Bis repetita

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Nous sommes au soir du 10 février 2021. Je suis l’émission ‘Kin Direct’ sur Télé50, la chaine de télévision congolaise qui continue à soigner l’image du despote Joseph Kabila, présenté, à tort bien entendu, comme ‘le père de la démocratie et de l’alternance’. L’animateur reçoit Isaac Tshilumbayi Musawu et Bruno Kaimwa Maneno. Titulaire d’un doctorat en relations internationales, avocat au Barreau de Kinshasa-Gombe et professeur de droit international public, le premier est aussi, comme son nom le prédispose, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l’actuel chef de l’Etat. Qui se ressemble s’assemble, dit-on. Il est donc normal que sur le plan des idéologies made in Africa, les ‘Tshi’ du Congo se retrouvent essentiellement dans une même formation politique quel que soit le niveau d’éducation de tout un chacun. Quant au second, il est docteur en études interculturelles et professeur à l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics.

Au menu de l’émission figure un communiqué ministériel résultant de « la rencontre, [le 8 février 2012], entre Sophie Wilmès, Vice-première ministre belge des Affaires étrangères, et Josep Borrell, Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, consacrée notamment à la situation politique et sécuritaire en RDC et dans la région des Grands Lacs ». Dans ce communiqué repris par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), la ministre belge réitère « le soutien de la Belgique au président Félix Tshisekedi dans ses efforts visant à dégager une nouvelle dynamique politique en RDC ». Mais cet appui est « conditionné au respect de la Constitution, à l’aboutissement des réformes bénéficiant à la population congolaise mais aussi à la préparation adéquate du scrutin de 2023 ». (CAS-INFO.CA).

Et voilà que ça recommence! Les deux professeurs d’université ainsi que l’animateur de l’émission lui-même se déchainent. Ils rejouent à leur manière le ‘coup d’éclat’ du trio Kamanda wa Kamada, Mpinga Kasenda et Nimy Mayidika Ngimbi qui, opposés à quelques journalistes belges lors d’un débat télévisé organisé à Bruxelles en décembre 1988, avaient amorcé sans le savoir ni le vouloir la descente aux enfers du régime Mobutu et par voie de conséquence la déstabilisation du Zaïre. Encore et toujours la même rengaine. On entend tout en effet. C’est de la provocation de la part de la petite Belgique ou des impérialistes belges. Les paternalistes belges s’adressent aux dirigeants congolais comme s’ils parlaient aux enfants. Les charognards. Les temps ont changé. Ça dérange les Belges de trouver un président aussi populaire dans son pays. Félix Tshisekedi jouit d’un soutien populaire absolu. On ne doit pas conditionner l’aide parce que Félix Tshisekedi est partisan des réformes. Félix Tshisekedi est un homme civilisé. Il a déclaré en Belgique que ce pays est son autre Congo. La Belgique fait la diplomatie de chantage pour obtenir sa part du gâteau Congo parce que le regard du président Félix Tshisekedi est tourné vers les Etats-Unis. La Belgique cherche à avoir des pions dans le prochain gouvernement à l’instar de ses anciens pions Kengo wa Dondo et Alexis Thambwe Mwamba. Le Congo n’est pas une marchandise. C’est un partenaire que les gens doivent apprendre à respecter parce que le Congo est non seulement l’avenir de l’Afrique mais aussi de l’humanité entière. On doit discuter d’égal à égal. Faisant allusion à la part du gâteau qu’il conviendrait de leur donner, le professeur Kaimwa Maneno suggère même que Félix Tshisekedi envoie des émissaires discuter avec les Belges pour ne pas s’exposer à leur capacité de nuisance.

Quel(s) crime(s) la vice-première ministre Sophie Wilmès a-t-elle commis? Au nom de quoi son pays devrait-il soutenir l’administration Tshisekedi sans poser des conditions? Qui seraient les bénéficiaires des trois conditionnalités posées par Wilmès? Depuis quand la main qui reçoit se trouve-t-elle au même niveau que celle qui donne? En tant que membre de l’Union Européenne, la Belgique ne serait-elle pas dans son bon droit d’influencer la politique de l’Union envers tel ou tel autre Etat étranger? La Belgique chercherait à placer des pions au prochain gouvernement congolais? Et alors? Est-ce la faute des Belges si en six décennies d’indépendance les Congolais n’ont pas été capables de protéger leur souveraineté, surtout en matière de choix des gouvernants? Pourquoi s’offusquer d’avoir des pions belges alors que pendant dix-huit années passées sous les bottes de Joseph Kabila, les Congolais ont vécu sous l’influence d’un petit Etat africain voisin plus petit que la Belgique, hier colonisé comme le Congo? Pendant toutes ces longues années de honte nationale, les Congolais n’acclamaient-ils pas le Président de ce pays lors de ses visites chez eux?

La Belgique est petite par rapport au Congo. Oui, sur le plan de la superficie. Avec ses 30.528 km², elle est près de 77 fois plus petite que le Congo qui s’étend sur 2.345.000 km². Et alors? La superficie d’un pays constitue-t-elle une unité de mesure de sa puissance, de son rayonnement ou encore du bien-être de sa population? La grande superficie du Congo a-t-elle empêché la ‘petite’ Belgique de le coloniser? Excepté le classement mondial de l’indice de puissance militaire où le ‘grand’ Congo talonne d’ailleurs la ‘petite’ Belgique à la 71è place sur 138 Etats en 2020, le fossé est et a toujours été abyssal entre les performances de l’ex-métropole et les contre-performances de l’ex-colonie dans tous les domaines d’activités humaines. En 2018, selon le classement PIB (en milliards de dollars/an), les Nations Unies ont placé la ‘petite’ Belgique au 24è rang mondial sur 194 pays. Le ‘grand’ Congo arrivait à la 92è place. Par ailleurs, la richesse belge était et reste redistribuée à sa population tandis que celle du Congo était et demeure accaparée par sa ‘crasse’ politique. Dans son classement des Etats par indice de démocratie en 2020, l’Economist Intelligence Unit situe la ‘petite’ Belgique au 36è rang sur 167 Etats tandis que le ‘grand’ Congo occupe l’infamante 166è place. En 2021, l’indice des soins de santé arrêté à 93 pays place la ‘petite’ Belgique au 14è rang. La situation du ‘grand’ Congo est tellement misérable que le pays ne mérite même pas d’être classé. Sur 183 Etats étudiés dans le cadre du taux de scolarisation au niveau secondaire en 2020, la ‘petite’ Belgique est 25è tandis que le ‘grand’ Congo traine à la 174è place. Le domaine de l’éducation congolais a même donné naissance à des antivaleurs qu’on ne saurait imaginer sous d’autres cieux: les notes sexuellement transmissibles et les diplômes décrochés politiquement. Au classement mondial 2019 du bonheur, la ‘petite’ Belgique occupe le 18è rang sur 155 pays. Il faut du temps pour trouver le ‘grand’ Congo caché honteusement à la 127è place.

On pourrait multiplier les exemples jusqu’à l’infini pour découvrir la grandeur de la ‘petite’ Belgique opposée à la petitesse du ‘grand’ Congo. Pendant que les dirigeants congolais considéraient l’indépendance comme synonyme de dolce vita, l’économie belge tournait ses regards ailleurs. Déjà lors de la mission dite de clarification des trois émissaires du dictateur Mobutu en Belgique en 1988, le Congo alors Zaïre « n’[était] plus le premier partenaire africain de la Belgique: il [était] distancé par l’Algérie, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Quant aux emplois que le Zaïre [suscitait] en Belgique, ils [étaient] passés de 36.000 personnes en 1960 à 11.000 en 1980 et probablement moins encore [en 1988] » (Le Soir 7/12/1988). De nos jours, les Belges ne se bousculent pas pour émigrer au Congo. Le contraire est vrai pour les Congolais qui prennent parfois des risques énormes dans la quête d’un ailleurs meilleur y compris en Belgique. On n’imaginerait pas un immigré belge demandant la naturalisation au Congo. Ils sont légion les immigrés congolais désireux de devenir citoyens belges, parfois dans le secret espoir de faire de la politique en Belgique.

Scandale géologique, énergétique, hydraulique, hydroélectrique, forestier et climatique ainsi qu’en terres arables et position stratégique, le ‘grand’ Congo devrait être l’objet de la risée publique quand on connait son budget 2020, promulgué par le Président Tshisekedi. En effet, « après avoir été adopté par la commission mixte de l’Assemblée nationale et du Sénat le 15 décembre 2019, ce budget volontariste, présenté en équilibre, manque [en plus], selon le FMI, de réalisme. D’un montant [de misère] de 11 Mds $, soit quasiment le double de celui [encore plus misérable] de 2019 (5 Mds $), [il attend désespérément d’avoir] des augmentations tangibles de recettes ». (Direction générale du Trésor, Ministère français de l’Economie, des Finances et de la Relance).

Le Congo a plusieurs griefs justifiés contre la Belgique. Le contentieux belgo-congolais en est un. La responsabilité présumée de la Belgique dans l’assassinat du premier ministre Patrice Lumumba en est un autre. Si les dirigeants congolais se conduisaient de manière responsable, les deux dossiers ci-dessus auraient déjà trouvé des solutions amiables ou judiciaires. Mais pour avoir échoué à bien gérer leur indépendance, les élites congolaises devraient avoir la décence de se taire face aux conditions de soutien posées par les bailleurs de fonds bi ou multilatéraux y compris la Belgique. S’imaginer que ce dernier pays est un maillon faible qu’on peut vilipender impunément relève tout simplement de la myopie. Car, pour le ‘grand’ Congo, bomber le torse face à la ‘petite’ Belgique, comme le voudrait l’un des cris de ralliement débiles du régime Mobutu (Zaïrois tolo? Bimisa), équivaut à jouer à « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ». Cela ne rendra jamais sa dignité au peuple congolais. Bien au contraire!

 

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

22 Commentaires on “Bis repetita

  1. Scandale géologique, énergétique, hydraulique … certes mais aussi scandale d’imbécillité! Voilà ce qu’est la RDC aujourd’hui! Ceux qui nous observent avec attention n’en reviennent pas et font la seule chose intelligente qui leur reste à faire, c’est-à-dire profiter de notre pays!
    Pendant ce temps, nos « élites » sont plongées dans la jouissance et la distraction. Pauvre pays!
    La honte nationale a encore de beaux jours devant elle!

  2. # Bis repetita comme dit ci-dessus, les Congolais toujours incompétents à défendre intelligemment et dignement leur souveraineté. Face à la « petite Belgique » dont ils oublient vite que malgré sa petitesse, elle nous a colonisés certes en d’autres temps mais de qui nous continuons à recevoir des soutiens, le « grand Congo » et ses prétendues élites ne comprennent toujours pas que c’est à eux de faire de leur pays le grand Congo qu’il mérite d’être pour parler d’égal à égal avec nos partenaires étrangers. Aussi longtemps que nous nous taterons de nous prendre plus hauts que nous sommes, de fantasmer en paroles plus qu’en actes sur l’état réel de notre pays, nous serons dans le ridicules dans ce monde plus que jamais en compétition mondiale.
    # En l’occurrence ici la petite Belgique ne fait montre que de sa petite puissance pour fixer les conditions de son aide, de son partenariat avec le Congo. Qui peut raisonnablement l’en blâmer surtout pas les Congolais qui n’ont pas compris que leur nouveau président, jouirait-il d’une adhésion populaire, ne suffira à représenter le seul jauge de l’attitude de la Belgique à coopérer avec le Congo. Ce sont les Belges qui veulent donner et leur main restera celle qui est au dessus de la nôtre.

  3. « Bis repetita » anxiogène couplé d’un « méli-mélo » méthodologique en lien avec les interprétations d’indicateurs de développement humain.
    En effet, en sociométrie (économétrie) , la méthodologie transversale d’interprétation (horizontale ) d’indicateurs implique la comparaison des réalités contextuelles ayant une commune mesure. L’approche longitudinale d’interprétation devrait compléter l’approche usitée dans le cas d’espèce en ramenant la Belgique aux années 1890, après son indépendance de 1830. La Belgique en crise de dépression socio-économique exactement comme la RDC aujourd’hui , bénéficia d’un emprunt bancaire au nom du Congo qualifié de grenouille par « Mr. l’autoflagelateur » MBT. Cet emprunt estimé à 25 millions de francs de l’époque fut acquis en toute opacité par le royaume de Belgique (Référence archives royales belges). Il y eut ensuite d’autres emprunts bancaires en cascades acquis également en toute opacité par des familles bourgeoises belges de l’époque ; hypothéquant ainsi les ressources logées sous les terres de nos ancêtres.
    Considérant son âge avancé, mon désir le plus ardent est que Monsieur Stevie Davignon , ministre belge impliqué dans l’assassinat de Patrice Lumumba, n’emporte pas ces secrets dans la tombe.
    A ce jour , face à la gouvernance de Felix Tshisekedi, l’enjeu belge consiste en la protection de la fondation « Virunga » dont le président du Conseil d’Administration est un danois magnat du pétrole . Ce danois est un proche de Stevie Davignon et Herman De Croo, père de l’actuel chef du gouvernement belge.
    Portée hier par Louis Michel , la néo colonisation belge est à ce jour véhiculée via Sophie Wilmès par la famille De Croo.
    Seulement, les temps ont changé parce qu’ils font face présentement à plus de belges instruits d’origine congolaise travaillant à divers niveaux de responsabilité en Belgique. Ces belgo-congolais dénoncent publiquement l’hypocrisie diplomatique de l’occident en Afrique exactement comme nos vaillants intellectuels Nimi , Mpinga et Kamanda.
    Pour plus de détails sur cette réunion, je vous prie de vous référer aux liens facebook de madame Isabelle Minnon sur le centre belge de référence pour l’expertise sur l’Afrique centrale. (CREAC).

    1. Autre chose, cher Armand. Je constate que vous avez une trop haute opinion des Belges d’origine congolaise quand vous écrivez que « les temps ont changé parce que [les néo-colonialistes belges] font face présentement à plus de Belges instruits d’origine congolaise travaillant à divers niveaux de responsabilité en Belgique » Pour preuve, ces Belges d’origine congolaise n’ont rien changé quant à la conditionnalité de l’aide belge.

      1. Cher Monsieur Mayoyo,
        L’enjeu n’est même pas dans cette conditionnalité belge mais dans l’exploitation opaque du pétrole au parc « Virunga » par un proche des familles « Davignon et De Croo ». Les libéraux belges font donc monter les enchères. Ces acteurs du « business » redoutent l’autonomie stratégique d’un Felix Tshisekedi soutenu par les américains et une grande partie de la population congolaise.
        Par ailleurs, l’aide belge n’est plus indispensable en dépit du fait que l’on soit intimement lié par l’histoire coloniale. La bonne gouvernance financière en cours au Congo permet d’ores et déjà les conditions d’autofinancement de notre économie au travers d’un gouvernement transparent,responsable et redevable en termes de résultats.

    2. @ Prenons quand mêmegarde à ne pas considérer une réalité dure pour forcément anxiogène car on se mettrait dans une position qui risque de ne pas la comprendre et du coup à difficilement l’affronter, à en rechercher les solutions. Tout ne va pas bien au Congo, c’est le moins qu’on puisse dire – je dirais même plus comme dans Tintin – et si l’on ne veut voire qu’une situation agréable parce qu’il y’a un Messie nommé Tshisekedi, je crains alors que l’on se soit embué les yeux pour refuser de voir. Je ne connais pas comme vous, cher ami, l’histoire de la Belgique où me semble-t-il vous avez fini de vous plaire dans son confort loin de celui de notre pauvre pays et de faire partie de ses intellectuels belges d’origine Congolaise qui mettent heureusement en garde les ‘bourgeois’ belges sur leurs chapardages passés au Congo mais je ne crois pas que le regard longitudinal de 2021 sur le Congo par rapport à la Belgique de 1890 dise que cette dernière s’était refusée de voir alors son pays en piteux état et de n’avoir pas cherché des solutions pour en venir à bout.
      @ Je vois bien l’État belge responsable et même coupable de méfaits, hier comme d’ailleurs aujourd’hui dans une sorte de néocolonialisme mais il défend ses brebis, dirais-je, à nous de défendre intelligemment et efficacement nos gorilles au Virunga, j’ajouterais, et chacun jouera son rôle à sa place. Mais si 60 ans après l’indépendance nous ne sommes là qu’à lui trouver des poux, c’est quelque part que nous n’avons pas assez et bien défendu notre souveraineté. Je ne sais pas trop mais on ne peut pas dire que la Belgique ait vécu une descente galopante ces dernières décennies et Tshisekedi dont la Belgique est son autre doit le savoir. Défendra-t-il quand même mieux son pays contre (ou avec ) la Belgique que ne l »ont fait ses prédécesseurs ? Espérons le…

      1. Cher Nono,
        En Europe en général, et en Belgique en particulier se pose la problématique de la souveraineté financière (bancaire) versus la souveraineté politique. Faisant face à une pression fiscale plus prononcée pour le salarié ; quasi nulle pour les grandes entreprises, l’electeur occidental s’interroge sur le dividende que lui apporte le choix du personnel politique . L’indicateur probant est la dette publique estimée à plus de 100% du PIB pour la Belgique et la plupart des pays occidentaux. Voilà l’indicateur de descente en enfer au profit des minorités familiales au pouvoir et dans les banques depuis plusieurs siècles.
        La plus grande banque belge Fortis est contrôlée par la Française BNP Paribas. Le rétablissement de Fortis en 2008(crise de subprime) fut financé par les gros impôts perçus sur les salaires (IPP) au détriment des projets sociaux, éducatifs et sécuritaires.
        Oui, les nations dites avancées ont des problèmes dont l’issue se trouve être l’Afrique comme exactement en 1890. Cependant , la conscience africaine est non seulement présente mais surtout éveillée et éduquée à la différence des années 1885-1890.Les contextes n’étant donc plus les mêmes, saisissons cette opportunité (chance).

  4. @ Armand,
    Vous avez écrit :  » Portée hier par Louis Michel , la néo colonisation belge est à ce jour véhiculée via Sophie Wilmès par la famille De Croo  ».
    Pourriez-vous nous parler du lien qui unit Félix Tshilombo à la famille De Croo ? Par exemple, nous dira pourquoi Félix Tshilombo appelle affectueusement l’actuel premier-ministre belge, Alexander De Croo, cousin ? Et pourquoi appelle-t-il le vieux Herman De Croo, le papa de l’autre, tonton ?
    Devrions-nous conclure que portée hier par Louis Michel , la néo colonisation belge est à ce jour véhiculée au Congo via Sophie Wilmès par la famille De Croo avec la bénédiction de Félix Thsilombo ?
    Une affaire de famille quoi…

    1. Les familles citées craignent justement l’autonomie stratégique et opérationnelle de Felix Tshisekedi. Elles craignent également de perdre le contrôle d’une grande partie d’un parc de Virunga exposé à l’exploitation pétrolière via des « Asbl » fantoches contrôlées à partir de l’occident.
      C’est cela l’enjeu depuis d’ailleurs l’homme d’affaires Georges Forrest.
      Cette fois , c’est différent avec la nouvelle gouvernance au Congo.

      1. @Armand,
        Je constate que vous ne répondez pas aux questions. Ce n’est pas grave. Passons…
         » Les familles citées craignent justement l’autonomie stratégique et opérationnelle de Felix Tshisekedi  ». Waou…Trop fort !
        Juste par pure curiosité, qui vous distribue ces éléments de langage ? Widiye Tshimanga ? Kie kie kie…
        L ‘ ambassadeur Karega doit se tordre de rire quand il lit ce type d’incantation. Mais bon…
        Sans haine, sans dépression, sans…

      2. @ Pourquoi pas, les contextes n’étant plus ceux des Congolais (Africains) incapables de comprendre et surtout de lutter contre les belges du début du siècle (XXè) qui venaient faire main basse sur le Congo, saisissons cette chance de les empêcher de revenir trouver l’issue de leurs problèmes actuels dans nos richesses ? Entendons-nous bien, je ne connais pas de Congolais qui ne jubileraient de faire demain la nique aux belges mais comment allons-nous saisir cette opportunité imbattable ? Dans l’Union sacrée de Tshisekedi qui promet de créer un Congo plus beau contre Sophie Wilmès , la famille De Croo et tous les « bourgeois » belges tout en leur proclamant son amour en criant que la Belgique est son autre Congo et en filant le parfait amour avec les De Croo ?
        @ Quel stratège notre Président ? Si au moins il pouvait entre-temps réduire son fastueux et budgétivore train de vie à la présidence, de cesser de célébrer son exploit de la mise à l’écart de son allié par trop de paroles (comme s’il devrait se mettre au diapason de tous ses djalelolistes que nous lisons ici) et mettre ces Concitoyens au travail par l’exemple ? Bon, osons espérer comme eux que tous les obstacles sont levés sur sa route, tout a été fait, le chemin du bonheur pour le Congo est tout tracé.
        @ Quel stratège génial que ce Tshisekedi qui va enfin faire de notre pays avec (sa promesse de) son autonomie stratégique et opérationnelle comme un prestidigitateur venu des cieux face à la « petite Belgique » , le « grand Congo » dont quelques générations ont rêvé sans jamais le vivre ! Ah non j’allais oublié, il y’a à côté c’est vrai la nouvelle conscience africaine éveillée et éduquée ; on ne pouvait rêver mieux…

  5. Cher Armand,
    La Belgique à laquelle s’est toujours référé l’homme congolais depuis son indépendance n’est pas celle des années 1890. C’est plutôt celle de 1960 à ce jour. Serait-ce la Belgique de 1890 que les tirs des intellectuels dits vaillants ont suffisamment démontré leurs limites. Car ils n’ont jamais fait avancer le Congo. Et ce n’est pas sorcier de le constater même pour les « Belges instruits d’origine congolaise travaillant à divers niveaux de responsabilité en Belgique ». Au fait, il y a combien de Congolais d’origine belge travaillant à divers niveaux de responsabilité au Congo ? « La méthodologie transversale d’interprétation (horizontale) d’indicateurs » ne devrait-elle pas vous pousser à cette comparaison-là pour découvrir une fois de plus la grandeur de la « petite » Belgique opposée à la petitesse du « grand » Congo ?

    1. Cher Mayoyo,
      Vous êtes censé le savoir: »Nous ne pouvons avoir des réponses pertinentes à des questions existentielles qu’en posant de bonnes questions »
      A ce jour , les questions les plus existentielles des gouvernements européens sont notamment celles relatives à la transition technologique et à la dette publique explosive dont l’indicateur se situe au-delà de 100% du PIB pour la Belgique et la plupart des pays de l’UE.
      Les occidentaux sont d’avis que la solution à moyen et long terme se trouve dans les potentiels énergétiques congolais (coltan, pétrole, cobalt, forêt….) et brésilien.
      Par ailleurs, Les belges savent par exemple qu’à ce jour, il y a plus de 100.000 congolais instruits attachés naturellement aux territoires belges. Ils savent également que ces congolais entretiennent des liens fusionnels avec les terres de leurs ancêtres.
      Conclusion: la Belgique a plus besoin du Congo.Elle n’a donc pas intérêt à s’isoler comme beaucoup peuvent le penser .Pour votre information , de nombreux pays scandinaves viennent d’entériner
      le financement des projets du gouvernement congolais sans trop conditionner ni tambouriner comme certains libéraux belges trop habitués au marchandage diplomatique avec l’Afrique.

      1. UN BON MOMENT DE RIRE LE WEEK-END !
        @ Ce cher Armand s’est mis carrément la tête dans un infect sceau d’Union sucrée salée : l’aide belge n’est plus indispensable pour le Congo, la bonne gouvernance financière assurée par le génie Tshisekedi au travers d’un gouvernement transparent, responsable et redevable permet les conditions de son autofinancement. Quand va-t-il sortir de son ivresse de djaleloliste ? Ce n’est pas Tshisekedi qui nous a chanté le refrain de la Belgique son autre Congo, ce n’est pas sa présidence qui est régulièrement convaincue de dépassement de budget et les centaines de ses conseillers dépensant sans compter ? Mais Armand y voit une bonne gouvernance. Interdit de rire !
        @ Il ajoute, ‘les pays scandinaves viennent d’entériner le financement des projets du gouvernement congolais sans « trop conditionner », sans conditionner ou sans trop conditionner ? En l’occurrence la Suède a adopté une  » nouvelle stratégie de coopération » de 400 Millions USD avec la RDC pour l’année 2021-2025 qui vise l’amélioration des conditions des vies des congolais et surtout dans la lutte contre  » la pauvreté et l’oppression pour contribuer au renforcement des conditions nécessaires à une paix durable et à la consolidation de l’Etat ». Voilà les conditions ! Cette nouvelle stratégie de coopération au développement a été adoptée par les pays occidentaux non sur je ne sais quels mérites de dirigeants africains, fussent-ils les Tshisekedi mais au vu d’une coopération conventionnelle qui partait dans leurs poches ou dans des projets qui s’arrêtaient dès la réception des fonds. Voilà !

  6. En plus de mal poser le problème, le texte de Mayoyo contient des affirmations IRRATIONNELLES, voire STUPIDES.
    1. « le premier est aussi, comme son nom le prédispose, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  » :
    FAUX. Le nom ne prédispose pas. Le concerné a adhéré à ce parti par un ACTE LIBRE. En même temps, beaucoup de son ethnie ne sont pas membres de l’UDPS. Cette fixation sur les noms et les origines ethniques des gens relève de l’irrationalité.
    2. « Qui se ressemble s’assemble, dit-on. Il est donc normal que sur le plan des idéologies made in Africa, les ‘Tshi’ du Congo se retrouvent essentiellement dans une même formation politique  quel que soit le niveau d’éducation de tout un chacun » :
    Une affirmation ILLOGIQUE et STUPIDE. Il n´est pas du tout anormal que Tshi-bala soit dans le FCC, il n’est pas non plus anormal que Tshi-mbombo soit le porte-parole de la Structure d’appui aux actions du PPRD (SAAP), etc. C’est au contraire normal qu’ils s’opposent à Félix et fassent partie d’autres formations politiques. Mayoyo avec son raisonnement bébête n’avait pas osé évoqué son fameux „qui se ressemble s’assemble“ au moment où Muzito, Fayulu et Matungulu votèrent pour la même personne à Genève ; et il n’a conclu que ceux-ci malgré leur niveau d’éducation se retrouvent sur une même idéologique avec empreinte ethnique.
    C’est STUPIDE de nous parler du nom et de l’appartenance ethnique de Tshilumbayi là où nous n’attendons qu’une réfutation de ses affirmations sur base des arguments rationnels. C’est entre autres de telles fixations stupides qui suscitent des réactions dont on se plaint après. Avoir fait de brillantes études et raisonner comme un vendeur du marché comme le fait Mayoyo, est une énigme. Tshilumbayi est libre d’être de l’Udps comme Mayengele, Kivuata, Lexxus le sont d’être du côté de Fayulu ou Muzito. Tshilumbayi n’a choisi ni son nom ni son ethnie. Alors, il faut l’affronter ou le critiquer sur les actes LIBRES ou les affirmations qu’il avance LIBREMENT. Comme le même Mayoyo le fait pour le deuxième intervenant dont il ne met en relief ni les traits déterministes du nom ni l’ethnie.
    Passons à la prétendue défense dans laquelle Mayoyo ‘l’autoflagellateur’ – pour reprendre le bon mot d’Armand – se lance :
    3. „Quel(s) crime(s) la vice-première ministre Sophie Wilmès a-t-elle commis?“
    En parlant des crimes là où les intervenants n’ont fait que repondre à Sophie Wilmès, Mayoyo falsifie. Personne n’a parlé de crimes. Les intervenants n’ont fait que s’indigner de certains propos et de leur ton. Et c’est leur droit ! On peut bien retourner la question à Mayoyo ‘l’autoflagellateur’ : Quels crimes ont commis Tshilumbayi et Kaimwa ?
    4. „Au nom de quoi son pays devrait-il soutenir l’administration Tshisekedi sans poser des conditions?“ : Et au nom de quoi le Congo devait accepter tout propos venant de la Belgique ?
    5. „Depuis quand la main qui reçoit se trouve-t-elle au même niveau que celle qui donne?“ :
    De quel niveau s’agit-il ? La main qui reçoit peut aussi exprimer sa désapprobation. C´est son droit. Autant que celui de la main qui donne de décider de ne plus donner et de garder son don. Sur un autre plan, on peut être, par exemple, un réfugié et désapprouver certains propos.
    6. La litanie de maux du Congo et celle de points forts de la Belgique que brandit Mayoyo ne change rien au niveau fondamental. Les Congolais ont le DROIT de désapprouver certains propos et leur ton, surtout quand on est conscient de l’hypocrisie qui les caractérise.
    7. „On pourrait multiplier les exemples jusqu’à l’infini pour découvrir la grandeur de la ‘petite’ Belgique opposée à la petitesse du ‘grand’ Congo“ :
    Cette grandeur de la Belgique est tributaire du Congo. Et d’ailleurs, à côté de la longue liste de Mayoyo, on peut bien dresser une liste de tristes exemples qui justifient que la Belgique est mal placée pour parler au Congo en des termes utilisés par Sophie Wilmès.
    8. „De nos jours, les Belges ne se bousculent pas pour émigrer au Congo“ :
    Mais ils peuvent traverser l’atlantique pour aller échanger avec le Président congolais pendant son séjour aux États-Unis !
    9. „… les Congolais qui prennent parfois des risques énormes“ :
    Les Belges ont fait ce mouvement les premiers. Ils étaient au Congo sans invitation, sans visa. Finalement, on peut bien (se) demander : Qu’est-ce qui appartient réellement à la Belgique ? Le présent de la Belgique que Mayoyo vante ne se dissocie pas de son passé.
    10. „Mais pour avoir échoué à bien gérer leur indépendance, les élites congolaises devraient avoir la décence de se taire face aux conditions de soutien posées…“ :
    Non, elles ne sont pas obligées de se taire et de tout accepter. Même les enfants d’un papa problématique peuvent désapprouver certains propos sur leur famille. Et le faire n’a rien à voir avec « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » que Mayoyo évoque malencontreusement. Après le fameux „qui se ressemble s’assemble“, encore une autre citation inopportune de Mayoyo. Bis repetita !

    1. Bravo à vous également cher Procongo pour la pertinence de vos arguments . J’aime bien vous lire sur congoindependant. Félicitations.

  7. Questions de curiosite’: Si je m’appelle Tshibangu, suis-je necessairement du Kasai? Et si je m’appelle Mulumba, suis-je necessairement de Kabeya Kamwanga (mdrrr)?
    Bonne journee

  8. Abel,
    vos questions font étaler l’ampleur de la STUPIDITÉ du (dé)’raisonnement’ de MAYOYO, TROP FAIBLE EN LOGIQUE. Amemi les niaiseries du marché awa. Un texte wenze wenze ! Ki intellectuel ebeba na ngo !

  9. Le casuistique Nono dans ses œuvres sophistiques.
    L’ aide publique au développement en sigle « l’APD » des pays scandinaves a toujours été concurrentielle à celle d’autres pays européens même après la mise en forme de l’actuelle UE. Il en est de même de ces conditionnalités très différentes et plus transparentes.
    En mon sens , j’estime que notre « sophistique Nono » entretient à dessein de la confusion entre les préalables (‘conditionnalités « ex ante ») à l’octroi de l’aide aux conditions « concomitantes » et «  »ex post » créées par l’octroi de cette même aide. Il est donc question des économies externes et autres conditions institutionnelles consécutives au financement par « l’APD ».
    En effet, depuis le DSRP (document stratégique pour la réduction de la pauvreté en Afrique) ayant permis aux états PPTE(pays pauvres très endettés) de satisfaire au point d’achèvement prélude à l’annulation de la dette extérieure, l’aide au développement est de plus en plus octroyée en faveur des projets « pro-pauvre » tels que la sécurité, la santé, l’éducation ainsi que les conditions institutionnelles pour combattre le « sous -emploi » et augmenter le revenu au-delà du seuil de pauvreté fixé à 1 dollar(US) formel et universel par jour, par habitant dans un pays. Il y a de cela plus d’une décennie que le Congo avait déjà atteint le point d’achèvement ayant conduit à l’annulation de plus de 90% de sa dette extérieure. Bravo à mes anciens professeurs des sciences économiques de l’université de Kinshasa à savoir les professeurs Kalonji Ntalaja et Freddy Matungulu.
    Par la conception du DSRP intérimaire et le programme PIR du gouvernement congolais en 2001 avec Matungulu comme ministre des finances , les programmes PEG et PIR ont produit de très bons résultats en terme de stabilisation économique. Les taux de croissance négative du PIB sont devenus positifs. Après le limogeage(ou démission) du professeur Matungulu au ministère de l’Economie et Finances , le PIB positif de l’ordre de 7 ou 6% sous le gouvernement Matata s’est révélé plus capitalistique et moins générateur d’emploi. (Le secteur minier étant plus à intensité capitalistique que main d’œuvre ).
    La diversification sectorielle dans une dynamique de bonne gouvernance( destruction des opacités) peut libérer aisément le Congo de l’APD.(aide publique au développement). Les occidentaux le savent de par les potentialités économiques du Congo.
    Certains opportunistes rêveurs pensaient implicitement « aux dialogue politiques » comme conditionnalité à l’APD. Ces temps sont révolus. Les allemands, les scandinaves et les américains soutiennent la gouvernance actuelle au Congo .
    Attention cher Nono, en ma qualité d’enseignant en sciences économiques et gestion , je suis en même temps expert (Maître) en évaluation et gestion des projets de développement.
    Le problème du congolais moyen est de vouloir parler des choses dont il n’a aucune maîtrise académique ni empirique ( sur terrain).
    J’ai tenté de répondre à certains de vos quolibets parce que j’ai été en congé de carnaval. Reprenant par la grâce divine mon travail dès demain , il me sera compliqué de répondre à vos prochains quolibets par la mise en exergue de mon prénom. Heureusement , ce n’est pas mon nom de famille. Les exigences de ma profession m’interdisent d’intervenir sur une telle rubrique en insérant mon de famille qui commence par « N « et non « Tshi ».
    Pour le reste , paix à toutes les ethnies et tribus du pays de mes ancêtres , et plein succès à la gouvernance de mon pays d’origine. Puisse le Seigneur Jésus Christ bénir le Congo.

    1. Mon cher Armand,
      @ Ne perdez pas votre temps à me fourbir des enseignements sur l’économie de développement, réservez les à vos étudiants ou à vos dossiers de travail, ici je n’ai besoin que de voir leurs applications sur le terrain. Ainsi comme par hasard, vous vous montrez disert sur les stratégies de coopération des partenaires occidents mais silence radio sur la fameuse nouvelle gouvernance en cours due à ‘l’autonomie stratégique et opérationnelle’ de notre génial Président. Serait-ce par ce que notre haut fonctionnaire belge armé de sa nouvelle conscience africaine éveillée et éduquée en saurait en fait davantage des usages occidentaux où tout est planifié, clair et transparent et qu’au Congo vous vous gargarisez de vos fantasmes sur ce qui s’y passerait effectivement car tout est encore opaque et on y navigue à vue ?
      @ Et vous voilà confus dans l’explication des conditionnalités des occidentaux dans leurs pratiques de partenariat car justement vous nous chantiez avant qu’elles n’existaient pas chez les scandinaves. Je vous laisse à votre cours inutile sur la coopération des pays de l’UE, sur l’APD, moi j’avais besoin que vous nous démontriez cette fameuse nouvelle gouvernance autonome, stratégique et opérationnelle chez Tshisekedi car jusque-là vous êtes le seul à l’avoir vue, nous on n’a vu qu’un Tshisekedi qui se délecte de la Belgique son autre Congo et sa présidence exceller dans les ponctions abusives des finances publiques.
      « Casuistique, alambiqué, sophistiqué, quolibets… », je vous laisse à vos rapides et approximatifs ‘qualificatifs’…

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