Tharcisse Loseke: « La réélection de Felix Tshisekedi est souhaitable pour préserver la stabilité des institutions! »

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Docteur en médecine et professeur de neurologie à l’Université de Kinshasa, ancien ministre du Tourisme et environnement du gouvernement éphémère du Premier ministre Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Tharcisse Loseke Nembalemba continue à revendiquer son appartenance au « tshisekedisme ». Pour lui, un second mandat à la tête du pays serait l’occasion pour Felix Tshisekedi de corriger les « erreurs de casting » du premier mandat. Ancien secrétaire national aux Relations extérieures de l’UDPS, ce natif du Sankuru est candidat au poste de gouverneur de cette « turbulente » province. Il s’estime capable de jouer le rôle de « rassembleur ». Il commente la situation générale au Congo-Kinshasa. INTERVIEW.

Bruno Mavungu Puati, ancien secrétaire général de l’UDPS, est décédé récemment. Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la mort de votre ancien « camarade » du parti?

Bruno Mavungu n’était pas seulement un ami, il était devenu un « frère » pour moi. Nous avons entretenu une collaboration étroite. Lui, en tant que secrétaire général de l’UDPS et moi dans ma position qui n’était pas très claire de conseiller et médecin du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Souvent, il passait par mon canal pour faire aboutir certains « dossiers sensibles » à soumettre au Président. Malheureusement, il avait quitté l’UDPS avant moi à la suite d’une mise en place effectuée par le président Etienne Tshisekedi. Bruno est resté « Combattant » jusqu’au bout.

strong>Vous venez de dire que vous avez quitté l’UDPS. Etes-vous resté « tshisekediste »?

Pur et dur! Je fais partie du petit cercle de ceux qui connaissent vraiment le « tshisekedisme ». C’est le président Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui m’a donné le goût de la politique. Un moment donné, il m’a dit d’adhérer à l’UDPS. Je garde un souvenir mémorable de ce grand homme d’Etat qui nous a quittés.

Avant de prendre votre carte de membre de l’UDPS, vous avez été co-fondateur de l’ECIDé avec Martin Fayulu. On vous retrouvera par la suite, successivement à l’AFDC-A de Bahiti Lukwebo et son aile dissidente dirigée par l’ex-ministre Néné Ilunga Nkulu. Aux dernières nouvelles, il semble que vous avez rejoint le parti travailliste de Steve Mbikayi. Devrait-on parler de « vagabondage politique » comme le disait Etienne Tshisekedi?

Ça n’a rien à voir avec le vagabondage politique! Interrogé par des journalistes sur sa carrière politique, l’ancien président guinéen, Alpha Condé, disait: « En politique, on s’adapte tout en restant constant par rapport aux valeurs idéologiques ». Dans le même registre, Gérard Kamanda wa Kamanda avait estimé que « la politique n’est pas rectiligne. Elle est sinusoïdale ». Je suis un social-démocrate. Je suis attaché au progrès social comme mon mentor politique, Etienne Tshisekedi. Je n’ai pas changé.

Etes-vous toujours enseignant à l’Université de Kinshasa?

Toujours! Outre la neurologie, j’enseigne d’autres branches de neurosciences.

Que pensez-vous de la crise qui règne au sein de l’UDPS?

Je ne peux pas faire des commentaires sur ce qui se passe dans mon ancien parti l’UDPS. Ma propre formation politique est une « cadette » de l’UDPS. Elle existe depuis quatre ans. Il s’agit de « l’Alliance des démocrates pour le progrès social ». Nous restons dans la même famille. C’est malheureux ce qui se passe à l’UDPS pour le moment. Fort heureusement, le parti compte en son sein des femmes et des hommes dotés de la capacité d’apporter des solutions idoines. Et ce en commençant par le Président élu au congrès Felix Antoine Tshisekedi.

L’article 96 de la Constitution interdit au Président de la République d’exercer « toute responsabilité au sein d’un parti politique »…

C’est vrai! Il reste l’autorité morale de l’UDPS. C’est une formation politique que nous avons chéri pendant des années. On ne peut pas laisser brader ce label par des individus qui croient que ce parti est devenu leur « affaire personnelle ».

A qui faites-vous allusion?

Je ne fais allusion à personne. Le statut du parti reste un document fondamental pour clarifier la situation. Des membres commencent à élever des voix pour exiger le respect des règles.

Que répondez-vous à ceux qui ont parlé « d’immaturité » à la vue d’une banderole placardée sur la façade du siège de l’UDPS assortie de la croix gammée du Nazisme et la mention: « Kabund-Hitler dégage » ?

Je ne fais aucun commentaire. Je déplore simplement l’usage de ces symboles honnis dans le monde entier. Ce sont des choses difficiles à évoquer au XXIème siècle après ce qui s’est passé sous le régime hitlérien.

Après votre entrée dans le gouvernement du Premier ministre Samy Badibanga en décembre 2016, vous avez été suspendu de l’UDPS par Jean-Marc Kabund, alors secrétaire général de ce parti. Il semble que vous n’aviez pas présenté vos moyens de défense…

J’en garde un très mauvais souvenir dans la mesure où j’ai été sanctionné sans avoir été entendu. Il y a avait deux griefs. Primo: il m’a été reproché d’avoir trouvé un local devant abriter le siège du secrétariat national aux Relations extérieures à Bruxelles. Un lieu où l’on pouvait regrouper toutes les activités de l’UDPS en Belgique. Et d’avoir ouvert illégalement un compte bancaire. Toutes ces démarches ont été accomplies avec la « bénédiction » du président Etienne Tshisekedi. Le fameux compte bancaire était géré par Guylain Nyembo et moi. Ce compte a permis au parti d’apurer les retards de cotisation à l’International socialiste. Au moment où nous parlons, l’UDPS a accumulé des retards de contribution. C’était de la médisance et de la jalousie. Secundo: Il m’a été reproché d’avoir présenté mes civilités à Samy Badibanga qui venait d’être nommé Premier ministre. Ce dernier était non seulement membre de l’UDPS mais surtout notre ami. Je tiens à préciser que Felix Tshisekedi et Jean-Marc Kabund avaient fini par reconnaître que le parti avait eu « la main trop lourde » à mon égard.

Dans une précédente interview avec notre journal, vous avez dit que Felix Tshisekedi « n’est pas un adversaire. Nous sommes dans la même coalition ». C’était avant l’implosion de la coalition Fcc-Cach. Qu’en est-il aujourd’hui?

Rien n’a changé: notre parti est, depuis le début, membre de l’Union sacrée. Le « progrès social » constitue notre « ADN » commun.

Quelle est, selon vous, la situation générale du pays?

C’est une question difficile. Il est difficile de décrire la situation d’un pays comme le Congo.

Comment va le Congo-Kinshasa?

Je ne peux pas dire que le pays va bien. Certains secteurs ont connu une petite embellie. D’autres, vont très mal. Dans ce dernier cas de figure, je peux citer la santé, l’enseignement et les infrastructures. Je vis souvent à l’intérieur. Cette description procède dans l’arrière-pays. Le président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’en est rendu compte lors de sa tournée dans le « Grand Kasaï ». C’est une réalité. Le chef de l’Etat est arrivé au Sankuru pendant que je me trouvais « en quarantaine » en Europe. Ma formation politique a fait partie du comité d’organisation de l’accueil.

Lors d’un précédent entretien, vous avez déclaré qu’à l’avènement de Felix Tshisekedi à la tête du pays, le dollar américain s’échangeait contre 1.650 CDF. Quel est le taux d’échange en ce moins de janvier 2022?

Le taux actuel tourne autour de 2.100 CDF pour un dollar. Mais ce n’est pas le plus important. Le taux de change entre la monnaie nationale et la devise américaine dépend de plusieurs paramètres sur lesquels le chef de l’Etat n’a aucune prise sur ces facteurs. Il ne faudrait pas perdre de vue la Pandémie du Covid-19 qui a tout perturber la situation dès le mois de mars 2020, une année après l’investiture.

Ce lundi 24 janvier 2022, le président Felix Tshisekedi totalise trois années à la tête du pays. Selon vous, qu’est-ce qui a changé?

C’est un peu l’histoire du verre à moitié vide et à moitié plein. Jusque-là, il n’y a pas beaucoup d’embellie. Il y a urgence de prendre des mesures réformatrices.

Un exemple?

C’est le cas notamment de la lutte contre la corruption. Il faut arriver à sanctionner les détourneurs de deniers publics. Il faut qu’il y ait une symbiose entre l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes. Je persiste et signe: il faut sanctionner les « voleurs ». Nous sommes le seul pays au monde où l’on applaudit les « kleptomanes ».

D’aucuns pourraient vous rétorquer que plusieurs personnalités ont été emprisonnées: Vital Kamerhe, Willy Bakonga, Eteni Longondo…

Où sont-ils au moment où nous parlons? Je laisse l’opinion répondre…

Revenons aux trois années de pouvoir de « Fatshi »…

Le chef de l’Etat s’est rendu compte qu’il ne pourra pas réaliser son programme en un seul mandat. C’est pour cette raison qu’il ne fait plus mystère de sa volonté de solliciter un deuxième mandat. Le Congo est un pays trop vaste. On ne peut pas tout résoudre en un seul terme. On ne doit pas lui en vouloir. Il essaie de faire le maximum notamment dans la diplomatie. Je pense qu’il a fait beaucoup dans certains secteurs. Il y a encore beaucoup à faire. Il y a deux secteurs à cibler. D’abord, le ministère de l’Intérieur. J’aimerais qu’on revienne sur le concept « ministère de l’Administration du territoire ». Pourquoi? Simplement parce que l’intérieur du pays se meurt. Sur les 26 gouverneurs qui représentent le Président de la République en province, il y a peut-être une poignée qui assume ses responsabilités. C’est le moment de mettre un soin particulier dans l’élaboration du profil du chef de chaque exécutif provincial. Autre ministère à cibler: le ministère du Travail et de l’Emploi. Ce dernier département est essentiel pour la lutte contre le chômage et la pauvreté. Nous avons l’habitude de négliger ce ministère. Une erreur. Autre secteur à cibler: tous les métiers qui évoluent dans l’informel. Ce secteur brasse plusieurs milliards.

Après le spectacle donné par les confessions religieuses, des voix se sont élevées pour restituer l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur. Quel est votre avis?

Je suis catégoriquement contre. C’est une option à exclure dans la situation politique actuelle. Il y a lieu de craindre que le  ministère de l’Intérieur rende la situation pire que la Commission électorale nationale « indépendante » (sic!).

Etes-vous candidat au poste de gouverneur du Sankuru?

Oui, je le confirme. Je me présente sous la bannière du « Front patriotique 2023 ». Le Front souhaite ardemment la réélection de Felix Tshisekedi en 2023. Nous sommes convaincus que le casting changera au cours du second mandat. Le chef de l’Etat finira par se rendre compte que des « erreurs de casting » sont au centre des problèmes qui jalonnent ce premier mandat. Nous souhaitons que le président Felix Tshisekedi Tshilombo rempile afin de préserver la stabilité institutionnelle.

Revenons au Sankuru. Apparemment la querelle « séculaire » entre les Ekonda et les Eswe continue à faire rage…

J’entends jouer le rôle de « rassembleur ».

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

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25 thoughts on “Tharcisse Loseke: « La réélection de Felix Tshisekedi est souhaitable pour préserver la stabilité des institutions! »

  1. “…préserver la stabilité des institutions…”!
    Pas étonnant de la part d’un mec qui s’associe à Steve Mbikayi que je connais très bien.
    Dans ce Congo encore à démocratiser, les titres universitaires ne nous disent plus rien.

    1. En caressant FATshi dans le sens du poils, ce mec (ex-Tshibala-iste) reconfirme que la prostitution politique en RDC est un metier tres rentable… On attend plus que son pote Bruno Tshibala pour aussi declarer son appui a Felix.

  2. Il(Pr Loseke) réapparait avec un seul objectif faire du bruit pour qu’on parle de sa candidature au poste de gouverneur du Sankuru sous un prétendu label pro Fatshi qu’il avait quitté à un moment pour suivre Bruno Tshibala dans le FCC. Voilà le type d’acteurs politiques qui hante l’espace politique de notre pays. Je présume qu’un second mandat pour Fatshi lui permettrait de viser un haut poste avec l’appui de Fatshi pendant que lui-même le président Tshilombo admet que le bilan jusque là est largement mitigé. Comment accorder un second mandat pendant que la gestion actuelle est loin d’être bonne. Je comprends alors cet acharnement à mettre en place une Ceni sans consensus pour les besoins de la cause. Je rigole souvent quand les gens se qualifient de Tshisekediste. Existe-t-il une doctrine du tshisekedisme ? Quels en sont les enseignements ? Si elle existe, est -elle du père ou du fils ? A mon avis, ça risque de demeurer comme le lumumbisme où ces pseudo héritiers racontent tout et n’importe quoi. Notre histoire politique nous montre qu’il y a eu un parti qui a inscrit sa doctrine dans un document appelé le manifeste de la Nsele. J’ai constaté que la génération suivante est tellement intellectuellement fainéante qu’elle n’est plus capable de mettre sur un document et d’enseigner les idées phares de leur option politique. On parle aujourd’hui de l’union sacrée de la nation, quelle en est la trame philosophique ou programmatique ? On nous répond la vision du chef de l’état ? Quelle est cette vision ? En tout cas, moi jusqu’à ce jour je ne la connais pas.

  3. TATU LOSEKE ZONGISA MBONGO YA BA DIASPORA YA TSHIMPERIUM ! « La Démocratie est un luxe pour les Africains » dixit Jacques Chirac… Après la Guinée Équatoriale, le Mali, le Burkina Faso, les Juntes militaires recadrent spectaculairement les pseudos démocrates présidents dictateurs militairement élus tel que Tshilombo-Pétain et Alias Kabila, Paul Kagame, Yoweri Museveni, Denis Sassou Nguesso… 4ÈME ÉLECTIONS PIÈGES À CONS ORGANISÉES PAR LA CENI PRO RWANDA ! À notre humble avis, ce foutu Président Dictateur militairement élu Burkinabé (Roch Kaboré) comme ses pairs était vêtu de la FAMEUSE CHEMISE que détestent les PUTSCHISTES Africains. Puisse le couple (Tshilombo-Pétain et alias Kabila) fanfaron d’Occupation Rwandaise subir le même sort… Prétendre qu’un président protocolaire nommé par les Occupants Banyarwanda qui déclare que le pays qu’il dit gérer est mort serait réélu, c’est exagérer jusqu’au point de confirmer la future tricherie électorale [si élections présidentielles il y a] ou planifier avec cynisme le prochain ème dialogue de partage de postes sans pouvoir pour que FATSHI BIDON se cramponne sur le tabouret de la présidence protocolaire… DÉBUT DE LA SECONDE GUERRE FROIDE ! Tous les Spécialistes de la Stratégie Géopolitique disent que le Face à face RUSSIE-CHINE contre USA-OTAN en Ukraine permettra une nouvelle redistribution des Pôles Régionaux partout dans le Monde… La France est déjà chassée du MALI, de la CENTRAFRIQUE, ce matin le BURKINA FASO emboîte le pas… PEUPLE KONGOLAIS, L’HEURE A SONNÉ, RÉVEILLEZ-VOUS… Ainsi soit… INGETA

  4. La consommation de l’alcool devrait être formellement interdite à certaines personnes.
    Je ne cible personne en particulier.

  5. @ Tharcisse Loseke souhaite la réélection de Tshisekedi pour préserver la stabilité institutionnelle. Questions : cela veut-il dire que l’élection en bonne et due forme d’un autre candidat n’arriverait pas à stabiliser les institutions, que détient Tshisekedi d’autre que par exemple son bilan pour mériter d’être élu et accessoirement à devenir ce stabilisateur ?
    @ Question subsidiaire : dans quel état sont nos institutions aujourd’hui par exemple avec un PR en même temps illégalement chef actif d’un parti politique obligé de dénouer publiquement et officiellement un imbroglio dans son propre parti ? N’importe comment la stabilité, le bon état de nos institutions dépend d’abord du respect des règles et lois du pays, le seul fait d’être le Magistrat suprême en cours n’ajoute rien d’autre à la bonne marché du pays. Il y’aurait certes d’autres bonnes raisons comme celles de Loseke de vouloir un second mandat à Tshisekedi mais il n’y en a aucune autre non politicienne en-dehors du respect des lois, d’un réel état de droit démocratique ou le peuple joue son rôle de souverain primaire et choisit librement et lucidement ses dirigeants.

  6. J’avais entendu que cet homme etait un psychiatre ou psychanaliste et j’estime sincerement qu’il a besoin de se faire soigner lui meme.

    1. @RAZ: Tres marrant…En fait, comme Kanye West, le styliste qui neglige de s’habiller correctement, ce mec Loseke est un « psychiatre » qui neglige son equilibre mental qui lui echappe. Entre autres, la HONTE a disparu de son vocabulaire.

  7. Kiekiekiekie. Il est honnete parce qu’il parle de son souhait. Mais de quelle stabilité parle ton? Si on voit qqn d’autres il n y aura pas stabilité ? Oh non

  8. Oui, les diplômes universitaires ne signifient plus rien lorsqu’on en a pas et qu’on passe son temps à baver sur les autres. Heureusement que ceux qui sont souvent victimes des salissures dans cette rubrique vous ignorent superbement. Il y a des alcoolos qui s’ignorent aussi. Je n’ai cité personne. Je laisse les haineux mourir de leur propre poison.

  9. Tharcisse Loseke est professeur d’université. Il a passé quelques années de sa vie en Belgique, un pays de vieille démocratie. C’est aussi un vieux routier de la politique zaïro-congolaise.
    Le bilan de Félix est désastreux dans tous les secteurs de la vie nationale: emploi, pouvoir d’achat, sécurité, santé, éducation, électricité, l’eau potable, logements… Le régime de FATSHI est ultra-tribalo-ethnico-régionaliste. Détournements des deniers publics, impunité, corruption. Tout ça devait indigner un professeur d’université comme Loseke.
    Mais notre savant n’a qu’une préoccupation: occuper le tabouret de la provincette du Sankuru.Pour cela, il soutient avec ardeur un Tshilombo dont l’incompétence est aussi évidente que le nez au milieu du visage.

    1. Monsieur ou Madame Kolomabele,
      Je ne sais pas de quelle ‘mabele’ vous etes proprietaire, mais je presume que vous faites allusion a la RDC. Tout en vous reconnaissant votre droit de critiquer FATSHI et sa gestion de la chose publique, je pense qu’il est plus que temps de remettre les pendules a l’heure. Le regime de FATSHI n’est pas ‘ultra-tribalo-ethnico-regionaliste’. FATSHI est natif de Leopoldville. Il est donc un vrai kinois. Les vrais kinois n’ont pas l’habitude de juger les gens d’apres les origines de leurs parents. Il n’y a que les faux kinois qui jugent les autres en fonction des orgines tribales ou ethniques de leurs parents. Contrairement a une opinion largement repandu au pays et ailleurs, les Baluba ne sont pas tribalistes! Ils ne peuvent pas se permettre de l’etre! L’histoire de la RDC nous apprend que les Baluba sont victimes du tribalisme depuis 1960! Il y a eu les epurations du Katanga en 1960. Les Kasaiens etaient renvoyes au Kasai sous pretexte d’etre de connivence avec les Balubakat, farouchement opposes a la secession katangaise prechee par Moise Tshombe. En 1992, et toujours au Katanga les kasaiens avaient ete renvoyes de force chez eux dans ce qu’on avait appele la chasse aux non originaires. Comme par hasard, cette chasse ne concernait en realite que les Kasaiens. Beacoup de Balubas perirent pendant ce retour force. Il faut voir le recit poignant de Professeur Pie Tshibanda au sujet de cette epoque douloureuse (Cfr Un Fou Noir au Pays des Blancs).Les Baluba avaient tellement enterre les leurs le long du chemin de fer Kolwezi – Ilebo que ce chemin de fer avait meme ete appele le cimetiere le plus long du monde! Et pendant ce temps ou etaient les soi-disant vrais congolais? Beaucoup avaient prefere regarder ailleurs! Beaucoup d’autres estimaient que ce qui arrivait aux Baluba n’etait pas leur affaire! Ils n’avaient qu’ a rester chez eux! Les plus mechants declaraient meme ‘Bon debarras! Et pourtant il n’y a pas, et il n ‘y aura pas de RDC sans les Baluba pas plus qu’il n’y aura pas de RDC sans les Bantandu ou les Basuku. Ceux qui traitent FATSHI d’ultra-tribalo-ethico-regionaliste’ sont les ennemis de l’unite nationale. Ils projettent sur FATSHI l’image qu’ils voient le matin lorsqu’ils se regardent dans leurs miroirs. Lorsque les Baluba parlent de la discrimination a leur egard, de petits malins parlent de l »auto-victimisation! Lorsque certains baileurs refusent de prendre comme locataires dans leurs maisons des kasaiens, c’est de l’auto-victimisation cela? Lorsque les deux plus grandes confessions religieuses du pays refusent d’accepter comme president de la CENI quelqu’un dont elles reconnaissent pourtant les competences et l’experience au motif qu’il est de la meme province que le president, c’est de l’auto-victimisatiom ca?
      Non Monsieur ou Madame Kolomabele, le regime de FATSHI n’est pas ‘ultra-tribalo-ethnico-regionaliste’. Relisez l’histoire de notre pays. Les tribalistes ne sont pas ceux que l’on croit!
      Sans rancune et avec amertume!

      1. Cher Binsonji,
        @ Bonjour chez vous et bonne année à vous et aux vôtres, il y’a un bail que je vous avais lu sur CIC. La dernière fois vous étiez en séjour au pays, je ne sais si vous y êtes encore.
        @ De prime abord je vous dirais que personnellement je ne me complique pas la vie avec des étiquettes genre régime ‘ultra-tribalo-ethnico-regionaliste’; je choisis de regarder les faits et pour moi ils sont plutôt accablants pour notre PR, pour son mode de fonctionnement. Lorsque vous reprochez aux autres de projeter sur lui l’image qu’ils voient dans leurs miroirs, je crains que vous fassiez de même à votre tour, pour moi en effet l’auto-victimisation des Luba si excessive soit-elle recèle une part de vérité. Tshisekedi kinois qui n’a pas pour habitude de juger les gens d’après les origines de leurs parents est justement ce qui étonne qu’il le fasse au fil de ses nominations et de son entourage qui lorgnent toujours vers le Kasai.
        @ Je m’étendrais pas sur votre lecture de notre histoire qui est pour moi très sélective, sachez seulement que depuis la colonisation et les régimes du Congo post-indépendance bien des autres tribus et régions ont eu à subir des discriminations, fût-ce seulement pour leur résistance massive au colonialisme et aux potentats qui l’ont succédé. Sinon si pour vous remettre les pendules à l’heure vous appelle à conclure que les tribalistes ne sont pas ceux que l’on croit, que faites-vous de ce nombre important de nos Concitoyens qui le voit chez les Luba, un indicateur négligeable, une simple lubie et une méchanceté gratuite de ceux qui en voudraient aux Luba ? Pourquoi d’ailleurs ? C’est peut-être là le nœud du problème : votre qualité de Luba vous empêche de le voir. A plus, cher ami, sans rancune mais avec beaucoup d’amertume qu’on en soit arrivé là : beaucoup de Congolais n’attendent que le mandat du président Tshisekedi soit concluant pour le bénéfice du pays et de ses habitants, ne l’oubliez pas !

      2. @bisonji E Madilu.
        Je vous demande pas de me croire. Je vous parle des faits. 25% des membres du gouvernement sont de l’entourage familial, tribal et régional de FATSHI. La BCC, la CC, la CENI et bien d’autres entreprises publiques sont aux mains de sa coterie tribale. Il en est de même de son cabinet. L’exemple venant d’en haut, les ministres mettent dans leurs cabinets leurs proches. Du jamais vu dans les régimes précédents, critiqués avec véhémence par l’UDPS.
        Y a-t-il eu une tribu, au Congo-Zaïre, qui a eu tant des premiers ministres comme les baluba? Quel est ce gouvernement qui a été constitué au Congo, depuis 60 ans, sans un luba?
        Ce qui surprend, c’est le fait que FATSHI, qui est né et grandi à Kinshasa, ayant vécu plus de deux décennies en Belgique, soit un tribalo-ethnico-régionaliste.
        Il gouverne un peuple qui n’est pas choqué par le népotisme. Cette tare vilaine est structurelle et culturelle chez le peuple congolais. Si c’était pas le cas, en 2023,Fatshi sera voté seulement par les luba. Les autres congolais, victime de discrimination pendant son premier mandat ne voteront pas pour lui.

  10. De toutes façons, et ceux qui sont bourrés de diplômes au point d’en plâtrer les quatre murs de son bureau, et ceux qui ne possèdent que le CEP (certificat d’études primaires), tous finissent dans la tombe lugubre.
    Tout cela tombe sans retour dans le passé.
    Mais ce qui est marrant dans tout ça c’est quand on voit un intellectuel de haute facture (soi-disant) aller lécher le c*** à un dirigeant semi-analphabète et destructeur pour ne recevoir que des miettes en retour. C’est là encore une autre vanité, comme le dirait l’Ecclésiaste.

  11. Monsieur Amba a oublié d’indiquer qu’en sa qualité d’expert en Neurologie, le professeur Tharcisse Losseke est consultant auprès de nombreuses cliniques européennes ( dont cliniques Saint Pierre de Bruxelles).
    Présent dans son cabinet il y a de cela plusieurs années, je fus non seulement très fier mais également impressionné d’observer de nombreux blancs s’incliner devant cette fierté congolaise ayant acquis la nationalité belge. Est-ce pour dire que la culture nègre est celle consistant en l’humiliation de nos meilleurs?
    Franchement, je n’ai jamais cru que Monsieur Tharcisse Losseke fasse de la politique pour de l’argent comptant. Déjà, en 1987; au temps fort de la dictature de Mobutu, il refusa d’entériner contre espèces sonnantes et au prix de sa vie, un certificat médical « bidon » de CNPP sur l’état de santé mentale d’Étienne Tshisekedi d’heureuse mémoire. (Rip).
    Ainsi, mon souhait le plus ardent est l’abrogation de la disposition sur l’exclusivité de la nationalité congolaise. L’ idée étant de faciliter la tâche à des compétences congolaises d’impacter sans obstacle sur le « savoir-devenir »de nos régions en l’occurrence le Sankuru ou partout ailleurs….

    1. @Armand,
      En quoi l’exclusivité de la nationalité congolaise empêcherait-t-elle une  » compétence  » congolaise d’ impacter sans obstacle sur le « savoir-devenir » de nos régions ?
      Il y a des belges, des français, des rwandais et des burundais dans tous les appareils de gouvernance de l’état congolais. Qui vous empêche, vous belge, d’aller impacter sans obstacle sur le « savoir-devenir » de nos régions ?

      1. @Bongos,
        C’est drôle (suspect) que vous compariez les congolais de souche détenteur de compétence internationalement reconnue à des rwandais, burundais ,angolais… tripatouillant d’une façon ou d’une autre la nationalité congolaise. Sachez que ce sont ces européens ou américains d’origine congolaise qui financent le Congo avec des contributions dépassant l’aide publique internationale affectée au développement.
        Je ne parle pas de financements occultes mais ceux transparents.
        Ainsi, l’abrogation de la fameuse exclusivité congolaise applicable exclusivement aux américains et européens de souche congolaise amènerait de changement dans la mise en œuvre de nombreux micro- projets. Je sais de quoi je parle…. Na esprit ya bien

  12. Ah bon, il y a aussi des Français et des Belges dans institutions du pays. On progresse, moi qui croyais que seuls les rwandais nous ont envahi. Attention attention, il y a des accolos qui ne sont pas conscients de leur état. Beurck, ça dégueule.

    1. Franchement cher Elombe,
      Nous progressons dans l’architecture de la pensée. Tu as historiquement raison.!!!

  13. Ah bon, de Loseke qui a fait le choix politicien et plutôt opportuniste de Tshisekedi pour la stabilité des institutions on est passé à la question toujours pendante de la double nationalité et des diplômes. Pourquoi pas, Loseke, un sujet belge et médecin spécialiste. La question de la double nationalité est toujours sur le tapis, un de ces jours elle sera bel et bien débattue, quitte à bien en étudier les contours. Par exemple l’adosser à la question d’une intangibilte de la nationalité de souche. Il faut aussi légiférer sur les droits et devoirs politiques des binationaux et des nationalités acquises notamment quant à l’accès aux responsabilités au sommet de l’État. Mais qu’un belgo-congolais devienne gouverneur de Sankuru ne m’inquiète pas tant que ça.
    Ailleurs les diplômes sont certes nécessaires dans plusieurs fonctions mais pas aussi suffisantes qu’on peut le croire : parmi les fossoyeurs de notre pays on compte beaucoup de diplômés universitaires.

  14. Franchement cher Elombe,
    Nous progressons dans l’architecture de la pensée. Tu as historiquement raison.!!!

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