Accord-cadre d’Addis Abeba: Quid du bilan?

En prévision de la tenue prochaine à Kinshasa du 10ème Sommet du Mécanisme régional de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et le développement dans la Région des Grands lacs, la ministre congolaise des Affaires étrangères l’UDPS Marie Tumba Nzenza a reçu, vendredi 21 février, l’Envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les Grands lacs, le Chinois Juang Xia.

Quel bilan peut-on dresser de l’Accord-cadre pour la paix – une sorte de pacte de non-agression – signé le 24 février 2013 à Addis Abeba, en Ethiopie, par le Congo-Kinshasa et les neuf pays voisins qui l’entourent auxquels s’était joint l’Afrique du Sud? On imagine que cette question était au centre des entretiens entre le chef de la diplomatie congolaise et son interlocuteur.

Dans une déclaration faite à la presse, le diplomate onusien a indiqué qu’ils ont noté avec la ministre Tumba que le prochain Sommet qui se tiendra à Kinshasa, sera un « moment important » tant pour la RDC que pour les autres pays de la Région.

Selon Juang Xia, les participants auront l’occasion d’évoquer des « dossiers concrets et substantiels » en vue de… promouvoir « la paix, la sécurité et surtout le développement ». Comme pour dire que les « biceps » déployés depuis une dizaine d’années par les forces armées congolaises sont loin de suffire pour ramener une paix durable dans la partie orientale du pays. L’heure est venue de combiner la « force militaire » à la dimension humaine de la problématique.

Les onze chefs d’Etat à l’issue de la signature de l’Accord-cadre d’Addis Abeba

Pour l’Envoyé spécial Juang Xia, l’année 2020 est cruciale. « (…), nous espérons travailler la main dans la main avec la RDC ainsi qu’avec les autres pays de la Région pour que ça soit une année plus riche, plus réussie ». Le diplomate onusien use de la « langue de bois diplomatique » pour dissimuler l’aveu selon lequel  l’Accord-cadre signé le 24 février 2013 par les onze pays (Afrique du Sud, Angola, Burundi, RCA, Congo-Brazzaville, Congo-Kin, Ouganda, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie) n’a pas produit les résultats espérés. Les bandes armées nationales et étrangères continuent à fleurir au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Les insaisissables rebelles ougandais des « ADF » (Allied Democratic Forces) continuent à massacrer impunément des paisibles populations dans le Territoire de Beni. Depuis octobre 2014, on dénombre près de quatre mille morts.

CRISE DE LÉGITIMITÉ

Le diplomate onusien a fait part à la patronne de la diplomatie congolaise de sa satisfaction de constater le « climat apaisé » qui règne actuellement entre le Congo-Kinshasa et ses neuf voisins. Et ce depuis l’investiture de Felix Tshisekedi au sommet de l’Etat. Pour lui, cette nouvelle donne est de nature à « faire avancer tous les dossiers en ce qui concerne la paix et la sécurité et surtout la coopération » dans la Région des Grands lacs.

Contexte. Le 28 novembre 2011, les Congolais sont allés aux urnes afin d’élire leur nouveau Président de la République et les parlementaires tant nationaux que provinciaux. Comme en juillet 2006, des irrégularités et des fraudes ont émaillé ces consultations politiques.

Pour les observateurs impartiaux, l’élection présidentielle aurait été remportée par Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Le 20 décembre 2011, « Joseph Kabila » se fait investir comme « Président réélu » replongeant le pays dans une nouvelle crise de légitimité.

Au centre, le « colonel » Sultani Makenga, ex-chef militaire du M23

En guise de diversion, en juin 2012, une nouvelle « rébellion » pro-rwandaise voit le jour au Nord. Celle-ci est composée des anciens combattants du « Congrès national pour la défense du peuple » (CNDP) de Laurent Nkunda. Des éléments intégrés dans l’armée congolaise suite à un accord signé le 23 mars 2009 d’où la dénomination « M23 ».

CNDP, M23, « REBELLIONS » PRO-RWANDAISES

Les observateurs n’ont pas tardé à pointer un doigt accusateur en direction du Rwanda de Paul Kagame. En 2013, Patrick Karegeya, ancien chef des « services » rwandais, n’est pas allé par quatre chemins en confiant au quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 6 novembre 2013 que « (…)le CNDP de Laurent Nkunda, comme le M23 c’est lui[Paul Kagame]qui les soutient. Il tient les commandes ». Propos d’un aigri? Assurément pas!

Sous l’égide des Nations Unies, le Congo-Kinshasa et les dix pays précités signaient le 23 février 2013 le fameux Accord de paix d’Addis Abeba. Les pays des Grands lacs prenaient l’engagement notamment de renforcer la coopération régionale, de respecter la souveraineté et l’intégrité du territoire voisin et de ne pas apporter de l’assistance aux groupes armés.

Sur le plan congolo-congolais, le régime kabiliste était « astreint » à accomplir des actions ci-après: continuer et approfondir la réforme des forces de sécurité particulièrement l’armée et la police; consolider l’autorité de l’Etat à l’Est; promouvoir les services sociaux de base; effectuer des progrès en matière de décentralisation et promouvoir la réconciliation nationale, la tolérance et la démocratisation.

Dès le lendemain de la formation du gouvernement de Transition « 1+4 » en juin 2003, « Kabila » s’est battu, toutes griffes dehors, afin que le Parlement de transition lui accorde une « garde prétorienne » dite « Garde Républicaine » estimée à 15.000 hommes. « Joseph Kabila n’a jamais voulu doter le pays d’une armée républicaine. Il n’a jamais voulu réformer l’armée de peur qu’il perde toute emprise sur elle. Il n’y a jamais eu de volonté politique déterminante pour réformer l’armée et la police », commente un ancien député.

En novembre 2006, « Kabila » annonçait bruyamment son projet politique dit les « Cinq chantiers ». D’aucuns avaient cru à tort que l’homme et son gouvernement allaient doter les 26 provinces du pays des services sociaux de base. A savoir: les routes, les infrastructures sanitaires et scolaires. Sans oublier l’eau et l’électricité.

BILAN GLOBALEMENT MITIGÉ

S’agissant de la consolidation de l’autorité de l’Etat à l’Est, celle-ci continue à poser problème. Est-ce parce que l’armée et la police sont noyautées par des « éléments étrangers » issus du CNDP et du M23?

Des urnes de la CENI

« Kabila » et ses partisans aiment gloser sur les trois cycles électoraux (2006, 2011 et 2018) au point de réduire le phénomène démocratique à la seule élection. Alors que la démocratie est une notion plus complexe qui englobe, outre le vote, un état d’esprit, un mode de vie fait de liberté et de tolérance. La  séparation des pouvoirs et la primauté du droit bouclent la boucle. De même, le prédécesseur de Felix Tshisekedi a confondu le découpage territorial avec la décentralisation. Celle-ci implique un transfert effectif des compétences mais aussi des moyens aux collectivités locales.

Sept années après, l’Accord-cadre de paix signé dans la capitale éthiopienne n’a pas généré la paix et la sécurité à l’Est. Bien au contraire. C’est le chaos. Une situation qui, au-delà des hypocrisies, arrange bien les intérêts de l’Ouganda de Yoweri Kaguta Museveni et du Rwanda de Paul Kagame, les grands bénéficiaires du désordre ambiant. Le trafic des minerais continue. A Minembwe, au Sud-Kivu, les milices Gomino, Red Tabara, Turuanireo et Forebu rwando-burundaises sont venues à la rescousse des Banyarwanda, autoproclamés « banyamulenge ».

Aux dernières nouvelles, le vice-Premier ministre en charge du Budget, l’UNC Jean Baudouin Mayo prépare l’enveloppe nécessaire pour financer la tenue du 10ème Sommet du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba dont le bilan parait globalement mitigé.

 

Baudouin Amba Wetshi

11 thoughts on “Accord-cadre d’Addis Abeba: Quid du bilan?

  1. # « Le bilan de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba » ? C’est quoi l’Accord-cadre d’Addis-Abeba » ou plus exactement « l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et le développement dans la Région des Grands lacs » autour du Congo pays malade de la Région signé entre les neufs voisins auxquels s’est adjoint l’Afrique du Sud puis plus tard le Kenya sous le regard de la CI, l’UA, l »ONU ? C’est certes « une sorte de pacte de non-agression » comme des engagements de ces 11 pays à respecter des préalables pour la paix, la sécurité et le développement dans la Région mais hélas comme cela a été démontré par la suite sur les États de fait dont certains vus plus forts et plus innocents alors susceptibles d’influencer la nature de la paix, de la sécurité et le développement qu’ils étaient prêts à respecter. Voilà pourquoi le respect des engagements a été largement aléatoire depuis le 24 février 2013, date de sa signature. Les potentats régionaux ne se sont pas empêchés d’interagir comme le démontre l’insécurité alimentée par des groupes armés commandités ou manipulés en partie par eux, cas des FDLR, des ADF, et des résidus du MP3 et autres.
    # Des « dossiers concrets et substantiels » subsistent et empêchent d’atteindre « la paix, la sécurité et surtout le développement » pas sans se justifier que le Congo subit et n’est pas capable d’imposer une paix durable dans sa partie orientale du pays. L’Accord cadre n’a pas suffi (pas encore) à éradiquer les différents rebelles de l’Est, étrangers ou qui infiltrent nos forces de défense.
    L’Envoyé spécial de l’ONU devrait le reconnaitre (pas nécessairement en public) pour que cet Accord engrange des résultats attendus et son chantier devrait ainsi accompagner les autres qui sont faits contre l’insécurité à Beni, qu’ils tiennent au Congo ou à la CI (cas de l’efficacité de la Monusco).
    # Bref, s’il n’est un secret que pour ceux qui ne veulent pas voir, l’Accord-cadre d’Addis Abeba devrait contribuer davantage que par ce conformisme complaisant pour générer la paix et la sécurité à l’Est sinon comme souvent lors des missions de l’ONU son succès restera très mitigés, insuffisant pour nous convaincre de l’efficacité de sa mission pour la paix internationale. Ce n’est pas pour nous dédouaner mais le chaos toujours vif autour de Beni aurait dû être évité si l’aide internationale avait été plus effective. Alors à quoi sert vraiment cet Accord d’Addis-Abeba qu’on continue à financer ? Qu’en pensent Mr Juang et Mme Tumba qui viennent de deviser laborieusement (et inutilement ?) à son sujet ?

  2. MINEMBWE, cette Terre des Babembe de Fizi n’ira jamais, jamais et jamais au Rwanda
    Aucune loi, aucun décret, aucune décision, d’où qu’elle vienne, ne peut transformer la Terre Sacrée de Minembwe de Fizi en une partie du Rwanda. Ni par les forces militaires, ni par les stratégies politiques, ni par idéologiques maléfiques du Rwanda, de l’Ouganda, de Burundi et de la Tanzanie ; et ni encore d’une certaine communauté régionale et internationale quelconque. Le Fizi de Babembe n’ira pas non plus au Rwanda par le simple souhait et instigation de l’Afrique du Sud qui ne rêve que de voir le Pays Congo RDC, déchiqueté pour remettre une partie au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie etc… Le Congo RDC restera un et indivisible!
    Aucune loi sous aucune forme de décret, de l’ordonnance, de l’édit, d’arrêt ; ni d’une législation quelconque légiférée par ce parlement de la honte et irresponsable pour céder MINEMBWE au Rwanda ou à d’autres pays ; ou encore par une mesure provocatrice prise par le Monsieur Felix Tshisekedi pour créer un territoire rwandais sur le territoire Congo dont Minembwe de Fizi, Itombwe, Mwenga et Uvira, aucune de ces mesures ne passera. — Et les populations Congolaises du Grand-Congo vont s’opposer toutes farouchement à cette aventure criminelle visant à mettre le pays Congo à feu et à sang. Les auteurs bien connus doivent répondre à leurs crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide devant les Instances Compétentes en la matière au monde.
    En effet, aucune force et alors aucune puissance au monde ne peut arracher le Fizi ya Alembe-Lembe ; Fizi ya Babembe Babondo de leur pays, le Grand Congo. Aucune force au monde ne peut vaincre les Babembe déterminés à protéger leur terre ; leur seule terre de Fizi ; leur terre sacrée de l’Ubembe ; la terre d’une forte dimension spirituelle éprouvée. Les Babembe croient en Abéca Pungu Mwene Malango [Dieu Tout-Puissant Propriétaire des Intelligences et Sagesses], le Dieu qui ne les abandonne jamais face aux attaques internes ou aux attaques extérieures ; comme celles venant du Rwanda, de l’Ouganda, de Burundi et de la Tanzanie.
    L’esclavagisme de commerçants des humains venant de tous bords n’ont pas exterminé ni emporté les Babembe qui ont résisté jusqu’au jour d’aujourd’hui. Les Babembe, Peuple fidèle à son engagement et à sa fierté et à son orgueil d’être ce qu’il est. Ils [les Babembe] ont gagné les forces de la mort des marchands des humains noirs venant de l’Asie et traversant le lac Tanganika pour accéder au Congo ; les Bembe s’étaient opposés à toute forme d’humiliation, indignation. Et ce, pendant des siècles entiers.
    Les esclavagistes et colonialistes des tous bords et de tristes mémoires en avaient eu pour leurs comptes sur cette terre des Babembe. Ils y ont trouvé un peuple qui ne les craignait pas ; qui les regardaient tout droit dans les yeux. Ce peuple savait se laver, il mangeait régulièrement et convenablement, et buvait une eau propre. Sur ce, ils ont refusé d’être soumis à des traitements inhumains et dégradants. Ils ont refusé les oppressions atroces et inimaginables des Asiatiques, des Européens et des Américains.
    Par frustrations causées par la question majeure de Minembwe, le régime actuel du Congo-Kinshasa est invité à écouter le message fort des peuples Bembe de Fizi et d’ailleurs ; pour éviter de plonger le Congo entier dans une situations des conflits incontrôlables aux conséquences chaotiques et catastrophiques dont les causes ne sont autres que cette intention malveillante criminelle de chercher à créer un territoire rwandais sur le territoire congolais, à Minembwe, Fizi, RDC. C’est vraiment inacceptable et provocant. Et c’est une provocation et déclaration de la guerre contre tous les Congolais. Avec quels dégâts et conséquences humains et humanitaires non seulement dans le pays Congo-Kinshasa mais aussi dans les pays limitrophes, voisins, régionaux, de toute l’Afrique et d’autres continents ?
    C’est, en effet, un individu ou groupes d’individus, non différents des terroristes envahisseurs qui n’hésitent pas de massacrer massivement les populations innocentes [des enfants, femmes, vieillards…] à Minembwe et ailleurs dans le Fizi ; pour les exterminer ou les éloigner des terres sacrées de l’Ubembe, Fizi. Les Babembe, toujours les Babembe résistent aux aventures criminelles du maudit Paul Kagame et sa bande des criminels et génocidaires sur le Congo, notre Grand-Congo indivisible ; le Congo des Babembe de Minembwe, Fizi.
    Tout le Grand-Congo uni pour Minembwe, Fizi !
    Le 25 Fév, 2020
    Golden Misabiko
    Société Civile, Congo RDC

  3. L’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les Grands Lacs fait la promotion de sa Maison, il en faudra plus pour que l’ONU redore efficacement son blason :
    (« [Tribune] Un vent d’espoir souffle sur la région des Grands Lacs – 25 février 2020 »
    https://www.jeuneafrique.com/901620/politique/tribune-un-vent-despoir-souffle-sur-la-region-des-grands-lacs/ )

  4. L’analyse ou le constat fait ici par BAW me semble objectif à bien des sagards dans la mesure où la majorité de nos voisins continuent à considérer la RDC comme un éléphant dont on doit se partager les morceaux, ceci avec la complicité des congolais. L’origine de cette situation remonte à l’arrivée au pouvoir de Laurent Désiré Kabila dans les bagages du Rwanda de Kagame et l’Ouganda de Museveni. Depuis l’AFDL, tous les mouvéments rebelles créés, l’ont été avec la complicité des congolais: RCd Goma, CNDP, M 23, même l’ADF dont les éléments sont au Congo depuis 1986 a bénéficié de la complicité des autochtones pour s’implanter et propager leur idéologie terrorise. Quant à la nébuleuse Mai Mai, elle la résultante des manœuvres montées de toutes pièces par le pouvoir de Kinshasa et certains affairistes et petits chefs locaux pour bien tirer leurs épingles dans des juteuses ressources que regorge l’EST du pays. Chaque politicien possède sa milice, les hauts gradés de l’armée ont leurs carrés miniers, sans oublier les hommes d’affaire étrangers qui profitent allègrement de cette confusion bien entretenue pour s’enrichir rapidement même s’il faut marcher sur les cadavres des congolais. Les Chinois ne font pas dans la dentelle, ils sont devenus des véritables négriers. Ils emploient des enfants, violent impunément les femmes, ils profitent de l’absence de l’autorité de l’Etat pour faire régner la loi du plus fort. Les Nord et Sud Kivu sont infestés de toute sorte de mouvéments rebelles et milices de tout acabit prêt à tout pour s’approcher un morceau de ce gigantesque éléphant Congo étendu par terre. Pour conclure, je suis convaincu qu’à l’allure où vont les choses, le Congo n’est pas sorti de l’auberge. On peut crier, vociférer, pleurnicher en s’accrochant à des chimères du genre, occupation, balkanisation etc..la solution se trouve au Congo entre les mains ensanglantées des fils et filles de ce grand pays qui n’ont pas’encore pris conscience de l’importance de cet espace géographique béni de Dieu.

    1. @L’oeil du cyclone,
      Le premier  »des fils et filles de ce grand pays qui n’ont pas encore pris conscience de l’importance de cet espace géographique béni de Dieu » est bel et bien Félix Antoine Tshilombo. Il suffit d’observer sa totale soumission à ses nouveaux frères rwandais et ougandais.
      Likambo ya coop…ba millions ezo kota. Famille ebongi !
      Les 100 jours d’abord !

      1. Jo Bongos,
        vous confirmez ce que l´oeil du cyclone dit :
        « On peut crier, vociférer… la solution se trouve au Congo entre les mains ensanglantées des fils et filles de ce grand pays qui n’ont pas’encore pris conscience de l’importance de cet espace géographique béni de Dieu ».

    2. # Bienheureux celui qui aura tout compris de votre déroutant pas-de-deux à vous tout seul : en effet pour moi vous affirmez, cher ami, des choses justes pour proposer ensuite des solutions généralistes qui ne confirment pas ou n’éclairent pas votre thèse de départ. Permettez alors que je me tâte de vous répondre pour en savoir davantage tant vos affirmations importantes nécessitent d’être mieux comprises !
      # Vous dites : « L’analyse ou le constat fait ici par BAW me semble objectif à bien des égards dans la mesure où la majorité de nos voisins continuent à considérer la RDC comme un éléphant dont on doit se partager les morceaux, ceci avec la complicité des congolais » et vous concluez : « Pour conclure, je suis convaincu qu’à l’allure où vont les choses, le Congo n’est pas sorti de l’auberge. On peut crier, vociférer, pleurnicher en s’accrochant à des chimères du genre, occupation, balkanisation etc..la solution se trouve au Congo entre les mains ensanglantées des fils et filles de ce grand pays qui n’ont pas encore pris conscience de l’importance de cet espace géographique béni de Dieu ».
      Selon moi vos deux termes sont justes dans les faits mais peu exploitables en pratique dans ses solutions : « la solution se trouve au Congo entre les mains ensanglantées des fils et filles de ce grand pays qui n’ont pas encore pris conscience de l’importance de cet espace géographique béni de Dieu ». Qu’est-ce donc lorsque vous écartez abruptement de votre solution votre affirmation de départ de nos « voisins » coupables ? Où sont les chimères et où sont le bon diagnostic et son traitement ?
      # Comme vous le confirmez, le drame actuel de notre pays est venu de nos voisins en l’occurrence d’abord du Rwanda et et de l’Ouganda (soutenus par des puissances étrangères) qui se sont abattus depuis un demi-siècle sur notre pays affaibli par la déliquescence dans laquelle l’avait plongé la fin de la dictature de Mobutu comme une proie à dépecer en embauchant au passage les propres fils du pays comme complices. Et comme vous le dites aussi le chaos de l’Est qui en est la suite continue et notre gestion est aujourd’hui loin de nous sortir du tunnel. Imaginons une solution militaire, elle est incontournable même si elle ne suffit pas à elle seule : à quels obstacles se bute-t-elle ?
      # D’abord à notre État encore failli, ni fort ni souverain à protéger biens, personnes et frontières par manque d’une prise de conscience suffisante de l’ampleur des dégâts et d’un pouvoir quasi-amateur qui manque de volonté politique efficiente à cause d’une expertise hasardeuse, d’une détermination et d’un courage encore vacillants. Du coup sa capacité à commander la défense du pays est encore à rechercher ; où l’on voit la batterie et la nécessité d’une bonne réforme de structures institutionnelles.
      Ensuite une armée (et une police) logistiquement et politiquement défaillante tant ses éléments sont soit ‘fatigués’ de cette longue guerre soit infiltrés par les ennemis du pays tandis que ses commandants font montre de peu de patriotisme et de peu de rigueur morale préoccupés qu’ils sont à se servir dans les magouilles autour de la guerre plutôt qu’à servir le bien commun. C’est à ce niveau que nous devons noter l’ingérence pernicieuse des fameux voisins qui sont souvent derrière beaucoup de groupes armés et davantage. Les Mai Mai sont certes coupables de beaucoup de méfaits mais on ne peut leur dénier leur motivation patriotique.
      Enfin c’est une aide internationale inefficace dans le chef d’une Monusco plombée structurellement et politiquement par l’esprit de l’ONU toujours hésitante et prompte à composer par conformisme. Il faut y ajouter l’ambiance populaire ambiguë tantôt apathique tantôt vindicative à l’excès, ce qui prive la population d’une certaine puissance à agir sur la situation.
      # Alors au vu de mes attendus, je reviens à vous sur la question de départ : à quel niveau placer le curseur du combat, sur les facteurs internes ou les causes externes à notre pays.
      Je ne négligerais pas comme vous les interférences externes largement à l’origine de notre chaos actuel : il nous faut adresser vigoureusement aux États voisins, à la Communauté régionale, continentale et internationale nos reproches quant à leur criminalité ou leur indifférence envers notre pays et porter plainte et instruire pénalement celles-ci quand c’est nécessaire et pourquoi pas menacer d’y répondre par la force si besoin.
      Mais il faut surtout voir dans notre propre Maison pour des réformes structurelles de nos institutions et pour un réarmement moral de notre société. C’est ici le lieu d’exiger de la nouvelle administration une feuille de route précise sur ces vœux. Tshisekedi doit s’activer pour un programme de gouvernement ambitieux qui met en œuvre les réalisations effectives qui apportent un changement de gouvernance dans tous les secteurs, une bonne gouvernance surtout économique et politique, un respect de droits et libertés appuyée sur une justice indépendante avec la lutte contre les anti-valeurs nombreuses chez nous, une restructuration profonde de forces de défense pour qu’elles deviennent fortes et républicaines et enfin une intelligence, une détermination et une audace à maintenir le cap prévu.
      Voilà en vrac ma tentative de commentaires à vos propos !

      1. Nono,
        vous amenez vos préoccupations à vous dans le post de l´oeil du cyclone qui ne fait que réagir à l´article de BAW; ç´aurait été passable, si votre délevoppement était présenté comme complément, approfondissement, mais pas comme objection ou argument contraire…
        Vous tenez (comme d´habitude et je ne sais pourquoi) à faire dire à l´oeil du cyclone ce qu´il ne dit pas. Petit exercice : Regardez ‘ata vous-même’ comment vous modifiez les propos de l´autre :
        1. »la majorité de nos voisins continuent à considérer la RDC comme un éléphant dont on doit se partager les morceaux, ceci avec la complicité des congolais. L’origine de cette situation remonte à l’arrivée au pouvoir de Laurent Désiré Kabila… » (L´OEIL DU CYCLONE)
        2. « Comme vous le confirmez, le drame actuel de notre pays est venu de nos voisins en l’occurrence d’abord du Rwanda et et de l’Ouganda (soutenus par des puissances étrangères)… Je ne négligerais pas comme vous les interférences externes… » (NONO)
        C’ est parce que vous ne faites pas suffisamment attention aux propos de l´autre que vous vous en prenez à sa conclusion (« … la solution se trouve au Congo entre les mains ensanglantées des fils et filles de ce grand pays … ») laquelle est pourtant en cohérence avec son affirmation de départ.

  5. Avec ce genre de sommet, l’objectif des agresseurs du Congo dont le Rwanda et l’Ouganda, est de brandir en cas de procès devant la Justice Internationale, l’argument « des actes propres », c’es-à-dire, « nous Rwanda et Ouganda, nous ne pouvons pas être accusés d’agresser le Congo d’autant plus que nous sommes accueillis en sommet par les autorités étatiques de ce pays sous un somptueux festin, rires aux éclats, photos souvenirs, … ».
    Le peuple congolais et les bakongo en premier, ne peuvent se laisser distraire par cet n-ième acte de trahison de l’ignare fils d’Etienne Tshisekedi, Tshilombo. cet individu, « nomen iuris », c’est-à-dire, soit-il nommé « président de la République ou que sais-je », ne l’est nullement en réalité, selon présomption « iuris tantum ». Il appartient donc à ce minable misérable la charge de la preuve, de démontrer qu’il détient effectivement « l’imperium », c’est-à-dire, la « potestas » d’obliger, de mobiliser. (Sur ce point, à souligner qu’Etienne Tshisekedi avai induit les congolais en erreur en laissant insinuer « imperium » comme commandement formel de l’armée, de la police, et des forces de sécurité. En réalité, disant qu’il n’avait pas l’imperium, Monsieur E. Tshisekedi reconnaissait en effet son insignifiance de faire mobisilser les congdolais, dont les militaires, policiers et forces de sécurité).
    Les congolais, devons aller droit au concrêts: nous sommes attaqués et exterminés par des sauvages armés les tutsis du Rwanda et de l’Ouganda. Obligés sommes-nous et plein droit avons-nous de nous défendre avec égalité de moyens. Par conséquent, nous devons coûte que coûte nous armer de n’importe quelle manière que ce soit. Arracher les armes des mains des agresseurs est l’option primordiale. À la place de pleurer lâchement et discourir, il s’agit plutôt de nous organiser en cellules de contre-attaque. Si nous réussissons à le faire, la débandade des « niangalakata » tueurs tutsis abandonnant armes et munitions sur le champs de bataille n’est que question des jours, si pas d’heures. Il s’agit de les renvoyer à leurs mille collines aller y manger les herbes fânées qui y poussent ainsi que leurs vaches à kwashiorkor.

    1. mamale
      – « nous sommes attaqués et exterminés par des sauvages armés… » : Et vous perdez votre temps sur internet au lieu d´aller agir !
      – « Obligés sommes-nous et plein droit avons-nous de nous défendre… » : Ce droit ne vous est pas contesté. C´est le temps de l´ACTION que vous perdez en traînant ici.
      – « À la place de pleurer lâchement et discourir… » : Relisez-vous et appliquez ce que vous dites. Allez agir. Visiblement, vous aimez vous défouler ici. Ne revenez plus nous ressasser ce que vous devez FAIRE.

  6. L’envoye special du sec. gen. de l’onu ne comprend absolument rien sur notre situation. C’est du chinois tout court. Je l’ai lu dans l’hebdomadaire « Jeune afrique ». decevant.

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