Au nouveau conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de Sécurité

Au nouveau Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité Prof. Esambo, incombe le devoir de privilégier des élections apaisées et de changer l’approche d’abus du Pouvoir judiciaire de son prédécesseur, Jean-Claude BUKASA.

Maître Tshiswaka Masoka Hubert

Lubumbashi, le 06 août 2023. L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) est vivement préoccupé par le haro public sur la révélation d’abus de pouvoir, destructif de l’état de droit contenu dans la lettre CS/2741/023 de Monsieur Jean-Claude Bukasa, alors Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, ad intérim, instruisant le procureur général près la Cour de Cassation de rouvrir « les affaires judiciaires de Moïse Katumbi ». Il est du devoir du nouveau Conseiller Spécial, le professeur Jean-Louis Esambo Kangashe d’apporter l’urgente correction qui impose à l’Exécutif de ne pas abuser de l’appareil judiciaire aux fins politiques.

En effet, dans ladite lettre, devenue virale sur les réseaux sociaux, le conseiller spécial a.i rappelle au Procureur Général près la Cour de Cassation (i) « l’injonction » de poursuivre l’ancien gouverneur du Katanga pour recrutement des mercenaires étrangers (plus de 400 anciens marines américains et commandos sud-africains), (ii) lui ordonne de le fixer sur l’état de ce dossier et (iii) d’attendre un « nouvel ordre ».

IRDH estime que cette lettre est scandaleuse du fait qu’elle rappelle « une injonction » abusive de Monsieur Alexis Thambwe Mwamba, alors ministre de la Justice au moment où son gouvernement était décrié et fortement honnis par la population. L’immixtion du Pouvoir Exécutif dans les affaires judiciaires, était l’une des mauvaises pratiques de l’ancien régime que les organisations de défense des droits humains dénonçaient, à tue-tête.

Pour l’IRDH, Il est absurde que le Conseiller Spécial du Président de la République Felix Tshisekedi reprenne comme mode de gestion de l’état de droit, des actions judiciaires politiquement motivées. Tout en sachant ou il devrait savoir que c’était le président Tshisekedi lui-même qui avait exigé d’inclure l’abandon pur et simple des telles pratiques, dans l’Accord de la Saint Sylvestre du 31 décembre 2016, quand il était chef de la délégation du « Rassemblement de l’opposition » aux négociations avec le régime de l’ancien président Kabila, sous l’égide de la CENCO.

En somme, IRDH recommande au professeur Jean-Louis Esambo de privilégier la tenue des bonnes élections, apaisées et inclusives, en veillant à ce que les services de sécurité qu’il dirige désormais, arrêtent de terroriser les magistrats, accusés publiquement d’incompétence et de corruption, au même moment qu’ils reçoivent des injonctions destructives de la démocratie et l’Etat de droit.

Maître Hubert Tshiswaka Masoka
Directeur Général de l’IRDH
Téléphone: +243851103409 | Email: tshiswaka@hotmail.com

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