Marche de Lamuka: Fayulu perd son pari mais réussit son « coup »

C’est un échec. C’est le moins que l’on puisse dire de la marche organisée, mercredi 15 septembre, par la plateforme « Lamuka » du duo Fayulu-Muzito. Les Kinois n’étaient pas venus nombreux à ce rendez-vous. Il en serait de même dans les autres villes du pays. Le « Président élu », comme l’appellent ses partisans, était dans tous ses états. Il n’a pas gagné son pari consistant à faire descendre dans les rues les Congolais aux quatre coins du pays. Le défi lancé à la puissance publique, représentée par le gouverneur de la ville de Kinshasa n’était qu’une bravade. Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont été « reconduits à-coups la maison » sous bonne escorte. Le président de l’ECIDé a, en revanche, réussi son « coup ». Il avait « prédit » des brutalités policières à l’occasion d’une manifestation qui n’avait pas encore eu lieu. Il avait « pris à témoin » la Cour pénale internationale (CPI) via un mémo. Les policiers kinois ont confirmé leur sulfureuse réputation en molestant notamment un journaliste. Les vieilles habitudes ont la peau dure…

Ville aux dimensions tentaculaires (9.900 km²), la capitale congolaise est divisée en 24 communes. Celles-ci abritent plus de dix millions d’âmes. Mercredi 15 septembre, c’était le jour de la rentrée parlementaire. « C’est une session essentiellement budgétaire », a rappelé le président de l’Assemblée nationale dans son « allocution inaugurale ».

Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville de Kinshasa

C’est ce même mercredi 15 septembre que la plateforme « Lamuka » du duo Fayulu-Muzito a choisi pour organiser sa « marche » qui devait, comme à l’accoutumée, partir des quartiers populeux du district de la Tshangu (Masina, Kimbanseke, Maluku, Ndjili et Nsele). La grande majorité de la population de cette partie de la ville est composée des natifs du « Grand Bandundu ».

LE PARI PERDU DE FAYULU

Mercredi 15 septembre, les Kinois n’ont pas répondu nombreux à l’invitation de Fayulu. Et pourtant, la veille, ce dernier a diffusé, sur un ton martial autant que solennel, un « message à la nation » rappelant au « peuple congolais » que « la marche prévue le mercredi aura lieu à Kinshasa et dans les autres villes du pays ». Quid de l’objection exprimée par le gouverneur Gentiny Ngobila pour la date du 15 septembre? Le président de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) n’en a cure. L’homme chérit tout ce qui ressemble à un bras de fer.

Et pourtant, mardi, le chef de la police kinoise, le général Sylvano Kasongo, avait prévenu en termes clairs: « Ceux qui vont s’hasarder à troubler l’ordre public demain mercredi vont trouver la Police sur leur chemin ». Et de préciser que « tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé avec des armes non létales ». « Nous avons reçu l’instruction d’interpeller toute personne qui ira à l’encontre de la décision » du gouverneur de la ville de Kinshasa « interdisant les marches de Lamuka et Nogec ». Il a conclu en affirmant à haute et intelligible voix que ses « hommes » ont reçu l’instruction d’interpeller tous les contrevenants à cette décision de hôtel de ville, interdisant les marches de Lamuka et de Nogec.

« MARTIN » REUSSIT SON « COUP »

Le duo Fayulu-Muzito – qui n’a jamais fait mystère de son dédain à l’égard de l’actuel chef de l’Etat- s’est retrouvé face à un « mur sécuritaire ». Un « mur » qui renvoie à la réalité selon laquelle, sur son territoire, la puissance publique n’admet aucune concurrence dans l’exercice de la contrainte coercitive. D’aucuns pourraient ricaner au regard de l’insécurité récurrente à l’Est du pays. Pourquoi pas!

Obligé de quitter les lieux sous bonne escorte, c’est un Martin Fayulu fou furieux qui a répondu à quelques questions de la télévision publique France24. Visage crispé, il « aboie » littéralement ses réponses: « j’ai été brutalisé. Vous l’avez vu! » Il poursuit: « La CPI doit voir ça. L’Onu doit également voir ça. La démocratie est en baisse en Afrique à cause de certains dirigeants du monde parce qu’ils sont trop tolérants ». Le ton frise l’extrémisme. L’Occident a en horreur des leaders au discours intransigeant. « Martin » n’avait pas compris qu’il ne s’adressait pas à quelques fanatiques de la Tshangu mais à des Occidentaux. Ces derniers sont friands de la modération. Ici, le débat politique baigne dans la tolérance et le respect mutuel. Fayulu n’a pas manqué de surprendre quand il a lancé le mot « Bololé » en direction de policiers. Il s’agit d’un mot lingala qui peut signifier « idiot » ou « stupide ».

le journaliste Patient Ligodi, patron d’Actualité.CD

Certains observateurs regrettent la décision du report de la « démonstration » de Lamuka. Pour eux, c’était l’occasion de permettre aux Congolais d’approfondir leur apprentissage de la démocratie. D’autres, plus « cyniques », considèrent que c’était l’instant de jauger la popularité de ce qui reste de la plateforme Lamuka en général et de Martin Fayulu en particulier.

Fayulu n’a pas réussi son pari de « fredonner » avec les Kinois: Non, à la Commission électorale nationale indépendante politisée; Non, au glissement du calendrier électoral en 2023, Non à la fraude électorale et Non à la dictature. Il a, par contre, réussi à mettre en exergue la brutalité des policiers congolais.

On apprendra avec stupeur que le journaliste Patient Ligodi, patron du média Actualité.CD et correspondant de RFI a été victime des brimades. Il a été arrêté avant d’être libéré. Embarqué dans un véhicule de la police, deux policiers se seraient « assis » sur lui.

Sur son compte Twitter, le ministre de la Communication et médias a condamné cette « bavure policière ». Martin Fayulu pourrait se consoler à l’idée qu’il avait « pris à témoin » la CPI bien avant la tenue de cette manifestation. Il a réussi son « coup ».

Fayulu n’a pas pu clamer avec les Kinois: « Oui aux réformes institutionnelles consensuelles ». Devrait-on donner raison à ceux qui soutiennent que « Martin » serait demandeur des « concertations nationales » à la « Joseph Kabila »? L’objectif serait de sceller un « glissement », cette fois-ci, « consensuel »?

 

Baudouin Amba Wetshi

25 Commentaires on “Marche de Lamuka: Fayulu perd son pari mais réussit son « coup »

  1. Ngobila n’a rien compris, en interdisant une marche vouée à l’échec, il a permis au duo comique Fayulu et Muzitu d’exister l’espace d’un après-midi. Tout a commencé avec une plainte auprès de la CPI – vous avez bien lu – ils ont vraiment saisi cette juridiction internationale pour prévenir des prétendus  » massacres  » qui allaient se commettre lors de leur pique nique dans certaines communes « populeuses » de Kinshasa où les deux pangi revendiquent une hypothétique popularité. La démonstration a tourné court. D’ailleurs, les habitants de ces bas quartiers de Kin préfèrent s’occuper de leur quotidien difficile que de répondre à cette mascarade, surtout lorsqu’on sait que Muzitu bouffe l’argent sans pointer son nez au parlement où il est sensé soit disant défendre les intérêts de ses électeurs. C’est du Poujadisme à la congolaise teinté d’une pointe d’escroquerie. Pour ce qui est de la brutalité dont Ligodi a été victime, je la déplore, mais il faut avoir raison gardée, les journalistes congolais ne brillent pas par objectivité. Comme la fameuse société civile africaine, ils nous ont habitué à l’exagération et surenchère pour être dans les bonnes grâces des occidentaux mêmes pour des broutilles. Ligodi a eu sa demi-journées de compassion, passons à autre chose. Pour revenir à la partie de divagation du compère pangi, il n y a pas de quoi fouetter un chat, c’est l’oisiveté qui est la principale raison qui les a poussé à battre les pavées kinoises pour exister. 2023 arrive, Fayulu qui a bénéficié des largesses de Katumbi devrait revoir ses ambitions à la baisse, car, l’homme aux quatre nationalités ne va pas facilement allonger l’oseille dans la mesure où il sera lui même candidat au casse-pipe électoral. Comme on dit, l’espoir fait vivre.

  2. FAYULU-LAMUKA PERD SON PARI MAIS RÉUSSIT SON COUP😭! Considerant que dans un pays Sous-Occupation tous les Politichiens et les Partis politiques sont des Collaborationnistes du Pouvoir d’Occupation Rwandaise; en regardant très bien les images loufoques,
    subliminales d’hier en continu, il nous est venu souvent à l’esprit de se demander « Où allaient-ils (Fayulu-Lamuka, Muzito wa Gizenga et leur cavalerie Lamukiste) au juste ? »😁… Les Leaders de l’Ecidécomposition et du Mauvais Élan sont passés maîtres dans l’art de l’intrigue politicienne [La politique est l’Art de mentir à propos au Peuple dixit Voltaire] chère à feu Tshitshi (Cfr Carte Jaune, Rouge et Mpongi ya ba bébés), ils (Fayulu-Lamuka et Muzito wa Gizenga) ont paisiblement pris leur bolide RAM SUV hyper solide pour rouler entre 7h et 8 h du matin jusqu’à Masina afin de sillonner après toute la capitale Kinshasa la Poubelle à l’envers, Ayatollah Khomeiny en rigole sous cape, du jamais vu dans l’histoire moderne de la Démocratie qui n’existe pas… LA FOULE, EINSTEIN ET LA FOLIE ! Comme en 1979 quand le Shah d’Iran fut chassé par la FOULE IRANIENNE chauffée à bloc par l’Ayatollah Khomeiny revenu de l’Exil Français, MAFA (selon ses intimes fanatiques aveugles) a eu 2 opportunités en or de bouter dehors les Occupants Banyarwanda par la FOULE acquise à sa cause qui ne demandait que ça après les Élections truquées 2018, mais le propriétaire de Faden House dansait paisiblement « SE YE FAYULU » exactement comme il donnait des bisous hier à l’intérieur de leur carlingue… Bref en RDC occupée par les Banyarwanda, la Classe Politique est FOLLE selon EINSTEIN qui dit « La FOLIE, c’est de faire toujours la même chose en 2006, 2011, 2018 et de s’attendre à des résultats différents en 2021, 2023 », cette farce de « Marche Pacifique » d’hier (15 Septembre 2021) prouve encore et encore que faire la politique dans un Pays occupé où l’Occupation Rwandaise détient l’imperium (Effectivité du Pouvoir) peut tuer à court, moyen et long terme… GENTINY NGOBILA BOUCHER DE YUMBI ET KINOISERIES ! Selon un médiamensonge Kinois, la Marche de LAMUKA et NOGEC : Gentiny Ngobila félicite les Kinois pour avoir «refusé la manipulation politicienne » … Donc les Kinois adeptes de la Religiosité imbécilisante et Fanatisme aveugle « appauvris » vivant dans une salete ambiante ne s’indignent plus, ne refusent plus aussi la manipulation du Gouvernorat Provincial sur les poubelles et immondices amoncellés depuis 10 ans😇! Il n’y a qu’en RDC occupée par les Banyarwanda que les Politichiens Voleurs, Escrocs, Assassins, Irresponsables, Incompétents, Inconscients congénitaux, Traîtres Collabos et Occupants (ALIAS KABILA, TSHILOMBO-PÉTAIN, NGOBILA BOUCHER DE YUMBI, KAMERHEON, MAPON etc) sont APPLAUDIS bêtement par leurs Victimes Kongolo-Kinoises… « Quittez les Institutions d’Occupation Rwandaise » dixit Honoré NGBANDA… INGETA

  3. Martin Fayulu doit apprendre qu’il ne peut y avoir d’élections libres et transparentes dans un pays occupé. Il faut que Fayulu repense bien ses stratégies, les marches pacifiques ayant montré leur limite.
    Il faut chercher à renouer avec l’héroïsme politique, c’est-a-dire réinventer un imaginaire de conquête, qui s’adapte à la réalité de notre pays, étant donné que les forces du mal sont fortement enracinées dans le microcosme politique congolais; où la politique du ventre et le fanatisme l’ont emporté sur le patriotisme et le bon sens.

  4. C’est quand même étonnant de voir un homme intelligent agir en piètre acteur politique.
    Pourquoi Fayulu n’arrive-t-il pas à transcender la misère crasse dans laquelle vivent les congolais depuis plus de deux décennies à cause de l’imposture rwandaise au Congo en révolte généralisée ? Laquelle imposture est renforcée et consolidée depuis le deal présidentiel de décembre 2018 par un pouvoir par procuration totalement instrumentalisé par le Rwanda et l’Ouganda.
    Comment fait-il, lui Fayulu, pour se ridiculiser de la sorte, être aussi médiocre que ces gens ?
    Et dire que Tshilombo, même assisté par tous ces conseillers ne tiendrait pas un quart d’heure dans un débat politique télévisé en direct avec Fayulu…tout seul.
    Comment fait-il pour être nul et minable à ce point ?
    Je crois que je sais : il lui faut, à lui aussi, une  » Nenette  ». Pour le recharger.
    Eza makambu ya modèle ya mboka na biso !

  5. Le pouvoir s’est fait piéger lui-même, le choix de la date du 15 septembre n’est pas anodin pour les deux comparses parlementaires. Ils savaient que l’attention de l’opinion publique était focalisée sur ce lieu entre guillemets de la démocratie et que c’était le moment idéal de se faire entendre. Au final, qu’a-t-on retenu de cette journée ? Violences policières sur ceux qui sont censés nous informer, Gaz lacrymogènes sur une marche qui n’avait pas encore commencé, empêchement de circuler des deux comparses et leur reconduction illico presto chez eux. Accessoirement, les discours de la session de rentrée parlementaire de septembre des deux présidents de l’assemblée nationale et du sénat. Si je me plaçais dans l’optique d’un opposant au régime, je dirai mission accomplie en faisant voir à la face du monde le visage hideux de ce régime.
    Pourtant, le pouvoir aurait pu éviter de donner une telle tribune à ses contradicteurs en étant rationnel mais malheureusement comme toujours en pareil cas en Rdc l’émotion a triomphé.

  6. @ A CIC,
    Contrairement au papier amateur et fanatique de votre chroniqueur Gaston Mutamba Lukusa qui a étalé son parti-pris quasi tribal à l’endroit du pouvoir en place, vous essayez ici de rattraper le coup : « Fayulu n’a pas réussi son pari de « fredonner » avec les Kinois: Non, à la Commission électorale nationale indépendante politisée; Non, au glissement du calendrier électoral en 2023, Non à la fraude électorale et Non à la dictature. IL A, PAR CONTRE, REUSSI A METTRE EN EXERGUE LA BRUTABILITE DES POLICIERS CONGOLAIS. » J’ajouterais : PLUS GRAVE IL A DEMONTRE A SUFFISANCE LA PRISE EN OTAGE DES INSTITUTIONS ET DES POPULATIONS PAR NOS POUVOIRS SUCCESSIFS, LES PRECEDENTS COMME CELUI ACTUEL DE TSHISEKEDI. On ne peut en effet réduire la répression d’hier à des simples bavures policières, elle vient d’un déni de l’Etat de droit effectif sur le terrain venu de haut, bien éloigné des slogans ânonnés par le pouvoir présidentiel, il a transmis ses ordres dans ce sens à la hiérarchie policière qui n’a pas manqué de nous l’avouer de vive voix. Passons…
    @ Même s’il ne s’agit pas des crimes graves qui concernent directement la CPI que Fayulu et son mouvement veulent prendre à témoins, nous sommes ici en face d’une violation répétée des droits de l’homme qui nécessite une bonne visibilité et pourquoi pas des sanctions à différents niveaux. A quoi nous sert ici de nous attarder sur la mesure de la popularité de Fayulu et de Lamuka ou d’y voir une demande souterraine de « dialogue » ou encore une recherche de buzz – après tout Fayulu est un politicien qui a le droit comme un autre de faire sa promotion – alors que la répression disproportionnée est bien là, synonyme de non-Etat de droit et le soupçon de la politisation de la Ceni, de la fraude électorale et du glissement que Fayulu et Lamaku convoquent est patent ? Il est donc indubitable que les raisons invoquées pour justifier l’interdiction de la marche sont non-fondées, cela suffit amplement…

    1. NONO et l’art de se contredire
      1. « … Lukusa qui a étalé son parti-pris quasi tribal » : Et pourtant le même NONO n’aime pas qu’on lui reproche son tribalisme.
      2. « … un déni de l’Etat de droit effectif…  » : FAUX ! C’est dans le même Congo que FAYULU dansait sans arrêt dans ses meetings et traitait FÉLIX de tous les noms. Sans être arrêté.
      3. « … violation répétée des droits de l’homme… » : « BOLOLE, ZOBA, DRAGUEUR DE PETITES FILLES… » de la bouche de Fayulu, est-ce le respect du droit ?
      Bref, il y a lieu de critiquer Ngobila sans raconter des faussetés. Fayulu n’est pas irreprochable dans cette affaire.

  7. PS
    Et pour moi, Fayulu ne pouvait pas réussir son « coup » en perdant son « pari », le pari était de démontrer à la population que le pouvoir en place et ses policiers avaient tort de nous prendre en otage et que leur refus de la politisation de la Ceni comme celui de la fraude électorale et celui de glissement est fondé. Au-delà du peu de public qu’ils auraient ameuté à leur marche, leur message a bel et bien été entendu bien plus loin, même si certains griefs portés à Fayulu et Lamuka sont avérés, l’avenir nous le confirmera sans doute…

    1. NONO
      « leur refus de la politisation de la Ceni comme celui de la fraude électorale et celui de glissement est fondé » : FAUX ! Ce n’est pas fondé. Les confessions religieuses (y compris la CENCO …) ne sont pas apolitiques comme ils l’affirment. Le catholique MALU MALU ne l’a pas été. Donc, FAYULU et MUZITO SE TROMPENT. Ils sont incapables d’expliquer la dépolitisation de la Ceni. Quant au glissement, ils se trompent aussi. Félix ne bloque rien. Ils devaient s’adresser à la Cenco et co. qui ne logent pas loin d’eux au lieu d’aller crier comme des écervelés à Tshangu. Le message de Fayulu a été entendu : « BOLOLE ! »

  8. « Le « Président élu », comme l’appellent ses partisans… »
    En effet, il l’est. Car ce n’est pas Shadary, malgré ses 17%. Encore moins le suivant, Tshilombo, avec ses maigres 15% du suffrage. Le président élu en décembre 2018 fut bel et bien Martin Fayulu, qui, il faut l’avouer, avait à cette époque bénéficié de la « CONSIGNE » de vote de plusieurs ténors de la politique congolaise reproupés au sein de Lamuka:
    – Katumbi
    – Bemba
    – Matungulu
    – Muzito
    – Nyamwisi
    – Baba Kyungu
    – Kamitatu
    – Christian Mwando Nsimba
    – Eve Bazaiba
    – J-C Muyambo
    – Pierre Lumbi
    – José Endundo
    – Nzanga Mobutu, etc.
    C’est ainsi que, avec toutes ces consignes de vote partout sur la RDC sauf au Kasai gravement tribalisé, hélas!, ce qui devrait arriver est arrivé: victoire SPECTACULAIRE de Martin Fayulu avec plus de 62% des suffrages exprimés, bien loin devant Emmanuel Shadary (17%). Nangaa témoin. Seuls les escrocs et « les sorciers » peuvent prétendre qu’une telle avalanche des consignes aient pu rater son objectif! Non, c’est Fayulu qui fut élu Président en 2018.
    Mais la suite? Comme le disait si bien B.A.W., les occidentaux ont horreur de leaders au discours intransigeants. Voilà pourquoi ils n’ont pas eu du mal à accepter le fait accompli imposé par le deal. Après tout, Joseph Kabila a eu le mérite d’imposer une personnalité faible et sans expérience à sa succession, et cela les a plutôt rassuré les occidentaux!
    Aujourd’hui, Fayulu n’a pas nécessairement tous ces électeurs de 2018 derrière. Il doit mobiliser. Et son fief de l’est de la RDC connait un état de siège qui rendrait toute manifestation difficile voire impossible. Voilà ce qui explique ce que vous appelez échec.

  9. Quand on a appris a connaitre et a vivre avec l’homme blanc, quand on connait comment cet homme garde rancune, j’avoue que cette image du journaliste Patient Ligodi entrain d’etre rendu ridicule, va faire le tour du monde et ce n’est pas du tout une bonne nouvelle pour l’udps.

  10. Les Congolais sont des peureux, dès lors que les autorités interdisent une marche , ils savent que la répression sera rude et restent chez eux. Lamuka n’a pas moins bien fait que l’UDPS les dernières années avant l’élection , heureusement qu’il y’avait l’Eglise.catholique, la vraie mesure de la popularité est d’autoriser la marche pacifique. Et ça le pouvoir ne le permettra pas . Fayulu a au moins le mérite de démontrer que qu’aujourd’hui les méthodes sont identiques à hier et avant hier et ça un point . Le pouvoir ne peut s’assurer d’une impopularité de son principal opposant en interdisant systématiquement les marches , ça peut susciter de l’empathie et le jour où il y aura une possibilité de s’exprimer pacifiquement, ces peureux seront dans la rue . En effet les occidentaux n’aiment pas les francs-parleurs , on doit se soumettre ou continuer pour multiplier le nombre des francs parleurs au point de faire plier les occidentaux….. à vous la jeunesse Africaine de jouer ……

    1. Madame TANO
      c’est le même pouvoir qui a permis plusieurs meetings du danseur Fayulu et supporté ses injures. Les méthodes sont identiques ? OWUTI ZAMBA ? Rossy Tshimanga. Kapangala… sont morts de gaz ? FAYULU franc-parleur ? Lui le jouet de Soros et co. Lui qui affirmait sans honte : « L’ Occident nous a appris deux grandes valeurs. L’ amour et le pardon ». SIA !

  11. RIDICULE ARGUMENTATION?
    En quoi l´ouverture de la session parlementaire et une marche de l´opposition?
    Au contraire, une marche de l´opposition le jour de l´ouverture de la session parlementaire est une bonne occasion de mesurer le dégré de la démocratie au Congo.
    AMNESIE JURIRIQUE?
    L´UDPS, parti au pouvoir a fait ces genres des marches pendant plus de 30 ans sans se soucier de l´avis d´un gouverneur dans la capitale. Ceux qui oublient que la constitution est assez explicite dans ce sens qu´il n´ya pas besoin d´une « autorisation » d´un gouverneur font la honte des congolais.
    LE MESSAGE EST PASSÉ?
    Ceux qui avaient luttés pour la démocratie pendant plus de 30 ans, recopient sans état d´âme les pratiques dictatoriales.
    L´UDPS au pouvoir se retrouve entrain de recopier le MPR et les deux Kabila après 2 ans et 9 mois au pouvoir.
    Le message est passé: La RDC est entrain de reculer vers les mauvaises habitudes dictatoriales

    1. GHOST,
      sans applaudir la décision de NGOBILA, je souligne que quand on passe des marches avec tirs à balle réelle aux marches avec gaz, il n’ y a pas RECUL, mais AVANCÉE.

  12. Votre partialité semble perceptible, cher journaliste. Quoi qu’il en soit, il est difficile de juger du pari manqué d’autant plus qu’au vu du communiqué de M. Sylvano Kasongo, la population devrait avoir eu peur. Peur de sortir au vu de la réaction de la police qui n’hésite pas à molester des journalistes comme : Ligodi. Tout le monde critique Tatiana Ossango pour ses prises de position. Or, M. Ligodi n’a pas pris position mais il a été arrêté, molesté. N’eût été l’intervention de M. Sylvano Kasongo, peut-être serait-il accusé d’autres mots. Je trouve l’article signé B.O dans Afrique55 plutôt partial. A bon entendeur, salut!

  13. Ayant vu ce que j’ai vu mercredi dans la ville de Kinshasa et aussi dans l’arrière-pays, on peut se permettre de pronostiquer: LAMUKA, faute d’âme profonde, est condamnée à disparaître. Quelle est son identité, son idéologie ? Quelle est la bonne raison pouvant motiver un citoyen congolais à braver la police, voire à mourir pour LAMUKA ? Dans quelle direction, les leaders de ce mouvement mènent-ils le pays ? Ils se sont rendus tellement infréquentables… Finga ngai, bomba ndambo.

    1. @ Jean-Marie Mabiti
      Merci de vous soucier du sort de Lamuka mais permettez que je vous demande ce que vous avez exactement vu dans Kinshasa le 15 septembre lorsque vous dites « Ayant vu ce que j’ai vu » ? Rien que son échec ? Sinon je suis plutôt d’accord avec vous que l’avenir de Lamuka en tant que mouvement politique n’est pas garanti mais êtes-vous sûr que le substrat d’une opposition à Tshisekedi et à sa gestion qu’il représente disparaîtra comme peau de chagrin ? Je me trompe peut-être est-il que contrairement à vous je crois qu’un front anti-Tshisekedi n’est pas impossible demain le temps qu’il restera à la tête du pays même si son destin est aussi hypothétique. Constitutionnellement Tshisekedi est là jusqu’en 1928 si on lui accorde deux mandats, ce ne sera pas alors le tour de Fayulu et de Muzitu non pour « infréquentabilité » mais simplement parce qu’ils seront âgés et fatigués mais à qui sera alors le tour, un héritier de Tshisekedi ou des Fayulu & Muzitu ?
      Un conseil : même si vous ne portez ces derniers dans votre cœur c’est le bilan de deux mandats de Tshisekedi qui en décidera ; vous feriez alors mieux de vous occuper du travail de Tshisekedi plutôt que de vous acharner sur Lamuka de Fayulu & Muzitu. A bon entendeur………….

  14. 1° @ Sans doute parce que le journaliste Ligodi est aussi correspondant d’un média étranger et par dessus le marché un bon journaliste à qui l’on n’a rien à reprocher et que les images flagrantes de sa bastonnade ont tourné, la vérité de la répression policière de la marche a viré à celle des journalistes. Ainsi une brochette des membres de la société a livré une tribune  » Les journalistes congolais ne sont pas des criminels » Les signataires y assurent que « les violences envers les journalistes témoignent d’une dérive autoritaire qu’il faut stopper en sanctionnant sévèrement les auteurs et notent que ces violences contre les journalistes et la société civile qui se multiplient en toute impunité, le signe d’une démocratie congolaise en péril ! »
    @ Que dire de plus sinon que contrairement aux pro-tshisekedistes inconditionnels et certains objecteurs qui s’attardent sur le passé et les propos de Fayulu, l’interdiction et la répression de cette marche sont synonymes d’un non-Etat de droit qu’on nous a promis. En vérité les manifestants de Lamuka ne sont pas plus criminels que les journalistes, ils n’ont fait qu’exercer leurs droits et libertés en marchant contre la politisation de la Ceni. Le pouvoir de Kinshasa doit reconnaître sa dérive autoritaire et changer si il veut devenir un Etat de droit crédible, ne pas se cacher derrière des bavures policières.
    2° @ Ailleurs, les réactions contradictoires pour ou contre la marche de Lamuka m’ont suggéré une réflexion ; il y’a dans le bestiaire romain un dieu appelé Janus qui porte deux faces, c’est le dieu des commencements et des fins, avec sa face tournée vers le passé, l’autre sur l’avenir. Des historiens et des penseurs de politique notamment en France ont appliqué ce symbole à la politique contemporaine mais permettez que je l’applique imparfaitement à nos mœurs politiques. En effet nous baignons dans un biais trop affectif, trop militant qui nous joue des tours. D’un côté politisés à outrance, une face nous empêche de nous poser des vraies questions et on va le nez sur le guidon des intérêts de notre champion et de l’autre une face qui ne pousse qu’à dénoncer tout ce que fait l’adversaire politique quoiqu’il dise quoiqu’il fasse. La marche initiée par Fayulu n’est ainsi vue qu’au prisme de son opposition à Tshisekedi que les pro-tshisekedistes inconditionnels dénoncent s’attardant sur le passé et les paroles du duo Fayulu et Muzitu. Ne se sont-ils pas toujours déclarés opposants et en tant que tels n’ont-ils pas le droit à leur expression ? Ceux qui approuvent sa marche ne’ pouvaient être qu’indignés par l’interdiction et la répression dont ils ont été l’objet, médias étrangers ou pas.
    @ La vérité devant nous ce sont bien une interdiction infondée et surtout des brutalités gratuites flagrantes à l’œil nu des policiers envers les manifestants et les journalistes qui la couvraient mais que les pro-tshisekedistes bien en tout genre n’aient rien vu de tout cela pose problème. « Répression » contre « l’Etat de droit » et manifestations arbitrairement interdites et violemment réprimées lorsqu’elles elles sont le faits des opposants sous des prétextes non convaincants et tolérées et même encouragées lorsqu’elles viennent du camp présidentiel. Deux poids deux mesures en Janus ‘Etat de droit et en celui de non-Etat de droit ! L’Udps qui pendant de longues années dans l’opposition a dénoncé Mobutu, LDK et ‘JK’ a muté sans scrupules en sectatrice de la brutalité politique et policière. Et ses sympathisants bien à tout égard veulent faire passer leur trahison par pertes et profits : voilà à quel aveuglement nous amène le militantisme fanatique ! Non, non , non à cette dérive autoritaire !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Please reload

Veuillez patienter...