Ces « Balubakats » qui ont trahi Mzee Laurent-Désiré Kabila

A Kinshasa, des observateurs ont été agréablement surpris par la présence de Felix Tshisekedi Tshilombo, samedi 16 janvier, à la célébration œcuménique organisée à l’occasion de la commémoration du 20ème anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila.

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, personne n’ignore les brimades subies par Etienne Tshisekedi wa Mulumba sous le régime de Mzee et de son successeur. D’aucuns pourraient objecter que c’était pareil sous Mobutu Sese Seko. Sans doute.

Résolu apparemment à assumer son rôle constitutionnel de représentant de la nation et de symbole de l’unité nationale (article 69), le président Felix Tshisekedi a voulu, par ce geste, exprimer sa volonté de réconcilier les Congolais avec l’Histoire de leur pays. Il a, dans la foulée, annoncé l’érection prochaine – à la Place dite « Echangeur de Limete » – d’un Mausolée à la mémoire de Patrice-Emery Lumumba, le tout premier Premier ministre congolais assassiné le 17 janvier 1961. C’était « quelque part » dans la province du Katanga sous la sécession tshombiste…

A Lubumbashi, Daniel Mulunda Ngoy Nyanga, qui se considère « Katangais » avant d’être « Congolais », a pris prétexte de cette « journée de souvenir » pour rappeler au reste du pays que les « forces centrifuges » ont trouvé un nouvel allié en la personne de « Joseph Kabila ».

Dans un pseudo-sermon, l’ancien président de la Commission électorale nationale « indépendante » (CENI) s’est livré au rejet, à peine allusif, de certaines ethnies tout en faisant l’éloge du séparatisme. « Si vous voulez que le Katanga reste au Congo, il faut respecter Joseph Kabila ». Il a poursuivi en exigeant du « respect » pour l’épouse « Kabila » née Olive Lembe di Sita.

Au moment où ces lignes sont écrites, l’ex-président « Kabila » séjourne dans le Haut Katanga. L’homme a investi plusieurs dizaines de millions de dollars mal acquis dans les infrastructures à Kalemie, le chef-lieu du Tanganyika. L’origine de l’argent reste un mystère. Il en est de même de la motivation.

« Pasteur » Mulunda Ngoy, qui ne représente que sa petite personne, a le droit d’exprimer ses opinions. C’est une prérogative reconnue à chaque citoyen congolais. Le deuxième alinéa de l’article 23 de la Constitution précise néanmoins que ce droit doit s’exercer dans le « respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs ». Ce qui devait arriver arriva.

Lundi 18 janvier, des agents de l’ANR (Agence nationale de renseignements) ont interpellé Mulunda à son domicile. Mardi 19, l’ex-président de la CENI a été mis à la disposition des autorités judiciaires. Il revient à ces dernières de dire le droit en toute indépendance. A l’abri des pressions politiques.

Pour ceux qui feignent de l’ignorer, l’ANR joue le rôle dévolu à la Sûreté nationale. A ce titre, elle assume une mission de « surveillance ». L’Agence surveille les menaces internes et externes susceptibles d’attenter à la sécurité nationale et perturber le bon fonctionnement des institutions.

Le discours tenu par le « révérend » Daniel Mulunda n’est pas sans rappeler les déclarations faites le 10 septembre dernier par l’ex-ministre de la Santé et député national Felix Kabange Numbi: « Chacun a un chez soi. Ici, dans l’espace Katanga, c’est chez Joseph Kabila qui, à 45 ans, a accepté d’abandonner le pouvoir ». Inimaginable de la part d’un « élu ».

C’est à partir du mois de février 2000 que le public congolais a découvert un certain « Révérend Daniel Mulunda Ngoy ». C’était lors des travaux de « la Consultation nationale » organisée, disait-ont, par les « confessions religieuses ».

Chargé de « modérer » les débats – sans doute par Mzee Kabila -, Mulunda déclarait ce qui suit dans son mot introductif: « La société congolaise est très malade et sa plus grande maladie c’est la méfiance généralisée des uns envers les autres: entre gouvernés et gouvernants, entre opposition et pouvoir, entre personnalités politiques et le peuple etc. Les clivages tribaux et régionaux dans un océan de misère et de la précarité de la vie ».

Mulunda Ngoy est comme tous ces hommes et femmes devenus politiciens plus par favoritisme que par vocation. Des hommes et femmes politiques qui disent des choses auxquels ils ne pensent pas.

Parlons un peu de « Joseph Kabila ». C’est au mois de mars 1997, lors de la prise de la ville de Kisangani par les troupes de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo),  que les Zaïrois d’alors ont entendu parler d’un certain « commandant Hyppo ». Né en 1971, ce dernier a foulé le sol zaïro-congolais à l’âge 26 ans. Les Lushois l’ont vu pour la première fois à l’étape de Lubumbashi au mois d’avril 1997 sous le nom de « Joseph Kabila ».

Né à Hewa Bora, une localité qui n’existe nulle part au Congo-Kinshasa, le successeur de Mzee n’a aucune attache psychologique avec le Congo-Kinshasa, un pays qui ne l’a nullement vu naître. L’homme a porté plusieurs patronymes (Mtwale, Kanambe) avant d’opter pour celui de « Kabila ».

Le 16 janvier 2001, le président Laurent-Désiré Kabila meurt. Bien qu’il ait fait le service militaire dans l’armée tanzanienne, son successeur désigné – on ne sait comment – ne fera jamais l’objet d’une quelconque « enquête de moralité » avant son investiture à la tête de l’Etat.

Cette imposture a été facilitée notamment par deux haut magistrats natifs du Katanga. Il s’agit de Luhonge Kabinda Ngoy (Procureur général de la République) et de Benoît Lwamba Bindu (Président de la Cour suprême de Justice). En 2002, le politologue Célestin Kabuya Lumuna monte de toutes pièces un « parcours » au nouveau Président. Le Grand Chef Kasongo Nyembo fera le reste en décrétant en juin 2006 que « Joseph Kabila » est un « Mubakat à 100% ».

Le Mzee Kabila a été « trahi » par ses « frères » Luba du Katanga. Ces derniers n’avaient qu’un seul souci après son décès: conserver le pouvoir suprême et les privilèges y afférents dans leur giron. Aucun dignitaire lubakat n’osera – durant dix-huit ans – exiger la clarté sur les circonstances exactes de la mort de « leur frère ». Pire, « Joseph Kabila » qui serait « chez lui dans l’espace Katanga » n’a laissé aucun souvenir impérieux en termes de réalisations dans cette région en général et au pays lubakat en particulier. De quoi parlent Daniel Mulunda Ngoy et Felix Kabange Numbi, deux politicards frustrés?

 

Baudouin Amba Wetshi

15 thoughts on “Ces « Balubakats » qui ont trahi Mzee Laurent-Désiré Kabila

  1. Le faux pasteur Ngoy Mulunda tout comme le sieur Kabanga Numbi sont du Tanganyika, une région qui n’a comme seul richesse que le poisson du lac. Je me demande de quel « miel » ils veulent nous impressionner. En plus les leaders du Tanganyika Jason Sendwe et Laurent Kabila ont été des nationalistes et lumumbistes.
    Ces 2 extremistes secessionsites et tribalistes de Ngoy Mulunda & Numbi Kabange ne sont que des aigri pprdiens qui ne savent plus ou tourner la tête.

  2. FÉLIX TSHILOMBO: Monsieur Félix, dit “Matamasquin” se voyant échouer partout, cherche à faire du marketing pour faire parler de lui. Seuls les aveugles ne voient pas que ce type est en train d’enfoncer notre pays dans le gouffre infernal.
    NGOY MULUNDA: Cet énergumène est un “nain” qui fera toujours parler de lui en termes méprisables. Son entrée dans l’histoire de notre pays a été comme un accident mortel.

  3. Le bât blesse dans l’affaire, c’est que Mzee Kabila a présenté à l’opinion publique congolaise, Joseph comme son fils biologique, c’est le seul que l’opinion publique du vivant du Mzee qui a été brandi à la face du monde. Alors aujourd’hui pourquoi voulez vous que les balubakat ne le considèrent pas comme un des leurs puis que son supposé géniteur mulubakat a affirmé qu’il était son fils.
    Je ne veux pas me faire l’avocat du diable mais le mal vient du congolais lui-même, irresponsable, inconscient qui a mal géré son pays. Les années Mobutu étaient- elles paradisiaques, s’en est suivi des années Mzee Kabila, puis des années Joseph et enfin des années Félix Tshisekedi. Est ce que la mauvaise gouvernance a-t-elle reculé ? Chaque jour n’entend-on pas des scandales économiques, financiers, écologiques, sociales, sécuritaires ? Est ce le fait des occidentaux ou de nous-mêmes congolais irresponsables, inconscients ? Il est temps de faire une réelle introspection au lieu de chercher des bouc-émissaires ailleurs. Je paraphrase ici le sénateur Modeste Bahati, chaque changement si changement il y a, amène son lot de résistance. Je pense qu’à titre personnel, le débat portant sur la filiation est largement dépassé. Donnez moi un seul zairo-congolais authentique aux affaires qui a bien géré ce pays continent.
    Vous finissez votre article en affirmant que Joseph Kabila n’aurait rien laissé en termes de réalisation dans sa province en pays lubakat. L’histoire nous enseigne que Mobutu qui se présentait comme équatorien, qu’a-t-il laissé de concret dans sa province à part son Kawele et Gbadolite, du reste construit comme par hasard à la suite d’un endettement auprès de la Belgolaise ( cfr mémoires de Léon Kengo)que le contribuable congolais dans sa majorité a dû payer. Mzee n’a rien fait chez lui comme vous dites, Joseph mêmement, Félix Tshisekedi également. Svp, ne transformons pas nos chefs d’état en présidents provinciaux. Le mandat qu’ils ont est de transformer toute la république sans discrimination aucune.
    Je reconnais néanmoins que chaque changement de pouvoir amène son lot de frustrés mais aussi des heureux, des satisfaits, des sceptiques, des opposés…

  4. Le fait que deux personnes aussi insignifiantes et médiocres comme Ngoy Mulunda et Felix Kabange soient au centre de l’actualité nationale prouve à suffisance la déliquescence de ce pays.

  5. # Ces Balubakat ont sans doute trahi LDK qui fut un réel nationaliste mais un leader trop brouillon dont le comportement n’a pas moins pesé sur sa mort précipitée. Néanmoins je ne ferai pas ici de quartier, par-delà les insensées tribulations fanatiques et cupides de certains Katangais, LDK mérite un hommage patriotique et républicain : volens nolens il est mort au combat. Passons…
    # Passons pour dire qu’à l’instar de ces deux médiocres que sont Ngoy Mulunda et Kabange Numbi qui se veulent Katangais avant d’être Congolais le Katanga redevient hélas une source certaine de division. Je ne peux entrer dans le détail de l’arrestation par l’ANR du premier à la suite de ces propos séparatistes lors d’un culte religieux du pasteur méthodiste qu’il est (pour leur donner un blanc seing de vérité sainte et ainsi les faire échapper à la discipline républicaine ?) mais il est plus que temps que l’État et Tshisekedi en sa qualité de garant des institutions et de la bonne marche du pays agissent dans la légalité pour arrêter cette course insensée au séparatisme et cette déliquescence galopante du pays. Jusqu’à preuve du contraire le Katanga fait bel et bien partie du Congo, en faire un État dans l’État participe du vieux projet pernicieux des ennemis de ne pas faire de notre Congo un pays plus beau qu’avant avec tous ses enfants unis plus que jamais par le sort et dans l’effort pour son meilleur avenir.

  6. Posons comme hypothèse que la génitrice de Joseph Kabila, mama Sifa Mahanya, est une Mubangubangu (du Kivu ? Katanga ? Maniema ?) et que Laurent-Désiré Kabila était de père mulubakat et de mère ruund. Comment Joseph Kabila peut-il être « mulubakat 100 % » ? A supposer qu’il le fut, personne n’a jamais affirmé l’avoir entendu s’exprimer en kiluba. Soit.
    Le pasteur Daniel Ngoy Mulunda est inconsolable depuis que la « poule aux œufs d’or des Balubakat »(sic) a perdu « leur » pouvoir. Est-ce une raison valable, pour l’ancien président de la CENI, de brûler la Maison Congo ou de détacher « l’Espace Katanga » de la Rdc ? En quoi est-ce gratifiant pour le « président honoraire » Joseph Kabila du Grand Congo de régner sur une petite portion du pays, amputée de +/_ 79 % du Territoire national ? De toute évidence, Dr. Ngoy Mulunda n’a pas su interpréter les signes de temps. Il a commis une erreur d’appréciation. Qu’il se rattrape: errare humanum est.

  7. Lu quelque part:
    Le dire
    Je n’ ai aucune origine ethnique du Katanga.
    Je suis venu à Lubumbashi pour les études comme beaucoup d’ autres. J’y suis resté, j’ y ai ma vie et je m’ y sens très bien. Je compte y demeurer encore longtemps.
    Le préjugé selon quoi  » les Katangais sont des tribalistes » est faux. Totalement.
    Il n’ y a pas une tribu qui se nomme Katanga. Et dans le Katanga même y a beaucoup de dissensions entre tribus et beaucoup d’ antagonismes aussi.
    Seulement, les Katangais ont un fort sentiment Nationaliste-katangais. Ils croient fermement à l’ existence de leurs propre Nation, differente du Congo. Et ça remonte à très très longtemps. Ce qui s’ explique par l’ existence précoloniale des nations puissantes telle le Lunda, le Luba et un peu plus recent, le Garangaze de Msiri. Et ont réellement ou mythologiquement une histoire commune, des ancêtres communs , un vrai fondement national.
    Aujourd’hui, il faut être sincère envers nous même.
    Beaucoup de non Katangais vivent, investissent et reussissent ici, des fois même plus que les Katangais. Dans tous les domaines. Sans restrictions des lieux. En aucune province on peut trouver cela dans cette proportion. Je dis bien aucune province.
    Cela étant dit, les aspirations independatistes des Katangais, même les plus radicaux, sont extrêmement fondées. Même non Katangais, mais vivant ici, je ne peux m’ empêcher de constater que le Congo retarde beaucoup cette region.
    Au fil du temps, je suis passé d’ unitariste ( qui m’ est naturel), à federaliste, aujourd’hui le separatisme ne me semble plus si diabolique que ça. Mon épanouissement personnel en dépend. Qui peut vouloir demeurer dans le chaos collectif quand il peut mieux faire seul?
    On peut même dire, au nom de quel principe moral, intellectuel, juridique, historique, il faut que le Congo continuat d’ exister si il ne peut donner aux gens ce qu’ ils meritent?
    La question de fond est éludée depuis longtemps, matée par la force et rendue tabou. Et donc jamais traitée.
    Répéter assez naïvement et peut être bêtement  » le Congo est Un et indivisible » n’ est pas un argument.
    Sinon à vouloir faire croire que l’ oeuvre de Leopold est la plus parfaite de l’ histoire de l’ humanité. Qu’ on ne peut défaire.
    Écoutez , il y a 100 ans aucun pays au monde n’ avait sa forme actuelle , dans 100 ans aucun n’ aura sa forme actuelle. Il est risible de croire que le Congo leopoldien devrait rester comme il est éternellement.
    Maintenant si nous voulons prolonger plus longtemps cette existence commune, il faut prendre des mesures pour permettre l’ épanouissement des uns et des autres selon leur potentialité et aspirations
    Sinon oui, il faut se séparer.
    *Nul n’ est tenu de demeurer dans l’ indivision*

    1. @kimpwanza dia kongo.
      En surface, le Congo occupe la 12è place dans le monde.
      La Russie, c’est 13 fois le Congo, le Brésil (4x), le Canada plus de 4x ,les USA (4 x),la Chine (plus de 4x),l’Australie(+ de 3 x)… Tous ces pays sont multi-ethniques. Dans ces pays, qui peut parler de la balkanisation? Un congolais digne de ce nom doit considérer le projet du démembrement de son pays comme une honte, une insulte. On veut montrer au peuple congolais qu’il est génétiquement et culturellement incapable de mettre en valeur ce beau et grand pays.
      L’ex Yougoslavie a été morcelée. Les micro-Etats qui en sont issus se développent-ils? Plus près de nous, c’est le cas du Soudan. Est-ce que les deux Soudan se portent mieux?
      Il ne suffit pas de naître à coté d’une mine de cuivre, de cobalt, d’or, de diamant, de coltan ou d’un puits de pétrole pour dire je suis riche. Encore faut-il avoir le cerveau, le capitaux, la technologie pour mettre en valeur ces richesses. Le Congolais n’a pas des cerveau pour transformer ces potentialités en richesses réelles.
      C’est pas la forme de l’Etat qui est responsable de notre misère. C’est notre pauvreté intellectuelle.
      La Belgique, la Suisse, l’Allemagne et les USA sont des fédérations et sont très développés. La France et la Chine sont des Etats unitaires et elles sont très avancées. La Somalie et la Corée sont des pays mono-ethniques. L’un a disparu, l’autre est la 11è puissance économique du monde.
      Depuis 30 ans, les provinces congolaises sont dirigées par leurs propres ressortissants. Leur bilan est désastreux, dans presque tous les secteurs.
      Ce sont les militaires congolais d’autres provinces qui se font tuer au Katanga pout empêcher les katangais de s’entretuer. Il ne doit pas y avoir des congolais d’autres provinces dans les groupes armés qui sèment la désolation à l’Est.
      Au Congo, il n’y a pas une tribu qui écrase d’autres. Sous le règne des Kabila, l’essentiel du pouvoir était aux mains des Katangais et des ressortissants de l’Est. Le bila est 12 M des morts et des millions des femmes violées. Des ressources naturelles pillées par des vautours venus du monde entier sous la barbe des congolais.
      Le problème du Congo,c’est pas la taille du pays; mais l’homme qui habite cet espace. Le Congolais se meut dans les antivaleurs: tribalisme, népotisme, insouciance, paresse, inconscience, absence du sens de l’intérêt général, corruption, mensonge, absence d’esprit d’entreprise et du gout du risque….Ces défauts sont la chose la mieux partagé par tous les Congolais.

      1. @Kolomabele
        Je suis tout-à-fait d’accord avec vous, merci.
        Les personnes qui tiennent ce genre de language sont tout simplement des rêveurs d’une époque révolue. Ce sont tout simplement des incompétents, des incapables qui ont échoués sur toute la ligne et veulent s’en prendre aux autres alors qu’ils sont au contrôle du Katanga depuis des décennies. A bunch of losers, cry babies.

    2. Un autre son de cloche trouvé dans les réseaux sociaux
      Quelqu’un a écrit.
      CHERS FRÈRES KATANGAIS, SOYONS HONNÊTES
      On entend aujourd’hui des discours récurrents sur la nécessité de réconcilier les katangais qui seraient menacés par les autres congolais.
      Le Katanga a dirigé ce pays de 1997 à début 2019, soit près de 23 ans. Bon, ce long règne presque sans partage n’a pas permis aux Katangais de s’émanciper de la tutelle congolaise ni de créer les conditions du développement de la province qui reste à ce jour dans l’état où l’avait laissée Mobutu, cad avec un Sud urbanisé et industrialisé et un Nord totalement démuni dont les habitants affluent régulièrement vers les centres urbains du Sud.
      Faut-il rappeler que c’est justement ces ressortissants du Nord du Katanga qui ont dirigé la RDC durant ces 23 ans, et qui se sont contentés d’avoir de gros postes et de s’enrichir individuellement sans songer à développer leurs contrées d’origine.
      C’est encore eux qui aujourd’hui reviennent en masse dans le sud du Katanga pour parler de la katanganité sans rendre compte de leur gestion du pouvoir.
      Pourquoi tous ces discours sur l’unité du Katanga n’ont pas été tenus quand Ils étaient au pouvoir ? En ce moment là l’unité katangaise n’était pas prioritaire ?
      Personne ne s’est levé en ce moment là pour inviter les Katangais à s’entendre, bien au contraire, ceux qui jouissaient du pouvoir se sont vite attelés à charcuter le Katanga et à l’affaiblir sans vergogne.
      Kabila ayant perdu le pouvoir, l’amour d’un Katanga unifié renaît subitement et on crie à l’unité et à la réconciliation mais toujours sans oser faire le moindre reproche à ceux qui ont balkanisé le Katanga et l’ont réduit à l’état où il se trouve.
      Ceux qui ont été forcés à l’exil à cette époque, ceux qui ont été maltraités, emprisonnés, torturés, humiliés auront-ils le courage de passer l’éponge sur la tyrannie de leurs frères et de croire en la sincérité de ces tribuns qui se découvrent tout à coup une âme katangaise au moment où le Katanga en tant que Province n’existe plus? Surtout qu’aucun de ces acteurs de la destruction du Katanga ne fait le moindre mea culpa?
      Dire aujourd’hui que les Kasaï de Tshisekedi sont dangereux pour le Katanga c’est feindre d’ignorer que c’est justement grâce à ces Kasaï que beaucoup d’injustices ont été corrigées, que des katangais sont rentrés de prison ou d’exil, que des familles katangaises ont été reconstituées, que les katangais peuvent aujourd’hui exercer leur liberté de parole. Alors dire à ces katangais qui étaient des victimes hier de se mettre ensemble avec leurs bourreaux impénitents c’est un peu comme demander à quelqu’un qu’on vient d’arracher des griffes d’un tigre de quitter son sauveur pour retourner jouer avec le tigre. Il faut être amnésique et fou pour l’accepter.
      Si pareille option devrait s’imposer c’est au minimum à la condition que le tigre soit débarrassé de ses dents et de ses griffes. Sinon c’est un suicide.
      Or le tigre ne reconnaît même pas sa faute, il se comporte comme s’il n’a jamais rien fait de mal et personne n’ose lui faire de reproches. Il conserve donc toutes ses dents et ses griffes et sa capacité de nuisance est intacte. Ceux qui se jetteront à nouveau dans ses bras, libre à eux !! Chacun gère sa sécurité.
      Pour revenir à la RDC, des congolais et des katangais qui menace qui? N’est-ce pas les dirigeants de ces 23 dernières années qui sont considérées comme les destructeurs du Congo?
      Quand on voit le bilan du kabilisme, peut-on encore faire des reproches à Mobutu? N’est-ce pas les katangais qui ont fait regretter les années Mobutu à bcp de congolais ?
      Mobutu qui n’était pas katangais avait arraché la Gecamines des mains des multinationales, l’avait nationalisée et et en avait fait profiter bcp de katangais et de congolais. Les katangais de Kabila ont remis la Gecamines aux multinationales en se servant au passage et ils ont laissé aux katangais et aux congolais …. le code minier😂😂😂😂
      Comparé au Congo de Mobutu, le Congo de Kabila est honnêtement plus pauvre, plus corrompu, plus désorganisé et plus fragile, alors qui menace qui?
      Chers frères Katangais arrêtez de vous torturer moralement en cherchant des boucs émissaires ailleurs. Vous avez dirigé le Congo et vous n’avez pas été à la hauteur de la tâche. C’est le moment de vous taire et de demander pardon.
      L’Africaine
      Tout simplement un autre son de cloche dans les réseaux sociaux

  8. Ainsi pour certains la concession de Leopold II est devenu le pays de nos « ancêtres » et il ne faut pas y toucher . SIC ! Allez y les katangais c’ est votre droit , d’ autres l’ ont fait à l’ amiable comme les civilisés ex tchequoslovaques ! Mais avec la mentalité barbare qui caractérise certains peuples … On envisage d’ aller tuer ces gens parce qu’ ils veulent s’ en aller .

    1. Un autre son de cloche trouvé dans les réseaux sociaux
      Lu et partagé sans commentaires
      NGOYI MULUNDA ET SA THÉOLOGIE DÉMAGOGIQUE.
      1.Lumumba a été assassiné au Katanga par Moïse Tshombe les batetela n’en n’ont jamais fait un problème de tribu ni de sécession
      2.Laurent Désiré Kabila avait relégué Étienne Tshisekedi à Kabeya kamuanga sans argent sans Provision, les kasaiens n’en n’ont jamais fait un problème de tribu et de sécession
      3.Joseph Kabila a massacré des des milliers des partisans de Kamuina Nsapu, les kasaiens n’en n’ont jamais fait un problème de tribu et de sécession. .
      4.Joseph Kabila a séquestré Étienne Tshisekedi pendant 96 jours en 2011, les kasaiens n’en ont jamais fait un problème tribu et de sécession
      5.Mobutu avait évincé Joseph Kasavubu du pouvoir et l’avait relégué dans son village où il mourra par manque de soins, les bakongo n’en avait jamais fait un problème de tribu et de sécession
      6.Laurent Désiré Kabila avait évincé et humilié Mobutu jusqu’à traiter sa mort de non événement, les bangala n’en n’ont jamais fait un problème de tribu et de sécession.
      7.À Joseph Kabila on a rien fait mais Ngoyi mulunda menace de couper le Katanga et profite de l’occasion pour faire un rappel de l’appartenance provinciale de chacun.
      Un autre son de cloche trouvé dans les réseaux sociaux

  9. « Lumumba a été assassiné au Katanga par Moïse Tshombe les batetela n’en n’ont jamais fait un problème de tribu ni de sécession » selon Bismark.
    Voici ci-après le post de Colette Breackman du 18 janvier 2021:
    La “Passion Lumumba”, chronique d’une mise à mort annoncée
    La fête est bien finie : au lendemain du 30 juin, le général Janssens, commandant en chef de la Force Publique, écrit sur un tableau noir : « avant l’indépendance =après l’indépendance ».
    Soldats et officiers se rebellent. Joseph Désiré Mobutu est nommé colonel et chef d’Etat major. Le Premier ministre Lumumba décide l’africanisation de l’armée mais dès le 8 juillet des rumeurs de viol d’Européennes provoquent un exode massif vers la Belgique. Le 9 juillet, le gouvernement belge décide d’intervenir au Congo et le 11, la province du cuivre déclare son indépendance. Considérant l’intervention belge comme une agression extérieure, les dirigeants congolais demandent à l’ONU d’agir en urgence. Le 9 août, le Kasaï d’Albert Kalonji se proclame indépendant.
    Désireux de plaider sa cause à New York et Washington, le Premier Ministre Lumumba se rend aux Etats Unis et la presse belge se déchaîne. Marcel De Corte, professeur de philosophie morale, réclame « un geste viril qui délivrera la planète de son culot sanglant » et le même journal bruxellois commente : « à Blair House, une vieille dame s’occupe des hôtes. Elle est blanche. Pourvu que rien ne lui arrive. » Lumumba rentre bredouille, en ces temps de guerre froide, il n’a pas convaincu.
    En août, des Casques bleus interviennent au Katanga, Lumumba proteste, Andrew Cordier, l’adjoint de Hammarsköld le secrétaire général de l’ONU assure que « si N’Krumah, le président du Ghana est le petit Mussolini de l’Afrique, Lumumba est son petit Hitler » et il prône un changement à la tête du gouvernement. Des tracts (payés par les Belges) sont distribués dans la cité de Léopolville : « Lumumba va vendre vos femmes à la Russie ».
    Le 5 septembre le président Kasa-Vubu démet son Premier Ministre, Lumumba réplique en faisant de même et la Chambre comme le Sénat, à la suite d‘un discours de Lumumba , rejettent la décision de Kasa-Vubu. L’Opération Barracuda visant à éliminer Lumumba démarre avec difficulté et depuis Brazzaville, Etienne Davignon collaborateur du ministre des Affaires étrangères Wigny constate que l’homme n’est pas encore hors d’état de nuire
    Alors que Bruxelles a débloqué 20 millions de FB pour payer les soldes des militaires congolais, le 14 septembre le colonel Mobutu annonce qu’il met les politiciens en congé. Il les remplace par un « collège des commissaires », de jeunes intellectuels déjà repérés lors de la Table ronde, comme Justin Bomboko, Albert Ndele, Marcel Lihau, Etienne Tshisekedi qui deviendra Ministre de la Justice et signera l’ordre d’arrêter Lumumba. Puisqu’il s’agît d’empêcher Lumumba de tenir des meetings devant des foules enthousiastes, le 9 octobre le colonel Mobutu décide de faire encercler son domicile. Un double codon se déploie, des soldats congolais et des casques bleus. Privé de téléphone et de contacts, le Premier ministre est exilé dans son propre pays. Pendant ce temps le Katanga sécessionniste peine à s’imposer. Il est considéré comme le vassal des Belges, d’autant plus qu’un « bureau conseil » composé de Belges assiste le nouveau président Moïse Tshombe. Entretemps le comte d’Aspremont Lynden, proche du Palais, est devenu ministre des affaires africaines et il donne des ordres aux Belges dépêchés au Katanga : « éliminer définitivement Lumumba, le mettre hors d’état de nuire ». Lawrence Devlin, ami de Mobutu et chef d’antenne de la CIA à Kinshasa partage cet avis et un certain Gottlieb, employé par l’agence, échoue à déposer du poison sur le dentifrice du détenu. Le 27 novembre, profitant d’une pluie battante, Lumumba réussit à s‘échapper, dissimulé dans la voiture qui ramène ses domestiques. Il espère gagner Stanleyville et presque sans se cacher, revendiquant sa légitimité, il atteint Kikwit. Tout au long de la route, les villageois le reconnaissent, l’acclament. Il ne résiste pas à la tentation de tenir des meetings et cela alors qu’un avion de la CIA survole la zone. A Lodi, sur la rive gauche de la rivière Sankuru, le convoi est sur le point d’être rattrapé par les militaires congolais. Lumumba et quelques ministres dont Pierre Mulele et Mathias Kamishanga traversent en pirogue. Lumumba s’aperçoit qu’il a laissé sur la berge son épouse Pauline et son petit garçon Roland et il décide de faire demi tour pour aller les chercher. Il est alors capturé, des casques bleus arrivés sur les lieux ayant refusé de le prendre sous leur protection.
    Ramené à Kinshasa, l’ex Premier Ministre est frappé et bousculé et Mobutu son ancien ami regarde la scène sans intervenir. Le 3 décembre, le visage marqué par les coups, Lumumba est transféré au camp Hardy, à Thysville. Mal traité, mal nourri, portant les mêmes vêtements depuis 35 jours, il proteste auprès de l’ONU qui le garde et le surveille. Il parle aussi aux militaires de l’ANC, ses gardiens et la Sûreté belge s’en inquiète car elle connaît ses capacités de conviction. Le 4 janvier, Bruxelles envoie à Léopoldville un télégramme pressant : il faut trouver une solution « solide » au problème Lumumba. De fait, la situation n’est pas sous contrôle au Katanga. Les Baluba du Kasaï se révoltent, les forces nationalistes se réorganisent. Détenu dans des conditions sévères, Lumumba n’est pas encore vaincu. L’idée de transférer le détenu au Katanga, où se trouvent ses pires ennemis, gagne du terrain.
    Jacques Brassinne, qui se trouve alors à Elizabethville comme membre du « Bureau- Conseil » nous confirme que « les Belges qui assistent MoÏse Tshombe ne sont pas favorables à l’idée de voir arriver ce « colis », pour le moins encombrant ». Cependant, lorsqu’une rébellion militaire éclate à Thysville, Lumumba en est tenu pour responsable et la décision s’impose : c’est bien au Katanga qu’il faut l’envoyer. Même si on se rappelle l’avertissement de Godefroid Munongo, descendant de l’empereur M’Siri et ministre de l’intérieur de Tshombe : « s’il met les pieds dans notre province c’est un homme mort. »
    « Demande au Juif d’accueillir Satan »
    Le 14 janvier, le colonel Marlière, conseiller de Mobutu, envoie un message codé à Elisabethville via Brazza : «demande au Juif (Moïse Tshombe) d’ accueillir Satan (Lumumba) ».A Bruxelles, le ministre des affaires africaines Harold d’Aspremont Lynden n’a pas d’états d’âme : il souhaite une « élimination définitive » et le 16 janvier il ordonne le transfert du captif.
    Deux autres Congolais embarquent en même temps que Lumumba, l’ex ministre des Sports Maurice Mpolo, 32 ans, et Joseph Okito, 59 ans, ancien vice président du Sénat tombés entre les mains des soldats de Mobutu.
    Durant tout le vol, les prisonniers subissent de graves sévices : coups dans le ventre, barbe et touffes de cheveux arrachés. Dérangé par le vacarme, l’équipage belge s’inquiète pour la stabilité de l’avion et finalement décide de verrouiller le cockpit pour ne plus entendre les cris.
    Jacques Brassine, aux côtés d’autres « Katangaleux » (Belges du Katanga) voit débarquer les détenus : « visiblement ils ont été maltraités mais ne sont pas mourants et sont emmenés à la Maison Brouwez, non loin de l’aéroport. Des officiels katangais, Moïse Tshombe, Munongo, Kibwe rendent visite aux prisonniers. A 21 heures, alors que Lumumba gémit mais se tient encore faiblement debout les trois hommes, qui frissonnent de froid plus que de peur, sont emmenés en direction de Jadotville (Likasi) et à Tshilatembo, un camion éclaire la brousse. »
    En moins de quinze minutes tout est terminé : deux officiers belges, Julien Gat, (officier d’artillerie qui changera son nom en Gatry et sera envoyé en Allemagne par sa hiérarchie belge afin que l’on perde sa trace) et le commissaire de police Verscheure ont donné l’ordre d’ouvrir le feu, les soldats katangais ont tiré et les trois corps tombent immédiatement dans une fosse déjà creusée.
    Jacques Brassinne se souvient que quelques heures plus tard on apprend à Elizabethville que des « charbonniers » ( qui produisent du charbon de bois) sont passés par la clairière. Craignant qu’ils donnent l’alerte, que le lieu attire des curieux sinon plus tard des pélerinages, l’ordre est donné de faire disparaître les corps. L’inspecteur de police Gérard Soete et son frère prennent les choses en mains. A l’arrière du camion, ils ont embarqué une scie électrique et une cuve d’acide, sans doute fournie par l’Union minière, leur intention étant de dissoudre les corps. Soete, en 2000, confiera à l’AFP qu’ « en pleine nuit africaine nous avons commencé par nous saouler pour nous donner du courage. On a écartelé les corps, le plus dur fut de les découper avant de verser l’acide. » Soete était un grand sentimental : après chaque découpe, il buvait une lampée de whisky pour se donner du courage
    L’opération terminée, alors que les corps découpés se dissolvaient dans l’acide, Soete ne résista pas au désir d’emmener un trophée : deux dents arrachées à Patrice Lumumba. L’une d’elles a été perdue, l’autre est toujours en possession des autorités belges.
    Une dent, c’est tout ce qui reste du héros de l’indépendance congolaise. Cependant, répondant aux vœux de la famille Lumumba, la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès a promis de rapatrier solennellement les restes de Lumumba au Congo.
    La commission d’enquête parlementaire belge a conclu en 2001 que « certains membres du gouvernement belge et d’autres acteurs belges avaient une responsabilité morale dans les circonstances qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba. »
    A l’issue des travaux de la commission parlementaire, Louis Michel avait obtenu qu’un dédommagement soit versé à la famille Lumumba et qu’une fondation soit créée et l’avocat Bernard Remiche s’employa jusqu’à la fin de sa vie à obtenir que cette promesse soit remplie. A Bruxelles, le Parquet a rouvert l’enquête pour crime de guerre. Donc imprescriptible.
    Sources bibliographiques :
    Ludo De Witte, l’assassinat de Lumumba, Editions Karthala
    Jacques Brassinne de la Buissière, Jean Kestergat « Qui a tué Lumumba ? Document Duculot, La sécession du Katanga, témoignage (juillet 1960-janvier 1963) éditions Peter Lang
    Karine Ramondy, leaders assassinés en Afrique centrale, 1958-1961, éditions l’Harmattan
    Rapport de la Commission d’enquête parlementaire belge, 1999-2000
    Colette Braeckman, Lumumba, un crime d’Etat, éditions Aden, 2009

  10. Cher frère Bismark,
    1. Arrivés au pouvoir, les Bangala et Bakongo n’ont jamais créé de milices motorisées en pleine Capitale et de bandes de jeunes pour se substituer en douaniers aux postes frontaliers et détourner les recettes de l’Etat sous la direction du jeune frère du conseiller Tshiswaka.
    2. Les Bangala et Bakongo n’ont pas comme première religion : le mensonge et la désinformation.
    3. Les Bangala et Bakongo ne sont pas ingrats et traitres : Mobutu avait octroyé la Gécamines, La SNCC (ex-SNCZ), la SNEL, la Regideso, la MIBA et même la défunte SOZACOM, la territoriale, la magistrature, l’université et les instituts supérieurs, mais cela ne les a pas empêchés de le combattre, de le fragiliser jusqu’à l’effondrement de son régime et a l’invasion du pays.
    4. Les Bangala et Bakongo ne saccagent pas, ne brulent pas les sièges des partis politiques dont les leaders sont originaires d’autres provinces, ne les empêchent pas d’organiser les manifestations politiques autorisées par les pouvoirs publics.
    5. Le régime de Kabila n’a pas fait la chasse aux Bangala : Il a travaillé en bonne intelligence avec Leon Kengo Wa Dodondo, Edouard Mokolo wa Mpompo, Felix Vunduawe te Pemako, Andre-Allain Atundu, le Général Baramoto et Le très regretté Alphonse Koyagialo, etc, contrairement au régime actuel qui fait quotidiennement la chasse aux Katangais et Kivutiens.
    6. La Milice Kumwina Nsapu composée essentiellemt des lulua était en lutte contre les babinji voisins toujours méprisés et autres tribus minoritaires de la région.
    7. Les Bangala et Bakongo n’ont jamais exporté des milliers de jeunes désœuvrés dans d’autres provinces pour créer l’insécurité et le banditisme urbain.
    8. Tout le monde peut le reconnaitre : on savait que dans l’entourage immédiat de Mobutu, il y avait Kengo wa Dodondo, Kitima Bin Ramazani, Tshimbombo Mukuna, Nendaka Bika, Boboliko Lokonga, Jonas Munkamba, Maman Catherine Nzuzi wa Mbombo, etc et Kabila comptait sur Aubin Minaku, Evariste Bashob, She Okitundu, Raymond Tshibanda,Tambwe Mwamba, Jeannine Mabunda mais au cœur du pouvoir actuel, il y a Jean Marc Kabund a Kabund, Augustin Kabuya, l’évêque Pascal Mukuna, le Prof Andre Mbata, Gilbert Kakonde qui use et abuse de la police nationale, Peter Kazadi, Samy Badibanga et d’autres oiseaux de même plumage.
    9. Il est important de relever que les conflits ne concernent pas les katangais et les Kasaïens en général, mais plutôt les Katangais et certains ultra Baluba Lubilanji. Par contre, les Batetela, Songe, Kanyoka, Bakuba, Lulua, Babinji, etc ne posent pas problèmes et sont loin des officines et autres labos fabricant les stratégies de domination et d’exploitation.
    10. Comme en 1959, ces ultra baluba lubilanji ont créé la pagaie à Kananga, la suite est connue. Ils veulent rééditer la même chose au Katanga qui est leur colonie de peuplement d’exploitation. J’ai peur que Kinshasa subisse le même sort avec les WEWA et autres miliciens plus aguerris en formation.
    11. Ces ultras prétendent être de nationalistes, mais loin de là. Ils ont une capacité de séduction incroyable basée sur le mensonge. Alors que Fréderic Kibasa Maliba était en même temps Membre du Comite Central du MPR et Commissaire Politique, il s’est fait avoir par Tshisekedi dans son aventure. A l’origine l’UDPS était un parti national et peu à peu est devenu une propriété familiale après avoir chassé un à un tous les membres fondateurs. Par la ruse, ils ont failli convaincre tout le monde que Tshisekedi était le père de la démocratie, bien sûr c’était homme très courageux mais hélas déterminé uniquement à accéder au pouvoir, quoiqu’il en coute, pour lui et les siens. On n’a qu’a regarder ce que fait son héritier biologique et spirituel. Ces gens prétendent être nationalistes pour s’accaparer de la part du lion du pouvoir. Ils veulent tout dominer et écraser. Voyez comment ils se moquent de leurs chefs de regroupements politiques en suivant les instructions tribales.
    12. En deux ans, le système judiciaire est aux ordres, le parlement en débandade, le gouvernement inopérant, le vivre ensemble est menacé.
    13. Ne restons pas indifférents aux cris de détresse des Katangais, car le malaise est profond.
    14. Mon désir est toujours un Congo meilleur qu’avant, uni et prospère

    1. @zalo.
      Une analyse excellente.
      Le régime actuelle est une dictature subtile. Comme toute dictature, ce pouvoir crie haut et fort son souci de l’intérêt général. Pour cela il il est fort en propagande et il mis à son service la quasi totalité des medias congolais et les réseaux sociaux.
      En fait, le peuple n’est pas au coeur de sa préoccupation. Les congolais sont égorgés comme des moutons, sans que Félix et ses hommes ne versent une larme de crocodile. En 2 ans plus de 3000 civils congolais sont tués, plus de 5000.000 sont des déplacés internes dont 43.000 au Kasai. Le peuple croupit dans une misère abjecte: pas d’eau, pas d’électricité. Pas d’emploi, nos agglomérations sont de gigantesques déchetteries.
      Comme toute dictature ,le népotisme, le tribalisme, le régionalisme, la corruption, les détournements des deniers publics, l’impunité sont devenus des valeurs. Ca ne choque personne.
      Dans une dictature classique, les opposants sont incarcérés, exilés et le cas échéant assassinés. Dans cette nouvelles dictature, les politiciens d’envergure nationale sont piégés et politiquement tués. C’est le cas de Josephe Kabila, Moise Katumbi, JP Bemba. MAFA et Muzito résistent encore. Espérons pour longtemps.
      Le peuple congolais, génétiquement et culturellement dépourvu de conscience politique nationale, continue à se faire avoir.

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