Un phénomène inquiétant: la pratique du petit commerce par des mineurs à Kinshasa

La pratique du petit commerce par des adolescents dans la ville de Kinshasa est devenue un phénomène inquiétant pour cette catégorie de personnes appelées à fréquenter l’école au lieu de se mettre très tôt à la recherche de l’argent, a constaté mercredi 15 janvier, un journaliste de l’ACP.

Ce phénomène s’enracine de plus en plus dans la capitale au point qu’il est rare de circuler sans croiser des enfants qui traînent et s’activent dans la rue en s’adonnant aux activités génératrices de revenus. De nombreuses personnes interrogées là-dessus, s’inquiètent de la situation, estimant que l’avenir de ces enfants est désormais compromis. « Ils sont encore jeunes et devraient normalement aller à l’école, malheureusement ils se sont lancés dans la débrouillardise pour gagner de l’argent et cela un peu trop tôt », se contentent-elles répondre.

Cette tendance prend de l’ampleur partout en RDC. Des jeunes se retrouvent toujours dans les rues, les marchés et les artères principales de grandes agglomérations du pays. Certains vendent de l’eau, du pain, des papiers mouchoirs, tandis que d’autres exercent de petits métiers comme laveurs de véhicule ou cireurs des chaussures.

A entendre certains adultes, plusieurs parmi ces enfants seraient exploités par leurs propres parents pour la survie de la famille. « Cette quête acharnée du gain dans laquelle versent les parents, n’est pas sans conséquence néfaste sur la scolarité de leur progéniture. Car un bon nombre de ces enfants ne vont pas à l’école », remarque-t-on. Et ce, malgré la mesure concernant la gratuité de l’enseignement élémentaire, prise par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

ACP/

One thought on “Un phénomène inquiétant: la pratique du petit commerce par des mineurs à Kinshasa

  1. Je ne sais dans quelle mesure on peut voir cette pratique nouvelle, sans doute s’aggrave-t-elle selon ce constat qui se veut documenté. Il faut seulement ajouter que c’est le témoin d’une situation sociale qui empire et d’un relatif échec de nos gouvernants même après un an d’alternance. Et moins la « quête acharnée de gain des parents sui y envoient leurs enfants » comme c’est dit ici. Les défis au quotidien des Congolais sont immenses et celui de la gestion du pays par leurs dirigeants encore plus préoccupant. Espérons que ces derniers sauront y mettre les bouchées doubles au-delà de simples promesses…

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