Les affabulations d’un prétendu « journaliste-patriote-résistant »

Ceux qui ont suivi Tshangu TV, vendredi 9 janvier, n’ont pas manqué de tressaillir en écoutant un certain « Dosta » qui se dit « journaliste-patriote-résistant ». Ce dernier rapporte sans broncher que Léon Kengo wa Dondo et Moïse Katumbi « font partie » des « assassins » de Mzee Kabila. L’homme soutient sans apporter la moindre preuve que le colonel Kapend les avait mis aux arrêts au fameux « GLM ». Et que, « Joseph Kabila », devenu chef de l’Etat, avait ordonné leur libération avant de les envoyer au Rwanda. Dans une sorte de délire, notre « confrère » assure que le successeur de Mzee avait « donné » à Kengo le poste de président du Sénat. Une fois n’est pas coutume, par souci de vérité, l’auteur de ces lignes se voit obliger d’user de la première personne du singulier pour livrer son témoignage. Un témoignage nécessaire non pas pour « défendre » l’ancien Président du Sénat mais simplement pour tordre le cou au mensonge. L’accès aux médias confère-t-il aux bénéficiaires le droit de désinformer ou de manipuler l’opinion?

Dans les écoles de journalisme, l’Histoire de la presse et la déontologie (Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), sont généralement les premiers cours dispensés aux étudiants. Respecter la vérité, publier seulement les informations dont l’origine (la source) est connue, s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement (…), s’obliger à respecter la vie privée des personnes, ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire ou du propagandiste. Ce sont là les principales règles que tout individu qui se dit journaliste est tenu d’observer. Il va sans dire que la mission du journaliste consiste à rapporter des faits et des opinions et non à relayer les rumeurs.

Fonctionnaire à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères (Direction du Protocole d’Etat) jusqu’en janvier 1986, j’ai été affecté en poste diplomatique successivement à Dakar (Sénégal), Berne (Suisse) et Bruxelles, mon dernier poste.

LD KABILA PREND LE POUVOIR

Laurent-Désiré Kabila (Mzee)

Le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir avec l’aide de ses parrains ougandais et rwandais. J’étais en poste à Bruxelles où j’exerçai les fonctions de conseiller chargé des relations avec la presse et les affaires politiques. Au mois de septembre, Justine Mpoyo Kasa-Vubu est nommée ambassadeur à Bruxelles. C’est le début de « la traversée de la savane » pour les diplomates étiquetés, à tort, « mobutistes » pour avoir été affectés à l’étranger sous l’ancien régime.

En juillet 1998, Mme Kasa Vubu est limogée par le président LD Kabila et remplacée par le colonel ex-Faz Emile Kanengele, un natif du Katanga. Le nouveau chef de poste porte le titre de chargé d’affaires a.i. Pour avoir critiqué, dans la presse, le « régionalisme » ambiant au sein de la représentation diplomatique congolaise, Kanengele m’a suspendu « jusqu’à nouvel ordre », dans une lettre datée du 22 janvier 1999.

Fin mars 1999, mon ancien ambassadeur, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso m’appelle au téléphone: « L’ancien Premier ministre Léon Kengo est à la recherche d’un scribe pour l’assister dans la rédaction de ses mémoires et faire quelques travaux de secrétariat ». J’ai saisi l’occasion. Après les présentations, j’ai remplacé Willy Carlos Mpete en qualité d’Assistant. J’ai commencé à bosser le 1er avril 1999. J’ai découvert un homme qui a des défauts comme tous les êtres humains. Je n’ai pas tardé de percevoir des qualités. A savoir notamment: la ponctualité, le respect de la parole donnée, la rigueur du raisonnement, la cohérence et le sens de l’Etat.

Dans son interview aux allures d’un « One man show », le nommé « Dosta » a débité deux monstrueuses contre-vérités. Primo: Léon Kengo wa Dondo et Moïse Katumbi font partie des assassins de Mzee Kabila. Secundo: « Joseph Kabila » a « donné » à Kengo le poste de Président du Sénat. Ignorance? Mauvaise foi?

Chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer l’ancien Président du Sénat. Ce désamour donne-t-il à ses critiques le droit de mentir sciemment à ses dépens?

Je suis un témoin de l’histoire. J’ai été l’Assistant de Léon Kengo wa Dondo d’avril 1999 à juillet 2006. Durant sept ans, j’ai côtoyé cet homme qui m’a connu quand il n’était plus « Léon l’Etat ». Après sept ans, nos chemins se sont séparés. Sans rancune. J’étais embauché en qualité d’Archiviste dans un hôpital bruxellois. En décembre 2006, l’ancien Premier ministre a « élu domicile » à Mbandaka, province de l’Equateur, où il devait battre campagne dans le cadre des élections sénatoriales.

LES ÉMISSAIRES DE MZEE

Flashback. Au cours de l’année 1999, les journalistes Wivine Moleka et Frédéric Kitengie, alias Kifre, ont sillonné quelques capitales. Leur objectif était d’interviewer les anciens dignitaires du régime Mobutu. Honoré Ngbanda Nzambo ko Atumba et Manda Mobutu furent interviewés. J’ai été chargé d’arranger le rendez-vous avec M. Kengo. On imagine que les deux journalistes étaient en « mission officielle ». Une mission initiée par les services du président LD Kabila.

Au cours de la même année 1999, Myra Ndjoku Manianga, conseiller spécial de LD Kabila en matière de Sécurité, atterrit à Bruxelles. Il était porteur d’un message de Mzee. Rendez-vous est pris à l’hôtel Méridien situé à la Gare centrale. « Le Mzee Kabila vous invite à regagner le pays. Il souhaiterait travailler avec lui », dit-il. « Il m’est impossible de travailler dans un environnement dénué de cadre juridique », lui répondit Kengo.

En 2000, Constantin Nono Lutula, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de Sécurité séjourne à Bruxelles. Il est, lui aussi, porteur d’un message identique à celui de Myra. Il reçoit la même réponse. Votre serviteur a assisté à cette entrevue. Autre témoin: Kasongo Numbi, alors ministre conseiller à l’ambassade de la RDC à Bruxelles.

En décembre de cette même année, l’ambassadeur Rachel Kisonga Mazakala prend langue avec plusieurs personnalités politiques basées à l’étranger dont Léon Kengo. « Le président Laurent Désiré Kabila vous invite à le rencontrer à Libreville », dit le diplomate. Kengo ne fera pas le voyage en dépit de l’insistance de Dominique Sakombi-Inongo, alors ministre de la Communication. Selon certaines indiscrétions, des activistes du CPP (Comité de pouvoir populaire) se trouvaient dans la capitale gabonaise pour « chahuter » les mobutistes.

Le 16 janvier 2001, la terre entière apprenait avec stupeur que le président congolais a été victime d’un « attentat ». Léon Kengo se trouvait à Bruxelles. A en croire, « Dosta », Mzee Kabila serait décédé… le 14 janvier 2001. Une version jamais entendue. Au lieu de s’arrêter là, notre « confrère » de poursuivre: « Parmi les assassins, il y a Léon Kengo et Moïse Katumbi. Kapend les avait mis aux arrêts et interné au GLM ». Du délire. « C’est Joseph Kabila qui les avait libérés avant de les envoyer au Rwanda », ajoute-t-il le plus sérieusement du monde. Du grand art, dans le « mentir vrai ».

En novembre 2003, l’ancien « Premier » envoie une lettre au président « Kabila » lui faisant part de son intention de rentrer au pays. Alexis Thambwe Mwamba, alors ministre du Plan, est venu chez Kengo prendre cette missive. A l’époque, Evariste Boshab était le « dircab » à la Présidence de la République.

« IL FAUT ETRE VRAI, CAR IL N’Y A DE FORCE QUE DANS LA VERITE »

Dans son ouvrage « Léon Kengo wa Dondo, La passion de l’Etat », publié en 2019 chez l’Harmattan, « Léon », comme l’appellent ses amis et proches, évoque les péripéties de ce premier voyage au cours duquel son cortège fut lapidé avant une convocation au Parquet général de la République. Et pourtant, Boshab lui avait donné des garanties. « Vous pouvez revenir, d’autant plus que vous n’avez aucun dossier à votre charge » écrivait-t-il au nom du chef de l’Etat. « Le pouvoir m’a piégé », note Kengo à la page256.

En 2005, Kengo effectue un second voyage moins éprouvant au pays. Elu sénateur en décembre 2006, il décide de se lancer à la conquête de la Présidence de la chambre haute du Parlement. Il finit par terrasser son adversaire Okitundu par 55 voix sur 105 contre 49. Malgré les moyens de l’Etat, Okitundu soutenu par « Kabila » est battu.  A la page 262 de son livre, le Président du Sénat écrit: « (…), au départ, mes relations  avec le président Kabila étaient empreintes de beaucoup de méfiance et de suspicion. Sans doute, mon ancien statut de ‘mobutiste’ et surtout mon soutien à la candidature de Jean-Pierre Bemba, son challenger, y étaient pour beaucoup ».

A la page 264, on peut lire: « Il faut dire qu’après mon élection, je n’ai reçu aucun coup de fil du Président de la République ». On espère que « Dosta » fera un démenti pour avoir articulé des accusations dénuées de tout fondement.

C’est ça la vérité des faits! Le peuple congolais a le droit de savoir. Le reste relève de la pure affabulation de la part d’un prétendu « Journaliste-patriote-résistant ». On le voit, le combat des « patriotes-résistants » est miné par la mythomanie. « Il faut être vrai, car il n’y a de force que dans la vérité », a pu dire le Français Emile de Girardin.

 

B.A.W.

25 thoughts on “Les affabulations d’un prétendu « journaliste-patriote-résistant »

  1. HAVE BEEN READING IT AND I AM NOT REALLY CLUE TO COMMENT ON IT, JUST WHAT CAN I SAY WAIT AND SEE GOD WILL PROBABLY HELP TO FIND OUT THE TRUTH IN THIS…

  2. Cher BAW,
    Sans vraiment rentrer dans ce débat (car n’en maîtrisant pas les tenants et les aboutissants) j’aimerais tout de bien savoir quel changement était réellement intervenu entre la période que Kengo qualifie d’ ”environment dénué de cadre juridique” et celle où il demande de rentrer au pays?

  3. Le dénommé  » Dosta  » n’est que le porte voix de l’auto-proclamé  » détenteur de la vraie vérité  » un certain Kusuanika créateur de ce canard sur internet  » télé Tshangu » . Ce dernier a fait du dénigrement son fond de commerce pour assurer sa survie pécuniaire. Après s’être essayé à la tombola, la chansonnette et essuyé des échecs retentissants, il se lance maintenant dans le dénigrement et l’affabulations par personne interposée. Le crève la faim Dosta ne fait que baver sous la dictée de Kusuanika qui, par manque de courage fait appel à des individus dont la nullité n’a d’égal que le mépris qu’ils inspirent. C’est trop facile de faire des moulinets derrière une caméra en diffusant des inepties que personne ne peut vérifier. Tout le monde sait que c’est She Okitundu qui était le candidat de L’homme venu d’ailleurs. Je me rappelle à quel point le folklore tetela etait mobilisé tellement la victoire de She Okitundu etait sûre. Céux qui se réclament des  » combattants résistants  » à des milliers de kilomètres du Congo ne sont que des aventuriers en manque de sensationnel et notoriété. Pathétique.

  4. A LA RECHERCHE DES ASSASSINS DE LDK ?
    Il faut attendre avec patience le jour où les archives de la CIA vont devoiler non seulement l´assassinat de LDK, mais surtout comment il avait été recruté pour faciliter l´invasion du Zaire afin de renverser Mobutu.. comme l´avait decidée l´admnistration Clinton.
    Kengo se retrouvait certainement en exil après la chute de Mobutu. Katumbi et sa famille avaient fait la même chose.
    Quand un journaliste ne peut même pas relire l´histoire correctement et semble ne pas comprendre comment LDK devient président du Zaire-Congo..avant de comprendre les raisons de son assassinat.. lol
    Comment ce journaliste explique-t-il qu´il faudra quelques années avant que Kenge ne retourne à Kin et Katumbi ne retourne au Katanga?
    PATRIOTISME ?

    1. Il était qui alors?Dites-nous qui il était pour nous situer dans le débat et/ou si non dans la refléxion!!!!!!!!!!!!!!!Merci d’avance à « VICTIME » pour votre éclairage.

    2. @victime (cf.ci-dessus) :
      En effet, il semble que Mr Myra Ndjoku n’était pas conseiller spécial de LDKabila. N’était-ce pas plutôt Mr D.Kazadi Nyembwe?

  5. Si au moins ce rwando -polonais qui a dénié sa nationalité congolaise n’est pas auteur de cet acte mais c’est un des noms des congolais méchants qui ont causé la mort de millions des congolais. Le défendre même pour diffamation me rend malade……

  6. Merci pour votre témoignage cher B.A.W.,
    Au moins Kengo a écrit ses mémoires ce n’est pas le cas de tout ceux qui ont eu à jouer un rôle important en RD Congo.

  7. Compatriote Elombe,
    # Le moins que je puisse dire est que vos allusions m’ont heurté. Ajouter une affabulation à une autre ne défend pas mieux sa cause surtout que sans justification vous passez d’une cible à une autre. C’est tout votre droit de ne pas aimer ce que fait Fabien Kusuanika encore faut-il expliquer pourquoi. Je suis quasi régulièrement son Actualité expliquée qui ne manque pas de défaut surtout une obsession pro-Congo qui parfois le pousse à rechercher et à dénoncer trop automatiquement les pratiques de notre PR et surtout le camp qui le défend avec trop de zèle. Comme s’il était trop vite déçu que l’ancien compagnon de route ne fasse pas encore mieux ou comme si – ça peut être votre cas – il ne serait qu’à l’affût de ses moindres faux pas. Cela en fait-il un ayatollah qui vaticine en l’air ?
    # Quant au fameux Dosta que vous lui accolez ici je n’ai pas souvenir qu’il en ait fait un jour son allié. Le peu que je connaisse de lui est qu’il est plutôt de la mouvance Apareco. Et l’Apareco ne semble pas être la tasse de thé de Kusuanika. Qu’à cela ne tienne, BAW qui avoue connaître Kengo nous a convaincu ici que rendre ce dernier un des responsables de la mort de LDK s’apparente ni plus ni moins à une contre-vérité, dans tous les cas à une investigation journalistique bâclée. Fermez les bancs !
    # Sinon permettez-moi d’insister sur cette mauvaise habitude chez-nous des journalistes et des juristes de suivre une pente ‘fanatuque’ : trop souvent leurs arguments sont là pour justifier le bien fondé des actes de ceux du camp qu’ils ont choisi. Tenez, j’ai un jour suivi chez Kusuanika une interview de Nicolas Kazadi, très proche collaborateur du Président Tshisekedi, Ambassadeur itinérant si je ne m’abuse, qui avait sollicité une sorte de droit de réponse aux propos de Fabien. J’ai été littéralement effaré d’entendre de sa bouche que le débat politique se resumait à un camp contre un autre. Il reprochait en fait à Kusuanika de ne pas être de son camp. En vous lisant j’ai la même impression : une obsession à prendre pour ennemis tous ceux qui osent la moindre critique à la gouvernance de Tshisekedi. Beaucoup de ce qui se passe aujourd’hui notamment une coalition au pouvoir contre-nature qui ne pouvait que capoter avait été pronostiqué par plus d’un observateur objectif et heureusement le président vient lui-même d’en prendre acte avec sa décision de rompre. Est-il alors salubre de continuer excessivement ce camp contre camp ?
    Dommage de camper ce schéma, à moins que je me sois trompé de jugement sur vos propos.
    A plus…

  8. Nono,
    Hélas, vous vous êtes vraiment trompé. Je ne voulais pas vous répondre par principe, seulement j’ai horreurs de recevoir des leçons de patriotisme tout le temps de la part de Kusuanika qui croit détenir la vérité révélée ou d’avoir le monopole de l’amour du Congo. Quant au fameux Dosta, son appartenance politique ou militante ne m’intéresse pas. Mais par contre j’ai remarqué qu’il utilisé la même méthode et les mêmes éléments de langage que Kusuanika qui lui a donné cette tribune pour dire n’importe quoi. Vous me mettez dans le camp de Tshisekedi, cette manie de caser les gens parce qu’on est en désaccord avec lui est un procédé Stalinien.

    1. Je n’ai pas bien compris : qui a donné une tribune à quel autre et quelle est cette tribune ? Passons…
      Sinon si vous avez l’impression que Kusuanika se donne le monopole du meilleur patriote, vous avez bien raison de vous en offusquer. Moi je n’ai pas cette impression : il use simplement de sa liberté d’expression de tenir la ligne éditoriale qui est la sienne, de dire ce qu’il pense.
      Ailleurs, pour moi ce n’est pas un péché que d’être dans le camp de Tshisekedi, moi-même quelque part j’ai un pied dedans. Le désaccord ne me fait pas peur, ce qui me heurte c’est de juger tout celui qui ose le critiquer comme un ennemi, comme quelqu’un qui n’aurait pas le droit de le faire, comme quelqu’un dont la parole ne vaut forcément rien. On revient alors à la case du monopole qu’on reproche à l’autre.

  9. Cher Baudouin, otez-moi dun doute. Sur le retour d’exil de Mr Kengo en 2003, vous ecrivez ci-haut qui’il avait lui meme exprime l’intention de retourner au pays au travers d une lettre adressee a Joseph Kabila en novembre 2003. Par contre, le concerne lui-meme dans ces memoires, a la page 254, affirme avoir recu une lettre de Joseph Kabila, en mai 2003, l’exhortant a rentrer au pays. Nulle part dans ses memoires, M. Kengo ne fait allusion a la lettre dont vous parlez. Il ne suggere meme pas que sa lettre du mois de novembre venait en reponse a celle de Joseph Kabila, envoyee six mois plus tot.
    Ma question: est-ce que vous ne vous etes pas trompe a propos de ce detail? Merci

  10. @ Elombe.
    Vous ecrivez sur Fabien Kusuanika ce qui suit:  » ce dernier a fait du denigrement son fond de commerce pour assurer sa survie pecuniere. Apres s’etre essaye a la tombola, la chansonnette et essuye des echecs retentissants, il se lance maintenant dans le denigrement, bla bla bla ». Vous etes vraiment un homme a plaindre! Dites-moi. Est-il interdit a un bon journaliste qui a des talents multiples de chanter? Les derniers CD et DVD de Fabien, sont entrain d’etre achetes par les congolais du monde entier et les grandes salles des Etats-unis et canada vont vibrer au rithme du cette annee. Les congolais sont fiers de Fabien, n’en deplaise a une frange des talibans. Ce que vous ecrivez sur Fabien est le fruit de la haine et de la jalousie tout simplement. Fabien fut le compagnon de Felix dans le combat pour deboulonner kanambe. Il est le journaliste qui a interviewe Felix plus que tous les autres. Il n’a pas voulu suivre Felix quand il a vu que Felix etait devenu l’ami de kanambe qu’ils combattaient ensemble. C’est la raison pour laquelle vous, membres de l’udps, talibans devant l’eternel, vous haissez fabien puisqu’il dit la VERITE qui gene votre gourou felix maitre en trahison. Il y a plus des neuf milles congolais de partout qui suivent chaque jour les emissions de Fabien tard dans la nuit. C’est dire que l’homme est apprecie des congolais. Sa difference avec les autres journalistes ce qu’il a une bonne moralite, il refuse d’etre corrompu ou d’etre un journaliste pre-paye. Ce sont la des valeurs que nos politichiens devraient en avoir pour un congo plus beau qu’avant. Ses analyses politiques sont parmi les meilleures que les kongomani adorent. N’avait-il pas predit le divorce entre felix et kanambe? Cher Elombe, vos elucubrations sur Fabien ne changeront rien sur sa grandeur.
    A propos du journaliste d’investigation Dosta, il est scientifiquement malhonnete de tirer seulement ce qu’il a dit sur le tutsi Kengo et d’oublier le reste d’une interview qui a pris trente minutes. Juger Dosta de cette maniere demontre une legerete quelque part. Soyons lucides et apprenons a apprecier nos compatriotes meme s’ils n’aiment pas ceux la que nous adorons.

    1. @raz.
      Les talibans radicalises en veulent a Fabien parce qu’il a refusé de mettre le pagne aux reins pour chanter à tue-tête afiniko et se trémousser au rythme endiablé de sakayonsa. Le gars a tellement du succès que certains bords politiques voudraient l’embaucher.
      A mes yeux,Fabien est un des rares congolais qui a réussi son intégration en Europe. Il voit les choses comme les gens de son pays d’accueil.
      On massacre à l’Est, on viole,on pille,on détruit l’environnement…Les politiciens font la transhumance, se livrent au népotisme, au tribalisme, au régionalisme, à la corruption…Fabien toutes dents dehors,DENONCE,avec véhémence. Les congolais huper diplômés ou vivant dans des pays de vieille démocratie se taisent. Ils cherchent même à collaborer pour renforcer un système politique hideux.
      Fabien est un congolais d’exception et une preuve qu’on est pas tous pourris.

      1. J’ai oublié de préciser que mon propos n’était là que pour donner mon constat au-delà de quelque polémique mais n’enlevait à personne son droit légitime de ne pas aimer ce que fait Kusuanika. Moi aussi, comme je l’ai dit plus haut, au milieu de mon satisfecit général, j’arrive à lui reprocher ceci cela. Vous le comprendrez encore mieux si je vous confirme que j’ai mis du temps à m’accommoder au flot de ‘journalistes’ Congolais sur la Toile, j’ai compris qu’il fallait faire avec et me suis résolu à choisir les meilleurs ou les moins mauvais…

      2. @Kolomabele,
        Oui, en effet tous les Zaïro-Congolais ne sont pas pourris, mais malheureusement vous en trouvez un juste sur un million.
        Et donc un petit calcul rapide donne environ 80 Congolais non pourris (un nombre suffisant pour relever ce pays-là si on confiait à ceux -là les rênes du pays.

    2. # « […]Fabien fut le compagnon de Felix dans le combat pour deboulonner kanambe. Il est le journaliste qui a interviewe Felix plus que tous les autres. Il n’a pas voulu suivre Felix quand il a vu que Felix etait devenu l’ami de kanambe qu’ils combattaient ensemble.[…] »
      # Sans m’improviser son avocat irréductible ou son fervent sectateur je me permets néanmoins d’insister que Fabien Kusuanika est certes mieux connu aujourd’hui mais pour l’opposition ‘combattante’ surtout dans sa diaspora de Belgique il est connu depuis longtemps. Il a non seulement accompagné dans leur combat ceux de l’Udps où l’actuel PR n’en était pas encore ni le premier ni le deuxième mais aussi et surtout il a accompagné en tant que ‘journaliste’ le premier de l’Udps d’alors son père Etienne Tshisekedi jusqu’à ce que ce dernier sollicite plus d’une fois nommément son aide.
      Lorsqu’on connaît davantage la petite histoire de Kusuanika l’on sait bien qu’il est arrivé un moment entre 2018 et 2019 où il a changé ouvertement de cap : de journaliste organique il est devenu un journaliste engagé pro-Congo. C’est le début d’une recension des faits du pays plus critique et dès lors plus sévère envers Tshisekedi et l’Udps qui s’étaient ralliés à l’homme venu d’ailleurs, leur ancien ennemi commun. Mais aussi le début d’un anathème violent sur lui de beaucoup de tshisekedistes qui n’acceptent aucune critique du Président. J’ai hésité à venir le redire ici mais ai finalement préférer en dire le peu que je connais. Voilà !

      1. PS
        # Désolé j’aurais dû déjà m’arrêter mais à la relecture je réalise alors que j’avais décidé de ne pas en parler – ce doit être connu ou ça se voit au premier coup d’œil – il me faut quand même dire quelque chose du fameux et prétendu journaliste-patriote-résistant (dixit BAW) Dosta. Vous en faites, je ne sais à partir de quelles info, un porte-voix d’un maitre nommé Kusuanika, il utiliserait sa même méthode et ses mêmes éléments de langage et ce dernier lui aurait donne une tribune. Ah bon ? Tout le monde sait que personne n’a besoin de piston
        d’un autre pour installer sa ‘chaine’ sur le Net, c’est dailleurs pourquoi les ‘journalistes’ Congolais et leurs sites y abondent.
        # A ma connaissance Kusuanika a dans sa chaine Télé Tshangu des antennes à Kin où ses journalistes officient et interviewent au besoin politiciens et autres leaders d’opinions. Dosta pour sa part a ses habitudes dans sa chaine à lui. Il n’y a donc pas de lien professionnel et/ou idéologique entre les deux : une journaliste de Télé Tshangu à Kinshasa est donc allée s’entretenir avec Dosta comme elle aurait pu le faire avec Yoka Son ou qui d’autre. Ne mettez donc pas les choses sens dessus dessous selon vos seules commodités.

  11. Dans ce recadrage, moi je ne retiens que la rouste infligée à She Okitundu par le vieux Léon. Quel régal !
    En passant BAW, comment a-t-il fait pour réussir ces 55 voix contre 49 ?
    Une vraie bête politique.

  12. Il y a tellement des mystères à élucider dans l’affaire de l’assassinat de LDK, et même le procès tenu en son temps à cet effet s’était terminé avec un arrière-goût d’inachevé.
    Si donc aujourdhui j’entendais des versions trop divergentes de celles jusque là répandues, je les prendrais certes avec des réserves, mais sans mettre ma main à couper pour défendre qui que ce soit. Surtout dans le cas de Kengo, que je sache, l’homme ne manquait pas les moyens pour se déplacer en tout lieu et à tout moment, et ce à l’insu de notre ainé BAW, n’est-ce pas?
    Donc exprimez vos réserves, c’est votre droit légitime. Mais gardez votre calme car un jour l’avenir nous dira si Dosta a débité des affabulations, ou plutôt étalé des vérités. Ce n’est pas la faute de Dosta, c’est la faute au procès fantaisiste tenu à l’époque qui avait laissé trop de zones d’ombres…

  13. Cher BAW,
    # Personnellement je ne peux parler de votre récit centré sur la défense  de Kengo accusé d’être l’un des assassins de LDK, je n’en ai aucune connaissance. Je fais donc confiance à votre transcription des faits d’ailleurs plus plausible. Mais permettez-moi quand même de faire part des quelques remarques que certains intervenants plus au fait de la question ont faites sur votre récit et vous repose ces mêmes questions :
    # 1. Notre ami Kum veut savoir quel changement était réellement intervenu entre la période que Kengo qualifie d’environment dénué de cadre juridique et celle où il demande de rentrer au pays ? Que lui repondriez-vous ?
    2. Notre ami Dieudonne Nyandu s’nterroge sur votre affirmation selon laquelle Kengo aurait exprimé de lui-même son intention de retourner au pays à travers une lettre adressée à ‘JK en novembre 2003 alors que dans ses mémoires le même Kengo affirme avoir reçu une lettre de Joseph Kabila, en mai 2003, l’exhortant a rentrer au pays, il n’y fait nulle part allusion a la lettre dont vous parlez, il ne suggere meme pas que sa lettre du mois de novembre venait en reponse a celle de Joseph Kabila, envoyee six mois plus tot. Quelle est alors la vérité de ce detail ?
    3. Notre ami Fololo lui, vous demande comment Kengo a-t-il fait pour réussir l’exploit des 55 voix contre 49 à Okitundu, candidat du pouvoir, pour arracher le poste du Président du Sénat ? Qu’en diriez-vous ?
    4. Notre ami Futuriste émet des réserves de principe sur votre version des faits étant convaincu qu’il existe encore beaucoup d’inconnus sur la mort de LDK : selon lui un Kengo ne manquait pas de moyens pour se déplacer en tout lieu et à tout moment. Avec un procès aussi fantaisiste sur cette mort encore pleine de zones d’ombre, il pense qu’il faut sans doute attendre à l’avenir d’autres détails pour savoir si le fameux Dosta n’a débité que des affabulations ou a dit quelques vérités. Qu’en dites-vous ?
    5. Enfin le bienomme Victime dit que Mira Ndjoku n’a jamais été Conseiller spécial de LDK. Quelle est la réalité ?
    # Je ne sais, cher BAW, si vous pouvez accepter l’exercice de répondre à ces remarques et questions, est-il que vos réponses pourraient non seulement compléter votre récit mais aussi venir rassurer ceux qui se sont interrogés publiquement sur votre texte.

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