Répression brutale de la marche pacifique organisée par l’ECIDé contre la balkanisation du pays

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’homme (VSV) condamne la répression brutale par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) de la manifestation pacifique organisée, ce mercredi 14 octobre, par le parti politique de l’opposition Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) sous la conduite de monsieur Martin Fayulu, Président du parti.

Bien que les organisateurs aient informé le gouverneur de la ville de Kinshasa, ladite manifestation a été interdite. Ce dernier a par la suite instruit la police de disperser tout attroupement de plus de cinq personnes.

La répression brutale des manifestants pacifiques a eu lieu sur le boulevard Lumumba au niveau de la rivière Nsanga, commune de Kimbanseke et au niveau du saut de mouton de Debonhome, commune de Matete et enfin à l’échangeur de Limete.

Dans leur brutalité, des éléments de la police ont crevé trois pneus de la jeep à bord de laquelle se trouvait monsieur Martin Fayulu Madidi. Des gaz lacrymogènes ont été lancés par des éléments de la PNC en direction des manifestants pacifiques rassemblés et agenouillés les mains en l’air au niveau de l’alimentation Kin Marché sise boulevard Lumumba, entre 16ème et 17ème rue. Encerclés par la police, plusieurs militants ont été interpellés, tabassés et leurs biens de valeur arrachés et emportés. C’est le cas à titre illustratif de:

  • M. Serge Welo, Secrétaire Général à la Jeunesse de l’ECIDé. Brutalisé et blessé au coude de la main droite;
  • M. Alain Bolodjwa, interpellé et libéré quelques minutes après;
  • M. Paavi Kinata, Chargé de la mobilisation à ECIDé. Tabassé à coups de crosse d’armes et son téléphone Samsung S8 a été ravi et une somme de 35.000 FC emportée;
  • M. Zola Toko, un téléphone portable ravi et un autre détruit méchamment ainsi que sa carte d’électeur a été ravie;
  • M. Lipasa, battu à coups de crosse d’armes au flanc droit et à la jambe gauche. Il ressent des douleurs atroces;
  • M. Jacob Lufutu, blessé au moyen d’une barre de fer à la jambe gauche;
  • M. Christian Otshumbe, il a eu un choc à la jambe gauche en percutant le séparateur lorsqu’il a été pourchassé par des éléments de la police sur le boulevard Lumumba;
  • M. Dieu Merci Yolu, tombé dans un caniveau, rattrapé puis battu par un élément de la PNC;
  • Madame Joëlle Kombe, journaliste d’un média en ligne, brutalisée et son téléphone extorqué;
  • Madame Kaboba Evelyne, elle a été battue et a eu un choc au genou gauche lors de sa chute sur le pavé.

La VSV dénonce fermement la systématisation par les éléments de la PNC de la destruction méchante des biens des particuliers (Le fait de trouer les pneus des véhicules, de détruire méchamment les téléphones des manifestants, etc).

La VSV rappelle aux autorités congolaises que le droit de manifester est garanti par les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux. Elle dénonce également le non-respect par les autorités congolaises desdits instruments en matière de la jouissance de la liberté de manifester. Il est donc étonnant que les autorités congolaises interdisent régulièrement les manifestations publiques y compris celles organisées pour l’intérêt général de la RDCongo alors que les organisateurs prennent bien soin de les en informer 48 heures avant conformément à la Constitution de la République Démocratique du Congo.

En définitive, la VSV invite le gouvernement congolais à:

  • Diligenter une enquête indépendante sur la répression brutale de la manifestation pacifique organisée par l’ECIDé et toutes les violations des droits humains commises à l’occasion par des éléments de la PNC;
  • Prendre en charge les soins médicaux de toutes les personnes blessées;
  • Ordonner la restitution de tous les biens des manifestants extorqués par des éléments de la PNC dépêchés sur terrain;
  • Mettre fin à la politique de répression des manifestations publiques pacifiques en RDCongo pour, entre autres, la consolidation de la démocratie et l’avènement de l’Etat de droit.

Fait à Kinshasa, le 14 octobre 2020.

 

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

9 thoughts on “Répression brutale de la marche pacifique organisée par l’ECIDé contre la balkanisation du pays

  1. En principe, une marche avec comme thème « la protection de l’intégrité territoriale » devrait fédérer tous les camps politiques. Etrange que cela ait crispé les responsables politiques de la ville avec leur outil les forces de l’ordre. Etrange aussi le fait que lorsqu’il s’agit de la cavalerie de l’udps, ces mêmes forces restent inactives, laissant ainsi ces braves gens détruire sans foi ni loi des biens privés.
    Cependant, La règle dans notre pays en matière de manifestation est celle de l’information et non plus de l’autorisation.
    Remarquez le silence assourdissant des autres partenaires de Lamuka et vous aurez compris les ponts noués entre ceux-ci et la coalition en guerre permanente FCC-CACH.
    En démocratie, quel est le rôle de l’opposition ? Si Ecidé se considère comme une force d’opposition dans la configuration politique qui est la nôtre. Entre autres c’est aussi de manifester pour montrer qu’elle existe.
    Malheureusement, je commence à faire mienne l’assertion selon laquelle Avant Kabila=Après Kabila. Dommage !

    1. LIDJO,
      Fayulu et ses marches (ou carnaval motorisé), je n´aurais pas interdit si j´étais Ngobila. Par contre, je désapprouve vos contre-vérités :
      1. « thème « la protection de l’intégrité territoriale » » : Pourquoi la démarche de Fayulu devait fédérer tous les camps, lui qui n´a pas condamné promptement les chants du genre « Boma muluba, tika nyoka », qui s´est associé au FCC pour tenter de destituer de la République au profit du rebelle, que dis-je, du terrorriste TAMBWE MWAMBA ? Prenez les gens quand même au sérieux. Déjà il n´a pas pu mobilisé ses partenares de Lamuka, que cherchez-vous alors dans d´autres camps ?
      2. « … lorsqu’il s’agit de la cavalerie de l’udps, ces mêmes forces restent inactives… » : TROUVEZ DES ARGUMENTS solides au lieu de tenter de falsifier l´histoire présente. La dernière marche de l´Udps a connu une répression brutale et des morts aussi bien à Kin qu´au Katanga.
      3. « Ecidé se considère comme une force d’opposition » ? Ah bon ! Alors, dites à Fayulu d´abandonner alors son disque de président élu et de la vérité des urnes que ses propres partenaires de Lamuka n´approuvent plus. Il ne faut pas trop vite accuser ceux-ci quand on est soi-même très INCOHÉRENT. Dommage !

      1. @ Procongo
        Je suis vraisemblablement en face d’un fanatique. Soit !
        Toutefois, J’ai toujours fait mienne la citation de Charles Maurice De Talleyrand :  » Tout ce qui est excessif est insignifiant ». Bon week-end à vous Ndeko.

      2. Lidjo,
        quand on est à court d´argument, on accuse l´autre de fanatisme en toute inconscience du danger de fanatisme chez soi-même. La formule est connue. Reposez-vous, cher Lidjo. Il est très difficile de trouver des arguments pour des contre-vérités.

  2. @VSV),
    L’heure n’est plus à la condamnation de la « répression brutale par des éléments de la PNC ». On le sait, la PNC est en réalité infiltrée des tueurs rwandais qui commettent toutes sortes de forfaits.
    Nous devons tous soutenir l’initiative du Dr. Mukwege, pour la mise en place d’un Tribunal international pour la RD-Congo; afin d’en venir à bout de tous ces criminels au service du Tutsi power.

    1. # Je ne comprends pas bien pourquoi le gouvernement à interdit cette manifestation pacifique, qu’elle raison a-t-il donné ? Nous sommes ou allons vers l’État de droit, semble-t-il qui autorise le droit de manifester mais on voit systématiquement la police interpeler, tabasser et même spolier les manifestants surtout lorsqu’il s’agit des adeptes de Fayulu. Pourquoi avoir crevé les pneux de son véhicule pour les lui remplacer ensuite comme une force de l’ordre incapable de l’obliger autrement que de façon arbitraire ?
      # Fayulu peut paraître radical mais jamais au point d’être sectaire, tout le monde lui reconnaîtra qu’il lutte d’abord pour défendre l’intérêt général. C’est une sale impression anti-democratique que sous Tshisekedi on assiste à ces répressions systématiques des manifestants après tout pacifiques.

    2. @KUM
      Oniati! au fait la strategie est connue! Il s’agit d’un terrorisme d’Etat auquel a souscris Tshilombo dans un deal qu’il a conclu avec son nouveau partenaire Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila ».

  3. NONO,
    – « Je ne comprends pas bien pourquoi le gouvernement à interdit » : Vous vouliez dire le gouverneur de la ville.
    – « Nous sommes ou allons vers l’État de droit » : C´était un processus, même les policiers apprennent. Je peux bien m´imaginer que prochainement ils laisseront les pneus de la voiture Fayulu (qui, en me plaçant du point de vue de ses adeptes, aurait pu se passer de la voiture par solidarität). Les actes de violence sont à bannir et l´intégrité physique et morale de la personne protégée. Condamnation ferme de l´agression.
    – « surtout lorsqu’il s’agit des adeptes de Fayulu » : FAUX. L´Udps a compté des morts à Kin et au Katanga lors de ss dernière marche. Kabuya a même menacé Kankonde verbalement.
    – « Fayulu peut paraître radical mais jamais au point d’être sectaire » : Mention inutile, car même un sectaire a des droits.
    – « tout le monde lui reconnaîtra qu’il lutte d’abord pour défendre l’intérêt général » : FAUX. Pas tout le monde. Déjà ses partenaires de Lamuka ne le croient pas. Il lutte d´abord pour défendre l´intérêt général si bien qu´il ne trouva pas mieux qu´au retour des USA de servir la cause du terrorriste TAMBWE MWAMBA, c´est ça !? Voir ce dernier au sommet de l´État, c´est ça le souhait du peuple selon Fayulu après le confinement en Amérique !?
    – « C’est une sale impression anti-democratique que sous Tshisekedi… » : C´est pourquoi au lieu de toujours critiquer intempestivement, vous avez intéret de soutenir les réformes comme celle de la gratuité de l´enseignement de base (et de la lutte contre la corruption) pour avoir dans l´avenir une population instruite, donc des policiers aussi instruits. Nzela eza molayi. L`État de droit, ça se construit. [En passant, je ne sais pas si Fayulu sera content avec votre mention « sous Tshisekedi » parce que lui se déclare le Président.]

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