Élections 2023: Muzito désapprouve la pratique des alliances juste pour « combattre un adversaire politique » à la place d’élaborer un programme commun

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Lundi 9 janvier 2023

Politique

Adolphe Muzito

Adolphe Muzito/Ph. droits tiers

Le président du parti politique Nouvel élan, Adolphe Muzito, a tenu une conférence de presse ce lundi 9 janvier à Kisantu dans la province du Kongo central. Au cours de cet échange avec la presse locale, l’ancien Premier ministre a désapprouvé la pratique des alliances politiques. 

Pour lui, cette pratique n’apporte pas de développement. Par contre, estime-t-il, les candidats devraient se mettre ensemble autour d’un programme de gestion commune avant les élections présidentielles de décembre 2023.

 » J’ai l’avantage et le désavantage d’avoir géré. Avantage parce que je sais, le désavantage parce que j’avais commis des erreurs. Mais je pourrais toujours m’améliorer. C’est pourquoi ma préoccupation est que je ne veux pas entrer dans une alliance de personnes comme nous l’avions fait à Genève. Nous nous mettons ensemble juste pour gagner votre adversaire sans dire qu’est ce que vous allez faire quand vous aurez le pouvoir en question, ça nous pourchasse jusqu’à ce jour. Mais je veux me mettre avec des gens sur base du programme. Avoir le pouvoir n’est pas mon objectif. Si je recours au pouvoir, c’est comme moyen pour apporter ma contribution dans le développement du pays. Les dirigeants congolais, ce qui les intéressent, c’est prendre d’abord le pouvoir après ils vont réfléchir quoi faire avec ce pouvoir  » s’est indigné Adolphe Muzito.

Et d’ajouter :  

 » Le pouvoir judiciaire est aujourd’hui instrumentalisé par le pouvoir politique, qui le clochardise. Ils sont mal payés, ils n’ont pas un budget de fonctionnement, donc la réforme foncière, minière et forestière doit être accompagnée des réformes sur le plan judiciaire, pour réhabiliter le pouvoir judiciaire qui, aujourd’hui, devient un ennemi du peuple. la justice est victime de la situation de clochardisation par des politiques et devient l’ennemi du peuple, parce que les dirigeants affamés le pouvoir judiciaire » a t-il ajouté .

L’enrôlement a déjà débuté depuis  24 décembre dernier et la CENI a déjà dévoilé son calendrier électoral en vue de l’organisation des élections générales en 2023 en RDC.  La présidentielle, les élections législatives nationales et provinciales, mais également des conseillers communaux sont prévues le 20 décembre 2023. S’agissant de l’élection présidentielle plusieurs alliance sont attendues du côté de l’opposition pour faire bloc contre le candidat du pouvoir. Matata Ponyo, Martin Fayulu et Denis Mukwege semblent déjà commencer à se mettre ensemble pour les échéances électorales à venir.

Ivan Kasongo/ACTUALITE.CD

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3 thoughts on “Élections 2023: Muzito désapprouve la pratique des alliances juste pour « combattre un adversaire politique » à la place d’élaborer un programme commun

  1. Au lieu de s’appesantir sur la moralité des alliances politiques, cet autre guignol de l’opposition au Congo devrait plutôt questionner le silence odieux de l’assemblée nationale à la suite des révélations sur la spoliation de nos minerais – en toute inconstitutionnalité – contre l’utilisation d’un carnet d’adresses chimérique rwandais. N’est-ce pas là la preuve d’une corruption du pouvoir législatif par le pouvoir exécutif à coup des émoluments astronomiques accordés à nos  » députés  » ?
    J’ai la nausée.

    1. @jo bongos
      Vraiment!
      Ces révélations devaient révolter, particulièrement la classe politique et l’élite intellectuelle. Nos politiciens affichent plutôt une indifférence affligeante.

  2. C’est vrai ce que dit Muzitu : l’idéal est d’avoir un programme pour gouverner mais contrairement à ce qu’il dit, la tendance et la logique ce jour sont que l’opposition se ligue pour avoir plus de chance contrer le pouvoir en place dans un scrutin à un tour. Et dans cette optique les alliances entre opposants vont sans doute en pratique précéder la constitution d’un programme commun.
    Muzitu se targue d’avoir déjà un programme charpente à appliquer au pouvoir mais chaque prétendant est censé avoir le sien. Pourquoi alors Muzitu ne commencerait-il pas par proposer aux autres leaders les lignes maîtresses de son programme sans lesquelles une alliance ne sera pas possible. A moins qu’il n’écarte pas de faire alliance avec le camp au pouvoir, il doit dès maintenant avoir une idée avec quel(s) autre(s) pretendant(s) d
    se sent-il plus proche à travers ses(leurs) propositions déjà exprimées. Il est un fait que si l’élaboration d’un programme commun est nécessaire elle ne sera pas suffisante sans tractations. Quels sont les éléments importants dans la gestion du pouvoir en place que fustigent sans discussion ceux qui se disent opposants, cela est une boussole qui peut guider ces derniers. Muzitu qui a en horreur les alliances sans programme préalable n’y echappera pas ; il sera plus convaincant s’il s’exprimait déjà là-dessus.

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