Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en RDC

Dr. Gaston Nganguzi Rwasamanzi

Ces derniers temps, la communauté congolaise est quasiment prise en otage, malgré elle, par le matraquage hystérique des déclarations haineuses et scandaleuses, à l’encontre des Tutsi congolais, ces déclarations émanent des politiciens démagogues, d’enseignants égarés, d’agitateurs ethnistes, et d’experts improvisés. Le tort que cet activisme corrupteur et dangereux fait courir à la République Démocratique du Congo me contraint à m’exprimer dans cet article afin de raviver la flamme vacillante de la vérité quant à la nature véritable de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en RDC, qui en est l’épicentre.

Pourtant, le Congo n’a pas toujours été un pays de haine et de mensonges, loin de là, il était réputé pour: la créativité et le dynamisme de ses habitants, la générosité de sa population, son esprit d’entraide et de fraternité, son refus de la violence, et le confort réel qu’offrait le pays que beaucoup lui enviaient. Ce merveilleux pays en est arrivé là où il se trouve aujourd’hui, à la suite d’une succession de régimes les uns plus indignes que les autres qui l’ont conduit peu à peu vers l’enfer de: la corruption, la paupérisation, la haine tribale, la guerre, et des crimes de sang.

Or, dans une société appauvrie et corrompue comme la société congolaise d’aujourd’hui, le mensonge chasse souvent la vérité, et, la RDC se trouve, plus que jamais, plongée dans cette dynamique du mensonge animée par des imposteurs tels qu’Honoré Ngbanda[1], et ses lieutenants Patrick Mbeko, Kerwin Mayizo, Philibert Bilombele, et beaucoup d’autres qui répandent le mensonge selon lequel il n’y aurait jamais eu de tutsi sur le territoire de l’actuelle RDC avant la colonisation, et que de ce fait ils ont usurpé la citoyenneté congolaise qui devrait leur être retirée par tous les moyens car ils auraient infiltré les plus hautes sphères de l’Etat et de l’armée dans le but de provoquer la dislocation de la RDC (balkanisation) au profit du Rwanda.

Comme de juste, cette faction d’imposteurs et d’agitateurs est suivie par des politiciens démagogues irresponsables et avides de pouvoirs qui représentent l’archétype de la faillite de la classe politique congolaise d’aujourd’hui tels que Martin Fayulu[2], Adolphe Mozito[3] et de nombreux autres qui veulent accéder au pouvoir en exploitant ce fonds de commerce de la haine et du mensonge en vue de se bâtir une base électorale importante dans la perspective des futures élections présidentielles de 2023. Cette faction qui est appuyée sur des soutiens étrangers[4] demeure inconsciente, hélas, du fait que c’est plutôt elle qui menace l’intégrité de la RDC en faisant la promotion de la haine tribale qui généralement aboutit, comme le montre l’histoire, aux guerres civiles, et dans certains cas à la partition des États.

Ultimement, face à ce courant, une chose demeure certaine, les tutsi congolais ne perdront jamais la citoyenneté congolaise quel que soient les scénarii, les moyens et les alliances que déploiera cette faction dont la seule vision pour la RDC, à défaut de toute autre, reste l’exploitation de la haine tribale pour s’emparer du pouvoir et s’accaparer des richesses du pays, car depuis l’indépendance du Congo, les malheurs du pays ont toujours été attribués à des conspirations étrangères ou prétendues comme telles sans jamais mentionner les milliers de milliards de dollars englouties par les politiciens du pays et les dirigeants successifs depuis soixante ans.

Je tiens à préciser de prime abord, que le présent article ne cherche ni à justifier, ni à plaider pour la cause de la citoyenneté congolaise des tutsi de la RDC car ils la détiennent de manière irréversible et irrévocable au même titre que toute autre ethnie depuis que ce pays est indépendant. Celui-ci vise, plutôt fondamentalement, à expliquer la manière dont la RDC en est arrivée à banaliser le crime de propagation de la haine ethnique dans le débat politique, et dans les actes de plusieurs politiciens, en présentant « les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté congolaise des rwandophones congolais«  afin que la vérité de l’histoire remplace le mensonge. Cet article basé sur des faits historiques vérifiables et avérés constitue un travail de salubrité publique visant à désinfecter une pratique fort répandue de la politique congolaise, face aux montages des imposteurs et démagogues apôtres du mensonge et de la haine.

LES CAUSES LOINTAINES

  • Les injustices coloniales

Les véritables racines du mal ont été plantées par l’administration coloniale belge qui s’est systématiquement acharnée à détruire et à disperser les chefferies antérieures à la colonisation appartenant aux banyarwanda[5] dans la nouvelle colonie du Congo Belge. Cette politique répressive de démembrement systématique et discriminatoire a constitué une injustice historique aux conséquences inouïes, qui fut tue jusqu’à ce jour, et cette politique s’est poursuivie durant toute la période coloniale à partir de 1910 jusqu’à la suppression et au démembrement, en 1958, du Gishari dernière chefferie des banyarwanda au Congo Belge.

Nous ne saurions suffisamment insister sur ce fait historique, car il a eu un impact immense et terriblement dommageable pour la communauté tutsi congolaise qui s’est retrouvée à être la seule ethnie, lors de l’indépendance en 1960, sans chefferie traditionnelle propre dans un pays de tribus comme le Congo au sein duquel l’unique marque de l’authenticité nationale repose sur l’appartenance à une chefferie traditionnelle (ethnique).

De ce seul fait, les adversaires politiques des tutsi qui cherchaient à les écarter de la scène politique nationale, en même temps qu’ils convoitaient leurs richesses[6] se sont emparés de cette argument comme preuve irréfutable de leur non appartenance à la communauté congolaise. Signalons par ailleurs, que les bahutu surtout de Masisi se sont trouvés piégés à plusieurs reprises par cet argumentaire mais à la longue, ils sont parvenus à s’en dégager grâce à la rupture des liens traditionnels avec les batutsi et à l’alliance avec les bahutu de Rutshuru sous les conseils discrets et le soutien financier du régime génocidaire de Juvénal Habyarimana[7].

Telle est indiscutablement, à mes yeux et pour quiconque connait la sociologie congolaise, la cause première et sûrement la plus déterminante qui a contribué à la mise en cause des batutsi comme citoyens au même titre que les autres tribus de la RDC.

Aujourd’hui encore, les membres de cette communauté paient le prix fort cette « injustice coloniale historique« , qui d’un point de vue historique et politique relève d’une profonde culture anti-tutsi de la part des grandes formations politiques belges, et de leurs missionnaires catholiques qui s’est construite au cours de l’histoire coloniale[8]. Celle-ci, d’ailleurs, demeure encore très vivace à ce jour, et a même fini par contaminer certains réseaux politiques européens, voire certains milieux universitaires nord-américains[9].

  • De quelles chefferies parlons-nous ?
    • Les chefferies rwandophones au Sud-Kivu
      • Chefferie de Gahutu
      • Chefferie de Budurege
      • Chefferie de Kayira

Ces trois chefferies ne faisaient pas partie du royaume du Rwanda et n’étaient guère frontalières de celui-ci contrairement aux chefferies du Nord-Kivu. Elles étaient exclusivement peuplées de batutsi (aujourd’hui appelés banyamulenge). Elles furent reconnues et confirmées successivement par le colonisateur, par les décrets des:

  • 03/06/1906
  • 02/05/1910.

Mais le décret du 05/12/1933, supprima ces chefferies qui furent démembrées et dispersées entre les petites chefferies des tribus: bembe, pfulero, et rega plaçant de la sorte ces batutsi sous la dépendance de chefs traditionnels dont les coutumes et traditions étaient aux antipodes des leurs.

Les raisons avancées par les belges étaient que cette communauté d’éleveurs tutsi était ingouvernable de par son arrogance et son manque de coopération avec les nouvelles autorités coloniales, tout simplement parce que ces gens refusaient de céder leurs terres aux colons belges[10], d’ailleurs Weis[11] précise que la protection des concessions minières, aux confins des territoires de Fizi, de Mwenga et d’Uvira, et des réserves dont on voulait conserver les forêts avaient également motivés cette politique répressive. Cette communauté fut par la suite l’objet d’une surveillance constante, ses leaders envoyés en exil ou emprisonnés, en même temps qu’elle était ostracisée par le régime colonial qui la priva d’infrastructures scolaires et de santé en empêchant la puissante église catholique de s’y installer de sorte que l’enseignement ne s’y développera que tard grâce aux missionnaires protestants.

    • Les chefferies rwandophones du Nord-Kivu

Celles-ci étaient plus nombreuses et plus peuplées que celles du Sud-Kivu. Il s’agit des chefferies ci-après:

      • Chefferie de Jomba (territoire de Rutshuru)
      • Chefferie de Bwishya (territoire de Rutshuru)
      • Chefferie de Kamuronsi (territoire de Masisi)
      • Chefferie du Gishari (territoire de Masisi)
      • Chefferie de Byahi (territoire de Goma)

Omer Marchal et Bourgeois[12] anciens hauts cadres coloniaux nous disent ceci: « Cette année-là (en 1910) aboutirent les conventions, en cours depuis 1906, entre les Belges, les Anglais et les Allemands, dont la conclusion enlèvera au Rwanda tout le Bwysha[13], le Gishari, le Rucyuro, le Kamuronsi, l’île Ijwi, et la moitié occidentale du lac Kivu ».

Voici le sort que subirent ces chefferies de la part de l’administration coloniale belge.

Les chefferies de Jomba et du Bwishya

Les chefferies étaient placées sous l’autorité du prince Nyindo fils du roi Rwabugiri Kigeli IV du Rwanda dont la résidence était située au Bufumbira à Gisoro de l’autre côté de la frontière actuelle avec l’Uganda, l’administration directe était assurée par deux chefs Nshizirungu et Kabango.

En 1920, les chefs Nshizirungu et Kabango ainsi que leurs adjoints hutu Ntamuhanga et Bikamiro furent destitués par les belges au motifs qu’ils continuaient à rester loyaux envers le roi du Rwanda, et qu’ils résistaient à leurs ordres. Une grande partie de la famille de Kabango fut reléguée au Bas Congo, elle n’est jamais rentrée d’exil et n’a point laissé de traces. Les chefferies furent supprimées, et une nouvelle entité, le territoire de Rutshuru fut constitué de toutes pièces en chefferie sous l’autorité d’un ex détenu hutu, pure créature coloniale, sorti de la prison d’Irumu où il avait appris le kiswahili. À sa libération il devint coursier-planton et traducteur du kinyarwanda au kiswahili auprès des administrateurs coloniaux: cet homme s’appelait Daniel Ndeze dont le père Mburano originaire de la région de Ruhengeri au Rwanda était installé dans le Bwishya depuis une trentaine d’années.

Par l’expropriation et la torture le nouveau chef contraignit un très nombre de batutsi à traverser la frontière pour se réfugier aux Bufumbira en Ouganda, et d’autres vers le Gishari, de sorte que depuis cette date les batutsi de Rutshuru ont été marginalisés et ont perdu tout droit de représentativité au niveau de la chefferie[14], seules quelques personnalités ayant évoluées sous la protection des missions catholiques, ou en milieu urbain aux sein des partis politiques nationaux comme Cyprien Rwakabuba ou Herman Habarugira ont pu échapper à cette marginalisation qui a aujourd’hui abouti à une véritable épuration ethnique qui se maintient et se confirme plus que jamais.

La chefferie de Byahi

Celle-ci couvrait l’ancien territoire de Goma[15], elle était limitrophe de Rutshuru et Masisi, et était également connue sous le nom de Munigi, ces deux noms kinyarwanda signifient région de hautes savanes. Elle était dirigée par le chef Karera, nommé par le roi du Rwanda, et était administrée par le clan des Bagunga qui était influent à la cour du Rwanda. C’est d’ailleurs ce clan qui a donné le nom à la localité de Mugunga devenue célèbre à la suite de l’implantation du plus grand camp des réfugiés génocidaires rwandais en 1994.

En 1913, le chef Karera, qualifié de pro allemand, fut brutalement chassé par les troupes belges qui placèrent à la tête de cette chefferie un chasseur d’éléphants étranger à la province, d’ethnie kumu originaire de Lubutu, très loin à la frontière du Maniema et de la province orientale, il était porteur dans la colonne belge qui avait rejoint Goma. Cet homme s’appelait Mukunja fils de Nugunda et de Nyesiri[16], il fut baptisé Gahembe (corne en kinyarwandwa en référence à une petite corne qu’il portait en bandoulière, et dans laquelle il plaçait divers petits objets personnels). Il adopta définitivement ce nom kinyarwanda pour faire couleur locale et être facilement accepté, mais les belges rebaptisèrent d’autorité abusivement la nouvelle entité chefferie du Bukumu pour effacer les traces rwandaises, le nouveau chef prit épouse chez les bagunga notamment, et ses fils, Bigaruka et Nzabonimpa qui succédèrent, ainsi que Butsitsi étaient de culture kinyarwanda. Aujourd’hui sous le poids de la stigmatisation et de la persécution la peur a poussé les habitants de cette chefferie à se proclamer bakumu, c’est à limite risible si ce n’était dramatique car ils ne connaissent aucun mot ni aucune coutume kumu: il n’est point exagéré de dire que ce cas est l’archétype d’une véritable imposture.

Les chefferies du Gishari et du Kamuronsi

Situées en territoire de Masisi, celles-ci furent dirigées par les grands chefs Nturo, Rwubusisi, Semugeshi, le roi du Rwanda Kigeli IV Rwabugiri mort en 1895 avait une importante résidence à Kamuronsi et des troupeaux importants de bétail nommés « Imisagara » où de surcroit naquit son successeur Yuhi V Musinga en 1883. Ce dernier régna jusqu’en 1931 avant d’être exilé par les belges à Moba où il mourut en janvier 1944.

En 1923, les belges supprimèrent ces deux chefferies et enjoignirent aux populations d’accepter l’autorité du nouveau chef hunde André Kalinda qu’ils venaient d’installer, ou de retourner au Rwanda[17]. Très rapidement, les belges réalisèrent rapidement qu’ils ne pouvaient mettre en valeur le territoire avec le concours des hunde qui étaient excessivement peu nombreux, peu disposés au travail, et insaisissables en raison de leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs nomades. C’est ainsi que les coloniaux furent contraints de se tourner vers le Rwanda pour y chercher la main d’œuvre, en contrepartie ils acceptèrent que les populations de la chefferie réhabilitée soit dirigée à nouveau par un chef munyarwanda comme par le passé. C’est ainsi que la chefferie du Gishari fut réhabilitée en 1937, son premier chef fut Joseph Bideri qui termina son mandat en 1939, il fut remplacé par Wilfrid Bucyanayandi dont:

  • La politique d’autonomisation des populations à travers les coopératives agricoles,
  • Le refus d’envoyer les enfants cueillir les feuilles de thé et les fleurs de pyrèthre au lieu d’aller à l’école,
  • Le développement et la modernisation ambitieuse de l’élevage bovin qui entra en conflit direct avec la politique foncière du colonat belge (parce que concurrents),

Ils finirent par lui aliéner définitivement l’administration coloniale qui en 1957 le destitua et démembra purement et simplement la chefferie du Gishari en 1958 pour la disperser entre les chefferies des bahunde[18] beaucoup plus soumises, et infiniment moins conscientes du développement des populations et des entités administrées.

Cet acte fut le dernier clou enfoncé dans le cercueil des chefferies banyarwanda au Congo Belge à la veille de l’indépendance en 1958.

  • La fragmentation territoriale de la province du grand Kivu post indépendance, les massacres de kanyarwanda, la rébellion muleliste et l’alibi des réfugiés rwandais

Au Nord-Kivu

En 1963, la compétition politique aux relents tribaux finit par aboutir à la fragmentation des six grandes provinces congolaises léguées par le colonisateur, elles passèrent à vingt-deux. Au Kivu, où l’unité des banyarwanda était encore une réalité palpable, les nande, hunde et nyanga cherchaient à créer une province du Nord-Kivu dans laquelle les banyarwanda seraient marginalisés, ces derniers plaidant pour un maintien dans ce qui était le Kivu Central s’y opposèrent en bloc. Dans le territoire de Masisi en particulier, le fait que la majorité rwandophone, face aux hunde et nyanga menaçait leurs prétentions et celles des nande à l’hégémonie en cas d’élections, suscitait la grande crainte des partisans de la fragmentation du Kivu car les hunde ultra minoritaires soulevaient avec une mauvaise foi évidente depuis 1960 la question de l’éligibilité des banyarwanda (étrangers selon eux), à tel point qu’ils en vinrent, au cours des années soixante-dix, à détruire par le feu toutes les archives coloniales de l’état-civil du territoire de Masisi alors que le chef hunde André Kalinda était administrateur de ce territoire[19].

L’intrusion de la rébellion muleliste dans la province en 1963-1964 fut le détonateur de ce conflit polico-ethnique. En effet, à cette époque le gros de la police était formé de nande qui déclenchèrent la chasse aux banyarwanda qualifiés pour la première fois d’étrangers, parallèlement la tyrannie et les exactions de l’autorité coutumière hunde déclenchèrent un mouvement de revendication connu sous le nom de kanyarwanda. En 1964, afin d’obtenir l’appui du gouvernement central, les autorités nande (Denis Paluku) et hunde (Muleyi Benezeti) avisèrent Léopoldville que ce mouvement venait en soutien aux rebelles mulelistes, le gouvernement Tshombe donna carte blanche à l’armée et à la police pour réprimer ce mouvement de revendication, il y eu des tueries à grande échelle[20], il y eut même une mutinerie désespérée au commissariat central de Goma quand le pouvoir nande voulu envoyer de force des notables tutsi de Goma au Rwanda[21] où le régime de ce pays se livrait à des massacres gigantesques contre les tutsi du Rwanda[22], le transfert échoua devant leur résistance.

Profitant, par ailleurs, de la présence des réfugiés rwandais venus par vagues en 1959-1960-1961-1963-1963, les autorités provinciales nande et hunde amalgamèrent les tutsi congolais avec les réfugiés rwandais partout dans leurs discours. La situation devint si grave que le HCR décida de mettre des milliers de réfugiés à l’abri en Tanzanie. Cet alibi de l’amalgame est encore invoqué dans de nombreux écrits et discours comme nous le voyons tous les jours.

Ce cauchemar prit fin en novembre 1965 avec la prise du pouvoir par Mobutu et la nomination de Léon Engulu comme gouverneur de la province réunifiée du Kivu qui ramena la paix.

Ce sanglant épisode de 1963-1965 marqua la rupture entre les banyarwanda d’une part, les nande, les hunde et nyanga d’autres part, et ces derniers n’ont cessé depuis lors de développer d’abord sournoisement et ensuite avec violence la thèse selon laquelle tous les banyarwanda seraient étrangers au Congo-Zaïre. Aujourd’hui, « le statut d’étranger » des batutsi congolais a été jumelé à celui « d’agents de la balkanisation » au bénéfice du Rwanda.

Il est tout de même démentiel de voir toute une ethnie pointée du doigt pour complicité supposée d’une soit disant balkanisation, alors qu’une organisation sécessionniste ayant pignon sur rue, dénommée « Kata Katanga », va jusqu’à organiser des actions armées contre l’État sans que cela ne suscite la moindre indignation, au contraire des députés nationaux katangais vont jusqu’à la soutenir publiquement sans que cela ne porte à conséquences.

Au Sud-Kivu

Avant 1964-1965, aucune personne de bonne foi n’avait jamais entendu parler de conflits entre les batutsi des hauts plateaux (aujourd’hui banyamulenge) et les communautés voisines bembe, rega, pfulero et vira. L’irruption des simba mulelistes dans leur région modifia la nature des rapports intercommunautaires lorsque ces tribus adhérèrent massivement à la rébellion muleliste, et qu’ils se mirent à piller le bétail des batutsi (banyamulenge) pour nourrir leurs bandes armées. Ces derniers s’y opposèrent et prirent contact avec la hiérarchie de l’armée nationale congolaise (ANC), qui avait été mise en déroute, pour obtenir les armes. Une fois bien armés, les batutsi-banyamulenge lancèrent une offensive victorieuse contre les forces mulelistes qui furent définitivement écrasées en 1966. Depuis lors, l’amertume de cette défaite a planté les racines de la haine et de la rancœur dans le cœur de ces tributs. C’est depuis cette époque que le mythe des batutsi-banyamulenge étrangers est né et qu’il a été solidement entretenu par un mubembe nommé Anzuluni Célestin qui fut à un certain moment président du parlement congolais, ainsi que par d’autres leaders tribaux rega, pfulero, vira et autres.

La fragmentation de la province du Kivu, le mouvement kanyarwanda, l’arrivée des réfugiées, l’impact au Nord et au Sud Kivu de la rébellion muleliste sont à coup sûr des facteurs déterminants ayant fortement influencé négativement les relations des batutsi avec les ethnies voisines ainsi que le traitement de la problématique de la citoyenneté des rwandophones de la RDC.

LES CAUSES RÉCENTES

  • La succession de lois contradictoires sur la citoyenneté congolaise

La succession de nombreuses lois quelques fois contradictoires sur la nationalité a grandement contribué à semer la confusion dans les esprits, et surtout à favoriser les interprétations excessives et hostiles de la part des leaders tribaux du Sud et du Nord Kivu anti tutsi, il s’agit des cinq lois ci-après: (i) la loi fondamentale de 1960, (ii) la constitution de Luluabourg de 1964, (iii) la constitution de 1967, (iv) la loi n°002 du 05 janvier 1972, (v) la loi n°002 du 29 juin 1981.

  • La convoitise des richesses des tutsi surtout du Nord-Kivu

Depuis l’introduction du kikuyu et des vaches laitières en 1953-1954 au Gishari par le grand chef Wilfrid Bucyanayandi, l’élevage s’est développé de manière spectaculaire au cours des ans dans le territoire de Masisi au sein de la communauté banyarwanda quasi exclusivement. Cette grande prospérité a provoqué une véritable rage de jalousie auprès des hunde, nyanga et nande qui ont, cette fois, soulevé la thèse des terres volées par les étrangers banyarwanda de manière constante durant des années au point de faire du parquet de Goma la juridiction la plus lucrative du pays en raison des centaines de procès intentés indûment qui rapportaient et rapportent encore aux magistrats en poste un pactole d’argent. C’est ainsi qu’en 1995-1996 à la suite du rapport Vangu et l’expulsion des tutsi, la première action de l’administration du Nord-Kivu a consisté à dresser une liste des biens sans maître, sous l’administration d’un hunde nommé Léon Lubenga, pour s’en emparer sans autre forme de procès. Le facteur « prédation » dans ce contexte contribue jusqu’à ce jour à alimenter, dans une certaine mesure, le feu de la controverse sur la nationalité.

  • L’immixtion déstabilisatrice des services secrets du régime génocidaire de Kigali d’avant 1994.

Ce fut pratiquement le facteur le plus pernicieux et le plus dangereux qui a fini à la longue par plonger le Zaïre-RDC dans une guerre dévastatrice et dont les autorités zaïroises et congolaises n’étaient pas conscientes. En effet, les deux régimes génocidaires du Rwanda mis en place par les belges sous Kayibanda et Habyarimana avaient fait de l’idéologie anti-tutsi la politique phare du Rwanda, c’est à la lumière de cette politique que ces régimes surtout celui de Habyarimana avaient mis au point une stratégie de déstabilisation des tutsi congolais en vue: (i) de les discréditer politiquement en les faisant passer pour des rwandais réfugiés, (ii) de les appauvrir en détruisant leurs ranchs et leurs fermes, et, (iii) en leur imputant des complots montés de toutes pièces avec la complicité des agents zaïrois corrompus de la sécurité.

C’est dans ce cadre que l’organisation MAGRIVI regroupant les hutu congolais a été créée par les services secrets rwandais qui ont mis, également, en place à partir des années quatre-vingt une stratégie systématique de corruption des gouverneurs du Nord et Sud Kivu, des responsables de la sécurité et des autorités judiciaires des deux provinces, pendant que les militants du MAGRIVI se livraient à des multiples violences contre les intérêts tutsis. Les effets de cette politique ont culminé avec l’entrée en poste d’un ambassadeur du Zaïre à Kigali proche de Mobutu ayant travaillé pour les services de sécurité. En effet, celui-ci fera basculer le Zaïre dans une alliance funeste avec le régime génocidaire rwandais, à tel point que le Zaïre soutiendra militairement ce régime au cours de la guerre de 1990-1994, et accueillera, avec la complicité de la force française Turquoise, l’armée et les milices Interahamwe vaincues en leur prêtant son territoire comme base arrière pour des incursions vengeresses qui déboucheront sur la guerre de 1996-1997 et l’arrivée de J.D. Kabila au pouvoir. La force corruptrice du régime génocidaire avait fini par gangréné le pouvoir central de Kinshasa au point de le retourner contre les tutsi, à tel point qu’en 1994 il était devenu quasi impossible pour les tutsi de vivre dans la capitale et les autres villes du pays.

  • La faute historique de la conférence nationale souveraine (CNS) et le rapport Vangu.

La Conférence Nationale Souveraine qui était sensée résoudre les questions de gouvernance du pays s’est laissée guidée par le discours haineux et ostraciste à l’encontre des banyarwanda et particulièrement des tutsi portés par les délégués du Kivu, au point que les ressortissants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu parvinrent à faire chasser tous les délégués Banyarwanda, à l’exception de quatre hutu, de la CNS pour cause de « nationalité douteuse ».

Parmi les exclus, il y avait Cyprien Rwakabuba Shinga homme politique très connu de la scène politique congolaise et Mgr. Patient Kanyamachumbi secrétaire de la conférence épiscopale du Zaïre. Peu après ces événements, une commission parlementaire dépêchée dans la région du Kivu Présidée par le parlementaire Vangu Mambweni ma Busana va recommander le nettoyage du Congo de tout élément munyarwanda. Cette Commission va alarmer l’opinion en cultivant des peurs fantasmagoriques des tutsi qui prépareraient un « Royaume Hamitique » qui couvrirait le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et la RDC.

En application des recommandations de la commission Vangu, le parlement de transition vota une série de résolutions le 28 avril 1995 qui exigeaient l’expulsion sans conditions et sans délais de tous les banyarwanda congolais et la confiscation de leurs biens. Le crime de la CNS combiné au rapport Vangu constituent à coup sûr un des facteurs majeurs ayant contribué à la radicalisation de la querelle sur la nationalité.

  • La guerre civile rwandaise de 1990-1994 et le génocide

Cette guerre fit basculer ouvertement le Zaïre officiel du côté de l’armée du régime génocidaire, et à partir de ce moment la vie de tous les jours devint un enfer pour l’ensemble des tutsi congolais et non congolais qui étaient poursuivis par la sécurité zaïroise en milieu urbain et les milices hutu Magrivi en milieu rural, ces tutsi rejetés de toutes parts soutinrent dès lors du fonds de leur âme le combat du FPR qui seul était en mesure de leur offrir une protection contre une extermination imminente avouée. Ce choix inévitable troubla des consciences congolaises de bonne foi, mais mal informées de la réalité tragique que vivaient les tutsi, et donna l’impression que ces derniers avaient choisi une fois pour toute une nouvelle patrie sans réaliser un seul instant que c’était le seul choix de survie qui s’offrait à eux.

  • Les guerres rwando-congolaises 1996-1997 et 1998-2002

Comme nous le savons, le fait d’offrir à l’armée génocidaire et aux milices interahamwe rwandaises vaincues une base arrière au Zaïre pour des opérations de reconquête du pouvoir au Rwanda, de la part du gouvernement zaïrois et avec le soutien de la force française Turquoise, déclencha la guerre avec le Rwanda en 1996 qui fut désastreuse pour le Zaïre et provoqua la chute de Mobutu. Après l’installation de L. D. Kabila par la coalition victorieuse, la rupture de 1998 avec celle-ci et les hostilités qui en suivirent annihilèrent tout esprit et tout espoir de réconciliation.

En effet, en raison de la propagande intensive, violente, haineuse et incendiaire que L.D. Kabila lança contre les batutsi, aggravée par l’enrôlement des forces génocidaires hutu rwandaises dans l’armée congolaise et suivis des terribles massacres des tutsi à partir de mi 1998 jusqu’en 2001, la haine contre les batutsi devint l’axe principal de la politique de ce président.

Le résultat fut que cette haine autrefois circonscrite au seul Kivu s’est répandue dans les plus petits hameaux de la RDC au point qu’à ce jour rwandais ou tutsi est synonyme d’étranger malfaisant qu’il convient de tuer ou de chasser.

Aujourd’hui, malheureusement, c’est ce sinistre et dangereux fonds de commerce que Fayulu, Mozito, Ngbanda et leurs acolytes exploitent de toutes leurs forces pour servir à la fois leurs intérêts politiques, et déstabiliser le mandat de l’actuel président dans la perspective des prochaines élections présidentielles qu’ils espèrent remporter et régler, au passage leur compte aux tutsi, sans en mesurer les dangers comme Mobutu en 1994-1995.

Tels sont les événements géniteurs de cette problématique qu’est « la citoyenneté des rwandophones au Congo-Zaïre« , qui chaque jour gagne en intensité par l’action d’hommes politiques préoccupés par leur enrichissement personnel et, soutenus par des réseaux étrangers impatients d’en découdre avec certains états de la région.

Ce mal récurrent dont souffre la RDC me fait penser à l’Hydre de Lerne, à plusieurs têtes, de la mythologie grecque, dont les têtes repoussaient chaque fois qu’elles étaient tranchées, à l’instar des politiciens pervertisseurs qui s’emparent de ce thème funeste, à chaque occasion, pour tenter d’assoir leurs ambitions politiques.

Je demeure, pour ma part profondément convaincu que cette attitude, qui n’a apporté jusqu’ici que du sang et des larmes au Congo, n’est pas une fatalité pour notre pays, et que les congolais devraient saisir, à bras le corps, l’opportunité qui s’offre à eux aujourd’hui. En effet, après vingt-cinq ans d’une histoire agitée et sanglante, la RDC a, aujourd’hui, un président qui ne cherche à régler de compte avec personne, et qui vise plutôt, de toutes ses forces, à offrir à ses compatriotes: la paix, la concorde, la prospérité, la force, et la fierté d’être citoyens d’un pays merveilleux, les congolais devraient soutenir cet homme au lieu de se laisser séduire par les chants des sirènes de la haine.

 

Dr. Gaston Nganguzi Rwasamanzi
Consultant en gouvernance publique et privée
Expert de la région des Grands Lacs


[1] Responsable de la sécurité sous Mobutu, il fut, avec le soutien des forces françaises de l’opération Turquoise, un des principaux architectes de ceux qui avaient poussé à l’accueil et à l’alliance avec les forces génocidaires vaincues pour faire bénéficier le régime mobutiste discrédité des faveurs occidentales. A ce titre, il demeure un des principaux artisans de la guerre de 1996-1997 et de la chute du régime Mobutu qu’il cherche, depuis lors, à venger à travers sa campagne de mensonges tous azimuts.
[2] Qui depuis sa défaite aux présidentielles exploite un discours anti-tutsi virulent pour élargir sa base électorale.
[3] Il a été premier ministre de 2007-2010 et n’a rien fait pour empêcher le développement des troubles à Beni où il s’est pourtant, précipité en 2019 quand il n’était plus au pouvoir, ceci par pure démagogie dans le but de jouir d’une tribune favorable pour discréditer le Président Tshisekedi. Il s’est récemment singularisé, par ailleurs, par des propos irresponsables et comiques, en préconisant une guerre contre le Rwanda pour son annexion.
[4] Martin Fayulu invité surprise, avec Isidore Ndaywel, du fameux colloque sur la région des Grands Lacs au sénat français le 09/03/2020 avait été salué par les politiciens français organisateurs de ce colloque comme « le président élu de la RDC » en dépit de ses propos mensongers et scandaleux à l’égard des tutsi congolais.
[5] A cette époque on ne parlait pas encore de hutu ou de tutsi, les deux entités formaient une nation banyarwanda que les belges s’ingénieront et réussiront à détruire en 1959-1960.
[6] Les deux ont toujours été associés comme l’ont montré les recommandations de la commission Vangu en 1995
[7]  (i) Stratégie de promotion du caractère « bantu » des bahutu comme marque d’identité avec les autres tribus congolaises par opposition aux nilotiques que seraient les tutsi, (ii) rupture agressive et bruyante avec les batutsi pour montrer leur différence, (iii) création du mouvement Magrivi outil de déstabilisation des batutsi par la violence, l’action politique et la propagande médiatique.
[8] Elle est née en raison de la loyauté persistante des chefs traditionnels banyarwanda envers la monarchie du Rwanda après le tracé des frontières, et s’est durcie à cause de l’attitude pro allemande supposée ou réelle de ceux-ci, et ensuite, elle s’est véritablement radicalisée en raison des conflits fonciers persistants entre les colons belges et les éleveurs batutsi auxquels on voulait retirer leurs terres pour y implanter des plantations ou des mines.
[9] L’exemple de Judi Rever chercheur canadienne illustre cette « école de pensée ». La violence de ses interventions anti-tutsi  lors du colloque du 09/03/2020 au sénat français en est un des nombreux exemples.
[10] Il s’agit à n’en pas douter du refus des chefs Sebasaza, Muhire et Sebuhunga de signer le procès-verbal d’enquête d’expropriation des terres indigènes de la région d’Itombwe, refus qui vaudra à certain l’exil et la prison. Dans le même temps les autres ethnies prétendant aujourd’hui détenir le monopole d’être autochtones avaient cédé les terres pour une indemnité de 73.000 F.
[11] Weis, G (1959), Le Pays d’Uvira: Etude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika, Académie Royale des Sciences Sociales, Mémoires in-80. Nouvelle série. Tome VIII, fasc. 5 et dernier Bruxelles.
[12] Omer Marchal, « Au Rwanda, la vie quotidienne au pays du Nil rouge », Ed. Didier Hatier, Bruxelles, 1987, p.14. Bourgeois, R. « Banyarwanda et Barundi », T.1, Bruxelles, IRCB, 1957, p.25.
[13] Orthographié tel quel dans le livre de référence.
[14] Le sort tragique de Munyazesa, un influent et riche noble de Jomba demeure le symbole de cette persécution. Pour avoir questionné la légitimité du pouvoir du nouveau chef Daniel Ndeze, il a subi l’acharnement de l’administration coloniale qui l’exila à plusieurs reprises en des lieux différents, et il mourut dans l’errance sans avoir jamais revu sa région de Jomba et les siens.
[15] Appelée alors Ngoma (tambour en kinyarwanda).
[16] Il était l’ami de Ruhunyenzi père de l’auteur Valens Kajeguhakwa: « De la terre de paix à la terre de sang: et après? » Editions Remi Perrin, 2001. p.111.
[17] Le Moniteur belge, édition du lundi 21 au mardi 22 août 1911.
[18] Mr. Jacques Gérard, ancien administrateur assistant du territoire de Masisi, revenu dans l’assistance belge technique à l’OFIDA en 1982-1984, m’avait confirmé qu’en plus de ces raisons, la hiérarchie coloniale avait décidé, en prévision du renversement brutal du régime politique au Rwanda en 1960, de ne pas permettre l’existence d’une base arrière potentielle où les tutsi du Rwanda se seraient repliés pour recréer leurs forces après leur expulsion sanglante programmée par l’administration belge. Ironiquement c’est d’Ouganda que viendra la reconquête et la libération 35 ans plus tard.
[19] Il est clair que l’existence de ces documents était une preuve flagrante de l’imposture d’une telle prétention, d’où leur destruction intentionnelle.
[20] Conférence Nationale Souveraine, Rapport de la commission des assassinats et violations des droits de l’homme, 1ère partie, Kinshasa, 1992, p.117. Maisons incendiées, pillages, massacres de villages, les soldats qui avaient en tête le mot « rebelles », ne devraient alors épargner personne. Au cours de sa comparution devant la Commission des assassinats et violations des droits de l’homme de la Conférence nationale souveraine, Monsieur Boji, ancien gouverneur du Kivu central, évoqua « l’ardeur » du gouverneur du Nord-Kivu de l’époque, Moleyi Benezeth, et des autorités territoriales de Goma, à arrêter de soi-disant « mulelistes » qui étaient en réalité des zaïrois d’origine tutsi. Selon Mr. Boji: « Beaucoup de détenus ont été jetés dans le Lac Vert après d’horribles tortures ».
[21] Il ne fait aucun doute qu’ils auraient été tués parcequ’ils étaient tutsi même s’ils avaient la citoyenneté congolaise, vu l’extrémisme du régime.
[22] Au moins 10.000 et 30.000 personnes furent massacrées à cette époque au Rwanda dans l’indifférence générale par une armée et une police encadrées par l’assistance technique belge.

30 thoughts on “Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en RDC

  1. et maintenant je suis un fdlr…pourquoi pas un martien ou le fils d’Habyarimana ? Hein ? Réthorique redondante, désuète. Toujours la même chanson. Vous n’avez rien à dire, pauvre tueur rwandais. Taisez-vous ! Pauvre type, vous n’impressionnez personne. Surtout pas moi. En tout domaine. Prenez vos vaches, vos bâtards laissés au Congo et rentrez chez vous régler vos problèmes avec vos frères du fdlr.

  2. @Ngombo
    Etes-vous de la famille Ngombo dont l’ un était diplomate à l’ambassade du Zaïre à Tripoli ? Papa, soki yo tika bilobela. Toyebani bien, peut-être !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!¨Yebela !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    De toute façon, je préfère lire Ngbanda que tous ces marketeurs des tueurs rwandais qui ont infesté ce site.
    Moi, je suis le Roi des chegues et je me souviens du génocide des congolais.

  3. « Toutes les ambitions sont légitimes, excepté celles qui s’élèvent sur les misères ou les crédulités de l’humanité » Joseph Conrad et « D’ordinaire c’est la vanité qui nous égare et nous lance dans les aventures d’où nous ne pouvons sortir indemnes » Joseph Conrad

  4. BRAVO mr Rwasamanzi.c est la 1 ere fois que je lis un document sérieux et documente sur le sujet.ne vous laissez pas ennuyer par décervelés ngbandistes.j aimerais vous inviter chez nous a matadi pour que vous donniez conference.les c(k)ongolais non décervelés se réjouiront d en apprendre plus .encore merci pour votre travail si élabore

  5. Mr Nganguzi Rwasamanzi,
    # 1. Je reviens à vous pour vous savoir gré de chercher légitimement à défendre les vôtres en brandissant ‘votre vérité quant à la nature véritable de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en RDC ; mais en même temps de vous indiquer en gros comment le cadre de votre laborieuse complilation historique tissee à vous disculper, à vous victimiser est justement la cause principale de la persistance d’une contestation des rwandophones du Congo par les autochtones. En effet, dans votre tribune vous livrez conscienseusement quelques causes structurelles à la problématique de la nationalité des rwandophones par ailleurs ressasees depuis longtemps (ici ce n’est pas vraiment le lieu de débats trop scientifiques et non plus je n’ai ni le temps ni tout l’outillage historien de me sacrifier à critiquer les faits que vous avez pris en appui même s’il y a à boire et à manger comme sur votre conte des injustices coloniales – il faut être fanatique pour croire que la segmentation ethnique entre Hutus et Tusti n’est que l’oeuvre coloniale donc d’il n’y a que 100 ans -) mais realisez-vous que si la problématique ne tenait qu’à la connaissance de ces dernières on n’en parlerait plus aujourd’hui ? Ces causes n’ont en elles même aucune vocation propre à ne pas être dépassées mais pourquoi notamment depuis que ça tue à qui mieux mieux à l’Est personne n’a pu l’arrêter ; pourquoi depuis que Rwandais, Ougandais et apparentés ont été débusqués sans discussion comme co-commanditaires des tueries à l’Est, ils ne les ont pas arrêtées ou n’ont pu être stoppés ; pourquoi les contestations autour de la nationalité des banyarwanda continuent de plus belle malgré ces causes connues que vous nous étalez ?
    # 2. « Les injustices coloniales, la succession de lois contradictoires sur la citoyenneté congolaise, la convoitise des richesses des tutsi surtout du Nord-Kivu, l’immixion déstabilisatrice des services secrets du régime génocidaire de Kigali d’avant 1994, la faute historique de la conférence nationale souveraine (CNS) et le rapport Vangu, la guerre civile rwandaise de 1990-1994 et le génocide, la guerre civile rwandaise de 1990-1994 et le génocide, les guerres rwando-congolaises 1996-1997 et 1998-2002 » sont pourquoi pas des bases sur lesquelles repose aujourd’hui la relative difficile intégration des banyarwanda au Congo et l’instabilité à l’Est mais insuffisantes à expliquer la perception malheureuse des rwandophones au Nord et Sud Kivu, en Ituri et partout ailleurs au Congo. Pour moi, largement parce que vous n’accordez pas la bonne importance à chacune de ses raisons (voir par exemple la pleine signification du génocide rwandais) et parce que vous ne voulez les trouver qu’en dehors des acteurs rwandophones de dedans et de dehors.
    # 3. Le jour où ces derniers assumeront et enonceront toutes ces causes dans la vérité en lieu et place de la victimisation et de la ruse qui sont devenues leur seule stratégie, le problème ne sera plus de proclamer avec arrogance un droit des Rwandophones du Congo à ne jamais en partir mais que les secousses dues à leur présence n’auront plus de pertinence et deserteront la scène poltico-sociale de l’Est du Congo. Les populations du Congo voisines des celles du Rwanda n’ont pas tant des raisons à se détester si les enjeux politiques ne les surpomblaient. Voilà où inconsciemment ou de gré c’est plutôt vous qui faites vaciller votre flamme de vérité parce que la vraie vérité dépasse ces causes en faisant fi de la réalité du vécu et du ressenti des uns et des autres qui sont pour moi la véritable racine de l’imbroglio que nous vivons à l’Est aux frontières du Rwanda et voisins. Votre version nie ce vécu pour des gains politiques d’en haut.
    # 4. Ses vrais tenants et aboutissants sont tus de façon stratégique, devenus des causes politiques que les agresseurs venus de l’Est manipulent impunément
    pour se donner des raisons légitimes de continuer à sévir. La tutelle et le pillage d’un Congo devenu impuissant est devenu une question de vie et de mort pour eux et passe par l’embrigadement des Rwandophones du Congo.
    Jusqu’où ces objectifs réels vont oberer les chances d’un bon voisinage en prenant en otage les populations Rwandophones du Congo ? Réfléchissez-y et votre contribution qui ne cherchera plus à n’accuser que les autres deviendra peut-être plus utile au Congo et à votre communauté. Le Rwanda et la CI ne joueront pas éternellement vos protecteurs, votre honnête indépendance et la paix dans la région qui est devenue la vôtre passent par une courageuse interpellation de la stratégie des voisins transfrontaliers que vous subissez. A ce stade dénoncer la médiocrité et la perversité des régimes successifs Congolais ne vous suffira pas. Kabarebe qui menace de mort Mukwege parce qu’il défend les siens est-il le bon cheval ? Qui vivra verra !
    A plus…

    1. NONO, pourquoi voulez vous que Rwansamanzi justifie la haine qui lui est vouee, il n est pas coupable de l ignorance et des bas instincts d autrui.et ne confondez pas explications et victimisation, les explications sont pour nos compatriotes intelligents et curieux (comme vous j espere)d apprendre l histoire de quelqu un qui est un fils de chef du Kivu.ceux et ils sont nombreux a avoir l esprit interhamwise ne nous interressent pas et nous inquietent encore moins fascinants de ridicule dans leur treillis militaires tapis derriere un ordinateur en europe attendant depuis 20 ans que ngbanda et demarre ses operations retardees tous les 6 mois depuis lors.le texte de mr Rwasamanzi devrait surtout rendre evident que nous avons toutes les raisons du monde de justement ne pas etres victimises et attendons de pied ferme quiconque veut nous demenager de force(bonne chance, et surtout bon courage).un petit detail, je lis que kabarebe a menace mukwege, avec quels mots?pourquoi ne pas se renseigner avant d ecrire cela, je l ai ecoute, il l acite, en precisant un peu perfidement il est vrai qu il etait mushi, allusion a un antagonisme ancien de beaucoup (pas tous )de bashis vs le rwanda, mais aucune menace dans un propos public qu il suffisait d avoir ecoute…mais il voulait souligner le grotesque de brandir le rapport mapping…ca me fait de la peine pour mukwege, car il demontre comme fayulu qu il ne fait que repeter ce que ngbanda,avec la credibilite qu il merote raconte… en effet, le rapport mapping n est pas un rapport demontrant un quelconque genocide congolais, IL FAUT QUAND MEME LIRE AVANT DE L OUVRIR ET DE REPETER ce qu un looser comme ngbanda raconte:le rapport mapping,discredite par l onu meme et jamais avalise ne s inquiete et ne s occupe que d un sujet et n a rien a voir a ce que le fpr aurait fait aux congolais:la traque de genocidaires rwandais du regime d habyarimana par le fpr et l accusation que le fpr y ait eu la main lourde, et ait commis un genocide contre les hutus, accusation qui a demonetise le rapport puisque devant les cameras le fpr a rappatrier 90%des refugies dans ces colonnes interminables vues par tous.sans parler que ceux qui on echappe au fpr on constitue les fdlr et affiliees , principaux violeurs et terroristes des 2 kivus depuis lors comme mukwege le sait tres bien….encore une fois il est difficile d analyser froidement une situation quand on est dirige par la haine sans parler de l ignorance.quoi qu il en soit , craindre la balkanisation en suggerant un nettoyage ethnique(car c est a quoi revient a nier le droit de vivre de son pays a autrui)est exceptionnellement stupide, car quel serait le resultat d apres vous si cela etait tente contre les banyarwandas des KIVUS?
      ps:il faut de surcroit etre tres patriote de se pretendre congolais si on peut etre rwandais,vous y avez deja ete?a oui, j oubliais, il se sont developpes si vite car ils ont vole…la discipline, la rigueur, l integrite et autres qualites connues pour etres essentielles avant meme les minerais dont la geologie s arrete exactement a la frontiere des pays…arretez ces antaganismes(je ne parle pas aux ecerveles ngbandistes,j ai assez de compatriotes congolais intelligents )et il vaut mieux ne s interresser qu a ce qui fait avancer, regarder ou certaines mentalites et comportements ont amenes certains dans un pays voisin qui etaient pourtant en grande majorite quand ils on voulu eliminer leurs voisins parce qu ils ne supportaient pas la forme nu nez et dieu sait quoi d autre

      1. # Mon pauvre Kalisa ! Ainsi je voudrais que Rwasamanzi justifie la haine qui lui est vouée ? Allons donc ! Écoutez, Rwasamanzi et ses congénères tutsi comme vous qui s’époumonnent à se victimiser, à se prouver Congolais authentiques et à fanfaronner que personne ne viendra les déloger de ce  statut et de leurs pénates actuelles, diront et feront ce qu’ls veulent, est-il que pour moi un jour Mapping ou pas, la vérité s’imposera – comme prophetisait Révérend Ekofo, le Congo ne restera pas toujours le faible quil est aujourd’hui – et aucune paix durable ne sera possible dans le coin sans cette vérité. Avez-vous alors emprunté la bonne piste pour espérer la paix aux vôtres ? Lavenir nous le dira !
        # Sinon, je vous plains lorsque vous projetez votre indigence intellectuelle sur les autres qui seraient incapables d’analyser et percevoir les choses sans se référerer à Ngbanda. Rassurez-vous, je ne suis pas bête à ne pas pouvoir décrypter l’occupation rwandaise par moi-même ; votre argumentaire est une pietre fuite en avant ressassee par le premier va-nu-pied qui n’en a pas de valide ; dommage pour vous. C’est pourtant simple : les explications de Rwasamanzi sont insuffisantes et surtout biaisées parce qu’il ne veut voir qu’un monde d’ennemis contre lui, des introuvables interhamwe génocidaires tapis partout.
        # Ainsi, vous ne l’avez pas compris ou êtes incapable de le comprendre, un plaidoyer entrepris contre la terre entière qui lui vouerait de la haine alors que lui-même est mangé par une avversion débordante contre tous ceux qui ne gobent pas sa défense bien sectaire, ne peut convaincre que des ignorants. En revanche, mon propos n’est pas de reprocher à Rwasamanzi de défendre les siens mais de le faire avec des mensonges. Je ne suis pas ignorant des choses, vous le voyez bien s’il vous reste un zeste de lucidité, je ne convoque même pas contre lui l’ignorance, ce sont autant son aveuglement affectif et sa hargne à se défendre qui le pousse à trouver des arguments brouillés pour le faire, qui m’indisposent et le disqualifient.
        # Est-ce cela le sommer à ‘justifier une  haine’ que je ne privilégie pas ? Et avec ça nous ne nous avez pas encore prouvé que Mukwege est votre Compatriote à défendre et Kabarebe un étranger qui nous veut du mal. Vous ne nous donnez aucun gage que vous êtes un patriote Congolais digne de l’être et les Congolais qui vous ont lu vous ont donné leurs réponses ; non pas tant que personnellement je vous
        exiger des preuves mais simplement parce que le papier de Rwasamanzi ambitionnait d’y répondre…

  6. Ces trois chefferies rwandophones au Sud-Kivu dont vous faites allusion tirent leur origine de quel clan?

    1. En attendant la reponse – ce que je doute tres fort – de ce « docteur », un autre pseudo-intellectuel qui tente de tromper l’opinion, l’autodidacte de l’institut Mashakado que je suis vous recommande, entre autres, l’ouvrage de 248 pages de John B. Kapapi don’t le title « Lies of The Tutsis in Eastern Congo/Zaire, a case study: South Kivu (Pre-colonial to 2018) est revelateur! Il expose en effet tous les mensonges des Tutsis, particulierement ceux qui fondent leur argumentation sur George Weis. Bonne lecture!
      P.s. Pour ceux qui ont qualifie nos ancetres de « stupides » pour avoir impose le caractere unique et exclusif de la nationalite congolaise devraient maintenant saisir la pertinence de la notion sociologique de la nationalite congolaise basee sur la « tribu » qui differe d’un « groupe ethnique » ainsi que les dates de reference associees a cette legislation.
      Ba koko na biso bayebaka! Au fait, ils nous protegeaient anticipativement! Et comme mon pere me disait toujours « avant de critiquer une decision, cherche d’abord a la comprendre et pose des questions qui te renseignent »! He was, in fact, also teaching me value ethics.
      J’aime mon pere! Paix a son ame.

  7. @ Kalisa.
    Non, Ubwenge ne veut pas dire « intelligence ». Ubwenge c’est la « malice » .L’intelligence conduit a faire du bien, du beau, du vrai, tandis que la malice elle, se sert du mensonge, de la tricherie, de la roublardise et de tout ce qui ne peut pas construire. Ne melangeons pas les genres. L’ubwenge est vraiment une arme satanique de destruction qui menace la foi chretienne au Burundi et au Rwanda ou les gens tentent d’etre pieux alors que du dedans c’est de la pourriture. La presence de l’ubwenge est aussi sentie dans certaines coalitions politiques congolaises qui ont deliberement choisi de travailler avec les adeptes de l’ubwenge qui est un poison.

    1. mon pauvre raz,vous parlezcomme un enfant: »arme satanique »:))))cette theorie absurde a ete vendue a pierre pean par un ancien agent de securite rwandais,beau frere de kabuga(genocidaire recemment arrete) precedemment « traducteur « du juge bruguiere lui fourni par paul barril,les esprits les plus plus simples s y racrochent tous.evidemment,pour certains, l intelligence a quelque chose de mysterieux…pauvre type…je vous laisse aux mains du maitre a penser des simples, ngbanda, ex ministre de la defense et chef des services de securite du marechal, dont la guerre de l AFDL a consacre et confirme la nullite supreme.

  8. Mr Nganguzi Rwasamanzi,
    PS
    # En fait je me rends compte que j’ai manqué de vous faire expressément part de l’impression dominante que m’a laissé la lecture de votre récit de l’histoire Zaïro-Congolaise. Je suis encore stupéfait de voir que vous avez à ce point réussi à vous
    construire une lecture pour moi très sélective, vous n’avez trouvé dans notre histoire qu’une chasse anti-tutsi comme s’il vous fallait-il un plaidoyer rien qu’à charge pour défendre les vôtres ? Mais celui-ci est-il être crédible pour un observateur avisé ?
    # En fait ce n’est pas tant que vous nous avez livré que des fables mais que vous n’avez trouvé que des documents historiques qui la défendent comme si il n’y en avait pas qui nous démontrent le contraire. Une astucieuse compilation de clichés et agendas anti-tutsi de la période coloniale à ce jour : à se demander de suite comment tout ce beau monde a fait pour ne légiférer et n’administrer le Congo qu’avec dans le viseur les banyarwanda et surtout les tutsi. Pourquoi et comment de bout en bout qu’oukases et projets qui attaquaient les tutsis dans l’histoire ? Trop beau et trop facile pour être vrai, à croire que la terre entière est peuplée d’ennemis des tutsi. Et encore une fois, le hic est qu’enchaîner autant des preuves expéditives d’une certaine authenticité interpelle : accuser ainsi tout le monde, le régime colonial, les régimes souverains successifs… d’avoir conspire contre les tutsi apparaît de suite comme une stratégie d’une personne à court d’arguments obligée de nous en mettre pleins. Elle en empile alors le long de ses trouvailles. N’est-ce pas là encore le fameux génie rwandais, l’ubwenge, cette malicieuse intelligence rwandaise à vendre sa cause ?
    # Tenez encore : la revue de vos déductions successives de l’histoire justifiées par votre combat contre un ‘matraquage hystérique des déclarations haineuses et scandaleuses, à l’encontre des Tutsi congolais de la part des politiciens démagogues, d’enseignants égarés, d’agitateurs ethnistes, et d’experts improvisés, n’est-ce pas une méthode Coué ? Ce qui n’était pas au debut le devient à force des recherches.
    # Allons-y un peu dans vos déductions !
    – S’agit-il vraiment d’un plan anti-tutsi de la part du régime colonial à demembrer les chefferies banyarwanda dont beaucoup avaient été créées ou animées par lui-même ? Pourquoi pas une mesure visant l’ordre (politico)social et une administration plus efficace ? Ailleurs pourquoi pas que les banyarwanda n’ayant aucune chefferie traditionnelle authentique dans un Congo où seule l’appartenance à une chefferie ethnique fonde son authenticité nationale, les Belges aient trouvé que forcer à leur en donner était socialement très risquée.
    Alors « injustice coloniale historique ? Beucoup de risques que votre interprétation ne soit pas le dernier mot…
    – La politique souveraine des des premières années avec des lois contradictoires sur la nationalité en passant par une CNS pas toujours bien inspirée à ce sujet n’a certes pas toujours été claire et la bienvenue mais en quoi tout ce cadre était exclusivement anti-tutsi. Les Congolais eux-mêmes ne portent-ils pas mille griefs à leurs dirigeants de cette periode sur plusieurs points ?…
    – S’agissant de la période contemporaine du génocide rwandais et du conflit ouvert Congo – Rwanda, vous voyez une prétendue déstabilisation venue du Rwanda de Habyarimana et les banyarwanda au Congo que comme victimes, comment ne pouvez-vous pas interroger le comportement des Rwandophones et rwandais moins spontané que vous le jugez, le sens et les contrecoups du génocide rwandais prélude à tous les bouleversements ? Les raisons profondes de la guerre dite des banyamulenge ne viennent-elles pas d’abord du plan de revanche du Rwanda de Kagame ?…
    # Last not least !? Les Banyarwanda se sont toujours sentis au Congo comme des étrangers et leurs autochtones voisins les voient tels parce qu’ils gardent un cordon ombilical trop ferme et donc toute loyauté envers leur berceau d’origine. Voilà d’où sont largement sortis les problèmes de leur cohabitation et de leur integration, le reconnaître et l’assumer dans la vérité et la loi en sortant d’une façon et d’une autre du giron du Rwanda est la seule voie de sortie durable de cette cohabitation et de ce voisinage conflictogenes. Depuis un quart de siècle, le Rwanda de Kagame est devenu un voisin destructeur ! Voilà, Mr Rwasamanzi !

  9. A Mr Kalisa,
    # Vous vous revendiquez Congolais mais curieusement vous avez fait votre choix entre Dr Mukwenge et James Kabarebe, un choix indigne d’un patriote Congolais.
    Mukwege est un Médecin Congolais qui n’a pris ni bâton, ni machette et encore moins une arme à feu pour tuer ses frères et soeurs mais soigne courageusement les victimes des sévices sexuels dont une flopée de criminels venus du Rwanda. C’est justement parce qu’il désigne les violeurs qu’il est aujourd’hui en danger : vos salades contraires ne trompent que vous et votre race.
    Kabarebe est un general rwandais embarqué dans l’Afdl rwandaise puis dans l’armée congolaise de l’epoque soit disant pour libérer les Congolais de Mobutu mais a vite montré son réel objectif, occuper, déstabiliser, piller le Congo.
    Savez-vous qu’aujourd’hui le premier est l’objet de menaces de mort du second pour avoir sonné l’alerte sur la poursuite des massacres des Congolais par des brigands venus du Rwanda ? Comble de tout vous auriez vu je ne sais dans quel alcôve d’alchimistes un Mukwege qui ne nommerait ni ne condamnerait les violeurs des femmes qu il a soignées, mais qu défendrait des génocidaires parmi eux (ils ont quel âge en 2020 ?) parce qu’il défend le Rapport Mapping qui pourtant comptabilise les scènes et les auteurs du génocide Congolais du moins de 1993 à 2003 ? De quoi et de qui avez-vous peur et de qui vous preoccupez-vous aujourd’hui ? De massacres de ceux qui sont censés être vos frères et soeurs Congolais aux frontières de l’Est ou de leurs bourreaux que représente Kabarebe ?
    # CQFD : vous n’êtes pas digne d’être Congolais et votre arrogance montrera tôt ou tard son impasse car aussi longtemps que vous poursuivez cette voie, les vôtres à l’Est et à leurs frontières ne connaîtront pas une paix durable. Les Congolais n’ont jamais été des genocidaires ; en 1994, ce sont les Rwandais, Hutu et Tutsi qui se sont entretues entre eux !!!

  10. MA FOI! VOILA ENCORE UN FAUX NE KONGO DONGARA AU LIEU DE NDONGALA AVEC UN NOM FALSIFIE INVITANT SON COMPATRIOTE DES MILLES COLLINES VENIR ENSEIGNER AUX NES-KONGO LA SCIENCE D’UBWENGISME. UNE DES TROIS CHOSES, DITES-NOUS, QUI ETES-VOUS? DONGALA, DONGARA, NDONGALA?
    TOUS CEUX GENS LA: DONGALA, DONGARA, DONGORO, RUBERYWA, BURGERA, MUREGA, BUTERA, KIMPUMBURU, KABAREBE, MUNGWERE etc.., SE SENTENT BIEN AU PARADIS KONGO, N’EST-CE PAS? COMME ILS SONT DEJA A MATADI, ILS SE DIRIGENT LENTEMENT MAIS SUREMENT POUR ENVAHIR KISANTU, D’ABORD DANS LE BUT DE PRATIQUER LA RODEO AVEC LEURS VACHES, ENSUITE FORMER D’AUTRES INFILTRES AVEC DE FAUX NOMS NE-KONGO DANS LE KONGO-CENTRAL EN VUE DE FORMER UNE DIVISION SPECIALE DE LA PORICE MONTEE A CHEVAR, PORICE MONTEE A RA VACHE QUI RIT, PARDON DE LA POLICE MONTEE A CHEVAL, POLICE MONTEE A LA VACHE QUI RIT.
    Mr. DONGALA OU DONGARA EST UN RODEOISTE ET N’A PAS A PARLER AUX NOMS DES NE-KONGO.
    Mr. DONGALA, QUI VOUS A DONNE LE PLEIN POUVOIR DE FAIRE VENIR CE SOI-DISANT SAVANT DE KIMPUMBURU SUR LA TERRE KONGO?
    DEMAIN OU APRES DEMAIN CA SERA LE TOUR D’UN AUTRE DONGOLO MESO OU DONGORO MISU VENIR ORGANISER UNE CONFERENCE SUR LE SUJET UMBWENGISME = VIRUS DANGEREUX PLUS QUE COVID-19 VISANT A ELIMINER LES NE-KONGO SUR LA TERRE DE LEURS ANCESTRES.
    NGE DONGALA OU DONGARA, KIMPUMBULU KIBENI. MALAFU LUNGUILA NUININI, HEIN! NGE KELE NGANGU VE, NGE KELE KIMPUMBURU INFILTRE AU KONGO-CENTRAL.
    NE VOUS EN FAITES PAS MISTER DONGARA, BIENTOT, CHAQUE INFILTRE RWANDAIS AURA UNE PRIME D’UNE VACHE OBESE POUR LES INCITER DE QUITTER VOLONTAIREMENT LE PARADIS RDKONGO POUR RETOURNER DANS LEUR PAYS D’ORIGINE, LE
    RWANDA NATAL.
    JE SUIS NGBANDA! VIVA NGBANDA!
    JE SUIS MBEKO! VIVA MBEKO!
    JE SUIS JO BOGOS! VIVA JO BONGOS!
    JE SUIS NONO! VIVA NONO!
    BITTE, WIE IMMER, KEINE BLOEDE KOMMENTAREN HIER. ZU LESEN ODER NICHT LESEN, DANKE.
    PLEASE BE GENTLEMAN, NO STUPID COMMENTS ON MY WAY OF THINKING. YOU HAVE THE CHOICE: TO READ OR NOT READ.
    PLEASE, YOUR WRONG COMMENTS ARE NOT NEEDED HERE. THANKS FOR READING ME.

    1. germain,ce texte en majuscules en dit long sur votre stabilité mentale.rien d autre a dire sur un cas si evident

  11. @ Kalisa.
    Kiekiekie kiekie. J’ai vraiment a faire a un tutsi d’en bas! Comprenez monsieur qu’ a propos de la comprehension du mot UBWENGE, je n’ai pas besoin de lire vos pauvres references car j’ai moi meme ete dans TON PAYS le Rwanda. Ensuite je suis alle travaille a Bujumbura ou on parle la meme langue. Jusqu’a quand allez vous continuer a vous habiller des mensonges? Croyez vous que votre kagame et son armee sont eternels? Reflechissez comme des etre humains. Vous ne pouvez pas nier les ravages de l’ubwenge dans votre societe rwandaise quand des honnetes theologiens et philosophes rwandais de vos Eglises le denonce. soyez responsables pour les generations futures car vous preparez mal leur avenir. Mentez, mentez, mentez, tuez, tuez tuez, mais un jour vous allez aussi recolter les fruits de vos mensonges. Le president Habyarimana fut assassine quand je faisais des achats a Bujumbura et tous les tutsi etaient tres contents, buvaient en plein air, chantaient, jubilaient etc…Apres seulement 30 minutes les memes individus qui festoyaient ont commence a pleurer car les hutu avaient commence a egorger leurs familles au rwanda. Il y a moyen d’eviter ces erreurs, mais pas avec des ubwengistes de ton genre ou Nganguzi qui nient des evidences.

    1. raz, c est toi qui est u fdlr déguisé en congolais, congolais que tu essayes d entrainer dans ta haine de complexe , ces complexes qu aucun congolais n avait avant que vous arriviez a en convertir quelques uns sans leur expliquer que ca vous a emmener a vivre dans la foret après avoir perdu a 100 contre 1apres avoir massacre vos voisins désarmes et isoles comme les laches que vous êtes,maitenant vous violez et massacrez tout ce qui bouge au kivu

  12. Cher M. Nono,
    Je pense honnêtement que vos feriez œuvre utile en réagissant de manière dépassionnée au texte présenté par M. Rwasamanzi en apportant des éléments même totalement contradictoires que vous pouvez savoir sur ce problématique. J’ai personnellement été impressionné par l’article intitulé « Les populations dites à nationalité douteuse’ au Kivu de Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo en date du 31 mars 2020 paru sur ce même site. J’ai été séduit par le fait qu’un originaire du Kwilu, loin du Kivu et résidant depuis très longtemps en Europe, peut disposer des informations très utiles et essayer de les présenter avec objectivité pour aider les gens de bonne foi à comprendre la situation de l’Est du Congo.
    Je suis originaire du Nord-Kivu. Je connais et j’ai vécu certains des événements racontés par MM. Mayoyo et Rwasamanzi.
    A ce stade, ce que je peux ajouter est que les relations toxiques et le climat malsain ont été créés par les élites politique, intellectuelle et économique du Kivu. Lorsque ces élites politiques se battent à Kinshasa pour des postes ministériels ou autres très rémunérateurs, tous les coups bas sont permis. De même lorsqu’on veut spolier une ferme, on va jusqu’à tuer. Les intellectuels s’activent pour créer l’idéologie et sa propagation dans l’anticipation de gains futures de toutes sortes.
    Les relations intercommunautaires au niveau du peuple lambda n’ont jamais été mauvaises. Les gens fréquentaient les mêmes écoles, les mêmes églises, les mêmes marchés, bref la vie se passait ensemble sans heurts. J’ai vu de malades transportés vers un dispensaire situé à 30 km par les gens issus de toutes les communautés pour se relayer tout au long du trajet. J’ai des amis intimes provenant de chaque communauté. Tant que le pouvoir de Mobutu était fort, rien ne pouvait présager le dérapage actuel.
    Certes, le cas du Nord-Kivu est particulier avec les Banyarwanda (Hutu et Tutsi). Aux populations autochtones, se sont ajoutés les transplantés emmenés par les belges pour travailler dans les plantations à thé, les immigrés volontaires encouragés par les belges dans le cadre du Congo Belge, Rwanda et Urundi à cause de la famine qui sévissait au Rwanda, les réfugiés économiques et politiques, etc. Cela a créé un déséquilibré sociologique au détriment de Bahundes qui doivent aussi être protégés pour ne pas être submergés.
    Certes, la guerre dite Kanyarwanda de 1966 a laissé de traces indélébiles. Alors que les autorités coutumières hunde exigeaient, même de force, le paiement d’impôts sous forme de chèvres, poules et autres petits bétails, la réaction de certains Banyarwandas a été une véritable rébellion. Mais, ils n’étaient pas Mulelistes. Chez le Mwami Ndeze à Rutshuru, par contre, les vaches lui étaient offertes régulièrement en groupe et en public. Ne peut-on pas assimiler tout cela à la TVA actuelle qui s’appliquait dans une économie presque non monétaire !
    La diabolisation des Batutsi, les présentant comme des assassins semeurs de la mort au Kivu est une œuvre malveillante et d’une haine injustifiée et inexplicable. Les violeurs des femmes sont connus et bien identifiés. Il existe plus d’une centaine de milices. Les Tutsis n’appartiennent à aucune d’elles. Les Tutsis languissent dans des camps de réfugiés depuis plus de 20 ans. Certes, du fait du désespoir prolongé et sans limite, il y a eu le M23, majoritairement Tutsi avec les autres jeunes de la Région, qui a recouru aux armes. Ce n’est pas la bonne voie pour faire entendre sa voix. Ils demeurent cependant des enfants de la République. Qu’ils se repentent et reviennent à la maison comme l’enfant prodigue de la Bible.
    Cher Nono, savez-vous que ces miliciens, quoiqu’apparemment se disent d’auto-défense, sont avant tout liées au contrôle de mines de cassitérite et de coltan. Pouvez-vous vous imaginer à qui appartiennent ces mines et ceux qui fournissent les armes aux miliciens ? Il est évident que la libéralisation de l’exploitation des mines artisanales est parmi les facteurs déterminants de l’instabilité et des troubles à l’Est. A cela s’joute la circulation des armes en feu entre les mains de tous les malfaiteurs nationaux et étrangers. Ces deniers ne s’adonneront jamais aux travaux champêtres tandis qu’ils ont des armes à feu pour dépouiller la population à main nue. Il est fort regrettable que le kidnapping avec exigence de rançon prenne de l’ampleur depuis un certain temps au Nord-Kivu comme si on était au Moyen-Orient.
    Les efforts de l’actuel Gouverneur de la Province du Nord-Kivu dans le cadre d’harmoniser la cohabitation des toutes les communautés de sa juridiction est louable. C’est à l’opposé du repli identitaire de 1960 où les Bahunde s’étaient repliés à Kirotshe comme chef- lieu de leur provincette, les Nande à Luofu et les Banyarwanda à Goma.
    La colonisation belge a fait beaucoup de dégâts pour les Hundes et les Tutsis. Je crois même qu’il il y a eu de dégâts dans certaines autres provinces comme le Katanga et le Kasaï. Et pourquoi pas en Equateur où les mains de villageois étaient coupées pour n’avoir pas récolté une quantité suffisante de caoutchouc ou de noix de palme. Bien sûr, ces dégâts sont de nature et de proportion différente
    SVP Nono, combattez le bon combat pour la paix et non l’Intox en utilisant un de vos dons, la maitrise de la langue française !

    1. @Hubert Mbalaga
      Vous citez le meme Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo qui pretend que « a proximite de » signifie « a l’interieur de » pour justifier toute son argumentation fondee sur la seule citation de George Weis qu’il interprete d’ailleurs mal et en tire ainsi une conclusion eronee?
      Ba mpangi ya Vincent!

    2. Cher Mr Mbalaga,
      # Merci pour votre attention mais désolé d’avoir livré une prose que vous trouvez passionnée, honnêtement je l’aurais pointé je ne vois pas comment j’aurais autrement depassionne mes propos d’autant que le reproche dont je n’aurais pas voulu qu’on m’accuse est plutôt celui d’être mensonger ou hors-sujet que d’user de passion. Vous préférez les écrits de Mayoyo et Rwasamanzi, c’est votre droit, n’empêche qu’on y voit de suite votre penchant. Laissez-moi vous dire là-dessus que personnellement je crains que les démonstrations historiennes, – et rassurez-vous on peut trouver beaucoup d’informations écrites, ce n’est pas ce qui manque – n’aident pas davantage à nous avancer dans la comprehension des situations et la solution des problématiques. La preuve, il s’en est produit des centaines mais chaque historien privilégie quelque part son interprétation et leurs productions finissent par nous embrouiller plutôt que nous éclairer. Nos amis Mayoyo et et Rwasamanzi ont eu le mérite de bien compiler les données de l’histoire mais sont-ce elles qui nous ont fait défaut et elles qui en révélant les causes structurelles de l’imbroglio à l’Est vont dénouer la situation ? Ça se saurait, il y’a certes une vérité à proclamer mais pour moi vaut mieux la vivre.
      # Voilà pourquoi je préfère le vécu, le ressenti, le comportement et les mobiles effectifs des différents
      protagonistes du terrain d’en bas comme d’en haut. Leurs rêves et leurs cauchemars sont mieux à même de nous orienter un jour vers des règlements plus adaptés que les vérités historiennes volontiers vacillantes selon les auteurs. Je me suis ainsi surpris de m’intéresser dans le récit polisse de Rwasamanzi non à l’authenticité de ses histoires mais aux mobiles de ses interprétations qui ont pour moi les mêmes tares que les politiques qui perpétuent l’insécurité et l’incompréhension à l’Est : « victimaires et à la limite du mensonge en privilégiant ainsi ce parti-pris ». Pour moi il aura beau nous dérouler des faits, avec son interprétation il convaincra difficilement que le monde entier, de l’époque coloniale à ce jour, ait eu dans le viseur les Tutsi. Pourquoi aurait-t-il légiféré et administré arcboute sur un plan anti-tutsi ? D’où l’impératif de revisiter les réalités du terrain pour chercher à voir s’il n’y a pas d’autres pesanteurs chez les victimes qui orientaient les choix des dirigeants.
      # Vous nous affirmez connaître votre Kivu natal et relevez la culpabilité de ses élites politiques, intellectuelles et economiques dans le naufrage mais cela suffit-il à nous donner les béquilles pour en sortir. Vous avez le souvenir des relations intercommunautaires apaisées au niveau du peuple mais vous ne semblez pas
      vous investir davantage sur le moment et les prétextes de la bascule. Il y’a plus que le seul départ de Mobutu alors puissant protecteur surtout en regardant d’où est venu l’ouragan.
      # Tenez : l’analyse même élémentaire de l’épopée du Rwanda de Kagame au Congo depuis 1994-97 à aujourd’hui démontre sans discussion qu’il a profité de la faiblesse du Zaïre deliquescent de Mobutu et d’un crédit prélevé sur son statut de victime du génocide pour imposer sa tutelle, déstabiliser et piller le Congo. Et surtout à travers un discours truffé
      de dissimulation, d’évitement perpétuel et de mensonge :
      agresser et occuper à marchés forcées un pays sans réveiller ni la CI ou en s’en faisant une complice, ni le droit international ni qui d’autre dans la région en faisant croire bien sûr le contraire de ce qu’on fait et en s’octroyant une impunité indue et l’indifférence planétaire sur ses nombreux délits et crimes. Bref une opération de domination et de pillage depuis un quart de siècle sous couvert des mensonges, pas vu pas pris. Le comble est que pour se faire la CI est venue à sa rescousse déjà autour de l’invasion de l’Afdl et apres lors des dialogues intercongolais où elle a commandité des brassages et mixages qui ont achevé l’occupation encore présente.
      Et dites-moi, qu’ont été et qu’ont fait au Congo RCD, CNDP, M23 et aujourd’hui ADF…? Qui ignore que ce sont des produits du Rwanda et le scénario se poursuit au su et au vu de tous sans qu’aucune puissance ne lève le doigt contre si depuis 25 ans comme si la CI avait autorisé officiellement la loi de la jungle du plus fort et du plus malin au Congo. Et Kabarebe qui menace de mort Mukwege ? Oui avec vous des élites locales fautives mais aussi des voisins envahisseurs malins qui les ont utilisées dans leur programme !
      # Les migrations successives au Congo venant de son est
      n’ont pas été uniformes en composition et en mobiles de départ mais ont réussi à créer à terme des forces installlees sur place réceptrices au Rwanda qui ont été utilisées dans le sens de la domination du Rwanda sur le Congo et surtout aujourd’hui les dégâts sont là et il faut s’en occuper d’urgence. Personnellement je n’ai aucune raison de diaboliser des Tusti installés au Congo ni non plus ceux du Rwanda, je ne dénonce que ceux dentre eux qui utilisent leur statut et leurs problèmes pour revendiquer de force et par la ruse des droits au Congo et leurs organisations et surtout un régime notoirement hegemoniste et expansionniste comme celui de Kigali. Le vivre-ensemble et le bon voisinage sont possibles dans la vérité et le dialogue si le politique rejoint le juridique et la volonté de paix dans le respect de la vérité. C’est donc clair, Mr Mbalaga, que l’intox ne figure pas dans mon logiciel, vous enfoncez donc une porte déjà ouverte, lorsque vous me conviez à combattre pour la paix ; pourvu que ce soit dans la vérité ! Toutes les personnes et tribus du Congo comme celles venues d’ailleurs qui auront choisi le Congo comme leur patrie ont leurs droits et devoirs dans le respect de la loi !

      1. Cher Nono,
        Je viens de lire – et c’est avec un grand intérêt et une attention soutenue- votre réaction au sujet en cours de débat : « Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en RDC » Je vous remercie de votre éclairage. Finalement, il y a toujours un gain en prêtant attention aux points de vue des autres surtouts sur des sujets aussi sensibles que complexes.
        Je demeure convaincu que plus on dispose d’informations objectives, plus on peut comprendre la genèse du problème et peut-être envisager de solutions idoines, bien que cela soit une condition nécessaire, mais pas suffisante. Comme vous le dites si bien, Il faut de la sincérité et de la volonté de vivre ensemble. Surtout essayer d’épingler les causes profondes et analyser toutes les pesanteurs internes et externes.
        Je n’ai aucune prétention de proposer de solutions toutes faites, mais j’essaie de contribuer tant soit peu pour enrichir le débat, sur la base du peu que je connais. J’apprécie beaucoup les interventions des gens d’autres provinces parce que moins passionnés que ceux qui vivent la situation conflictuelle depuis longtemps. Cependant, je serais au tant très ravi d’avoir des avis des ressortissants du Kivu également.
        Oui, on peut s’interroger. Comment se fait-il que tout a été, on dirait, contre la communauté Tutsi dès l’époque coloniale jusqu’ à ce jour, en passant par les lois successives tout au long du règne du Président Mobutu ? Il y a plusieurs raisons. Comme je l’ai dit, il y a entre autres des conflits entre les élites politiques, économiques et intellectuelles de la Province. Bien avant, à l’époque coloniale, on peut relever que les chefs Tutsi ont compris tard qu’ils n’avaient plus de comptes à rendre au Mwami du Rwanda et que le pouvoir revenait aux Belges. A coup sûr, ce qu’il y a aussi à reprocher non seulement à l’élite Tutsi, mais aussi à la quasi-faillite de l’administration publique congolaise. Il n’est pas superflu d’ajouter les interventions intempestives des gouvernements voisins dans les affaires intérieures du Zaïre/Congo.
        Il me se semble qu’il est important de dissocier tout ce que l’on reproche au régime actuel de Kigali quant à sa politique envers la RDC de la situation des Tutsi Congolais.
        1. Invasion de l’AFDL en Septembre 1996 : les Forces Armées Rwandaises défaites ainsi que les miliciens supplétifs préparaient l’attaque à partir du Camp de réfugiés de MUGUNGA qui était situé à 15 km du Rwanda. Peut-on penser que Kigali a demandé l’avis des Tutsi Congolais ou qu’il fallait laisser l’armée défaite passer à l’action !
        Le Régime du Président Mobutu était arrivé en fin de cycle. Comme il avait lui-même dit devant l’assemblée de l’Onu en 1973 : « Un fruit ne tombe quand il est mûr, mais devant l’ouragan et la tempête de l’histoire, mûr ou pas mûr il tombe quand même. » Les grands de ce monde en avaient décidé ainsi je pense surtout de fait de sa maladie qui l’empêchait de gouverner.
        Je n’ai aucun doute que la RDC a vocation à rayonner à travers l’Afrique et au-delà. Les difficultés actuelles seront un jour, peut-être très bientôt, surmontés. La RDC est un géant appelé être la locomotive des autres pays. Attendons Inga III dans un premier temps.
        2. Création de RCD, CNDP, M23 et ADF
        Vous avez certainement beaucoup d’informations que je n’ai pas. Je ne suis pas certain que ces mouvements aient été créés par le régime de Kigali. Ce qui me parait plausible est que RCD, CNDP et M23 ont reçu un soutien très important, voir indispensable. J’ai difficile à imaginer que Kigali a créé Onusumba, Ruberwa, Thambwe Mwamba, Lambert Mende, Lunda Bululu, Roger Lumbala, Nyamwisi, Madame Elisée Munembwe, actuel Vice-Premier Ministre du Plan et tant d’autres personnalités de grande facture.
        Tous les jeunes désœuvrés du Kivu, y compris les Tutsis, s’enrôlaient volontiers dans ces mouvements à la suite des promesses mirobolantes leur faites lors du recrutement.
        ADF est un mouvement ougandais. C’est un mystère pour moi qu’il n’attaque pas son pays d’origine et vise la tuerie de civils innocents congolais de Beni. Beni est dans le grand nord, à plus ou moins 400 km de Goma. J’ai lu un article ce lundi où il était fait état du démantèlement du réseau local qui fournissait des cartes d’électeurs aux ADF.
        3. Occupation de RDC
        Je dois vous avouer que je n’avais jamais perçu auparavant le sens et le contexte de l’occupation que je lisais régulièrement jusqu’au moment où j’ai lu votre réaction, à l’occurrence sur le Mixage et le Brassage. Honnêtement et humblement je ne connais pas le nombre et les militaires des militaires issus de RCD, de CNDP et de M23 brassés et mixés. Cependant, les noms quelques haut gradés que je connais sont des congolais comme vous et moi. Je ne pourrais pas m’expliquer que tous les Congolais ferment les yeux s’il y avait des militaires Rwandais infiltrés au sein de l’armée nationale. La RDC n’est pas tombée si bas jusqu’à ce niveau.
        4. Pillage des Ressources de la RDC par le Rwanda.
        Quand bien même le Régime de Kigali pillerait les ressources minières de la RDC, ça ne serait pas avec la complicité de Tutsi Congolais.
        La cassitérite et le coltan ne sont pas de matières très précieuses. C’est presque comme du sable noir qui se vend dans de grosses quantités. Généralement, ça s’exporte dans des futs de 100 kg et encore faut-il que la teneur soit élevée. Affirmer que le Rwanda pille ces ressources, c’est comme si le Rwanda allait creuser dans des mines au Congo, charger ses camions et transporter ces cassitérite et coltan jusqu’à ses frontières. Ou encore le Rwanda les achèterait à virils prix qu’il impose à ses fournisseurs congolais. Ce qui supposerait tous les congolais sont complices.
        Ce qui peut être vrai, c’est la contrebande ou le trafic illicite, de part et d’autre, entre les Congolais, les Rwandais et les Ougandais agissant en âme et conscience, comme ça avait toujours été avec le café, les wax hollandais, l’huile de palme, les tôles, les produits pétroliers, la cocaïne, etc. Cette histoire de minerais, c’est de la mafia internationale.
        Cher Nono,
        J’ai essayé de dire l’essentiel de ce que je pense. Je ne suis pas politicien. Vous remarquerez dans tout ce qui se dit ou se fait que le citoyen ordinaire est loin de tout cela. Je rêve un jour où les sages de notre province se trouveront pour régler les vieux conflits existants et repartir sur de nouvelles bases pour une coexistence harmonieuse entre les différentes communautés comme jadis entre 1967-1990.
        Mobutu a appuyé FNLA de Holdon Roberto et UNITA de Jonas Savimbi, mais je ne pense pas que les Angolais de MPLA en veulent aux Congolais. De même, les Tutsi Congolais ne peuvent être comptables des faits reprochés aux gouvernements voisins. Toutefois, les Tutsi Congolais doivent se comporter sans laisser aucun motif susceptible de pousser les autres à les soupçonner de manquer de loyauté à la mère patrie.

  13. Fantasmes, falsifications, amalgames…certaines peuplades en font des valeurs suprêmes pour se créer un récit imaginaire. Tellement imaginaire qu’elles ne savent plus où se situer géographiquement. Espérons qu’elles ne finissent pas un jour par revendiquer la Patagonie comme leur terre ancestrale.

  14. Quand vous mettez ces bandits et assassins et menteurs le dos au mur, ils vous taxent d’etre membre du fdlr. J’ai ete missionaire au rwanda et au burundi et mes etudes de philosophie et d’anthropologie m’ont permis de connaitre ce peuple dans le fond. je balbutie meme le kinyarwanda qui n’est pas tres different du kirundi. Ma grande joie pour le congo etait de voir aussi les jeunes de l’apareco descendre dans la rue pour reclamer le depart de cet ambassadeur negationiste et non reconnaissant qui a etudie chez nous sans rien payer pour se moquer ensuite de nos morts. Ils sont nombreux, meme ce kalisa qui ose nous ecrire aujourd’hui. L’ubwenge a tellement des racines profondes en eux qu’il ne faut pas esperer une quelconque reconciliation d’avec ces gens. Nos jeunes doivent apprendre a les connaitre car la situation ne restera pas la meme. Eza likambo ya mabele, le sol.

    1. RAZ, bravo, etre de l apareco pour se plaindre de la mort de congolais?il fallait oser je vous l accorde!vous prenez vraiment les congolais pour des chevres ans memoire… … vos manifestants se sont ils exprimes en bouboulant?ps:le hibou bouboule….vos hiboux sont j imagine recycles en droit de l hommistes comme leur boss dont on attend toujours la reprise en main de la situation annoncee 468 fois sans craindre le ridicule , mais pas de chance, tout le monde a reconnu leur bouboulement….ahhh si le ridicule pouvait tuer,ngbanda, ses hiboux et autres chegues nous auraient quitte depuis longtemps mais bon, la ils sont occupes a la reconquista, c est pour avant decembre, cette fois ci c est vrai, jure promis….mawwwaaaa

  15. @ Pauvre Kalisa.
    Je suis sympathisant de l’apareco depuis plus des dix ans car le mouvement defend une cause tres juste. Es-tu CONGORAIS? Tu devrais t’enroler. Batikelaka mopaya mabele teee. Nos jeunes doivent comprendre qui vous etes et je suis content du debut. Ata ndele mokili ekobaluka. Nous connaissons des rwandais serieux, des hommes de paix, pas des fumiers tueurs capables d’eventrer meme des femmes enceintes et de tuer le foeutus comme ils l’ont fait a shabunda au sud kivu. Nous , nous allons apprendre a nos jeunes de se defendre contre ces chiens et de ne pas utiliser leurs armes, produits du barbarisme. Beaucoup des bons et intelligents rwandais n’aspirent que de vivre dans la paix et dans l’harmonie avec nous comme avant. Cependant, des genocidaires des congolais de la trempe de kalisa et rwasamanzi sont tres nombreux. Tokotikela bango temps teee.

  16. UN DERNIER MOT !?
    # Les rwandophones à l’Est du pays savent plus que quiconque que leurs éventuels déboires sécuritaires sont aussi tributaires des relations entre le Congo et le Rwanda et qui malgré un rapprochement volontariste de Tshisekedi, restent sujettes à des rancoeurs et crispations continues d’un voisinage toujours conflictuel. Quand Tshisekedi s’affiche à Kigali tout sourire main dans la main avec son hôte du jour, cela n’est pas du gout de beaucoup de Congolais même dans son entourage, dit-on. Aujourd’hui il existe toujours en réalité un état de ni guerre ni paix alimenté par de mauvaises nouvelles d’insécurité toujours persistante et autres déclarations provocatrices et arrogantes qui se succèdent.
    # Un malaise qui en dit long sur la stratégie de la main tendue engagée par le nouveau président qui helas repose sur ces soupçons maintes fois validés que Rwandais ( et autres) participent toujours d’un plan de déstabilisation et de pillage avec le concours des nôtres. Malheureusement on compte parmi ces derniers des leaders et des communautés rwandophones dans le Masisi ou sur les hauts plateaux du Sud Kivu.
    # On l’ a dit et répété non sans raison : en dehors de brèves périodes chaudes et des accès des troubles essentiellement dus à des questions foncières, la cohabitation entre communautés autochtones et rwandophones – on ne doute point ainsi de lorigine rwandaise lointaine ou récente – a souvent été plutôt de bonne intelligence. Mais depuis le génocide rwandais et alentours la cohabitation s’est fortement dégradée : à la base, une dangereuse et criminogène exportation politique des conflits internes rwandais entre Hutu et Tutsi dont le nouveau régime de Kagame s’est fait l’argent. LE DISCOURS JUSTICATIF D’UNE DISCRIMINATION PLANIFIÉE DES TUTSI PAR LES POUVOIRS SUCCESSIFS DEPUIS LA COLONISATION TENU SURTOUT PAR LES RWANDOPHONES, RWANDAIS ET SOUTIENS, AU-DELÀ DE SA RELATIVE AUTHENTICITÉ –
    PAR EXEMPLE BEAUCOUP DE REFERENCES À G.WEIS QUI ON L’OUBLIE N’A ÉCRIT QU’EN 1959 ALORS QUE D’AUTRES COMME MOELLER L’ONT PRÉCÉDÉ AVEC DES CONCLUSIONS MOINS DEFINITIVES – S’AVERE ÊTRE EN FAIT UNE SOURCE DE PLUS D’INCOMPREHENSION ET D’INSÉCURITÉ PERMANENTES, D’UNE COHABITATION TOUJOURS CONFLICTUELLE. Pour moi plutôt que d’en attendre comme l’espèrent leurs auteurs une solution au conflit, il faut s’eloigner
    d’un refrain qui en fait
    une stratégie qui obère lourdement les chances d’une pacification des relations ne favorisant que le plan d’une fragilisation utilitariste du régime de Kagame hegemoniste et expansionniste. Je n’y vois donc pas un espoir durable de l’éradication du conflit à l’Est déjà dans la mesure où cette antienne divisera toujours.
    # Le rapprochement engagé par Tshisekedi est trop précipité et peu lucide, il y’a comme trop d’imprévus, des loups dans un flou non maîtrisé, un rabibochage d’une tentative de réconciliation sans garanties.
    Voilà mon dernier mot !

  17. PS
    […Voilà mon dernier mot : DES SOLUTIONS QUI PROCÈDENT DE L’APPLICATION DES LOIS JUSTES OPPOSEES A TOUS PLUTOT QUE DES PRETENTIONS ARROGANTES ET COMMINATOIRES DES UNS ET DES AUTRES, UNE UTILISATION PRAGMATIQUE ET PACIFICATRICE DE LA VERITE HISTORIQUE PLUTÔT QUE SA MANIPULATION PAR LE PLUS FORT ET LE PLUS RUSÉ DU MOMENT ET DU COIN ! ]

  18. Je suis toujours sidéré de lire les logorrhées manipulatrices de tous ces rwandais qui veulent absolument être congolais. Ils se racontent les mêmes histoires. Ils ont les mêmes éléments de langage, même articulation. A croire qu’ils suivent des modules de formation. Par malice, ubuenge oblige, certains vont directement au but, sans détours. D’autres soufflent le chaud et le froid… comme pour mieux se faire entendre. C’est totalement dingue ! Ils nous prennent vraiment pour des cons qui ne savent que danser et boire.
    Autre chose : je viens d’apprendre que les joueurs de Bayern de Munich qui ont battu dernièrement le PSG -sponsorisé par le Rwanda, en finale de la ligue des champions, sont tous des fdlr manipulés par Ngbanda…kie kie kie. A mon avis Charlie Chaplin qui n’a jamais visité le Rwanda, devait être aussi un fdlr et membre de l’APARECO…kie kie kie

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