Justice: Les juges Kilomba et Ubulu ont joué et perdu…

Dix-huit mois après la passation de pouvoir dite « pacifique » entre « Joseph Kabila » et Felix Tshisekedi Tshilombo, la coalition Fcc-Cach vire au tragi-comique. Le pays est constamment tiré vers le bas. Qui aurait pu imaginer que des juges à la Cour constitutionnelle s’amusent à fouler aux pieds l’indépendance du Pouvoir judiciaire au nom des considérations partisanes? Instigués par les « durs des durs » de la mouvance kabiliste, les deux magistrats ont engagé, mardi 4 août, un pari très risqué.

De gauche à droite, les juges Noël Kilomba et Jean Ubulu

Palais de la Nation. Kinshasa. Mardi 4 août. Nommés le 17 juillet dernier, soixante-quatre hauts magistrats prêtent serment devant le Président de la République. Les chaises réservées aux juges à la Cour constitutionnelle Noël Kilomba et Jean Ubulu sont vides. Les deux hauts magistrats sont promus Présidents à la Cour de cassation. Deux versions s’affrontent.

Selon la première, chacun des deux magistrats avait reçu notification de l’ordonnance n°20/108 du 17 juillet 2020 portant nomination des magistrats. Personne n’avait trouvé matière à redire. Bien au contraire. Chacun avait contresigné le procès-verbal établi à cet effet, revêtu de la signature du secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature, le premier avocat général des Fardc, Jean Bivegete Pinga Solo. Il semble qu’avant le déroulement de la cérémonie officielle, le protocole d’Etat avait organisé une séance de « simulation ». Les deux magistrats y avaient pris part. Pourquoi ont-ils attendu plus deux semaines avant de « contester » le décret présidentiel? Ont-ils été manipulés? Par qui?

C’est ici qu’intervient la seconde version. Les deux hauts magistrats ont adressé au chef de l’Etat un « recours gracieux » au ton quasi-irrévérencieux. Les intéressés prétendent « n’avoir pas été consultés avant leur mutation ». Quid de la notification? Pour eux, leur mandat s’achèvera en avril 2021. Ils tiennent à rester juges à la Cour constitutionnelle.

QUE DIT LA CONSTITUTION?

Promulguée le 18 février 2006, la Constitution congolaise a prévu l’institution d’une Cour constitutionnelle. Juge pénal du Président de la République et du Premier ministre, cette juridiction est également juge du contentieux des élections présidentielles et législatives. Sans omettre le contrôle de la constitutionnalité des lois.

« Joseph Kabila »

Pour une raison connue de lui seul, le président « Joseph Kabila » a semblé, dans un premier temps, se méfier de cette juridiction. A preuve, il aura attendu sept ans avant de promulguer la loi n°13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de cette Cour. L’homme avait-il fini par comprendre les « avantages » à y tirer en briguant un troisième mandat?

L’article 158 de la Constitution stipule notamment: « La Cour constitutionnelle est composée de neuf membres nommés par le Président de la République dont trois  sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de magistrature ». Le mandat des neuf juges est de neuf ans non renouvelable. « La Cour constitutionnelle  est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage  au sort d’un membre par groupe ». « Kabila » n’appliquera jamais cette dernière règle.

L’article 6 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle précise que celle-ci « est renouvelée par le tiers tous les trois ans lors des deux premiers renouvellements, il est procédé au tirage au sort par groupe pour les membres initialement nommés ».

« JOSEPH KABILA » LE « MONARQUE RÉPUBLICAIN »

Le 9 juillet 2014, « Joseph Kabila » qui se comportait en « monarque républicain » dans un régime parlementaire a nommé les tout premiers neuf juges. A savoir: Eugène Banyaku Luape, Jean-Louis Esambo, Evariste Funga Molima, Yvon Kalonda Kele, Noël Kilomba Ngozi Mala,  Benoît Lwamba Bindu, Luzolo Bambi Lessa, Jean-Pierre Mavungu-di-Ngoma et Corneille Wasenda Nsongo.

Felix Vunduawe te Pemako, 1er président du Conseil d’Etat

Une année après, le juge Luzolo Bambi est « promu » conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de lutte contre la Corruption. A-t-il été préalablement consulté? On peut en douter. D’ailleurs, la loi est muette à ce sujet. En avril 2018, la Cour constitutionnelle perd un de ses juges. Il s’agit du juge Yvon Kalonda Kele. Vunduawe te Pemako, lui, est nommé 1er président au Conseil d’Etat.

Revenons aux juges Kilomba et Ubulu. Les arguments invoqués par ces deux hauts magistrats, à l’appui de leur « recours gracieux », sont loin de tenir la route. Et ce dans la mesure où la Cour constitutionnelle est renouvelée par le tiers tous les trois ans. Aucun juge de cette juridiction ne peut, par conséquent, se prévaloir d’un quelconque « mandat de neuf ans à achever ».

LES JUGES KILOMBA ET UBULU ONT JOUÉ ET PERDU

Le premier tirage au sort devait intervenir en 2018. « Kabila » fera fi de ce prescrit légal en nommant les juges au gré de ses intérêts politiques. Démissionnaire, le juge Banyaku sera remplacé, en mai 2018, par le député Pprd François Bokona. L’avocat Norbert Nkulu Kilombo Mitumba, un proche parmi les proches à « Kabila », y fait son entrée.

A tort ou à raison, des observateurs qualifient la démarche entreprise par les juges Noël Kilomba et Jean Ubulu de « rébellion ». Pour ces observateurs, les deux magistrats qui avaient accepté leur permutation ont fini par se rétracter suite aux « conseils » de quelques des caciques du Fcc/Pprd. Procès d’intention? « Ces caciques entendaient rappeler au président Felix Tshisekedi Tshilombo qu’il ne détient que l’apparence du pouvoir. L’effectivité de l’impérium, elle, se trouve à Kingakati ».

Une certitude: le « clan Kabila » serait dans tous ses états. Il appréhende de perdre sa mainmise sur la Cour constitutionnelle. Lors des consultations politiques du 30 décembre 2018, cette juridiction a été détournée de ses missions en devenant une « arme fatale pour invalider les adversaires ». En attendant le prochain épisode du feuilleton « Cohabitation Fcc-Cach » et sauf rebondissement, les magistrats Kilomba et Ubulu ont joué et perdu…

 

Baudouin Amba Wetshi

32 thoughts on “Justice: Les juges Kilomba et Ubulu ont joué et perdu…

  1. Le pouvoir ne se partage pas disait Hubert Vedrine ancien secrétaire général de l »Elysée. Certain au PPRD n’ont pas intégré cette réalité, aujourd’hui, ils en paient le prix fort. Kokonyangi, ce Kabiliste sans personnalité s’est permis de crier à là cantonade que le PPRD n’acceptera jamais les nominations opérées par Felix et les deux juges dont ils est question ci-haut ne prêteront jamais serment devant eux, tout semble lui donner tort. A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. En attendant le sors qui leur sera réservé, le deux « rebelles  » ne peuvent s’apprendre qu’à eux même. Moi qui croyais que le cas Tunda ya Kesende a fait école, je me suis trompé. Je hâte de savoir où se trouve effectivement la signature en RDC. La réponse est évidente, seuls les esprits chagrins continuent à prendre leur rêve pour une réalité. Encore une fois on peut tout partager sauf le pouvoir.

    1. FAUX
      Dans une démocratie, le pouvoir est « partagé » pour la bonne gouvernance d´un État.
      La constitution de la RD Congo indique qu´il ya 3 POUVOIRS.
      1. Pouvoir executif
      Le prrésident et le premier ministre y compris le gouvernement
      2. Pouvoir législatif
      Les deux chambres du Parlement
      3. Pouvoir judiciaire
      Un pouvoir « invisible » depuis 60 ans car souvent des dictatures qui rafistolent les lois dirigent le pays.
      Ceux que nous voyons maintenant n´est que la « naissance » de la gouvernance démocratique où les juges doivent s´exprimer ouvertement quand la loi est violée !
      Ceux qui parlent souvent de l´État de DROIT ne devraient pas inciter Felix á s´inspirer de Mobutu ou Staline kie kie kie

    2. Vous dites” Je hâte de savoir où se trouve effectivement la signature en RDC. La réponse est évidente, seuls les esprits chagrins continuent à prendre leur rêve pour une réalité. Encore une fois on peut tout partager sauf le pouvoir.” d’après ce que vous dites elle est où finalement cette signature?
      A great question?
      Bismark

  2. Tout se résume dans cette phrase: « Ces caciques entendaient rappeler au président Felix Tshisekedi Tshilombo qu’il ne détient que l’apparence du pouvoir. L’effectivité de l’impérium, elle, se trouve à Kingakati».
    En plus, tous les beaux textes juridiques confectionnés et publiés dans cette republique bananière, ne sont pas là pour être respectés et appliqués; sauf si ces textes vont à l’encontre des intérêts des damnés de la république.

    1. eKUM
      electronic Kum,
      vous devez être si désespéré pour voir dans les propos des caciques du FCC/PPRD le bon résumé.
      Je vous remets ces phrases de l´article :
      « Une certitude: le « clan Kabila » serait dans tous ses états. Il appréhende de perdre sa mainmise sur la Cour constitutionnelle… sauf rebondissement, les magistrats Kilomba et Ubulu ont joué et perdu… »

  3. Ces juges et leur chef ne savent pas que le SARS-CoV-2 circule encore ? Et les mesures barrières alors ?
    Si eux ne respectent pas les mesures barrières, comment voulez-vous que le petit peuple le fasse ?
    Oyo mboka ya motindo nini ? Oyo bakonzi ya ndenge nini ?

  4. « Le « clan Kabila »… appréhende de perdre sa mainmise sur la Cour constitutionnelle. » (BAW)
    Apréhension. Elle était déjà manifeste dans le fameux cri de Shadary « Personne ne peut nous intimider ».
    La réhabilitation de la Justice sera une victoire pour le Congo. Le peuple est appelé à s´y intéresser. La CENCO aussi, au lieu de se montrer active – très maladroitement d´ailleurs – sur des questions où elle a un agenda à elle.
    Lors des consultations politiques du 30 décembre 2018, cette juridiction a été détournée de ses missions en devenant une « arme fatale pour invalider les adversaires ». En attendant le prochain épisode du feuilleton « Cohabitation Fcc-Cach » et sauf rebondissement, les magistrats Kilomba et Ubulu ont joué et perdu…

    1. @Procongo
      Trouvé dans les réseaux sociaux un autre son de cloche sur le cas des juges récalcitrants
      Les juges Kilomba et Ubulu ratent leur coup
      Ils auraient voulu faire le buzz qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. C’est le mardi 4 août 2020, jour prévu pour la prestation de serment des hauts magistrats récemment nommés par le Président de la République, qu’une lettre datée du 27 juillet 2020 et adressée au Chef de l’État, signée par Noel Kilomba et Jean Ubulu, anciennement juges à la Cour Constitutionnelle et récemment nommés Présidents à la Cour de Cassation, s’est retrouvée comme par hasard dans les réseaux sociaux. Dans cette lettre, les deux juges qui se sentiraient à l’étroit à la Cour de Cassation expriment leur volonté de rester à la Cour Constitutionnelle pour y exercer un mandat de neuf ans.
      La diffusion de leur lettre dans les réseaux sociaux procédait manifestement d’une intention délibérée de torpiller la cérémonie prévue au Palais de la Nation. Une manœuvre maladroite, vite démontée à cause d’abord de nombreuses similarités avec le cas Tunda qui a récemment défrayé la chronique. Ensuite parce que la voie légale indiquée, c’est-à-dire la saisine du Conseil d’État, n’a pas été suivie. Et enfin, parce que les deux juges, dans leur indélicatesse, avaient tout de même saisi en ampliation le Conseil Supérieur de la Magistrature de qui ils tiennent leurs mandats de représentation. Celui-ci les a auditionnés et leur a interdit de se présenter à la cérémonie de prestation de serment.
      A l’image de l’ancien Vice-premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, les juges Kilomba et Ubulu étaient de toute évidence porteurs d’un agenda caché de « rébellion », apparemment entretenu par une famille politique.
      Ce nouveau feuilleton politico-judiciaire va à coup sûr se terminer, comme le premier, au détriment des deux magistrats qui voudraient donner l’impression d’avoir été injustement déplacés de la Cour Constitutionnelle vers la Cour de Cassation.
      En réalité, Noël Kilomba et Jean Ubulu se trouvent engagés dans un processus de fuite en avant. Selon Michée Mulumba, l’Assistant du Président de la République, « les deux juges ayant introduit un recours contre leur départ de la Cour Constitutionnelle, le Conseil Supérieur de la Magistrature, leur a refusé le droit de prêter serment ce jour. Ils doivent suivre un seul chemin ».
      Verbalisés par le Conseil Supérieur de la Magistrature, Noël Kilomba et Jean Ubulu se trouvent, en fait, dans l’attente, à partir de leurs domiciles, de la décision qui sera prise à leur endroit. D’aucuns pensent, au regard de l’acte d’indélicatesse posée à l’endroit du chef de l’Etat par leur lettre du 27 juillet 2020, qu’ils risquent d’être contraints à la démission volontaire, comme l’ancien ministre de la justice, ou au pire, être révoqués de la magistrature.
      L’éclairage du Prof Banyaku Luape
      Une autre réaction enregistrée au sujet des cas de Noël Kilomba et Jean Ubulu est celle du professeur Banyaku Luape, ancien membre de la Cour Constitutionnelle, qui avait démissionné en 2018 en compagnie de son collègue Jean-Louis Esambo. Selon M. Banyaku, les deux magistrats auraient dû faire preuve d’élégance au lieu de tomber dans une situation qui frise l’outrage au Chef de l’État et l’insubordination à l’égard de la « composante » les ayant mandatés à la haute Cour précitée.
      Le Prof Banyaku signale aux deux juges que la disposition du tirage au sort qu’ils invoquent aujourd’hui n’a jamais été appliquée. Lui-même et son collègue Esambo avaient quitté la Cour Constitutionnelle pour débloquer une situation qui devenait intolérable. Les juges n’arrivaient plus à se mettre d’accord et les arrêtés à rendre en pâtissaient. Depuis, toutes les prolongations des mandats se sont effectuées en violation de la loi. La mise en place qui vient d’être opérée a donc été une occasion de faire des réparations. Et les deux juges qui se plaignent devraient s’en féliciter parce qu’au lieu d’être contraints à la démission, ils ont au contraire été promus à la Cour de Cassation. Et de souligner : « Nous, on avait eu l’élégance de démissionner. La question qui se pose est en réalité plus politique que juridique. Cette composition de la Cour Constitutionnelle était en indélicatesse avec la loi pour avoir refusé le tirage au sort ».
      En somme, Noël Kilomba et Jean Ubulu se sont mis dans une situation où ils risquent d’être les grands perdants, comme Célestin Tunda ya Kasende.
      Le précédent de Joseph Kabila
      Bien que de création récente, la Cour Constitutionnelle possède déjà des archives suffisamment riches. En y fouillant un peu, on découvre sans la moindre peine que le 7 juillet 2014, Joseph Kabila, alors Président de la République, avait nommé, parmi les neuf membres de
      cette juridiction, les professeurs Vunduawe Te Pemako et Luzolo Bambi, dans le quota lui dévolu constitutionnellement.
      Le 31 mars 2015 déjà, c’est-à-dire moins de trois ans après son entrée en fonction, le professeur Luzolo Bambi Lessa était retiré de la Cour Constitutionnelle et nommé Conseiller Spécial chargé de la Bonne Gouvernance, de la Lutte contre la Corruption, le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme.
      Moins de quatre ans après, et plus précisément le 11 juin 2018, le même Joseph Kabila désignait le professeur Vunduawe comme 1er Président du Conseil d’État, en le remplaçant au passage par Polycarpe Mongulu. Tous ces changements, à l’époque, n’avaient posé aucun problème.
      On peut retenir, pour les besoins de l’histoire, la composition suivante de la première équipe dirigeante de la Cour Constitutionnelle
      : 1) Vunduawe Te Pemako ; 2) Emmanuel Luzolo Bambi Lessa ; 3) Eugène
      Banyaku Luape ; 4) Jean-Louis Esambo ; 5) Benoit Lwamba Bindu ; 6)
      Corneille Wasenda ; 7) Mpunga Sungu ; 8) Kalonda Kele ; 9) Mulomba Landa.
      Kimp.
      Tout simplement un autre son de cloche sur l’histoire des juges.

  5. Mais NON mister BAW !
    1. CETTE NOTION DE SEPARATION DES « POUVOIRS »
    60 ans après, nous n´avons pas compris cette notion capitale et très importante dans la gouvernance « démocratique » d´un État. Si en 1960, Lumumba et Kasavubu ne possedaient pas le niveau des connaissances intellectuelles et pire un (long) sejour dans une vielle démocratie.. les congolais, même ceux qui résident au pays possedent plus des connaissances et mieux? suivent de temps en temps comme cette notion de séparation des pouvoir accorde aux « juges » des USA le droit de contredire Trump et d´annuler ses ordonances depuis 4 ans.
    Qui va dire á un président élu qu´il est entrain de violer la loi sinon les juges.. et surtout cex juges qui siègent á la cour constitutionnelle?
    2. POUVOIR JUDICIAIRE ET PRESTATION DE SERMENT
    Les congolais aiment citer Kabila comme « réference » alors que l´histoire nous apprend comment les « juristes » étaient en compagnie de Mobutu lors de son premier coup d´État.. Vous retrouverez sans peine des « juristes » docteurs en droit sur la liste des « Commissaires Généraux ».. et sur la liste des cadres du MPR, ils figurent en bonne place.
    Si les congolais sont assez lucides, ils doivent (commencer) á exiger la fin de cette ceremonie de « prestation de serment » des juges (pouvoir judiciaire) devant un président de la République( pouvoir executif). Cette ceremonie donne l´impression d´une sorte de « soumission » des juges devant le président du Congo.
    Voyez cette crise où des juges qui ont un mandat de 9 ans.. ne peuvent pas dire tout haut á un président qui a un mandat de 5 ans..qu´il est entrain de violer la loi en « ordonant » aux juges de quitter la cour constitutionnelle.. Dans les medias, certains extremistes vont jusqu´á traiter cet acte des juges d´une « rebellion » contre Louis XV le Roi Soleil.. kie kie kie
    3 MORALE
    Ces deux juges figurent sur la liste des juges qui ont fait de Felix le président de la république sans exiger les PV de chaque bureau de vote de la part de la CENI.
    Ils ne perdent rien.. car ils doivent défendre la loi et la procedure quand un président de la république qui a aussi fait le serment de « proteger et défendre » la constitution multiplie les bourdes juridiques depuis qu´il est au pouvoir.

  6. [Nono – 6 AOÛT 2020 À 13 H 58 MIN
    « DES MAGISTRATS RÉFRACTAIRES AU COEUR DU BRAS DE FER FCC-CACH !?
    Deux juges siégeant jusque-là à la CC nommés dernièrement par Tshisekedi à la Cour de cassation, n’ont pas prêté serment estimant que celui-ci Félix ne peut les relever avant 2021. ON NE L’A PAS ASSEZ RELEVÉ, C’EST LÀ UN NOUVEL ÉPISODE DANS UN FEUILLETON QUI SEMBLE NE JAMAIS TARIR EN REBONDISSEMENTS : CELUI DE LA LUTTE ENTRE LE FCC DE ‘JK’ ET LE CACH DE TSHISEKEDI…. »
    https://www.jeuneafrique.com/1024938/politique/en-rdc-des-magistrats-refractaires-au-coeur-du-bras-de-fer-fcc-cach ]
    # Convenir que « LES JUGES KILOMBA ET UBULU ONT JOUÉ ET PERDU… » suppose aussi que dans la guerre qui oppose Tshisekedi à ‘JK’ à la tête du pays, le dernier a perdu un coup. Comment ça se fait alors qu’il semblait être le plus outillé ? Ça suppose aussi que le premier a gagné ; comment ca se fait alors qu’il semblait être le moins doté ?
    # Il y’a au milieu du gué cette bêtise quasi avérée de ces juges qui se sont engagés dans une partie qu’ils ne semblent pas maîtriser – trop fanatiques ou ayant subi une trop grande pression -, ils ne s’en sortent pas très honorés à leur niveau. Il y’a surtout le jeu en cours qui dévoile les points glanés dans la partie surtout s’agissant du PR. Jusqu’où allons-nous quand même être aspirés dans un bras de fer autant factice que nous imposé au seul bénéfice de fossoyeurs du pays au-delà du jeu politique orthodoxe ???
    # Tshisekedi se révèle plutôt stratège a l’usage, plus habile que ne le laissent voir ses pas publics sans doute aussi aidé par des partenaires externes aussi puissants que les Yankees. Notre voeu est qu’il en profite pour tuer une fois pour toutes enfin les manoeuvres du Fcc. Plus cette cohabitation malencontreuse
    dure plus le peuple souffre, voilà ! Mais n’oublions pas trop vite que nous n’en sommes pas moins qu’au niveau des voeux, à s’accomplir et non encore accomplis. Nous tanguons encore en pleine traversée des marées imprevisibles : elle n’est pas devenue tout à fait caduque, l’affirmation selon laquelle les « caciques du Fcc entendent rappeler à Tshisekedi qu’il ne détient que l’apparence du pouvoir, l’effectivité de l’impérium, se trouvant à Kingakati ». Elle commence à battre largement en brèche dans la mesure où nos juges ont plutôt perdu leur partie, reflets des parties en cours et donc à la mesure où les forces contraires de l’administration Tshisekedi marquent des points. Mais ce n’est donc pas pour autant une certitude que la partie est terminée en faveur de Tshisekedi comme le suggère le titre. Trop beau !

    1. NONO et l´art de contresens,
      « Mais ce n’est donc pas pour autant une certitude que la partie est terminée en faveur de Tshisekedi comme le suggère le titre. Trop beau ! »
      BAW n´a nullement suggéré que la partie était terminée. Il a pris soin de préciser dans le texte : « En ATTENDANT le prochain épisode … et SAUF rebondissement, les magistrats Kilomba et Ubulu ont joué et perdu… »
      NONO fait dire souvent aux textes ce qu´ils ne disent pas. Ailleurs, citant l´article « RDC : les coulisses du remaniement dans l’armée congolaise », NONO déplore le caractère trop tribal des nominations dans l´armée ; ce que l´on ne trouve à aucun passage de l´article. Et Nono est incapble de démontrer. De la MANIPULATION peut-être.

  7. Plus precisement, disons qu’a travers leurs pions-corrompus a la Cour, Kilomba et Ubulu, Mwilanya et Shadary viennent de jouer et de perdre.
    Mais ces voyous ne s’avouent pas vaincus car eux et leur chef de Mafia -FCC tapi a Kingakani ont encore une grande capacite de nuisance.
    Que leur reserve alors FATshi? Lui qui hesite toujours (ou plutot a peur) de s’imposer face a cette bande criminelle PPRD-FCC et leur petit chef

      1. Procongo,
        Je suis tres coherent. C’est plutot toi qui rates tjrs. l’occasion de la boucler sur ce site. Ces 2 juges ont perdu par defaut. Fatshi-« beton- d’argile » n’osa pas les revoquer directement…. par peur de Kingakati .
        En response a cet acte de rebellion qui humilia Fatshi, la declaration de la Presidence se limita a rappeler que l’acte de leur momination a la Cour de Cassation obrogea aussi leur mandat a la CC. C’est tout !

      2. Norbert,
        « Ces 2 juges ont perdu par defaut » : C´est bien de reconnaître (inconsciemment) qu´ils ont perdu. Car sous Kabila, on n´aurait même pas osé dire : « Ils ont perdu ».

    1. Le chef de l’Etat Felix Tshisekedi est un rouleau compresseur. Qui vivra verra. Malheur aux aigris, nombrilistes et Hors-sujets multirécidivistes de tous bords . Faites des évaluations concomitantes des actions tactiques du chef de l’Etat et soyez honnêtes de reconnaître qu’un vent nouveau est en train de souffler au Congo. Les puissants américains l’ont reconnu. Et vous chers congolais?
      Il est vrai qu’on ne peut rétablir en l’espace d’une année de pouvoir effectif, des structures démolies durant trente et cinq années des dictatures successives de Mobutu, kabila père et fils. Mais il est cependant possible de faire preuve d’ assez d’honnêteté intellectuelle pour reconnaître les effets conjoncturels positifs de la gouvernance de Felix Tshisekedi. après seulement une année d’exercice effectif de pouvoir.
      Ceux qui parlent de nomination au sommet de l’Etat n’ont qu’à user de leur pouvoir de révocation s’ils en disposent l’effectivité. Les ennemis de la République naissante déchantent et déchanteront davantage. Que Dieu bénisse et soutienne le Congo.

      1. Armand@ Nous « vivrons » certainement quand nos familles vont perdre ses membres á cause de la mauvaise gouvernance de Felix.. Faut-il attendre 5 ans? Ce « rouleau compresseur » va certainement reduire le nombre des citoyens congolais, il suffit de compter le nombre des morts chaque semaine en Ituri et au Kivu !
        En un an d´exercice de pouvoir, nous ne voyons pas une difference avec les precedentes dictaures.
        Mr Armand@ nous allons vous aider á voir de quoi nous parlons.
        1. IGF
        Dans un État de droit, dans une démocratie, il est inconcevable qu´une « inspection générale des finances » d´un État se retrouve sous le contrôle d´un président de la République.
        Nous avons eu l´espoir que Felix allait se passer de ce « contrôle » surtout aprés le scandale des « retro-commissions » lors de l´histoire du carburant et pire ce Kamerhegate où la présidence est au coeur d´un procès des détournements des millions de dollars.
        2. JUGES DE LA COUR CONSTITUIONNELLE
        Une fois de plus .. les « juristes » savants du Congo nous ramenent vers Joseph comme « réference ».. comme si Joseph pouvait-être la « réference » juridique en matière de gouvernance démocratique.
        Ceux qui résident aux USA et dans l´espace de l´UE ne peuvent accepter qu´un président de la République s´amuse á deplacer.. qui ont un mandat de 9 ans en se basant sur une « juriprudence » de Kabila !
        Cette longue lutte de Tshitshi pour l´État de droit ne peut resulter sur une inspiration basée sur des actes des dictateurs !
        3 DIEU?
        Mais lequel ? Le « dieu » des juifs ou des chrétiens dans un État laic.. si le Congo est toujours un État laic kie kie kie

  8. Ces deux bandits etaient parmi les juges qui avaient legitime la supercherie des elections de 2018. Ils ont sans doute recu des garanties de la part de Ye mei pour refuser de preter serment. En agissant ainsi, ils savent tres bien que le pouvoir qui est en place est ephemere. Cependant ce qu’ils oublient est que ce n’est ni Kanambe, ni Tshilombo qui sera le prochain president.

  9. Si le pouvoir ne se partage pas, le rwandais fils de Christopher Kanambe et bienfaiteur de l’udps n’allait pas le ceder a Tshilombo en le nommant president quand la planete toute entiere attendait la proclamation de l’incontestable Fayulu Madidi, le president elu. En clamant tout haut que le pouvoir ne se partage pas, les talibans de l’udps revent de l’installation de la dictature comme a l’epoque du mobutisme. Quels petits esprits! Ils se trompent d’epoque et ne savent pas la mauvaise nouvelle de 2023.
    Democratie= partage. Dictature = Non partage. Il suffit de lire la constitution chers talibans.

    1. Un autre son de cloche trouvé dans les réseaux sociaux sur les résultats des élections de Décembre 2018.
      Pour rappel: En janvier 2019, Fayulu introduit une action en contestation des résultats de l’ élection présidentielle à la cour constitutionnelle. Il perd lamentablement le procès, faute de preuve. Il n’avait aucun P.V.. Il dit que la Ceni n’avait pas affiché les P.V. La question que tout le monde se pose est celle de savoir par quelle magie il a pu calculer ses 63% alors qu’il n’avait pas de P.V!!! Il les avaient caché tout simplement comme un écolier cache ses résultats après avoir échoué !!! A malin, malin et demi
      Un autre son de cloche tout simplement
      Bismark

  10. Peu importe nos opinions politiques nous devons rester du côté du droit et être légalistes ! Ainsi, pour notre part nous nous contenterons de préciser que le Juge UBULU a été nommé Juge Constitutionnel par ordonnance présidentielle n° 18/038 du 14 mai 2018 soit moins de trois ans ! Les conditions pour le renouvellement partiel par tiers tous les trois ans de la Cour Constitutionnel sont fixées par l’article 6 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle de plus l’article 7 de cette même disposition prévoit quant à lui qu’il est pourvu au remplacement de tout membre de cette Cour un mois au plutôt ou une semaine au plus tard avant l’expiration du mandat, soit en l’espèce, le 14 avril 2021 ou 21 mai 2021 …
    Ces deux magistrats de la Cour Constitutionnelle récoltent la monnaie de leur pièce après avoir proclamé Président de la République un faussaire dont la candidature à l’élection présidentielle devait être invalidée chose qu’ils ne peuvent prétendre qu’ils ignoraient !!!

    1. Congo-Elections?
      Il semble que les juristes de la présidence n´ont pas la même lecture du « légalisme » que vous ..sinon Felix pouvait « remplacer » ces juges au mois d avril ou mois de mai.. lol
      Mais où est passé le mandat de 9 ans des juges de la cour constitutionnelle? lol
      Le président Felix étant Louis XIV.. il n´a pas á justifier pourquoi il decide subitement de transferer deux juges de la cour constitutionnelle á la cour de cassation…
      Les juristes congolais ont toujours été dans le camp de tous les dictatures depuis 1960.. Rien de nouveau sous le soleil lol

      1. On veut que Félix se débarrasse de Kabila et de ses gens. Alors, deux kabilistes de moins dans la Justice, cela s´applaudit (le juridisme des académiciens myopes écarté). Et attendons la fin du mandat de Félix pour le bilan qui vous exalte déjà.

  11. LU QUELQUE PART . «Un HYPOCRITE est un patient dans la double acceptation du mot ; il calcule un triomphe et endure un supplice» VICTOR HUGO. « HYPOCRITE. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n’a aucun respect, en retire l’avantage d’avoir l’air d’être ce qu’il méprise.» AMBROSE BIERCE. «La conscience est à la fois scrupuleuse et HYPOCRITE. Elle s’accuse, mais elle fuit devant la vérité, parce qu’elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments» HENRI RENÉ LENORMAND

  12. Ces deux juges nommes par Tshilombo se retractent vraisemblablement sous la pression de celui qui l’avait nomme, lui, “president” de la “Republique” suite a un deal et qui n’a jamais cede l’imperium! Par rapport a ce breaking news d’une “rebellion” de la part de ces deux juges, peut-on demeurer naïf et pretendre encore a une “emancipation progressive de Tshisekedi vis-à-vis de son encombrant allie [“Joseph Kabila”]”? La realite n’est toujours pas evidente?

    1. Lu pour vous.Un autre son de cloche dans les réseaux sociaux.
      Evariste Boshab en colère qualifie le réfus de prestation de serment de Kilomba et Ibulu d’ une passe en or au chef de l’etat et une trahison de plus . on doit se dire la Verité.on dirait il ya certains dans nos rangs qui tombent facilement dans le piege sans comprendre. Ou bien ils savent ce qu’ils font en complicité avec Le pouvoir. En refusant de preter serment on laisse un vide et ce vide sera à l’ avantage du chef de l’etat car il doit remettre ça à ses soldats. Et du coté de la cour Constitutionelle dejà occupé par d’ autres personnes. On se retrouve au finish sans poste. Alors à qui tout ceci profite? N’ est ce pas au président? Vraiment chers camarades on doit révoir les choses . Nous ne sommes pas les bébés politiques. La politique demande la tête et non le sentiment. La reaction de Ibulu et Kilomba est une trahison de même genre Benoit Lwamba. Camarades on doit révoir les choses autrement. sinon la suite sera grave pour notre famille politique.
      Tout simplement un autre son de cloche sur la situation des juges récalcitrants

      1. Quoi de nouveau sous le soleil que le sinistre Bitshabu reproche aux Juges de son escadron d’avoir laissé la place à ceux de son partenaire en refusant de ne pas prêter serment ? Tout le monde sait que malgré des paroles publiques apaisantes, Tshisekedi et ‘JK’ se tirent la bourre, la guerre entre eux ne peut plus feinte. Mais qu’un cadre du Fcc s’en prenne à d’autres cadres du même Fcc, c’est vraiment leur affaire et n’a pas de quoi tant ébranler les Congolais. Peut-être juste que cet imbroglio au niveau de la haute magistrature profite enfin à l’indépendance de la Justice…

  13. Si « c’est une bonne nouvelle pour le president » ce que l’udps prepare deja la fraude car tout le monde sait le vide de son electorat. S’il y a election aujourd’hui, l’udps sans l’unc ne peut meme pas occuper la 5eme place. Ces propos n’appartiennent pas a Boshab. Lokuta.

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