Soixante ans d’indépendance!

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Université de Lubumbashi, année académique 1980-1981. Je suis étudiant à la Faculté des Lettres, précisément en 3ème graduat au Département de Langue et Littérature Françaises ainsi qu’en 2ème graduat au Département de Langue et Littérature Anglaises. Dans ce dernier département, nous venons de terminer l’étude des extraits choisis de ‘Leaves of Grass’ (Feuilles d’Herbe), le chef-d’œuvre de Walt Whitman (31 mai 1819-26 mars 1892), considéré comme le poète américain de la démocratie pour son œuvre ‘Song of Myself’ (Eloge de moi-même). En guise de devoir sur la pensée de ce grand homme, le professeur, aujourd’hui vice-président et directeur général des opérations d’atténuation des crises et de stabilité au Development Alternatives Incorporated (DAI Global) dans son pays (Bethesda, Maryland/USA), nous demande de disserter sur l’indépendance (de nos pays africains). Fidèle à son habitude, il consacre un cours à la correction des devoirs. Il nous annonce que tous les textes ont fait le procès du colonialisme et l’éloge de l’indépendance. Mais un seul (le mien) est allé au-delà de ces deux exercices de l’esprit, en faisant également le procès de l’indépendance. Face à ce résultat, le professeur pousse sa curiosité jusqu’à me demander où j’avais fait mes études secondaires. Mais il reste insatisfait à l’évocation du nom du Collège Jésuite Saint Ignace à Kiniati. Il me demande alors d’indiquer où se trouve Kiniati sur la carte du Zaïre exposée à côté du tableau. Déformation du mot « Giniadji » (Brousse où vivent les buffles, en langue Bambala), Kiniati n’est pas sur la carte. Je pose mon index droit sur la ville de Kikwit et j’explique que Kiniati, une agglomération qui ne comptait que le collège et son internat, le couvent des professeurs et les résidences des travailleurs, est à quelques 150 km de là.

En 1980, il était déjà évident que l’indépendance de notre pays, à l’instar de celles des autres Etats africains, avait accouché d’une souris. Nous le vivions au quotidien. Sur le campus, les homes ou « blocs » ne disposaient plus d’eau courante. L’absence de toilette avait donné naissance au terme « Bloc 12 », c’est-à-dire la brousse où nous allions déféquer. Le réseau électrique rafistolé par nous-mêmes ressemblait à des toiles d’araignées. Au restaurant, nous nous bousculions comme des animaux pour ne pas rater la sauce, toujours aux cris de « Mukubwa weka sauce » quand on devait enfin être servi. Les étudiants externes avaient du mal à trouver un bon moyen de transport de la ville au campus. La bourse d’études, au paiement irrégulier, ne permettait plus de mener une vie décente. Le pouvoir d’achat des professeurs était devenu si insignifiant qu’ils ne pouvaient plus s’acheter des voitures. Autour de nous comme dans les villages et villes d’où nous venions, tout illustrait l’échec de l’indépendance. En Angola, pays pourtant voisin au nôtre, le peuple vivait cette désillusion dans sa chair. Mais rien de tout cela n’était reflété dans les réflexions de mes camarades, obsédés qu’ils étaient de rééditer l’exploit du Premier ministre Patrice Lumumba dans son discours iconoclaste du 30 juin 1960 qui avait créé des remous et secoué les tabous.

Depuis que j’ai embrassé la carrière de fonctionnaire international en 2004, je suis confronté au même rituel à l’approche de la date du 30 juin. Quand je me trouve dans la capitale d’un pays africain, des émissaires de notre ambassadeur approchent les Congolais œuvrant dans les ONG et bien d’autres institutions internationales pour solliciter leurs contributions dans l’organisation de la commémoration de l’indépendance, avec l’épouse de l’ambassadeur comme responsable du catering. A l’intérieur du pays, il y a toujours un Congolais pour initier un courriel dans le même but. Chaque fois, je réagis de la même manière. Qu’allons-nous fêter? Notre indépendance? Sommes-nous indépendants? Depuis quand? Mes questions ont toujours eu le don de choquer voire de scandaliser. Mais je les ai toujours assumées. Parfois, il arrive que l’un ou l’autre compatriote enfonce le clou. « Il n’y a rien à célébrer », me répond-t-on alors en écho.

La politicaillerie n’avait pas permis à notre premier président, Joseph Kasa-Vubu, ou au premier ministre Patrice Lumumba d’être des hommes indépendants. Mobutu Sese Seko, lui, fut sans conteste un homme indépendant. Son successeur, Laurent-Désiré Kabila, fut également un homme indépendant. Il en fut et en est toujours de même de Joseph Kabila Kabange. Il en sera de même de Félix Tshisekedi Tshilombo si jamais il réussissait à se débarrasser de son encombrant prédécesseur qui l’a fait roi. Oui, quelques Congolais peuvent se targuer d’être des hommes indépendants. Nos présidents, les membres de leurs familles biologiques et certains de leurs clients internes à des périodes bien déterminées de leurs carrières dans les rouages de l’Etat. Indépendants, parce qu’ils peuvent tout se permettre à l’intérieur des frontières nationales y compris commettre des crimes de toutes sortes et cela en toute impunité. Ces compatriotes ne représentent même pas 1% de notre population. Quant à nous peuple, peut-on dire que nous sommes indépendants? Ne sommes-nous pas toujours colonisés par nos propres frères et dirigeants?

Au fait, au fond d’eux-mêmes, à qui pensaient réellement les pères de notre indépendance quand ils disaient réclamer celle-ci au nom du peuple? A notre bien-être collectif ou aux privilèges qui s’offraient devant eux? Qu’est-ce qui se serait passé s’ils n’avaient pas demandé l’indépendance? Quel serait aujourd’hui notre destin s’ils avaient accepté l’idée de la communauté belgo-congolaise que proposaient certains Belges? Cofondateur de la négritude avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, anticolonialiste résolu, Aimé Césaire ne s’est pourtant pas opposé au rattachement de la Martinique à la France, son ancienne puissance coloniale. Autre exemple, Mayotte. Le 22 décembre 1974, la France, qui exerce sur les Comores un protectorat sous tutelle des Nations Unies, organise un référendum. La population de l’archipel s’exprime à plus de 90% pour l’indépendance du territoire. Mais Mayotte se singularise en votant à 63,8% pour son rattachement à la France. Les Martiniquais et les Mahorais ont-ils perdu quelque chose d’important par rapport aux Congolais? Les droits de l’homme sont-ils moins respectés là-bas qu’au Congo?

Ce 30 juin 2020, les Congolais commémorent le 60ème anniversaire de leur indépendance. Qu’est-ce qui a changé depuis le réquisitoire du Premier ministre Patrice Lumumba contre la colonisation? « Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers »? Peut-être. Mais la situation ne s’est-elle pas empirée depuis lors? « Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres »? Sans doute. Mais de Mobutu Sese Seko à Joseph Kabila Kabange en passant par Laurent-Désiré Kabila, nos propres frères nègres ne nous ont-ils pas fait subir pire que cela? « Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort ». Oui. Mais aujourd’hui, avec le Pulitzer Center en appui, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), basé à New York, n’a-t-il pas publié une enquête sur la mainmise de la fratrie Kabila sur l’économie du pays? Ce groupe de recherches sur la coopération internationale « s’est plongé pendant 20 mois dans des documents publics et confidentiels, pour décortiquer l’écheveau du business de Joseph Kabila et de son premier cercle. Au cours de la cinquantaine de pages, l’enquête du GRC révèle une pieuvre économique qui étend ses tentacules sur tous les secteurs économiques et fait main basse sur les richesses du pays. Au total, le compte n’est pas exhaustif, 80 entreprises, qui vont des banques au secteur aérien, en passant par l’agriculture, les mines, l’immobilier, les télécommunications, et des Kabila millionnaires en dollars en 16 ans ».

Lumumba poursuit: « Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir: accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres »? Ne vivons-nous pas cela au quotidien depuis l’indépendance selon qu’on est riche ou pauvre ou encore selon qu’on est au pouvoir ou en dehors de celui-ci? Pire qu’à l’époque coloniale, nos propres frères appartenant à la caste enchanteresse du pouvoir nous enferment même dans des prisons privées, en leur nom ou au nom des étrangers vivant chez nous. « Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même »? Sous Mobutu comme sous Kabila (père), l’opposant historique Tshisekedi wa Mulumba, pour ne citer que lui, fut relégué sans le moindre état d’âme à Kabeya Kamwanga, son village d’origine. « Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs, qu’un noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens; qu’un noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du blanc dans sa cabine de luxe »? Oui, mais où en sommes-nous aujourd’hui dans tous ces domaines? Jusqu’à ce jour, les chefs de secteur, les administrateurs de territoire, les policiers et militaires, pour ceux qui ont de la chance, vivent et travaillent dans des bâtiments devenus complètement délabrés mais hérités de la colonisation. Dans la capitale Kinshasa et dans bien d’autres villes, des quartiers insalubres comme Pakadjuma poussent comme des champignons. L’accès au transport public est un véritable parcours du combattant. Dans l’arrière-pays, les Congolais voyagent dans des conditions moins bonnes que les animaux en Occident. « Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation? », s’interrogeait enfin Lumumba. Bien sûr que personne n’oubliera cela. Mais la liste de ces fusillades ne s’est-elle pas allongée avec l’indépendance? Rien que récemment, dresser la liste des Congolais fauchés par le régime de Joseph Kabila ne serait-il pas une tâche laborieuse?

Congolais, je nous pose la question. Que commémorons-nous le 30 juin de chaque année? Devons-nous obéir à Lumumba quand il déclare: « Je vous demande de faire de ce trente juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté »? En commémorant chaque anniversaire de l’indépendance dans le contexte souligné ci-dessus, n’agit-on pas comme un homme qui fêterait l’anniversaire de l’obtention de son diplôme alors même que celui-ci ne lui a pas donné accès à un travail rémunérateur et que sa vie est plus misérable que quand il était étudiant? Ne prendrait-on pas un tel homme pour un « bolole »? Car, comme le diplôme, l’indépendance n’est pas une fin en soi. Sa finalité, c’est le bien-être de la population et la recherche permanente de son mieux être. Sans compter les autres indicateurs de bien-être d’une nation, « en 1959, le P.I.B. par habitant au Congo s’élevait à 90 dollars US, proche de la Grèce et du Portugal, égal au Canada ». En 2017, selon le classement de 192 Etats par le Fond Monétaire International, le Congo était avant dernier, juste devant la République Centrafrique, avec un P.I.B. de 785 dollars US contre 27.776 pour la Grèce, 30.258 pour le Portugal et 48.141 pour le Canada.

Le 30 juin 1960, les Congolais n’avaient pas compris que cette date, aussi mémorable fit-elle, n’était pas celle de l’indépendance de leur pays, mais une date à partir de laquelle ils devraient construire pacifiquement celle-ci avec un plan d’action s’étalant sur plusieurs générations. Aujourd’hui, sans doute pour la première fois dans l’histoire du pays, un président congolais arrivé au pouvoir dans des conditions honteuses de tricherie et de trahison, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, met avec insistance le cap sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, condition sine qua non de l’Etat de droit tant voulu et recherché par le peuple bien avant le 30 juin 1960. Dans le bras de fer qui l’oppose à son despote de prédécesseur, véritable objet politique non-identifié quant à ses origines, Tshisekedi doit être unanimement soutenu par toutes les couches de la population si l’on veut maintenir et concrétiser ce nouvel élan démocratique. En même temps, il faudra surveiller de très près Tshisekedi pour que son credo de l’Etat de droit ne se transforme pas, toujours par la bêtise humaine appelée « djalelo », en une nouvelle hégémonie ethnique. Pour ce faire, il faudrait des stratégies bien affûtées au niveau de la Constitution pour couper l’herbe sous le pied du népotisme, du favoritisme tribal et régional et du clientélisme politique, autant de sources qui ont assuré et continuent d’assurer la médiocrité, l’irresponsabilité et l’impunité dans la gestion de la res publica.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

28 thoughts on “Soixante ans d’indépendance!

  1. Mr Mayoyo Bitumba Tipo Tipo, je ne sais pas si vous êtes un idéaliste ou un pragmatique, mais une chose est sûre, votre vision de la lutte et l’obtention de notre indépendance est tout simplement obscurcit par votre obsession à croire que les belges nous ont donné cette indépendance sur un plateau et que nous ne l’avions pas mérité. Pour vous, les Lumumba, Kasavubu n’étaient que de faire valoir qui n’ont fait que de la figuration en Belgique lors de la table dite ronde. Il y a d’ailleurs quelque chose qui transparaît dans votre texte: les colons belges ont eu tort de nous accorder l’indépendance. C’est une insulte à la mémoire de tous ceux qui ont enduré des sacrifices pour que vous puissiez ne fut ce que aller à l’école, rien que pour ça, vous devez dire merci aux pères de l’indépendance que vous méprenez. Vous ne pouvez pas continuer à tenir un discours révisionniste pour votre confort personnel. Si vous estimez que les congolais dont on coupait les mains parce qu’ils produisaient moins des caoutchoucs et du café méritaient leur sort, assumez-vous. Votre parcours scolaire donne un éclairage sur votre propension à faire croire que les congolais que nous sommes ne méritent aucune considération et que nous aurions dû rester sous le joug colonial parce que nous n’étions pas capables de régler tous nos problèmes à l’espace de quelques décennies. Vous ne pouvez pas avoir raison contre tout le monde. Que représentent 60 années dans la vie d’une nation ? Réfléchissez et comparez en vous appuyant sur ce qui s’est passé dans d’autres pays qui ont obtenu leurs indépendances dans les conditions analogues.

    1. Cher Elombe,
      Les mythes ont la peau dure. Ils nous obscurcissent l’esprit au point d’en inventer d’autres comme celui que vous reprenez dans votre réaction. Celui des Congolais qui ont « ont enduré des sacrifices pour que [je] puisse ne fut ce qu’aller à l’école ». Pour votre information, l’école était d’actualité au Congo Belge. Et elle était le fait du colonisateur lui-même, sans la moindre demande du colonisé. C’est l’enseignement universitaire qui restait à être boosté et cela était en perspective. Réécouter le discours de Felix Tshisekedi et vous vous rendrez compte que les propos que je tiens dans ce texte ont être repris à plusieurs reprises. Tenez par exemple : « En soixante années, nous avons progressivement laissé notre classe politique se transformer en une sorte de maffia, et nous en avons fait le principal modèle de réussite pour cette jeunesse ». C’est l’une des conséquences majeures d’une indépendance mal conçue. Vous dites que 60 ans, ce n’est rien dans la vie d’une nation. Allez dire cela à l’écrasante majorité de Congolais qui vivent dans la misère. Regardez ailleurs en Afrique, au Botswana par exemple dont l’indépendance est plus récente que celle du Congo (30 septembre 1966), et vous vous rendrez compte que l’indépendance a un contenu concret et substantiel dans la vie quotidienne de ses habitants. Vous me demandiez une comparaison. Vous en avez une.

      1. # Les mythes ont certes la peau dure dans la mesure où malgré leur construction fantasmée ne reposant ainsi sur une réalité lointaine evasive, imaginaire, ils perdurent. Mais pourquoi donc sinon parce qu’ils jouent dans une société une fonction d’arbitre, de cohésion, de généalogie historique et de tentative d’explication de phénomènes opaques qui l’entourent. Un mythe vivant, plus proche de nous comme Lumumba n’y échappe pas, mais c’est dire aussi que malgré le folklore autour de son discours et de son personnage dont le peuple n’est pas dupe, il reste un appui patriotique, idéologique ou politique pour lui. Passons…
        # Qui ne voit pas que les 60 ans de notre Indépendance ont été globalement un échec et dans ce sens
        contredit et même trahi les espoirs contenus dans le discours de Lumumba. Mais pour autant cela dit-il que ses paroles, ses idéaux étaient déplacés, qu’ils n’auraient pas du les prononcer et s’en convaincre, bref que ses espoirs étaient vains ? Ils signifient au contraire que le jour où cela ira mieux ses oracles seront alors exaucés. Que leur reproche-t-on alors, leur forme – elle tenait à son personnage, à la nature de son combat, à l’époque… -, ou le plus important n’est-il pas d’en retenir le fond ?
        # Où l’on decouvre qu’empiler les déceptions à ses voeux est davantage le procès à faire à
        ceux qui lui ont survécu qui ont échoué plutôt que chercher à l’atteindre gratuitement lui dans ses espoirs, ses promesses, ses attentes patriotiques !!!
        # A moins de convenir tranquille devant son clavier que les sacrifices des Congolais et des autres peuples colonisés pour arracher leur souveraineté etaient une perte de temps, que nous aurions dû rester sous le joug colonial ou alors emprunter quelque autre voie bâtarde d’un gouvernement commun avec l’ancien colonisateur qu’aucun pays n’a accepté alors. Comme par magie on oubliait que toute indépendance est non une partie de plaisir mais une lutte acharnée et complexe entre un colonisateur qui a des multiples raisons, économiques, géopolitiques…
        de garder son dominiom si les circonstances le lui permettaient et un colonisé qui joue sa vie pour en sortir et recouvrer sa liberté, sa dignité d’homme. Alors faire
        des vagues plans sur des collaborations idéales est non seulement anachronique, loin des réalités du terrain et d’alors mais aussi un lâche révisionnisme rétrospectif qui veut rattraper académiquement le temps passé…

  2. @ Mukubwa Mayoyo Bitumba
    Ongeza ingine sauce. Merci de me faire couler des larmes de desespoir pour le congo. Le congo qui se trouvait sur le carrefour avec avec d’autres pays que vous citez ci-haut, avait, comme un camion,
    RATE d’emprunter la bonne route. Il lui faut revenir au premier carrefour pour prendre la bonne route. Cependant, je ne crois pas une seule minute que les chauffeurs et mecaniciens qui sont a bord de ce vehicule ont l’amour du congo comme Lumumba. Ils aiment plutot les biens du congo. L’analyse et le commentaire que vous faites de ce discours me rend de plus en plus pessimiste pour l’avenir du congo et je pense que nous n’avions pas merite Lumumba car si ce meme discours etait le patrimoine des autres peuples, ils allaient mieux faire. Toza ya kozinda.

    1. Cher RAZ,
      Le discours de Félix Tshisekedi a été clair à ce sujet. Il a expliqué l’échec de l’indépendance en mettant le doigt sur plusieurs facteurs dont l’inexpérience des pères fondateurs de ladite indépendance. Il a noté qu’au combat pour l’indépendance, s’est ajouté un autre pour la démocratie. Vous faites bien de le souligner ce qui suit : « Le congo qui se trouvait sur le carrefour avec d’autres pays, comme un camion, RATE d’emprunter la bonne route. Il lui faut revenir au premier carrefour pour prendre la bonne route ». On ne peut trouver la bonne voie que par la réflexion. Le colonisateur nous avait forcés de vivre ensemble. Dès l’instant où l’on mettait son pouvoir en cause, on devrait réfléchir sur la manière de continuer à vivre ensemble dans la paix et la prospérité. Cette réflexion n’a jamais eu lieu à la veille de l’indépendance comme lors de la Conférence Nationale Souveraine, champ de bataille pour la démocratie. Au sujet de cette préoccupation, je vous laisse méditer ces paroles du professeur Pascal Lissouba confronté au désenchantement démocratique quasi généralisé sur le continent : « Nous n’avons pas réfléchi à la démocratie comme nous n’avions pas, hier, réfléchi à l’indépendance. Nous nous sommes jetés à l’eau. Il est temps de marquer le pas et de réfléchir ».

  3. Après la Seconde Guerre mondiale,la géopolitique de l’époque préconisait l’émancipation,l’autodétermination des peuples. Du coup,c’était l’effondrement des empires coloniaux. Le Congo ne pouvait pas rester en marge de ce mouvement d’ensemble
    Chaque peuple s’est libéré à sa manière. En Afrique,les anciennes colonies portugaises ( Mozambique,Guinéé Bisau, Mozambique,Angola…) avaient conquis leur indépendances arme à la main.Mais dans les colonies françaises,le Général De Gaule avait offert aux Africains la possibilité de rester dans la communion avec la France ou l’indépendance. Le célèbre NON de Sekou Touré avait été suivi par bien d’autres pays.On connaît la suite.
    Au Congo la décolonisation s’est mal passée. Le discours de Lumumba était l’expression des frustrations vécues par le peuple congolais sous le joug colonial.Il est regrettable que l’élite politique congolaise,pendant 60 ans,poursuive la même politique du mépris du peuple congolais. Elle profite d’un peuple bonasse pour l’opprimer.
    En 60 ans,on a gardé le pays dans sa forme originelle. Si pendant les 10 premières années de son autonomie,le Congo avait besoin des cadres étrangers(médecins,ingénieurs,enseignants du secondaire et du supérieur),c’est plus le cas aujourd’hui.On a les hommes qu’il faut pour développer le Congo.Mais nos politiciens paralyse le pays et sont les seuls responsables de notre débâcle actuelle.
    Nous dénonçons avec véhémence les crimes économiques et contre l’humanité commis par Kabila. Comme si sous Félix le Congo va mieux. Les tueries continuent et se sont même intensifiées.Le pillages de ressources naturelles aussi se poursuivent. La misère toujours croissante. Le tribalisme,le népotisme,le régionalisme,le favoritisme aussi sont toujours là.Pourquoi l’Etat de droit ne va pas vers ce coté là?Pourquoi les défauts des prédécesseurs de Félix sont devenus ses qualités.On n’ose pas les lui reprocher!

  4. Soixante ans de rendez-vous manqués.
    Soixante ans de trahisons.
    Ce, à chaque fois avec la participation des fils et filles du pays.
    Soixante de honte collective.
    Pièce contre pièce, mukolo moko alela awa !

  5. Cher Mayoyo,
    # Ce n’est pas la première fois que je suis littéralement horrifié par vos jugements pour moi à l’emporte pièce, sans nuance quasiment caricaturaux sur Lumumba et que je vous réponds. Pardon, on dirait qu’ils viennent de je ne sais quelle prétention omnisciente dans l’intention délibérée de blesser ceux qui vous lisent, comme pour leur prouver que votre perspicacité pouvait, peut prévoir tous les évènements à venir. Il s’agit quand même de 1960 en pleine période de l’aboutissement des luttes d’indépendances et de ne pas n’importe qui mais de Lumumba un leader très actif et reconnu sur le terrain et aujourd’hui célébré de par le monde. Comme la quasi-totalité des Congolais de son époque, il n’a pu faire de grandes études mais a pu réaliser de grandes choses visibles de tout celui qui a le bon oeil pour les voir. De plus quel anachronisme subjectif de le juger à partir de vos connaissances et votre regard différés de son époque et du terrain actif de ses actes !
    # De quoi en effet est le nom son discours prononcé le 30 juin 1960 à la célébration de notre Indépendance, tenez-vous bien, après celui du roi belge qui vantait les mérites et bienfaits de sa colonisation
    royale et étatique tout au long de leurs 75 ans de présence
    et de celui du jeune président Congolais Kasa Vubu qui n’avait fait que lui rendre la courtoisie ? C’est alors le tour de Lumumba qui arracha la parole pour parler au nom des voix oubliées de ses Concitoyens, de leur histoire douloureuse et humiliante comme de leurs luttes pour arracher cette Indépendance. En leader responsable, Lumumba avait alors décliné à sa façon les légitimes espoirs de liberté, de souveraineté et de bonheur dans l’Indépendance à venir après une colonisation âpre, d’autant que par expérience il se savai toujours en lutte contre le colonisateur. Auriez-vous voulu qu’il parle pour les belges qui le tenaient toujours en pauvre Negre ?
    # En effet que reprochez-vous exactement aux propos de Lumumba ?
    Dans votre bouche ils sont vite devenus ceux qui ont chassé le colonisateur sans l’accord du sujet Congolais en cette période où les Africains réclamaient l’Indépendance et en seraient devenus la source de nos malheurs depuis le 30 juin. Lumumba n’était pas venu usurper la parole des Congolais ou ne représentant que lui-même ou son clan mais un leader nationaliste reconnu dans tout le Congo, vous ne pouvez donc lui dénier le droit de vouloir que son pays devienne réellement indépendant débarrassé des diktats des puissants étrangers. Last not least vous le rendez coupable de nos errements depuis 60 ans lui, qui n’a exercé ses fonctions politiques que quelques quatre ans, assassiné 8 mois après sa nomination comme premier PM du jeune Congo. Et comme par hasard, ça ne vous dit rien que, disais-je, il soit célébré partout et que dans notre pays tout leader digne se réclame de lui. Sans doute vous dites-vous que ce sont tous là des vauriens qui n’ont rien compris. Certes le message de Lumumba du 30 juin 1960 a jusque-là échoué, mais qui en blâmer, notre éphémère PM assassiné exprès ou nous qui lui survivons 60 ans plus tard. Je répète tant j’en suis convaincu : le combat de Lumumba, celui d’un homme exceptionnel, celui d’un Congo et d’une Afrique libres et souverains à l’l’abri des exploitations forcement malveillantes des puissants occidentaux eût gagné et il aurait pu, le monde des ‘Damnés de la Terre en aurait été changé !!!

  6. Cher Nono,
    On célèbre Lumumba avec raison parce que ce fut un premier ministre arrivé au pouvoir démocratiquement mais assassiné par des forces impérialistes. C’est avec raison qu’il a été élevé au rang de martyr et de héros. Cela dit, être héros et martyr ne signifie pas mener une politique responsable. L’élément déclencheur de la descente aux enfers du Congo fut le discours de Lumumba. Un discours à prononcer dans un meeting populaire et non au cours d’une cérémonie solennelle comme celle-là. La première fois que j’ai suivi ce discours d’un bout à l’autre fut à l’Université de Lubumbashi (UNILU) auprès d’un ami Tetela sur un disque 45 tours qu’il gardait jalousement. Après l’avoir suivi, j’avais demandé à l’ami si chez eux les Tetela on peut inviter quelqu’un à une fête pour l’humilier. Il avait répondu par la négative. Donc, dans ce Congo multiethnique, ce que Lumumba avait fait était contraire même dans sa tradition ethnique. Aujourd’hui, Félix Tshisekedi note avec raison : « L’effondrement du socle de confiance intervenu entre les acteurs politiques nationaux dès le lendemain de la proclamation de notre indépendance, est le résultat combiné de l’inexpérience, de la jeunesse de la classe politique et du jeu malsain des convoitises extérieures ». Le discours de Lumumba fait partie de cette inexpérience dictée par son caractère impulsif. Comme Laurent-Désiré Kabila. Comme Tshisekedi wa Mulumba. On n’arrache pas la parole quand on est Premier Ministre et que le protocole ne le permet pas. On n’humilie pas ses invités à une telle cérémonie. Quant à nous Congolais, nous ne devrions pas continuer à voir dans cette énorme bourde pour laquelle il a d’ailleurs présenté des excuses comme un trait de génie. Pour votre information, le jeu d’esprit auquel je me livre dans ce texte se rencontre également dans l’homélie du Cardinal Ambongo à l’occasion du 60eme anniversaire de notre indépendance mais avec notre hymne national comme cible. Tenez : « Nous avons honteusement échoué. Nous n’avons pas réussi à faire du Congo un pays plus beau qu’avant. Nous n’avons pas aidé notre peuple à dresser son front plus que jamais courbé ». Quand vous m’écrivez : « De plus quel anachronisme subjectif de juger [Lumumba] à partir de vos connaissances et votre regard différés de son époque et du terrain actif de ses actes ! », retenez que le regard que nous portons sur l’histoire se fait toujours de manière différée et du haut des connaissances plus riches. Aujourd’hui, la guerre des statues qui a suivi la mort de George Floyd est là pour vous le démontrer. J’espère que vous n’êtes pas de ceux qui aimeraient revoir la statue du Roi des Belges Leopold II trôner d’où elle a été déboulonnée au cœur de Kinshasa. Vous poursuivez que Lumumba « a pu réaliser de grandes choses visibles de tout celui qui a le bon œil pour les voir ». Quelles sont ces « grandes choses » ? Vous allez peut-être me citer l’idéologie nationaliste. Laurent-Désiré Kabila se disait nationaliste. Joseph Kabila se dit nationalistes. Il n’a pas gouverné le Congo seul mais avec des nationalistes dits justement lumumbistes, à l’instar de Gizenga et Mende. On connait le résultat. Alors, continuez à croire aux mythes si cela vous chante. Mais moi je ne vois pas comment cela aiderait le Congo à sortir des marais.

    1. PS
      Quand Ambongo analyse les paroles de l’hymne national c’est pour demontrer que pour le moment elles sont loin d’être accomplies mais pas pour consacrer leur inannite et celle de leurs auteurs. Ils les brandit justement pour demontrer aux dirigeants et aux Congolais qu’ils doivent mieux faire s’ils veulent répondre aux voeux fondateurs de la République.
      Je ne vous reprocherais jamais le constat selon lequel les propos et les voeux de Lumumba dans son discours n’ont pas non plus été accomplis. Je vous reproche de broder autour qu’ils sont insensés et son auteur nul, ou presque.
      Les voeux de Lumumba ont échoué jusque-là, l’échec de nos 60 années d’Indépendance n’est plus à démontrer. Mais quid des descriptions et des espoirs conséquents contenus dans son discours de Lumumba ? Pour moi ils sont fondés et mieux aussi longtemps que ses voeux justes et légitimes ne seront pas accomplis sinon c’est à désespérer de notre capacité d’hommes… C’est tout.

      1. PS
        Quand Mayoyo analyse le discours de Lumumba le 30 juin 1960, il n’insulte pas ce dernier. Il démontre que jusqu’à ce 60eme anniversaire de l’indépendance, les rêves de Lumumba elles sont loin d’être concrétises. Ces rêves de dignité sont ceux de tous les Congolais, en commençant par Mayoyo dont les réflexions tournent autour de cette dignité jamais atteinte. A travers ce texte, Mayoyo revisite à sa manière le discours de Lumumba justement pour démontrer aux dirigeants et aux Congolais qu’ils doivent mieux faire s’ils veulent répondre aux vœux fondateurs de la République. Car, se bomber tout le temps le torse pour s’autoproclamer nationaliste est une grosse bêtise.

  7. Cher Mayoyo,
    # Lumumba, sa meteorique carrière, son discours comme toute la légende autour de son personnage sont un patrimoine national, voilà pourquoi il est devenu un mythe pour son peuple. Merci de ne pas prendre vos compatriotes pour des suicidaires qui le celebreraient aujourd’hui.
    L’idéologie nationaliste qu’il représente est une ressource pour tous les « damnés de la terre » qui auraient dû les aider à retrouver le bon cap de leur émancipation et de leur propre développement s’ils s’en étaient mieux servis. Libre à vous à bomber le torse que tout ce bagage ne peut nous aider nulle part, pour moi sans le nationalisme à nos basques nous devenons éternellement les laquais des puissants et pas de survie durable pour nous pauvres Negres en cette ère de compétition obligée.
    # Et puis dites-moi, c’est quoi exactement cette eternelle tarte à la crème selon laquelle le discours de Lumumba serait la cause de tous nos
    malheurs comme si sans lui le colonisateur belge et les puissants Yankees seraient devenus par magie nos amis et nous auraient laisser nous servir librement de nos richesses, comme si partout où il n’y a pas eu ni de Lumumba ni son discours les anciens colonisateurs les ont embrassés par la bouche et se sont mieux intéressés aux masses africaines ?
    Pour moi c’est de ne pas nous être mieux imprégnés de l’ideologie nationaliste et de ne pas nous en être servis intelligemment qui nous ont
    poussé vers des chemins loin de la solidarité et de l’efficacité nationales.
    # Lumumba n’est pas notre seul mythe qui puisse nous aider mais il est notre patrimoine à même de nous servir un jour, dans tous les cas pas la cause de nos errements. Lumumba coupable, et les autres Congolais aujourd’hui à plus de 80 millions, et tous ces vautours étrangers ? Soyons sérieux : donnons-nous même un semblant de crédit…

    1. Cher Nono,
      Je sais que vous aimez chercher des poux sur ma tête. Mais comme celle-ci n’a plus aucun cheveu, vous ne réussirez à trouver aucun pou. Dans mon texte, je ne reproche rien au rêve de Patrice Lumumba tel qu’exprimé dans son discours du 30 juin 1960. Sur ce discours, j’ai toujours reproché à Lumumba trois choses. Quand on est Premier Ministre, on n’arrache pas la parole quand le protocole d’Etat ne vous l’accorde pas. Le faire équivaudrait à se conduire comme un voyou. Par ailleurs, la célébration de l’indépendance avec les tous invités de marque qu’on avait dont le Roi Baudouin n’était pas le moment indiqué pour prononcer un tel discours. Même chez eux les Tetela, on n’invite pas quelqu’un à une fête pour lui déverser tout le mal qu’on pense de lui. Le faire équivaudrait à être mal élève. Il n’y a pas de débat à ce double sujet car Lumumba lui-même qui se prenait pour un Rambo de la politique avait présenté des excuses au Roi des Belges. Ce discours est condamnable pour une troisième raison. Il fut l’élément déclencheur de la débâcle congolaise. Quand on est Premier Ministre ou Président de la République, on doit savoir mesurer le poids des mots ou des discours qu’on prononce. Homme à caractère impulsif, comme plus tard Tshisekedi wa Mulumba et Laurent-Désiré Kabila, toujours à des moments très critiques de notre histoire, on doit savoir mesurer le rapport des forces que l’on entretient avec la partie adverse afin de protéger son peuple des foudres éventuelles. Cela dit et pour revenir à nos moutons à vous et moi, relisez très bien mon texte. Je me pose une question : « Ce 30 juin 2020, les Congolais commémorent le 60ème anniversaire de leur indépendance. Qu’est-ce qui a changé depuis le réquisitoire du Premier ministre Patrice Lumumba contre la colonisation ? ». Pour répondre à cette question, je me livre au même jeu d’esprit que le Cardinal Ambongo qui, lui, a choisi pour cible notre hymne national. Et vous avez raison d’écrire : « Je ne vous reprocherais jamais le constat selon lequel les propos et les vœux de Lumumba dans son discours n’ont pas non plus été accomplis ». Pourtant, je ne fais que cela. Commencez par bien lire le texte avant de vous précipiter sur votre clavier afin de décrire les poux que vous aurez trouvés sur la tête chauve du fils de Mayoyo Paga-Djigi. Car il n’est écrit nulle part dans mon texte que le discours de Lumumba était nul. Son rêve était à sa place. Il était désormais Premier Ministre. Son devoir était de traduire ce rêve dans un programme de gouvernement et de corriger toutes les injustices de la colonisation en se servant de l’expérience politique de ses conseillers belges.

      .

      1. Mon cher Mayoyo,
        Vous me faites rire :
        # 1. Je n’ai aucune raison de vous chercher des poux, je ne fais que commenter vos écrits comme n’importe lequel des intervenants ici.
        2. Vous tournez et retournez les paroles de Lumumba, les attaquez et attaquez son personnage que vous réduisez en un simple impulsif et vous dites que vous n’avez rien contre son rêve mais c’est quoi son discours sinon l’énonciation de son rêve ?
        Vous me repondez que vous n’avez fait que le constat selon lequel ses propos et ses vœux dans son discours n’ont pas été accomplis mais aviez-vous besoin d’une démonstration supplémentaire d’une réalité que tout Congolais vit, l’échec de son rêve 60 ans plus tard.
        # 3. Justement je vous reproche de le rendre comptable de cet échec plutôt qu’à nous ses heritiers qui n’avions pu rien faire de ces 60 ans de souveraineté jusqu’à ressasser cette tartre à la crème selon laquelle il serait la cause de nos malheurs. Comprenez-vous que cette assertion se moque bien sûr de nous anciens colonisés mais plus paradoxal, elle donne une excuse bienvenue aux Belges, Américains et autres comme s’ils en avaient besoin pour mettre en oeuvre leur politique déjà planifiee d’extermination des nationalistes africains et de néocolonialisme predateur.
        4. Vous me dites que vous n’attaquez que l’impolitesse et l’inopportunité de son discours en ce jour de célébration de l’indépendance. Moi je pense le contraire, son discours était à sa place; une preuve ?, il répondait quasiment à celui du roi qui lui aussi avait à l’occasion passé en revue leurs années de colonisation, rendant ouvertement hommage à la vision et à l’action de son aïeul Léopold II dont vous savez qu’on peut beaucoup en dire, aux mérites et aux bienfaits apportés aux Congolais par la Belgique. Lumumba, lui, à rappelé les conditions difficiles et humiliantes dans lesquelles ses Compatriotes ont vécu pendant cette colonisation.
        # Rappelons-nous que les conditions de la décolonisation ont été
        compliquées au Congo : impréparation et précipitation vs inexpérience et difficultés de la jeune administration vs grande instabilité de nos débuts et convoitises extérieures…
        Ainsi, moi j’ai tendance à pardonner et à féliciter le courage et le savoir-faire improvisé de nos pères de l’Indépendance qui déjà avaient pu arracher cette Independance unis, malgré les gros couacs de nos débuts.
        Voilà !

      2. ADDEBDUM
        « […]Lumumba, lui, à rappelé les conditions difficiles et humiliantes dans lesquelles ses Compatriotes ont vécu pendant cette colonisation ET VERBALISÉ PATRIOTIQUEMENT SON CONGO RÊVÉ D’APRES INDEPENDANCE.

      3. Cher Nono,
        Vous avez un gros problème de lecture. Pourriez-vous me citer un seul extrait de mon texte où je tiens Lumumba pour responsable de l’échec de 60 années d’indépendance ? Dans mon texte, il n’y a non plus aucun passage s’inscrivant contre le rêve de Lumumba. Si vous estimez que je n’ai pas besoin « d’une démonstration supplémentaire d’une réalité que tout Congolais vit, l’échec de son rêve 60 ans plus tard », pourquoi ne reprochez-vous pas la même chose quand Ambongo et Tshisekedi reviennent sur la même réalité connue de tous ? Vous trouvez que le discours improvisé de Lumumba avait sa place lors de la célébration officielle de l’indépendance, oubliez-vous que Lumumba lui-même avait présente des excuses par la suite ? Seriez-vous plus sage que Lumumba ? Vous êtes libre de féliciter un dirigeant dont la faute politique a précipité son peuple dans une souffrance immense. Tant qu’on y est, pourquoi ne félicitez-vous pas Joseph Kabila qui cache ses crimes derrière des discours analogues à celui de Lumumba contre les impérialistes ?

  8. Mr Mayoyo Bitumba, faire croire que le discours de Lumumba serait à la base de nos malheurs hier et aujourd’hui est tout simplement inacceptable de la part de quelqu’un de votre niveau. Vous procédez par un argument caricatural en comparant la situation d’un ami avec qui on partage de bons moments et qu’on invite à la maison pour tailler bavette avec celle de toute une nation est incompréhensible. Bon Dieu, mon frère Mayoyo, il s’agit ici de prendre l’humanité et les congolais à témoins sur les atrocités indescriptibles perpétrées par Léopold ll et ses compatriotes au Congo. L’actuel monarque a eu raison de regretter profondément les actes innommables posés par ses ancêtres chez nous. Vous ne pouvez pas raisonnablement en tant que compatriote être plus royaliste que le roi. Vous prétendez que l’école était d’actualité au Congo grâce aux colons, mais de quelle école parlez vous. Les écoles dont vous parler étaient une affaire des missionnaires catholiques qui formaient de grattes papier pour réussir leur mission d’endoctrinement. Tous ceux qui ont étudié dans des séminaires savent de quoi je parle. Les catéchismes et autres cérémonies religieux étaient une occasion pour nous expliquer que les indigènes comme ils nous appelaient n’avaient pas d’âme, ils agissaient par instinct comme des animaux. Les discours de Lumumba prononcé dans les circonstances que vous décriez était salué par tous les congolais et africains épris d’amour pour notre continent, raison pour laquelle cette allocution est considérée comme un chef d’œuvre par les historiens de la décolonisation et de la traite négrière. Vous m’avez opposé l’exemple du Botwana qui aurait bien géré son accession à l’indépendance. D’abord le Congo cet espace créé par l’Occident pour s’approvisionner en matières premières n’a rien à voir avec ce petit pays qui n’a pas été pourvu en richesses naturelles par la nature convoitées par le monde entier. Je ne sais pas si vous faites exprès, mais il y a une différence notoire entre l’accession à l’indépendance et la gestion de celle-ci, je ne vois pas en quoi Lumumba, Kasavubu et les autres pères de l’indépendance seraient-ils responsables de la mauvaise gestion du pays aujourd’hui !. Comme moi, Nono vous a posé des bonnes questions auxquelles vous ne répondez pas. Vous parlez de mythe mais de quel mythe s’agit-il ? De croire que la liberté n’a pas de prix et que l’indépendance était pour le congolais un droit et pas un cadeau ? D’ailleurs Kasavubu dont je déplore le discours accommodant du 30 juin 1960 n’a pas dit autre chose avant ce jour glorieux lorsqu’il demandait l’indépendance immédiatemente. Au passage, je vous signale que la date de l’indépendance a été fixée avant l’arrivée de Lumumba à la table dite ronde du Bruxelles. Vous ne pouvez pas continuer à falsifier et réécrire l’histoire pour votre confort intellectuel. Tous le monde peut se tromper, reconnaître ses erreurs est le début de la sagesse.

    1. UNE REMARQUE UTILE S’AGISSANT DU BOTSWANA A JOINDRE À CELLE DÉJÀ ESQUISSEE, SI VOUS PERMETTEZ !
      Le Botswana (jadis Bechuanaland comme je l’ai appris dans ma jeunesse) peut certes valoir la comparaison avec le Congo dans la mesure où contrairement à nous les suites de son Independace sont plus heureuses, le pays est cité aujourd’hui pour ses performances de gouvernance.
      N’empêche que la comparaison s’arrête vite là d’abord au vu de son histoire : une indépendance plus récente (1966) en une période moins enflammée ou les expériences africaines malheureuses ont pu donner aux Botswanais des leçons utiles, une longue colonisation sous le giron britannique qui leur a apporté une autre culture politique et une mixité heureuse.
      Ensuite de point de vue géographique et économique, contrairement au Congo c’est un petit pays désertique peu peuplé dont le diamant, le tourisme, les services et un peu d’agriculture sont les principales ressources. On peut donc subodorer, sans en oter le merite à ses citoyens, que dans l’l’étatvil serait plus facile à gérer que notre compliqué
      Congo…
      # A noter surtout que leur indépendance à été acquise non en une période chaude comme le Congo dans les années 60 mais mais en une periode plus calme (1966) qui peut expliquer en partie la sérénité des choix socio-politiques qu’ils ont pu faire.
      Ce n’est pas une excuse pour nos échecs mais ce contexte peut aussi expliquer les différences de réussite du Botswana en comparaison avec le vaste Congo aux multiples richesses qui ont été et sont toujours tant convoitées et à une diversité des peuples qu’on a du laborieusement unir.
      Mais c’est vrai les Congolais auront tout bénéfice à se servir de l’expérience réussie de leur Indépendance.

      1. Cher Nono,
        Voilà des arguments qui ne pèsent pas lourds pour expliquer le succès du Botswana par rapport au Congo. Vous soulignez « l’indépendance récente du Botswana (1966) » ; ce qui ferait que « les expériences africaines malheureuses ont pu donner aux Botswanais des leçons utiles ». Retenez par exemple qu’à la suite du référendum d’autodétermination organisé du 9 au 15 janvier 2011, le Soudan du Sud a fait sécession de la République du Soudan le 9 juillet 2011. Cette indépendance davantage plus récente que celle du Botswana n’a pas empêché que le Soudan du Sud réédite « les expériences africaines malheureuses », en sombrant dans une guerre civile particulièrement sanglante seulement deux ans après l’indépendance. Vous soulignez « une longue colonisation sous le giron britannique qui leur a apporté une autre culture politique et une mixité heureuse ». Retenez que le Nigeria, la Sierra Léone et le Kenya, pour ne citer que ces trois Etats qui ont également connu des expériences malheureuses, n’ont pas été colonisés par les Belges ou les Français mais par les mêmes Britanniques. Vous constatez que « contrairement au Congo, [le Botswana] est un petit pays désertique peu peuplé. […]. On peut donc subodorer, sans en ôter le mérite à ses citoyens, que l’Etat serait plus facile à gérer que notre compliqué
        Congo ». Souffrez que je vous apprenne par exemple qu’avec ses 26 338 km², le Rwanda, pays dont la mauvaise gouvernance a conduit au crime des crimes, c’est-à-dire à un génocide, est près de 23 fois plus petit que le Botswana (600 370 km²). Plus personne ne croit aujourd’hui que les petits pays sont plus faciles à gêner que les grands. Vous notez que « l’indépendance [du Botswana] a été acquise non en une période chaude comme le Congo dans les années 60 mais en une période plus calme qui peut expliquer en partie la sérénité des choix socio-politiques qu’ils ont pu faire ». Mais bon sang, ouvrez vos yeux ! Le Soudan du Sud a-t-il acquis son indépendance au cours d’une période chaude ? Parmi les Etats qui ont acquis leur indépendance au cours de la même période chaude que le Congo, ne savez-vous pas que plusieurs n’ont pas sombrer dans une mauvaise gouvernance endémique comme le Congo ?

    2. Cher Elombe,
      Ata ko bazalaka elombe, boye te. D’abord, je n’ai écrit nulle part que « le discours de Lumumba serait à la base de nos malheurs hier et aujourd’hui » ; ce que vous reprenez plus loin en vous demandant : « Je ne vois pas en quoi Lumumba, Kasavubu et les autres pères de l’indépendance seraient-ils responsables de la mauvaise gestion du pays aujourd’hui ». La vérité historique est que ce discours fut le déclencheur de la débâcle congolaise de 1960, les impérialistes belges et américains ayant mis alors Lumumba dans leur viseur. Dans mon texte, je ne parle même pas des « atrocités indescriptibles perpétrées par Léopold ll ». Ce n’est pas là le sujet. Je ne fais que comparer le rêve de Lumumba à la situation qui prévaut au Congo depuis l’indépendance. Vous avez tout faux quand vous soutenez qu’à l’époque coloniale, les « écoles étaient une affaire des missionnaires catholiques qui formaient de grattes papier pour réussir leur mission d’endoctrinement ». Les Congolais recevaient une bien meilleure éducation dans les écoles des missionnaires à l’époque coloniale que dans les « Instituts Mashakado » et autres instituts supérieurs et universitaires non viables qui pullulent au Congo, de Mobutu Sese Seko jusqu’à ce jour. Apparemment, vous connaissez mal le Congo pour oser écrire qu’à l’époque coloniale, « les catéchismes et autres cérémonies religieux étaient une occasion pour nous expliquer que les indigènes comme ils nous appelaient n’avaient pas d’âme, ils agissaient par instinct comme des animaux ». Vous affirmez que « le discours de Lumumba est considéré comme un chef d’œuvre par les historiens de la décolonisation et de la traite négrière ». Lumumba avait écrit que tôt ou tard, l’histoire du Congo serait écrite par des Congolais. Lisez l’histoire du Congo écrite par le professeur Isidore Ndaywel et vous découvrirez le regard qu’il porte sur Lumumba. On voit par ailleurs que vous ne connaissez pas le Botswana. Ce pays est le 2eme producteur mondial du diamant, derrière la Russie. Comme c’est un pays en voie de développement, cette position aurait pu lui attirer les pires des ennuis, à l’instar du Liberia ou de la Sierre Leone. Mais contrairement à d’autres pays d’Afrique, les revenus du diamant ont donné un formidable essor économique et social au Botswana. Il fait partie des rares pays africains à fournir une éducation gratuite, de l’école primaire à l’enseignement secondaire. En 40 ans, le nombre d’écoles y a été multiplié par 100. La première dame actuelle du Botswana, une amie à moi, a été choquée quand je l’ai emmenée découvrir un coin du Sud-Ubangi avant qu’elle n’accède à son statut ci-dessus. Continuez à trouver géniale la première faute politique de Lumumba, commise lors même de la célébration officielle de l’indépendance, et on verra comment le Congo deviendra grand.

  9. Cher Elombe, la comparaison avec le Botswana tient parce que ce pays est également doté d’abondantes ressources minières.(Diamant,or,cuivre,nickel….)Il est d’ailleurs considéré internationalement comme
    l’exception au postulat de la malédiction des ressources minières sans doute à cause de la qualité de ses ressources humaines.

    1. Armand,
      Yebisa bango. Au Botswana, personne n’a entonné le « djalelo » ou dansé le « sakayonsa » pour honorer un « Guide éclairé » et lui exprimer l’amour de tout un peuple. C’est comme nous au Collège Sait Ignace à Kiniati. Nos professeurs jésuites avaient fait de la résistance, nous épargnant ainsi de l’abatardissement généralisé de notre peuple. Comme des mythes circulaient dans la région selon lesquels chez les jésuites, les élèves connaissaient le dictionnaire par cœur, les animateurs de la MOPAP du territoire de Masimanimba n’osaient venir nous contaminer. Un seul avait tenu à relever le défi. Un certain Madiumba. Nous nous étions moqués de son français à un point tel qu’il n’était plus revenu.

  10. Mon frère Mayoyo Bituma,
    je ne sais pas ce que dit Ndaywel de Lumulba, mais de toute façon, ce n’est pas une parole d’évangile. Je sais par contre qu’il y a toujours controverse lorsqu’il s’agit des personnalités aussi fortes, surtout dans le contexte de l’époque. Que vous le vouliez ou non, Lumumba appartient à l’histoire glorieuse de notre pays. Revenons sur le cas de Botwana qui vous impressionne; ce petit pays n’a pas neuf voisins qui cherchent à lui grignoter une partie de son territoire, ni à mettre la mais basse sur ses richesses comme je l’ai souligné plus haut. Ce petit pays n’attire pas la convoitise des grandes puissances dont les économies sont tributaires des certaines matières stratégiques qu’on ne trouve qu’au Congo. Vous parlez du diamant; que vaut le diamant par rapport à l’or qui peut devenir une valeur refuge économiquement lorsque le temps sont durs comme maintenant où les économies de tous les pays sont pratiquement à l’arrêt ? Et le coltan, l’uranium, le lithium etc..Je vous signale qu’avec la transformation des industries automobiles et la lutte contre le rechaussement climatique, notre pays est au centre d’assaut de toutes part, les pays sahel qui ont besoin d’eau se tournent vers le Congo. les Mbororo qui profitent de nos pâturages écument l’Est de notre pays, et la liste n’est pas exhaustive. Si après ce tableau que je viens de brosser vous continuez à comparer les difficultés socio-économiques et politiques de ces deux pays alors !!!….Pour ce qui est de l’enseignement pendant la colonisation, citez moi les écoles qui été construites par les colons chez nous si on considère le fait que missionnaires et les plénipotentiaires n’étaient pas au Congo pour les mémés causes. Vous continuez à faire croire que le discours de Lumumba était à la base du débâcle de notre pays, donc, pour vous, il fallait caresser les Belges dans sens du poils pour qu’ils nous laissent en paix, drôle de façon de combatte l’injustice et l’oppression. Pour terminer, je vous demande en toute conscience de visionner la vidéo dans laquelle Lumumba se fait enchaîner, torturer par des compatriotes avant d’être supplicié, vous comprendrez que les héros ne meurent pas dans leurs lits, rien que pour ça, vous mesurerez le combat de cet homme.

  11. Mon cher Mayoyo,
    A moins que je vous ai mal lu, dans vos nombreuses réponses sur le miracle botswanais, je ne vois pas ce que vous avez retenu comme explication.
    Pas le petit pays, pas l’histoire d’une longue et fidele collaboration avec les colons, britanniques, pas une culture politique democratique responsable qui en est sortie, pas un peuple plus homogène,
    pas leur manne industrielle avec notamment le diamant, pas leur indépendance tardive éloignée des périodes chaudes africaines, etc, etc… Quelle est alors pour vous la raison de leur succès en comparaison notamment avec le destin raté de notre indépendance ?

  12. PS
    Pas les convoitises extérieures, internationales et regionales plus acharnées, pas l’exceptionnel cas en Afrique d’une non-malediction de leurs richesses…

  13. LE DERNIER MOT, CHER MAYOYO !
    # Heureusement que dautres que moi ont eu la présence desprit de s’étonner de votre charge contre Lumumba sinon je me convaincrais ‘qu’à
    l’insu de mon plein gré’ je vous cherche des poux, que je ne sais pas lire mes interlocuteurs.
    En effet à lire vos différentes réponses, on dirait que vous ne lui auriez fait que des fleurs là où moi je vois une critique indue contre son personnage. Vous rendiez hommage à son discours et à son rêve, vous ne l’accusiez même pas que son discours a
    été la cause de la mort des millions de Congolais depuis ce 30 juin 1960. Je ne peux rêver mieux : votre seul exercice aurait simplement sevi à demontrer que son rêve ne s’est pas accompli. Juste je me demande pourquoi alors cette large méprise chez tous ceux qui ont lu le contraire, comment l’expliquez-vous, vous-même ?. Libre à vous de le faire mais moi je mets le clap de la fin à notre discussion/polémique qui ainsi n’a plus d’objet…
    # Sauf quand-même de répéter que l’échec de notre Indépendance ne nous condamne pas à ne pas fêter ce 30 juin un jour symbolique qui nous autorise l’espoir de le fêter pleinement un jour ! Sauf aussi à me répéter que le réquisitoire contre la colonisation de Lumumba ce jour était tout indiqué et restera une balise pour continuer à chercher le bon cap pour notre pays. Et que les supputations de certains à l’époque de je ne sais quelle introuvable communauté belgo-Congolaise ne relèvent que de gesticulations académiques.
    # Le discours de Lumumba n’était pas celui d’un « bolole », Dieu merci comme chanteraient les dévots, mais celui d’un patriote visionnaire et courageux. Cette date du 30 juin symboliserà toujours le départ possible vers un Congo plus beau qu’avant. Il ne dépend que de nous à affûter plus que jamais des plans d’actions ambitieux et lucides pour construire notre très cher Congo, et c’est possible et c’est impératif !!!

  14. PS
    LUMUMBA NOTRE MYTHE, NOTRE PATRIMOINE !?
    Alors deux questions oubliées (?)
    – C’est quoi une indépendance bien conçue, surtout vu de l’Afrique ? Pas non plus une notion non-sens dans l’absolu ? Une indépendance n’est-elle pas toujours problématique ?
    – Dire et appliquer que ce sont les Congolais qui en fait n’ont pas mérité Lumumba plutôt que le contraire ne nous met-il pas mieux sur le bon chemin ?
    Tout cela pour dire que le procès de l’Indépendance devrait en fait nous occuper encore longtemps parce que l’Indépendance reste notre défi et plus à même de mieux visiter nos premiers pas, à apprécier et capitaliser les sacrifices des nôtres pour l’arracher. Une culture politique se construit…

  15. Il estTres difficile pour celui qui avait passe 6 annees de sa vie au Botswana de contribuer a ce debat. Je vais soulever quelques points quand meme.
    1. La premiere dame du Botswana, Mme Masisi ne pouvait jamais s’etonner de la pauvrete des gens du sud oubangi car au Botswana, les bochimans vivent comme des animaux depuis des lustres et tous les touristes le savent.
    2. Le Botbswana etait tres tres pauvres. Dans leur prospection pour decouvrir qlqch dans le sous sol les anglais s’etaient decourages a 25 km du village Orapa, grand puit du diamant mondial aujourd’hui. Les anglais n’ont jamais cache leur colere quand les botswanais ont commence a exploiter cette richesse seulement en 1971. Ces gens ont une bonne discipline car le diamant est la propriete de l’Etat. Si vous ramassez un petit carat de diamant, vous l’amenez a la police. Si vous le gardez, vous risquez dix ans de prison. Comparer a Tshikapa, c’est comme entre ciel et terre.
    3. Les botswanais sont seulement 2 millions d’habitants, ils ont eu des presidents disciplines qui aiment leur pays. L’un des hommes qu’ils ne cessent d’admirer c’est Lumumba. Ils gerent bien l’argent du diamant et construisent un botswana moderne, des ecoles modernes, des hopitaux modernes bourres des medecins congolais, tout est gratuit meme pour les etrangers qui y vivent, meme l’universite est gratuite.
    4. La chance du botswana est d’etre voisin de l’afrique du sud qui a installe ses supermarches partout avec des aliments frais. Avant de decouvrir le diamant, l’or, le peu de cuivre etc… Le pays n’avait que la viande. Les fonctionaires recoivent des bons salaires et la corruption est quassi inexistante. Le pays est tres bien protege par les anglais et les americains, contrairement au congo qui n’a pas des parrains. La rdc est envie par tous, elle est victime de ses richesses, elle prefere etre dirige par des gens sans moralite, sans education, ceci est inconcevable au Botswana. C’est un peuple xenophobe comme les sud africains. Maintenant que leur faculte de medecine commence a produire des medecins, les congolais seront bien remercies. En bref, comparer les deux pays aux realites tres differentes equivaudrait a faire une comparaison entre un elephant et un petit poisson. Difficile de terminer, peut etr qu’ il faut rediger un livre la dessus.

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