accord dont le contenu semble relever davantage du secret d’État que de la transparence démocratique, puis finit par retourner en Colombie. Résultat : 24 500 kilomètres parcourus pour revenir au point de départ.
À ce stade, ce n’est plus une politique migratoire, c’est un programme de fidélité aérienne.
On nous explique que le dispositif est « temporaire ». C’est vrai : temporaire pour tout le monde, sauf pour les contribuables qui financent les billets, les procédures, la logistique et la communication officielle destinée à présenter ce grand détour transcontinental comme une réussite diplomatique.
L’ironie est saisissante. Pendant que certains nous vantaient le Congo comme la future « Allemagne de l’Afrique », les personnes qu’on y envoie semblent surtout chercher la sortie le plus rapidement possible. Difficile de vendre le paradis quand le premier réflexe des visiteurs involontaires consiste à demander le billet retour.
Et quel bilan ! Des milliers de kilomètres, plusieurs tonnes de CO₂, des coûts considérables, des semaines de procédures et, au final, une conclusion digne d’un sketch administratif : Bogota → Washington → Kinshasa → Bogota.
La montagne bureaucratique a accouché d’un aller-retour. Avec escale politique, supplément opacité et empreinte carbone comprise.
J’espère que cette pauvre personne n’a pas attrapé la lèpre ou…Ebola.
C’est mieux ainsi. L’explication selon laquelle le Congo avait accepté de recevoir ces étrangers avait pour but de rendre service a » l’ami » Trump ne tenait pas la route. Maintenant que ces hommes et ces femmes ont décidé individuellement et volontairement de rentrer chez eux ne peut qu’être apprécié. Il faut arrêter de se complaire dans une compassion naïve et coûteuse pour le pays.