Antipas Mbusa Nyamwisi: « L’ennemi est parmi nous! Il faut le chasser… »

Agé de 58 ans, ancien ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale, de la décentralisation et des pouvoirs locaux, Antipas Mbusa Nyamuisi est le président du RCD K/ML. Allié politique de « Joseph Kabila » de 2003 à 2011, « Antipas » a pris ses distances au lendemain des élections chaotiques de 2011 remportées. Selon lui, l’élection présidentielle a été remportée par Etienne Tshisekedi wa Mulumba. « Joseph Kabila venait en troisième position après Vital Kamerhe », martèle-t-il. Elu député national à Butembo, Mbusa vit depuis juin 2012 en exil. Il a rejoint les rangs de l’opposition au sein de « AR » (Alternance pour la République), une des plateformes qui composent le « Rassemblement ». Interview.

Selon la presse ougandaise datée du 15 novembre dernier, vous avez eu des ennuis avec les services d’immigration à l’aéroport d’Entebbe. Que s’est-il passé exactement?

J’ai fait face à des « tracasseries » à l’aéroport d’Entebbe. La manœuvre consistait à m’expédier à Kinshasa. C’est grâce à l’intervention des plus hautes autorités ougandaises – auxquelles j’adresse mes remerciements au passage – que j’ai pu échapper à une extradition clandestine.

Selon les médias, un officier de police ougandais tenait à vous « garder à vue » en dépit des instructions contraires de sa hiérarchie…

Effectivement! Suite à cet incident, plusieurs arrestations ont eu lieu au sein de la police à Kampala. Cette affaire a révélé d’autres agissements du même genre.

Etes-vous en train de dire que « Joseph Kabila » aurait le bras tellement long au point d’acheter des officiers de la police ougandaise?

Parmi les personnes arrêtées, il y a un colonel congolais.

Comment s’appelle-t-il?

Il s’agit d’un certain « Pacifique » qui appartient à l’ex-Demiap (Renseignements militaires). Je l’ai vu, à la télévision ougandaise, menottes aux poignets, avec ses complices ougandais.

Il semble que votre passeport était devenu illisible…

Mon passeport était complètement « déconnecté ». Toutes les pages étaient devenues vierges. Une telle action n’est faisable qu’à partir du serveur central à Kinshasa.

Vous avez été plusieurs fois ministre de 2003 à 2011. A partir de quel moment avez-vous pris conscience que la collaboration devenait impossible avec « Joseph Kabila »?

Sans fausse modestie, j’ai fait partie des personnalités qui ont rendu possible la réunification du pays. Qu’on le veuille ou pas, l’Histoire retiendra que le premier avion qui a relié l’Est à l’Ouest était parti de Beni pour Kinshasa. C’était sous ma supervision. C’est à partir de ce moment qu’un axe fut établi entre les deux villes jetant les bases de la réunification effective du pays. Ce sont des faits historiques que personne ne peut contester. C’était au cours des années 2001 et 2002. Après, je me suis impliqué dans d’autres actions telles que le dialogue inter-congolais et des rencontres notamment à Luanda et ailleurs.

Vous entrez dans le gouvernement de transition…

Je suis entré dans le gouvernement de Transition en étant un allié objectif de Joseph Kabila. Je le considérai comme un « partenaire ». J’ai eu une proximité qui m’a permis de discuter les grandes questions nationales avec lui. D’emblée, je croyais fondamentalement que l’Etat congolais devait être restauré. Je me suis rendu compte, au fil du temps, que le partenaire principal n’était pas du même avis.

Un exemple?

On n’en sortira pas. Tout ce que je puis vous dire est que je n’ai jamais remarqué, dans son chef, une ferme résolution pour éradiquer le phénomène Intérahamwe. J’étais celui qui pilotait les initiatives sur cette question. Je n’ai pas bénéficié du soutien du président de la République. Pire, mes propositions étaient sabotées par les « hommes du Président ». Au point que le goulot d’étranglement se trouve toujours là. En clair, c’est le Président qui empêchait la conduite de ces actions. On l’a vu devenir l’allié de ceux qu’il appelait « ennemis ». J’ai fini par découvrir que la dénonciation de l’agression n’était qu’un prétexte destiné à endormir les Congolais. En réalité, le chef de l’Etat était au service des « ennemis ».

Faites-vous allusion au Rwanda et à l’Ouganda?

Pas seulement! Il y a les ADF et tous les autres mouvements armés prétendument d’origine étrangère alors qu’ils sont organisés par le pouvoir en place. Tous ces faux semblants ont fini par assombrir nos relations. Et ce jusqu’au moment où j’ai eu la certitude que le premier magistrat du pays manipulait toutes ces bandes armées pour empêcher le pays de retrouver une certaine « normalité ».

Quel est le fait qui vous a poussé à prendre le chemin de l’exil?

Avant de répondre à cette question, je dois vous avouer que le pays était bien gouverné durant le régime de transition de 2003 à 2006. Il y avait un équilibre des forces politiques. Personne n’osait s’écarter de manière excessive du cadre juridique tracé. C’est le lieu de révéler, pour l’Histoire, qu’après les élections de 2006, le président pensait que le pays était devenu sa propriété. Il se considérait libéré de toutes les contraintes. Il n’écoutait plus personne. On a assisté à l’émergence des « réseaux parallèles ». Un « gouvernement parallèle » a fini par ravir tous les pouvoirs. Après la hausse du cours du cuivre, on a assisté à la signature des « contrats chinois » en 2009. C’est à peine que le chef de l’Etat disait « bonjour » aux membres du gouvernement. Il était devenu très arrogant. Nous passions, à ses yeux, pour des « employés ».

Alors que vous étiez des « partenaires…

Nous étions des partenaires politiques. J’avais organisé avec mon ami Olivier Kamitatu une coalition appelée « Forces du renouveau » avec 25 députés à l’Assemblée nationale. Notre groupe parlementaire constituait la deuxième force de la majorité. Nous nous réunissions avec d’autres partis de la majorité pour faire le point sur la conduite des affaires de l’Etat. Un jour, nous avons préparé un memo destiné au chef de l’Etat. La conclusion tenait en cinq mots: « le pays est mal géré ». Le président Kabila nous a reçus dans sa ferme de Kingakati. C’était le 26 mai 2010. Outre moi-même, étaient présents: Olivier Kamitatu, José Endundo, Modeste Bahati Lukwebo, Pierre Lumbi et d’autres. Après avoir pris connaissance du document, il nous dit: « Si vous étiez des militaires, j’allais vous faire fusiller! ». Dès ce moment, j’ai acquis la conviction que l’homme avait perdu la tête. Nous avons jugé impensable que le premier magistrat du pays menace de faire fusiller ses ministres tout simplement parce qu’ils proposent une amélioration de la gestion de l’Etat. Cette entrevue a scellé la rupture entre lui et moi. Dès ce moment, j’ai essayé d’aider les forces de l’opposition en demandant à Etienne Tshisekedi wa Mulumba de prendre la tête de l’opposition. Tous ces contacts se faisaient au grand jour. Le président a compris que je ne regardais plus dans la même direction que lui. Lors de l’élection présidentielle de 2011, j’étais candidat sans vraiment battre campagne. Je savais que Kabila allait « voler » la victoire. C’est connu, c’est Tshisekedi qui avait remporté cette élection. Le président sortant était troisième après Vital Kamerhe. J’étais élu député national à Butembo. Je tiens à souligner que la plupart des députés de la majorité ont été « nommés » et non élus. Aubin Minaku, l’actuel président de l’Assemblée nationale, en tête. Après ces consultations politiques chaotiques, l’ambassadeur américain Bill Richardson est venu à Kinshasa. Il était venu proposer les services d’experts pour recompter les voix des députés. Kabila refuse. Il fait proclamer les résultats. Je connais des gens qui n’avaient que 800 voix auxquels on avait attribué 15.000 voix. Richardson est revenu à Kinshasa pour proposer à Kabila la formation d’un gouvernement d’union nationale. Celui-ci ne dit ni oui ni non. C’est à ce moment qu’il monte de toutes pièces le M23.

Nous sommes-là en avril 2012…

Effectivement! Pour moi, quelque chose de mauvais était en préparation. En juin de cette année, je me suis rendu incognito à Kampala via l’Afrique du Sud et le Kenya. Grâce à des contacts locaux, j’ai appris qu’une guerre allait commencer. Trois jours après, je suis reparti en Afrique du Sud. Quelques jours après, la localité de Bunagana tomba entre les mains des combattants du M23. J’apprendrai que « Mbusa est avec le M23 ». La « nouvelle » est aussitôt relayée par le ministre de Communication Lambert Mende et la presse inféodée au pouvoir. Cette fausse accusation était une « sanction » qu’il voulait m’infliger. Je devais être « puni » pour avoir compris son jeu.

Vous prenez le chemin de l’exil…

En fait, j’étais psychologiquement en exil dès qu’il avait menacé de nous exécuter.

Vous êtes désormais dans l’opposition. Comment se porte-t-elle?

L’opposition fait ce qu’elle peut dans ce contexte. Elle a besoin davantage d’unité. Nous devons taire nos ambitions individuelles pour faire triompher une ambition collective. Notre pays a besoin d’un grand « Mouvement national ». Nos petites ambitions individuelles sont contre-productives.

Le temps ne court-il pas contre une telle proposition?

De toutes les façons, les « grands pôles » existent. Nous devons être ensemble de manière coordonnée pour contrer les tripatouillages de la loi électorale.

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que la faiblesse de l’opposition congolaise découle de l’absence d’un leadership?

Nous devons aller vite vers un grand mouvement fédérateur. Dans le cas contraire, nous risquons de perdre ce pays. Il n’y a plus rien à attendre de la majorité sortante. Nous avons intérêt à gagner ensemble plutôt qu’à sortir tous perdants.

Vous êtes membre de l’ethnie Nande qui est majoritaire dans le Territoire de Beni, au Nord Kivu. Que se passe-t-il dans cette partie du pays?

J’ai été le premier à annoncer, dès le mois d’octobre 2014, que c’est le pouvoir à Kinshasa qui était à la base des tueries à Beni.

Quel élément vous permet une telle affirmation?

C’est un secret de Polichinelle! A l’époque, j’avais cité le général Muhindo Akili, alias « Mundos ». Au début, le pouvoir m’avait imputé ces crimes. Sans convaincre. Aujourd’hui, tous les rapports épinglent cet officier de l’armée congolaise. A Beni, la population accuse Mundos et ses hommes. Tout le monde sait que le pouvoir en place a organisé l’armée de sorte qu’une partie soit composée de tueurs chargés de l’exécution de « basses œuvres ».

Quel est le but?

Le but est d’entretenir le chaos! Vous avez suivi la parodie de procès organisée pour disculper Mundos. A propos de ce procès, un Mai-Mai prénommé « Oscar » avait témoigné à charge contre cet officier en affirmant notamment que celui-ci l’avait recruté pour accomplir certaines « missions ». A la surprise générale, le milicien a été condamné à la peine de mort.

Que savez-vous sur l’attaque survenue vendredi 7 décembre à la Base opérationnelle de la Monusco à Semuliki?

Je tiens d’abord à présenter mes condoléances aux familles des soldats congolais ainsi qu’à celles des 14 casques bleus tanzaniens. Le moins que l’on puisse dire est que personne ne sauvera le Congo tant que Kabila choisira le chaos pour exister politiquement.

Pouvez-vous expliciter votre pensée?

Je veux dire qu’il ne faut pas aller loin pour chercher les tueurs. J’ai déjà déclaré que les fameux « ADF » (Forces démocratiques alliés) constituent l’arbre qui cache la forêt.

L’attaque de Semuliki est intervenue trois jours après la publication du rapport de l’ONG Human Right Watch accusant le régime kabiliste d’avoir recruté des anciens combattants du M23 pour réprimer des manifestations en décembre 2016…

Il faut remercier Human Right Watch pour ce travail qui permet de démonter la mécanique.

Confirmez-vous les révélations de cette ONG?

Bien entendu! J’étais au courant de tous ces faits. Le pouvoir vient de recruter d’autres individus pour poursuivre des tueries.

Qu’entendez-vous par « d’autres individus »?

J’ai suivi Bertrand Bisimwa, le président du M23. Il a dit que le gouvernement vient recruter des bandits dans les rangs de M23 au lieu de discuter avec la direction du mouvement. J’imagine qu’il y a des bandits parmi les anciens combattants de M23. Je sais, pour ma part, que les services de renseignements congolais ont posté des agents de sécurité à Naïrobi, Dar es Salaam, Bujumbura, Kampala et Kigali. Leur mission est de recruter des criminels rwandais, burundais, ougandais et tanzaniens originaires du Zanzibar. Ceux-ci doivent se présenter en « Djiadistes ». Revenons à l’attaque du « PK 40 », la Base opérationnelle de la Monusco. C’est confirmé que les assaillants portaient des tenues des Forces armées de la RDC. Nos militaires ont l’habitude d’aller s’approvisionner en vivres dans cette Base. C’est ainsi qu’ils ont été reçus en « frères d’armes ». Cela fait des années que nous demandons l’organisation d’une enquête afin de déterminer l’origine des tenues que portent les présumés ADF.

Que pensez-vous de ceux qui allèguent que la Mission onusienne serait complaisante à l’égard de « Joseph Kabila »?

La « communauté internationale » peine à intégrer dans son esprit le fait qu’un gouvernement puisse mener des opérations pour tuer sa propre population. Il est temps qu’on arrête de couver des « œufs pourris ». J’ai la conviction que le président Kabila ne rétablira jamais la paix au Congo. Et ce pour la simple raison qu’il a besoin de désordre politique pour pérenniser son pouvoir. Il va toujours allumer des foyers de tension comme il le fait actuellement. Je voudrais qu’on me dise pourquoi des « rebelles ougandais » opèrent à partir de la frontière avec l’Ouganda contre l’armée congolaise et les troupes onusiennes sans jamais tirer un coup de feu sur le sol ougandais. En quoi ces agresseurs sont-ils des rebelles ougandais? Si les ADF n’existaient pas, le gouvernement congolais les aurait inventés.

Dans une interview accordée à notre journal, vous avez déclaré que l’Ougandais Jamil Mukulu, chef présumé des ADF, aurait résidé chez le général-major « Joseph Kabila » au quartier kinois de « Ma Campagne ». Confirmez-vous cette information?

Je le confirme: Jamil Mukulu a bel et bien résidé dans une de ses maisons située sur la rue Bocage numéro 55, à Ma Campagne. Depuis que j’ai fait cette révélation, j’attends toujours le démenti du gouvernement. Joseph Kabila ne peut pas dire qu’il ne connait pas Jamil Mukulu. Dans la même interview, j’avais dit que Mukulu est détenu à Kampala. Je n’ai pas entendu le Congo se constituer partie civile dans le cadre du procès en préparation.

Selon la police ougandaise, Mukulu a été trouvé en possession de six passeports dont un congolais…

Effectivement! J’ajouterai que j’ai la conviction que les ADF dont on parle ne sont nullement des rebelles ougandais. Il s’agit des groupes criminels organisés qui portent leur nom. Selon des sources, il s’agit de plusieurs groupes qui ne sont pas forcément coordonnés mais qui s’attaquent aux mêmes cibles. On a attrapé dernièrement un « ADF » d’origine… burundaise. L’homme était joufflu et bedonnant

Que dites-vous à ceux qui soutiennent la thèse selon laquelle étant hors mandat, « Joseph Kabila » se trouve dans logique d’expédition des affaires courantes et ne peut de ce fait modifier la loi électorale?

C’est pour toutes ces raisons que j’estime que les mots ne suffisent plus. Il faut autre chose.

« Autre chose », quoi par exemple?

Il faudra mener une réflexion tant au niveau des forces de l’opposition que de la société civile

Vous semblez sceptique à la tenue effective des élections le 23 décembre 2018…

J’ai la conviction que les Congolais n’iront pas aux urnes à cette date. Et s’ils y vont ce ne sera par une élection mais une parodie électorale.

Selon des sources bien informées, il semble que « Joseph Kabila » sait qu’il est mal aimé par les Congolais. D’après ces sources, l’homme n’en a cure…

En tous cas, je ne l’ai pas vu faire assez pour gagner les cœurs et les esprits de la population. Il n’a rien fait pour se faire aimer. Il s’en fout d’être aimé. Il compte sur les moyens coercitifs de l’Etat pour faire marcher la population au pas comme il le fait.

Une rencontre tripartite Angola-Congo B- RDC a eu lieu samedi 9 décembre à Brazzaville. Au-delà du communiqué officiel, il semble que les deux pays voisins suivent avec inquiétude le processus électoral au Congo. Qu’en savez-vous?

J’imagine que les dirigeants angolais et congolais ont exprimé leurs préoccupations à Joseph Kabila. Ces pays voisins ont intérêt à ce qu’il n’y ait pas de troubles chez leur grand voisin. Notre souhait le plus vif est que le Congo-Brazzaville et l’Angola nous accompagnent afin qu’on aboutisse à une solution durable.

On parle de plus en plus de « transition sans Kabila ». Par quel mécanisme pourrait-on matérialiser cette idée?

Il faut le faire partir

Comment?

Par tous les moyens! C’est pourquoi on doit lancer une vaste réflexion. Si vous dites à la population de Beni qu’on va aller aux élections, personne ne vous prendra au sérieux. Cette population a acquis la conviction que l’ennemi est parmi nous. Et qu’il faut le chasser. J’ai peur que le pays replonge d’où l’on vient si Joseph Kabila continuait à s’entêter.

Replonger dans une nouvelle guerre?

J’en ai bien peur. D’ailleurs, il a déjà commencé la guerre contre notre population

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2017

34 réflexions au sujet de « Antipas Mbusa Nyamwisi: « L’ennemi est parmi nous! Il faut le chasser… » »

      1. Le commentaire de Germain plus bas lève un pan du voile. Effectivement, comme il le dit il faut être naïf et ne pas connaître Mbusa Naymwisi pour le croire. C’est une autre girouette toute faite. Être bien introduit dans les services ougandais! C’est tout dire. c’est ça le genre de gens que vous voulez, qui ont vendu notre pays aux pays voisins ? Non, il devra répondre de ses actes!

  1. DEBOUT CONGOLAIS le 31 décembre 2017,engagons et unissons nous pour gagner le préalable de chasser kabila,et tout sera bien régler après,comme a dit JÉSUS-CHRIST:cherchez d’abord le royaume des cieux et tout vous sera donner…,AMEN

      1. Mais monsieur Mkg, dites-nous ce que veut dire:
        «J’ai fait face à des « tracasseries » […]. La manœuvre consistait à m’expédier à Kinshasa. C’est grâce à l’intervention des plus hautes autorités ougandaises […] que j’ai pu échapper à une extradition clandestine».
        C’est du français ça!

  2. QUI PARLE-LA AVEC SA MAIN GAUCHE POSEE SUR LA BIBLE ET SA MAIN DROITE POSEE SUR SON COEUR POUR IMPRESIONNER LES NAIFS KONGOLAIS?
    Mr. NYAMWISI, MWISI, MWIVI, ANTIPAS, MBUSA, MBULA.. APPELEZ CE POLITICIEN COMME VOUS VOULEZ, C’EST PAS NOTRE PROBLEME.
    Mr. ANTIPAS, NE SAVIEZ-VOUS PAS QUE CELUI QUI SE NOMME JOSEPH KABILA, FILS DE LAURENT DESIRE KABILA, N’EST QU’EN PRINCIPE HIPPOLYTE KANAMBE, UN VERITABLE RWANDAIS GRANDIT EN TANZANIE, TAXIMAN ET QUADO, VENDEUR AMBULANT DES OEUFS, PECHEUR DES POISSONS DANS LES EAUX DOUCES DE LAC TANGANIKA, FILS DE CHRISTOPHER ET DE MARCELINE?
    Mr. ANTIPAS, JADIS EN TANT QUE PARTENAIRE ENDURCI DANS LE CERCLE DE VOTRE TOUT-PUISSANT MUTOTO WETU  » HIPPOLYTE KANAMBE  » , AVIEZ-VOUS OUBLIE QUE VOTRE COMPAGNON DE LUTTE POUR DESTABILISER LE GRAND KONGO EST UN OCCUPANT?
    HIPPOLYTE KANAMBE DEVENU MAITRE ABSOLU AU KONGO, DITES-NOUS YA MBUSA, A QUI LA FAUTE? D’APRES VOUS, AU PEUPLE KONGOLAIS OU AUX TRAITRES ET COLLABOS QUI L’ENTOURAIENT ET QUI L’ENTOURENT JUSQU’A CE JOUR LIE AVEC CET OCCUPANT EN PACTE DE SANG?
    VRAIMENT, NOUS SOMMES FATIGUES AVEC VOS WOLO WOLO, DES MENSONGES ET HYPOCRISIES. SI AUJOURD’HUI LE GRAND KONGO A LA TAILLE D’UN GRAND ELEPHANT EST ENVAHI ET SOUS OCCUPATION PAR UN PETIT PAYS LE RWANDA, C’EST PARCE QU’AU DEPART, VOUS ET LES AUTRES AVIEZ TRAHI LE PAYS DE NOS ANCETRES A CAUSE DES MIETTES ET QUELQUES BILLETS DE DOLLARS. D’ AILLEURS, VOUS ET LES AUTRES DU CERCLE DE LA KABILIE, VOUS TRAISSER DAVANTAGE NOTRE KONGO.
    LAISSEZ LE PEUPLE KONGOLAIS TRANQUILLE, PEUPLE QUI MANQUE DE TOUT, PEUPLE SOFFRE DE TOUS LES MAUX DANS SON PROPRE PAYS ET POURTANT TRES RICHE EN RESSOURCES MINIERES ET HUMAINES.
    SI VOUS AVIEZ AIME LE KONGO ET SON PEUPLE, ON SERAIT PAS ARRIVE DANS CETTE SALE AVENTURE QUE NOUS SAVIONS TOUS: LA DESTRUCTION TOTALE DE NOTRE PAYS ET DE TOUTES NOS INSTITUTIONS, LES EGORGEMENTS DE NOS SOEURS ET FRERES A L’ EST DU PAYS, DES ENYELES, DES ADEPTES DE BUNDU DIA KONGO, EMPRISONNEMENT DES NOS VAILLANTS LEADERS POLITIQUES, LES FOSSES COMMUNES DANS TOUTES LES PROVINCES DU KONGO, LE DEMANTELEMENT DE NOS TERRES ET FRONTIERES..
    Mr. ANTIPAS MBUSA NYAMWISI, AUJOURD’HUI VOUS MONTER AU CRENEAU NOUS CHANTER LES WOLO WOLO, COUPE DECALE! LE PEUPLE KONGOLAIS N’A PLUS BESOIN DE VOS WOLO WOLO. LE PEUPLE KONGOLAIS VOUDRAIT VOUS VOIR MONTER AU CRENEAU DEMYSTIFIER MUTOTO RWANDO-TANZANIEN EN DISANT TOUT HAUT QUE VOUS LE CONNAISSEZ TRES BIEN, QU’IL N’EST PAS KONGOLAIS, PAS LE FILS DE LDK, UN FALSIFICATEUR DE HAUT RANG..
    QU’ON LES AIME OU PAS, Mr. ANTIPAS, LAISSEZ-MOI VOUS DIRE QUE N’EUT ETE LES VERITES DE RESISTANT/GRAND PATRIOTE HONORE NGBANDA , NOTRE PAYS SERAIT DEJA BALKANISE DANS SON ENSEMBLE. EN OUTRE, LE CHEF SPIRITUEL NE MUANDA NSEMI EST LE SEUL PPOSANT SUR LE TERRAIN AU KONGO AVOIR MONTE AU CRENEAU EN METTANT L’IMPOSTEUR A SA PLACE ET SURTOUT EN LE DENONCANT PUBLIQUEMENT QU’IL N’EST PAS MWANA YA MBOKA MAIS BIEN UN ETRANGER FABRIQUE DE TOUTES PIECES.
    TOUS LES KONGOLAIS SAVENT TRES BIEN GRACE AUX VERITES DE GRAND PATRIOTE/RESISTANT HONORE NGBANDA ET NE MUANDA NSEMI QUE L’ENNEMI EST PARMI NOUS, QU’IL FAUT LE CHASSER. DONC, NE VENEZ PAS NOUS DISTRAIRE. LE PEUPLE KONGOLAIS DANS SA MAJORITE N’EST PLUS NAIF. FINI LES WOLO WOLO, ON EN A MARRE DES WOLO WOLO. WIR HABEN ES GENUG! GENUG MIT QUATSCHEN!
    VERTEIDIGE UNSER VATERLAND GENGEN UNSERE FEINDE.

  3. Mr. Nyamwisi is totally right and he has pointed out the issues very accurately. He has proved to be a man of integritty. I just wish he had more support from the Congolese people and the international community.

  4. C’est vraiment fou de constater à quel point les gens deviennent lucides lorsqu’ils ne sont plus grand chose. Mbusa Nyamwisi omet de parler de ce qui fut ses fonctions au sein de la police politique (ANR) de celui qui se fait appeler Kabila. Pour ce qui est du sujet ougandais, le dénommé Jamil Mukulu, Mbusa et Kabila l’ont hébergé ensemble, c’est de notoriété publique. Ce qui est rageant et pénible dans tout ça, c’est le fait que certains fils du pays préfèrent se compromettre pour quelques prébendes. Si je me rappelle bien, c’est Olivier Kamitatu qui a soutenu après son départ de l’MP, je le cite: Nous avons bien géré le pays sous la direction du Président Kabila, si nous quittons la mouvance Kabiliste, c’est à cause des velléités du Président de se cramponner au pouvoir, dixit. Alors même si son récit de Mbusa est crédible sur quelques points, il n’en demeure pas moins aussi vrai qu’il a été un des fossoyeurs de notre pays, et la responsabilité de ce qui arrive à notre pays aujourd’hui lui incombe aussi largement. C’est trop facile de vouloir se dédouaner après coup. De toute façon, il doit se préparer à rendre des comptes, toutes ses finasseries ne le sauveront pas devant le jugement de l’histoire dont il parle.

  5. Mbussa fait face à des tracasseries à l’aéroport d’Entebbe, et c’est grâce à l’intervention des plus hautes autorités ougandaises qu’il échappe à la fameuse extradition clandestine.
    En réalité, le chef de l’Etat est au service des « ennemis », parmi lesquels le Rwanda et l’Ouganda, ce dernier dont les plus hautes autorités sauvent Nyamwisi aujourd’hui.
    Je réfléchi:
    Mr Nyamwisi nous apprend donc que les alliés d’hier de Kabila sont devenus aujourd’hui ses alliés qui le protègent et veulent l’aider à chasser kabila, et cela pour quel objectif? c’est juste pour continuer l’exploitation des ressources, pour pérenniser les tueries des congolais et pour récupérer l’espace géographique, donc la balkanisation de la RDC.
    c’est chercher à déshabiller kabila pour habiller nyamwisi

  6. Kiekiee…..

    Ce monsieur peut encore mieux faire pour le Congo et l’humanité.
    Qu’il se constitue prisonnier à la CPI et qu’il dévoile tout ce qu’il sait des crimes commis au Congo par l’imposture rwandaise et les collabos congolais.

  7. Vive la Coalition Yakutumba Maï Maï la Frappa un don béni du Véritable Dieu Nzambe Tata, la seule Armée Kongolaise Républicaine de légitime défense, d’autodéfense qui établit un réel rapport des forces sur le terrain. Vive le soulèvement populaire éboulement final. Ingeta

  8. En a croire, Antipas, 84% de ses déclarations sont véridiques, une très bonne réflexion, nous savons déjà… les 16% c’est parce-qu’ il a oeuvrer auparavant ensemble avec Kabila .l’avenir nous dira plus.

  9. Nous sommes très fière de vous Mzee Antipas, Homme intègre et honnête,… et avec vous nous croyons à un nouveau RDCongo radieux et plein d’espoir pour ce peuple martyrisé.

  10. à ce siècle tu te contente de parler bien ou mal français ignorant qui le plus important c’est le message qui le but de toute langue ! tu dois grandir africain !!!!

  11. Selon des informations sûr, Antipas Mbusa Nyamuis est l’autorite qui a delivré qui le passeport congolais a Jamil Mukulu quand il était le ministre de Aff.Et.

    Antipas Mbusa Nyamuis à Etebe, il venait d’où? Beni?

    Mbusa Nyamuis a été cité dans le rapport Jason Stearn comme l’un des auteurs des carnages de Beni, je pense que c’est vrai. Il joue le même rôle que Kabila chez Museveni et Kagame.

    1. Ça c’est clair et net, cher compatriot Nkoy-A-Djende: Manger à la table de Kanguta Museveni c’est manger à la table de Kagame et c’est aussi manger à la table de Kanambe (les « 3K »).
      Nous ne sommes pas du tout dupes. Il devra s’expliquer le moment venu,

  12. @ DANNY BONJOUR OU BONSOIR,
    EN LANGUE ALLEMANDE, VOLO VOLO SE PRONONCE FOLO FOLO, TANDISQUE WOLO WOLO SE PRONONCE VOLO VOLO.
    QUAND J’ECRIS, JE PENSE EN ALLEMAND, POUR LA BONNE COMPREHENSION DE NOS COMPATRIOTES QUI SONT NES ICI EN ALLEMAGNE ET QUI SE DEBROUILLENT UN PEU EN NOS LANGUES KONGOLAISES .
    QUAND MEME MERCI POUR VOTRE OBSERVATION.
    BIEN A VOUS.

  13. Chers Compatriotes,

    Encore un slogan. Au moins cet auteur ici, signe par ce sujet ce que lui-même est: « militant aux slogans ». L’ennemi est parmi nous. Même ceux qui devaient en douter sont convaincus. Mais qui est cet ennemi ? L’étranger qui achète, même s’il n’achète qu’avec des miettes et grâce à la fortune qu’il a amassée chez nous, ou l’enfant du pays qui vend son héritage chèrement acquis ? Telle est la question. Que Dieu nous vienne en aide.

  14. Antipass Mbusa nyamwi vient de tout déclarer,il dit bien » l’ennemi est entre nous » je pense il a belle et bien cité cet ennemi de la paix « c’est Kabila » j’ai confiance à cet politique et homme de Dieu.Qui vivra Véra.Que le bon Dieu lui protégé.

  15. Qu’il soit complice ou pas, je suis content que Nyamwisi dise toute la vérité sur Kanambe et son gouvernement pour aider et soutenir les nationaux dans leur grang combat de faire partir ce fossoyeur du Congo.Le pays va très mal, ce qu’on peut faire aujourd’hui c’est de se soutenir mutuellement pour résister l’ennemi et faire partir Kanambe par tous les moyens possible. Je suis très convaincu, tant que kanambe reste au pouvoir, il n’y aura jamais de paix et donc jamais des élections. Unissons nous pour le faire partir!

  16. Tres d’accord avec le compatriote Mbusa Nyamwisi sur toute la ligne. Et ce malgre ses compromissions d’antan aupres du « Satan de Kingakati ».

    @ Ellili qui s’elucubre ci-haut en se trompant de cible (donc s’attaquant a Mbusa au lieu du Satan):

    Il n y a que des idiots qui ne changent pas le fusil d’epaule apres erreurs de tirs (et de cible…) !

  17. ya mbusa Antipass, Vrmnt tolembi bino na ki trahison na bino,car vs aviez trahi le congo ,c’ pour vs dir que mayi esopami moyen té ya kolota, Mr. jkk a fanda naye kimya, kutu ahumelaa..!,ebongo epesi bino kanda?,nzoka bino nde bo pesa ye mayele, entré et sortir ya congo, bosituki na retard après makila ya bana mboka ko sopama au nord-kivu et j’en passe.., demendez-vs que ce qui se passe au sud-maniema? à <> boteka salamabila mobimba milieux minier chez badron , sikoyo ekomi bitumba esika wana,donc laissez vos volo volo

  18. Avec la racaille politique Kongolaise actuelle point de salut pour le Kongo. Soutenons massivement la Coalition Yakutumba Mai Mai la Frappa un don béni du Véritable Dieu Tout-Puissant Nzambe Tata (par Western Union à Laurianne Louz Bandia, par Paypal sur lafrappa-lettre-ouverte.org ou contactez Jean-Claude Mubenga par WhatsApp au +01 972 891 0976). C’est le moment ou jamais. Ingeta

  19. Cher Semayote,
    Je viens de vous lire et suis content d’entendre votre point de vue. Il m’est difficile de me mettre dans les sillages. Car, la découverte est toujours le résultat de ceux qui quittent les habitudes. Je dois vous dire une première chose. Monsieur Nyamwisi n’est pas ma cible. J’ai combattu le régime qui a fait de lui ce qu’il est devenu. Je suis surpris qu’il devienne tout d’un coup ce qu’il n’a pas été. Il n’y a que des idiots qui ne changent pas de fusils d’épaule. Mes oreilles: « qui a bu boira ». Il faut savoir que les traîtres ont un modus vivendi. Ils ne réagissent que lorsque leurs intérêts sont menacés. Vous pouvez soutenir qui vous voulez, c’est votre droit. Mais lorsque vous vous mettez à juger des réactions parce que vous ne les comprenez pas, ne vous instituez pas en juge suprême qui sait tout, parce qu’il sait citer des proverbes ou des dictons qui souffrent aussi des limites. Cher Semayote, nous nous battons tous pour le Congo, mais je ne suis pas dans la conviction que celui qui a participé à une exploitation d’une très grande majorité des Zaïrois, soit devenu, comme par bâton magique, défenseurs des droits des Congolais. Ce n’est pas parce que le Congo est dirigé aujourd’hui par un régime qui a battu le record de superlatifs en criminalité, absence de droits élémentaires des citoyens…. que les anciens complices d’un pouvoir dictatorial sanguinaire d’hier sont devenus des personnes combattantes pour l’intérêt suprême du pays. J’ai droit d’en douter, et vous avez droit de faire ce que plusieurs d’entre nous ont fait lorsque le Mzee venait avec ses « alliés ». Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Donc selon ta logique (boiteuse), les Congolais devraient aussi rejetter le « Pere de notre Democratie », Tshisekedi wa Mulumba, un des auteurs du Manifeste de Nsele qui enracina le regime MPR Parti-Etat?

      1. Ne faites pas de l’amalgame monsieur. Tshisekedi n’a pas pactisé avec des envahisseurs du Congo coomme l’a fait et continue de faire Nyamwisi Mbusa Muvingi Mankoy.

  20. Tous ceux qui savent quelque chose sur le présent regime doivent sortir du silence. Daigne le Seigneur vous accorder une vie saine.

  21. MONSIEUR GERMAIN, PEUT-IL NOUS DEMONTRER CE QUE HONORE NGBANDA A DEJA FAIT CONCRETEMENT POUR SAUVER NOTRE PAYS?
    CESSEZ DE DISTRAIRE LE PEUPLE AVEC VOS THEORIES DES SOI-DISANT PATRIOTES RESISTANTS. SI VOUS ETIEZ RESISTANT VOUS NE SERIEZ PAS EN DEHORS DU PAYS. VOUS VOILA EN EXIL PARCEQUE VOUS N’ETES MEME PAS EN MESURE DE RESISTER A LA FAMINE NOUS IMPOSER PAR CE GOUVERNEMENT QUI UTILISE TOUTE SORTE DE STRATEGIES POUR EXTERMINER SA POPULATION A PETIT FEU.
    SI HONORE NGBANDA ET SON GROUPE AIMENT VRAIMENT LE PAYS DITES LEUR QUE NOUS VOULONS LES VOIR VENIR FAIRE FACE A LA REPRESSION DE F.A.R.D.C. ( FORCES ARMEES RWANDAISE DEPLOYEES AU CONGO) AVEC LE RESTE DE LA POPULATION QUI FAIT FACE D’UNE MANIERE STOIQUE A CETTE SITUATION DANS LES RUES DU PAYS ET NON EN EXIL.

    1. Tres bien dit.

      Voila la replique qu’il faut aux elucubrations des reveurs et « vendeurs de fumee » Ngbandistes !

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