Et si l’état de siège était « victime » d’un procès d’intention?

Cinq mois après la proclamation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, on assiste à une levée de boucliers contre cette mesure exceptionnelle décrétée par le président Felix Tshisekedi en vue d’éradiquer le « péril imminent » – permanent? – dans ces deux régions du pays. Un péril représenté par les groupes armés qui y fleurissent. Les premières tueries remontent au mois d’octobre 2014 à l’époque du « kabilisme triomphant« . A l’époque, le successeur de Mzee n’avait qu’un souci: pérenniser son pouvoir. Il laissa pourrir la situation. Investi à la tête de l’Etat le 24 janvier 2019, le nouveau chef de l’Etat a osé recourir à ce que son prédécesseur n’avait pas fait: proclamer l’état de siège. La mesure est qualifiée « d’inefficace » par les uns et « d’échec » par d’autres. Que propose-t-on à la place? Rien! Rien que des mots. Et si les détracteurs de cette opération de pacification, au demeurant perfectible, étaient, en réalité, des « lobbyistes » au service des « tireurs de ficelles » tant internes qu’externes?

Dans le cadre de son émission « Appels sur l’actualité » de mardi 12 octobre, la Radio France internationale a organisé un débat sur l’efficacité de l’état de siège. Celui-ci a été proclamé, le 6 mai dernier, par le chef de l’Etat congolais, dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu. Selon le député national Jean-Baptiste Kasekwa – cité par Juan Gomez, l’animateur de ladite émission -, le bilan se présenterait comme suit: 917 civils tués, 463 disparus et 143 villages désertés par les habitants.

Réputés outranciers au plan verbal, plusieurs intervenants congolais ont débité ces mots: « c’est un échec lamentable« ; « la situation s’est empirée sur tous les plans »; « il n’y a pas de résultats concrets« ; « l’état de siège est devenu l’état de piège« , « la population est prise en otage« . Quelques auditeurs se sont montré un brin constructifs: « Le chef de l’Etat aurait dû commencer par réformer l’armée en identifiant les ‘infiltrés’ avant de lancer l’état de siège« ; « l’ennemi n’est pas naïf« .

Palais du peuple, siège du Parlement congolais

A Kinshasa, les députés nationaux ont voté, jeudi 14 octobre, un nouveau projet de loi portant prorogation de l’état de siège dans ces deux régions. Le dixième du genre. Sur 284 députés présents, il y a eu 275 « pour« , 8 « contre » et 1 « abstention« . D’aucuns se disent surpris par cette prorogation. Et ce dans la mesure où la représentation nationale avait posé un préalable: la présentation par le gouvernement d’un « plan de sortie de l’état de siège« . Ledit plan aurait été transmis à l’exécutif national sans copie réservée aux « pensionnaires » du palais du peuple.

Il importe d’ouvrir une parenthèse à ce stade. Dans son allocution prononcée le 23 septembre dernier à la 76ème Assemblée générale des Nations unies, le président Tshsekedi Tshilombo s’était montré ferme et résolu. Il avait déclaré que l’état de siège ne sera levée que lorsque la cause de sa proclamation aura disparue. Le gouvernement du Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge ne dit pas autre chose: l’état de siège doit être maintenu compte tenu de la multiplication des attaques contre la population. Fermons la parenthèse.

Selon une dépêche de l’agence APA (Agence presse associée) datée du jeudi 14 octobre, la « Dynamique des femmes pour la bonne gouvernance »  (Dyfegou) a organisé samedi 9 octobre, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, une « rencontre d’échanges d’idées et d’expériences » entre des déléguées de l’Ituri et celles venues du Nord Kivu. Les participantes ont suivi un exposé sur l’état des lieux de la situation sécuritaire. On retiendra que les « mamans » ont pris l’engagement d’identifier – sans omettre de dénoncer – « tous les tireurs de ficèles » dans les deux provinces. L’opinion congolaise a encore frais en mémoire les propos tenus, fin mai dernier, par le président de l’Assemblée nationale. Christophe Mboso avait invité ses « collègues de l’Est » à quitter les groupes armés.

A lire: www.congoindependant.com/nord-est-kabila-doit-dire-la-verite-sur-ses-relations-avec-jamil-mukulu/

Le président Mboso et les « mamans » de l’Ituri et du Nord Kivu ont mis le doigt là où ça fait mal. Il est illusoire d’analyser l’insécurité récurrente dans ces deux régions sans se poser une question fondamentale: comment en est-on arrivé là?  

Au commencement était la prétendue « guerre des Banyamulenge » qui a engendré l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), une trouvaille du président ougandais Yoweri Museveni et de son « filleul » Paul Kagame, alors vice-président et ministre de la Défense du Rwanda. Objectif: renverser le régime d’un Mobutu Sese Seko ronger par la maladie.

Le 17 mai 1997, l’AFDL porte Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa. Les « libérateurs » autoproclamés envoient les 40.000 hommes des Forces armées zaïroises dans une sorte de camp de concentration à la Base de Kitona dans l’actuelle province du Kongo Central. Plusieurs centaines seront décimés par la malnutrition et le manque d’hygiène. Le socle de l’armée nationale est ainsi pulvérisé. Que vaut une nation sans forces de défense?

En juillet 1998, c’est la rupture entre LD Kabila et ses ex-parrains ougando-rwandais. C’est ici que commence l’occupation des provinces du Kivu et de l’Ituri par les armées régulières de ces deux pays voisins. La mise en place du gouvernement de Transition « 1+4 » en juin 2003 n’a apporté de changement qu’en apparence. L’Ouganda et le Rwanda n’ont jamais quitté cette partie de notre pays. Pire, ils ont laissé des homme-liges qui agissent par « procuration« . A titre d’exemple, on trouve dans l’actuel gouvernement du Sud Kivu un ministre répondant au nom de Muller Ruhimbika. Un mois avant la naissance de l’AFDL, fin octobre 1996, cet individu lançait des communiqués depuis Kigali. Des communiqués repris complaisamment par le bureau de l’AFP au Rwanda.

UNE ZONE TAMPON A L’EST DE LA RDC POUR L’OUGANDA ET LE RWANDA

 Jean-Marc Rochereau de la Sablière, ancien ambassadeur de France aux Nations Unies à New York

Dans son ouvrage « Dans les coulisses du Monde – Du Rwanda à la guerre d’Irak… », publié en 2013, aux éditions Robert Laffont, l’ancien ambassadeur de France à l’Onu, Jean-Marc Rochereau de la Sablière, parle du président Paul Kagame. A la page 110, on peut lire: « Les membres du Conseil de sécurité n’étaient pas dupes des pillages rwandais et de ses manœuvres dans l’Est de la RDC pour contrôler une partie du Kivu par supplétifs interposés« . Il poursuit: « Il accepte mal également qu’on lui dise que les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR, héritières des génocidaires, étaient devenus davantage un problème pour les populations congolaises que pour le Rwanda qui n’avait militairement rien à en redouter. C’est toute la justification de son action directe et indirecte au Kivu que les membres du Conseil mettaient en cause« .  

Pour maintenir leurs tentacules sur l’Est du Congo-Kinshasa, le nouveau maître du Rwanda et son ex-parrain ougandais vont monter de toutes pièces deux « rébellions congolaises« . Il y a d’abord le CNDP (Congrès  national pour la défense du peuple) qui voit le jour après l’élection présidentielle de 2006. Après l’éviction de Laurent Nkunda, le « leader » de ce mouvement, la « mutinerie » du M23 voit le jour en juillet 2012.

Un « accord de paix » est signé entre le gouvernement congolais et le CNDP. Des anciens combattants de ce mouvement sont intégrés dans ce qui reste de l’armée congolaise. Une loi d’amnistie est promulguée et le CNDP obtient son agrément en tant que parti politique et rejoint le « clan kabiliste » dit « majorité présidentielle« . Un autre « accord paix » sera signé avec le M23. A la clé, l’intégration des anciens combattants dans l’armée congolaise. Des anciens combattants qui ne peuvent être affectés nullement part ailleurs sauf dans ces trois provinces.

Il apparait clair qu’après la fameuse « guerre des Banyamulenge » et les prétendues rébellions du CNDP et du M23, les dirigeants rwandais et ougandais ont insidieusement mis sur pied une « zone tampon » qui va de l’Ituri au Sud Kivu en passant par le Nord Kivu.    

Deux années après la défaite des combattants du M23, les fameux rebelles ougandais dits « ADF » font leur apparition. Les premières tueries ont commencé le 14 octobre 2014 à Beni. A l’époque, « Kabila« , alors chef de l’Etat, est resté impassible. L’homme multipliait des manœuvres (concertations politiques, dialogue politique) dans le but d’assurer la pérennité de pouvoir.

L’Ougandais Jamil Mukulu, le leader présumé des ADF

En mars 2015, l’Ougandais Jamil Mukulu est arrêté dans un village tanzanien. L’homme est présenté comme étant le chef présumé des « ADF« . Ceux-ci sont basés aux monts Ruwenzori. Au moment de son arrestation, « Jamil » détenait six passeports dont celui du Congo-Kinshasa. Aucune démarche diplomatique n’est entreprise, à ce jour, auprès des autorités ougandaises. Plus surprenant, l’Etat congolais s’est gardé de se constituer partie civile dans le procès ouvert à Kampala contre Mukulu.

Coup de théâtre. Le 13 février 2018, l’auditeur militaire de la garnison du Nord Kivu lance plusieurs « mandats d’arrêt » contre vingt-six responsables des « ADF » dont Jamil Mukulu. Deux chefs d’accusation sont retenus: « crime de guerre » et « crime contre l’humanité » dans le Territoire de Beni. En réalité, « Joseph Kabila » réagissait aux pressions exercées sur lui par l’Etat tanzanien. Le 7 décembre 2017, un attentat coûta la vie à quinze casques bleus de nationalité tanzanienne.

Les Congolais ont dû se rendre à l’évidence que ces mandats d’arrêt n’étaient qu’un écran de fumée. « Joseph Kabila » et Jamil Mukulu sont de vieilles connaissances. D’après l’ancien ministre Antipas Mbusa Nyamuisi, les deux compères ont logé sous le même toit au n°55 de l’avenue Bocage, au Quartier kinois de Ma Campagne.

Deux mois après son accession investiture, « Kabila » accorde une interview au quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 7 mars 2001. Parlant de son parcours, il avoue son passé dans le maquis de monts Ruwenzori où sont basés les ADF: « J’ai aussi vécu dans le maquis qui existait depuis 1990 en Ouganda dans les monts Ruwenzori ». « Joseph Kabila » serait-il un ancien « ADF« ?

Que faire? L’état de siège est une décision judicieuse. Salutaire. Cette mesure ne peut déranger que ceux qui tirent profit de l’existence d’une zone tampon à la frontière entre le Congo-Kinshasa et le Rwanda d’une part et le Congo-Kinshasa-Ouganda de l’autre. Le gouvernement congolais doit mettre fin à cette espèce de sujétion. Il s’agit de doter le pays d’une armée forte, bien entraînée et bien équipée. Il s’agit également d’expurger, de nos forces de défense, tous les éléments perfides qui ne peuvent servir, selon eux, qu’à l’Est. La perspective de doter le Congo-Kinshasa d’une armée républicaine fait peur non seulement à « Joseph Kabila » mais aussi aux potentats au pouvoir à Kampala et Kigali. Le président Felix Tshisekedi devrait relever le défi. On le voit, l’état de siège est « victime » d’un procès d’intention de la part des tireurs de ficelles internes et externes… 

Baudouin Amba Wetshi  

16 Commentaires on “Et si l’état de siège était « victime » d’un procès d’intention?

  1. BAW a mis le doigt sur le vrai problème. Que proposent ceux qui sont contre l’état de siège ? Rien, que des vociférations stériles, d’ailleurs, la plupart d’intervenants dans « congoindependant » ne font que rabâcher le même refrain comme un disque rayé. Les Congolais sont spécialisés dans des débats aux ras des pâquerettes. Tout le monde a une idée sur tout et n’importe quoi. On est dans l’abrutissement collectif inquiétant pour le pays. Quant à la violence à l’est, les braillards et tireurs des ficelles sont à Kinshasa, ils veulent continuer à mener leurs activités subversives et criminelles sans être inquiétés. Partout où les terroristes opèrent, les citoyens de ces pays font cause commune, sauf au Congo où la manipulation, l’irresponsabilité et la haine de l’autre l’emporte sur le bon sens. Il est facile de closer sur cette guerre asymétrique dont la difficulté reside dans identification des fronts. Il faut que cet état de siège soit maintenu jusqu’à l’éradication de cette nébuleuse soutenue et entretenue par des ennemis internes et externes tapis dans l’ombre. Ceux qui bavent et qui vilipendent l’état de siège sont les agents des fossoyeurs de notre pays, ils doivent être mis hors d’état de nuire.

    1. Elombe@
      Que « proposent » tous les Congolais? La guerre non seulement contre les milices armées, mais aussi contre le Rwanda et l´Ouganda !
      PROMESSES ELECTORALES
      Ce que Elombe@ oublie est que les congolais ont une memoire et attendent la réalisation de la sécurisation de l´Est du Congo, promesse électorale de l´actuel président.
      Nous attendons depuis 2 ans et 10 mois.. En 2 ans si le « commandant suprême » qui voyage tout le temps mettait son temps pour acquerir des connaissances et des équipements militaires pour faire cette « guerre asymétrique » on allait voir le bilan sur le terrain depuis très longtemps.
      RESPONSABILITE?
      Quand Elombe@ parle de « haine » au lieu de parler du bilan sécuritaire dans la gouvernance de Felix, kie kie le « fossoyeur » est le président du Congo dont vous défendez « l´irresponsabilité » kie kie kie

  2. Cher BAW,
    Il me semble que les Congolais aiment bien à se complaire des solutions et actes à mi-côte, à mi-route. On ne fait jamais rien de parfait, d’irréprochable, d’idyllique.
    Ceux-là mêmes qui se donnent les gants de combattre la corruption sont les mêmes qui l’avivent. De même que ceux qui prétendent combattre l’insécurité sont d’implacables criminels.
    Ne voyez-vous pas que nous Congolais avons un problème congénital collectif?

  3. Je ne sais pas ce qui s’y passe exactement dans ces régions de l’Est de notre pays mais penser que tout va bien pour le meilleur du monde c’est mentir. Les informations qui nous viennent de ce coin quotidiennement sont loin d’être rassurantes mais faire croire qu’en ne faisant rien les divers groupes armés nationaux comme étrangers disparaitraient comme par magie , là aussi c’est mentir. Le mieux à faire selon moi c’est déjà évaluer le travail effectué, corriger les imperfections et continuer à faire pression sur ces groupes pour qu’ils arrêtent leurs méfaits. Toute oeuvre humaine est perfectible. Il n’est pas question de faire une trêve au risque de renforcer ces groupes. C’est quand même depuis le génocide rwandais de 1994, suivi de la 1ère attaque de l’afdl en octobre 1996 que la région est à feu et à sang. 27 ans de désordre ne peuvent trouver solution en 5 mois. Soyons cohérents quand même.

  4. @ Désolé, cher BAW, pour moi vous avez encore une fois dévié de la bonne voie dans le décryptage du fameux « état de siège ». Je crains en effet qu’en convoquant « un état de siège « victime » d’un procès d’intention », vos mots aient dépassé vos pensées profondes et aviez choisi facilement des boucs émissaires.. Je ne peux m’imagine une seconde que vous croyez que le jugement d’un état de siège se finalise sur son narratif : ou son succès sur le terrain est flagrant ou il est mitigé, cela ne dépend pas des racontars des contempteurs de Tshisekedi ou des certitudes de ces sectateurs dont vous vous approchez de plus en plus. De prime-à-bord rappelons que notre actuel PR ne l’a décidé que deux ans et demi plus tard après l’avoir quasiment négligé, forcé par l’aggravation des violences pendant son règne et du ras-le-bol actif de la population du coin y compris les enfants.
    @ Sans scrupules, vous vous permettez de parler de  » procès d’intention » et ajoutez « que propose-t-on à la place? » ; mais avez-vous oublié qu’il appartient d’abord au pouvoir en place d’agir surtout qu’en face le gros du ‘public’ est composé de pauvres victimes civiles. Comble d’amalgame, vous parlez même de « tireurs de ficelles » alors que le PR a lui même dénoncé la mafia, l’infiltration de l’armée, quelles mesures spécifiques y a-t-il opposées ? Non, estimé BAW, c’est de la daube imbuvable pour moi, les tireurs de ficelles internes ou externes auraient dû déjà être identifiés et poursuivis et puis il est question ici non des spéculations mais des faits palpables, un succès patent désarmera tout tireur de ficelles d’où qu’il vienne, le contraire donnera quelques droits à tout acteur ou observateur direct ou indirect de tirer ses conséquences, quitte à en dénoncer si c’est pour ses propres profits et pas pour l’intérêt national.
    @ Le reste aussi est connu, une nuisance continue des voisins rwandais et ougandais avec lesquels le Président Tshisekedi a lié des relations de soumission. Très mauvaise affaire pour notre état de siège. Bref le moins qu’on puisse en dire à ce stade est qu’il nécessite d’être méticuleusement réévalué et requalifié !

  5. « Yo ozi Simba ! » « Ule ni Simba ! » Des phrases qu’on entend encore à l’Est du pays, s’agissant d’individu au comportement atypique. C’est l’héritage de la Rébellion de 1964, dite des Mulelistes. En effet, il fallait un « état d’esprit atypique » pour qu’un Kongomani se croit en droit d’enlever le souffle de vie à un autre. Sans « soubassement juridique », sans raison valable. Les Simba tuaient sans distinction hommes, femmes, enfants, vieillards. Avec délectation. De manière rituelle. Avec le recul des années, on cherche en vain le ressort psychologique qui animait les « mulelistes ». Évoquer la politique serait un raccourci léger. La seule explication qui tient la route, c’est un « état d’esprit » alimenté par l’environnement politique de l’époque. En Rdc, et dans les provinces orientales du pays, règne un état d’esprit qui transforme l’homme en bourreau, favorisé par la disparition de l’Etat, de la peur du Bulamatari. Les actions militaires ne suffiront pas à éradiquer cet état d’esprit. Il convient d’admettre qu’aujourd’hui, la majorité des gens (ADF ou autres) qui en viennent délibérément à ôter la vie à d’autres humains ne sont plus récupérables par la société. Les programmes DDRS ne réussiront pas à « déprogrammer » les tueurs. Dans les années 60, les mercenaires, les Diabos, les FAZ appliquaient des méthodes radicales. Que les opposants à l’Etat de siège en proposent des meilleures. Et la vie du plus grand nombre des Kongomani de ces contrées sera préservée.

    1. @Jean-Marie Mabiti,,
      Vous êtes un homme intelligent. Ça se voit. Alors, ndeko, réfléchissez un peu, sans passion sur ceci :
      Les ADF sont supposés s’opposer au pouvoir ougandais. Bizarrement ils ne mènent aucune action en Ouganda. Ils ne tuent que des congolais au Congo.
      Les quelques ADF capturés qu’on nous montre de temps en temps apparaissent comme des gueux, des va nu pieds.
      Combien sont-ils exactement ?
      Comment expliquer que les armées de l’Ouganda et du Rwanda qui contrôlent totalement, militairement et économiquement, cette partie du pays n’arrivent pas à stopper cette infamie ?
      Nous avons des échos des locaux. Il ne s’agit pas d’un procès d’intention. L ‘ état de siège ne produit pas ce qu’il devrait produire. C’est tout le contraire. Comment en serait-il autrement avec une armée congolaise infiltrée et dirigée par des rwandais ?
      On peut facilement mettre fin à cette tragédie. Il suffirait au CS des Nations-Unies de :
      – Nommer le problème. Le rapport Mapping peut servir de base.
      – Contraindre par une Résolution les pays voisins qui tirent profit de cette situation de se retirer avec leurs hommes de main. Qu’on arrête de nous bassiner les oreilles avec ce récit imaginaire du terrorisme islamiste.
      – Reformer le mandat de la Monusco. Passer d’un mandat de simple protection à un mandat de guerre. Comme on a fait en Serbie, en Afghanistan, en Irak…
      Tshilombo est un jouet du Rwanda. Ce n’est pas lui qui va mettre fin au calvaire de nos frères de l’Est. Lui et sa famille se contentent de toucher la dime du deal. Ne comptez pas sur lui.

  6. L’ÉTAT DE PIÈGE DE PAUL KAGAME EXÉCUTÉ PAR TSHILOMBO-PÉTAIN ! L’État de Siège dans un pays sous-occupation étrangère est un PIÈGE tendu aux Kongolais pour capituler face à l’invasion de l’Empire Hima Tutsi, c’est vraisemblablement une grande porte ouverte à la Balkanisation de notre grand et beau pays (Cfr Peter Pham et Mike « Nzita » Hammer les chantres du dépiècement du KONGO-ZAÏRE)… L’article dit « le président Tshisekedi Tshilombo s’était montré ferme et résolu. Il avait déclaré que l’état de siège ne sera levée que lorsque la cause de sa proclamation aura disparue »; Si la cause aura disparue dans 20 ans, donc le KONGO-ZAÏRE sera en état de siège satano-occulto-nécromancien durant 20 ans, c’est inconcevable; en outre ce même Tshilombo-Pétain qui fait de telles déclarations hallucinantes n’est-il pas la marionnette ou le pantin des Occupants Banyarwanda qui avait signé un Contrat INTUITU PERSONAE avec alias Kabila au détriment de Martin Fayulu le président élu qui le traita de PLACEBO ? Son Deal Mafieux à Kingakati peut-il réellement lui permettre d’être ferme et résolu face aux visées expansionnistes du RWANDA et OUGANDA qui instrumentalisent » les agresseurs faux ADF » qui sont en réalité les « Ngominos Rwand-Ougando-Burundais Tutsi » hébergés par la Monusco du machin ONU ? En plus si vraiment FATSHI BIDON était l’homme de la situation pour pacifier l’Est du pays; en séjour aux USA, Sleepy Joe a refusé visiblement de le rencontrer officiellement alors qu’il vient de recevoir avec pompes le Président du KENYA (Uhuru Kenyatta), Tshilombo-Pétain est revenu la queue entre les pattes après des bifurcations à la con…. LE SPIRITUEL DIRIGE LE PHYSIQUE !… Talleyrand disait « Tout ce qui est excessif est insignifiant »; le déni d’Occupation Rwandaise est devenu un sacerdoce pour tous ceux qui croient que Tshilombo-Pétain a la capacité de nuisance pour oser faire un devoir d’ingratitude envers ses Parrains Rwando-Ougandais (Paul Kagame et Yoweri Museveni), cela dure depuis déjà 3 ans, le fils de Marthe Kisalu tourne en rond jusqu’à devenir IMAM de Limete-Pétunias… Toutefois sur le terrain des opérations (Minembwe-Beni-Ituri-Fizi-Baraka-Bibokoboko), les Vrais Maï Maï prouvent que la Terre KONGO est sacrée, si physiquement les Politichiens travaillent avec les ennemis du KONGO pour la balkaniser, spirituellement les dés sont pipés, notre pays ne sera jamais balkanisé car dans l’ORDRE DESCHOSES DIVINES, tous les Anges, anges déchus et démons de tous ordres savent que cette terre appartient aux vrais KONGOLAIS… PROCÈS D’INTENTION OU ÉCHEC DE L’ÉTAT DE SIÈGE ! Dans la mythologie grecque, il y a un dieu qui s’appelle « Chronos » (le dieu du temps), il avait la particularité de dévorer ses enfants. Par contre TOUT INITIÉ CONSACRÉ sait que le Véritable Dieu Tout-Puissant vit inexplicablement hors du CONTINUUM TEMPS-ESPACE [quelqu’un a dit : « le temps est l’ennemi de l’homme, mais l’ami du Véritable Dieu »] qui est aussi appelé « TEMPS » car IL (Véritable Dieu) est SEUL qui a la capacité de voyager dans le temps, l’espace dans le passé, dans le futur… Ainsi dans un avenir (futur) proche, tout le monde saura si réellement les « RÉSISTANTS COMBATTANTS » Anti État de Siège made in Rwanda que la Communauté dite Internationale appelle les « VRAIS OPPOSANTS » de la Dictature Tshilombiste juxtaposée sur l’Occupation Rwandaise faisaient un procès d’intention à cet ÉTAT DE PIÉGE au bilan macabre qui est pratiquement un CUISANT ÉCHEC… « Quittez les institutions d’Occupation Rwandaise » dixit Honoré Ngbanda… Ainsi soit-il… INGETA

  7. Est. Notre Est. Est na biso. Qu’on appelait à la Suisse du Zaïre. A cause de la beauté de son paysage paradisiaque à vous couper le souffle. C’était aussi le grenier du Zaïre. La région inondait Kinshasa et les autres agglomérations des vivres frais, viande et légumes.
    Cet Est du pays est libyanise depuis la chute du Maréchal Mobutu. Et si c’était la raison principale de sa chute? Parce qu’il constituait l’obstacle qu’il fallait faire sauter?
    Les tireurs des ficelles sont à Kinshasa, c’et ça l’antienne chantée en chœur par les Congolais. Personne n’ose citer un seul nom. Hier on le pouvait pas, par peur de Kabila. Aujourd’hui Kabila n’est plus au pouvoir. De qui a-t-on encore peur? Pourquoi les criminels sont-ils plus forts que l’Etat?
    Le Congo n’avancera pas sans la paix dans l’Est. Aucun investisseur sérieux ne viendra risquer ses capitaux dans un pays qui est dans une situation de ni paix ni guerre. Il sait que la guerre pourra arriver aussi dans l’Ouest.
    En 1964, à partir de l’Est, Mulele avait occupé les 3/4 du pays.A partir de l’Est l’Afdl avait envahi tout le pays.
    Félix a effectué plus de 100 voyages qui ont englouti plus de 100M $. En quête d’investisseurs. Dans sa gibeciere, même pas un plombier polonais. Comme investisseurs au Congo, on a que des maffiosi, prédateurs asiatiques.
    L’état de siège de Felix est un fiasco. S’il avait un peu d’humilité, il devait rendre le tablier. Parce que les Congolais continuent à mourir. Comme il tient à un second mandat, le sang congolais va encore couler.

  8. PROCES D´INTENTION OU PROCES D´UN BILAN?
    Triste de lire qu´il s´agit d´un « procès d´intention » quand la grande majorité des congolais parlent d´un bilan sur les insufisances de la gouvernance sécuritaire du président Felix.
    Prolonger « automatiquement » l´état de siège sans se soucier d´une évaluation, d´un bilan et surtout sans écouter ceux des familles des congolais qui sont massacrés chaque semaine pendant l´état de siège est pire que du cynisme.
    Rien qu´avec les millions volés du RAM, les unités des FARDC seraient équipées des drones de surveillance capable d´assurer la reconnaissance et les écoutes électroniques capables de garantir la sécurité des vehicules escortés chaque semaine.
    Rien qu´avec les millions du RAM, chaque militaire engagé dans l´état de siège aurait eu une « prime de combat » de 250 dollars chaque semaine !
    Cette étrange habitude de refuser d´écouter ceux qui souffrent et pleurent. Cette absence de compassion envers ceux qui perdent les membres de leurs familles chaque semaine.. Oui, ne soyez pas surpris du rejet du pouvoir en place avec le temps

  9. Le départ de la MONUSCO IMMÉDIATEMENT
    Le reste après.
    La révolution populaire congolaise exige le tribunal pénal international pour le CONGO ET L’ARRESTATION de Joseph Kabila et sa cohorte militaire et politique et FINANCIÈRE

  10. LE PROCES DE LA POLITIQUE DE DÉFENSE DE FELIX ?
    S´il ya un procès que les congolais sont entrain de faire c´est avant tout celui de la « politique de défense » du président Felix depuis 2 ans et 10 mois.
    1. ABSENCE DE STRATEGIE
    « Un désir d´avenir: voilà le premier ingrédient de la stratégie, sa condition et sa raison, car son sens est de viser á un résultat ».
    Comment comprendre le dernier speech du président Felix devant l´ONU quand il affirme que « l´état de siège ne prendra fin quand les causes de l´insérucurité á l´Est vont finir »?
    Le président des congolais ne semble pas se « projeter dans l´avenir » par ce qu´il évite la « cause finale ».
    La cause finale dans cette longue á l´Est est le contrôle des mines. Selon Aristote la « cause finale » (telos) est la fin, la finalité. Elle est le but pour lequel on s´engage.
    Les congolais savent que l´état de siège ne peut jamais être la « cause finale » car tous nous savons qu´á la source de toutes les invasions depuis plus de 20 ans, il ya les ressources minières de notre pays.
    Le jour où le président Felix va dire tout haut en s´adressant aux congolais que nous faisons une guerre totale afin que le gouvernement, l´État congolais puisse prendre le contrôle des mines, toutes les mines á l´Est du Congo, alors nous allons parler de sa « stratégie ».
    2. PRISONIER DU « DEAL »
    Kibumba pendant ce weekend est la preuve d´un « deal » qui lie les mains du président Felix. Comment expliquer que le lundu 18 octobre, Rwandair, la compagnie aérienne du Rwanda commence ses vols á l´interieur du Congo et l´armée rwandaise fait une incursion á Kibumba au Kivu?
    Le président du Congo qui préside l´UA garde curieusement silence sur cette nouvelle invasion et agression militaire. Notez que tous les pays membres de l´UA gardent aussi silence en observant la réaction de celui qui préside l´UA.
    3. PRISONIER DU « DEAL » 2
    Observez attentivement que les généraux de Kabila sous sanctions internationales sont toujours en fonction au sein de l´armée nationale.
    Sans surprise, le présiden Felix n´a jamais visité le Parlement de l´UE malgré ses sejours en Belgique.. Il n´a jamais visité le siège d´Africom en Allemagne où il a été deux fois.
    Ce que ni l´UE, ni les USA ne souhaitent apporter une aide militaire tant que les généraux sous sanctions internationales seront sous la protection du président Felix.
    Ce choix politique de Felix devrait reposer sur un « deal » avec Kabila, un deal si important pour lui qu´il peut prendre le risque de ne pas revoir une assistance militaire internationale dont l´armée congolaise a si grand besoin.
    4. ROTATIONS DES TROUPES
    Si vous voulez comprendre les causes de l´absence des performances des FARDC, observez que depuis 2 ans et 10 mois, il n´y a jamais eu rotations des troupes á l´Est. Les opérations militaires se « multiplient », le nombre des généraux sur le terrain augmente.. Mais jamais le commandant suprême ne se decide á faire des rotations des troupes afin d´obtenir un RETEX (Retour d´experience).
    5. FORMAT DES FORCES
    L´autre facteur de l´absence des performances des FARDC est le nombre des unités en opération. Le président Felix disait tout haut que le nombre sur papier ne correspond pas á la réalité. Il avait decouvert qu´il y avait moins de 13 000 hommes sur le terrain.
    L´histoire de la guerre en Angola nous apprend que le gouvernement angolais avait pris soin de « reduire » le format de l´unité chargée de reprendre le contrôle des puits du petrole (Soyo) avant de s´emparer des mines de diamant (Lunda Norte).
    Si le président des congolais possedait une détermination et une stratégie, l´état de siège était la bonne occasion de reduire le « format » d´une force unique, sous commandement unique, specifiquement chargée de faire des opérations militaires visant á prendre le contrôle des mines.
    Deux brigades qui peuvent faire des rotations tous les 4 mois sous le commandement d´un seul général, avec une logistique solide devrait être la preuve de son ambition militaire.
    6. LES « REGIONS » MILITAIRES
    Pour quelle raison garder cette absurdité des « régions militaires » quand une seule et unique zone opérationnelle de l´armée sous commandement unique est l´option la plus pratique afin de se lancer á une guerre totale visant de prendre le contrôle des mines á l´Est?
    Pourquoi avoir non seulement deux « généraux » (Ituri et Kivu Nord) en plus de deux opérations Sokola quand tout l´Est sous le commandement d´un seul général avec une planification centralisée est l´option la plus intelligente?
    7. GENIE MILITAIRE
    Si le président Felix souhaitait gagner cette guerre, la génie militaire est l´une des cartes maîtresses pour contrôler l´Est.
    Ce que des ingenieurs militaires qui construisent des routes..(pas des routes de terre vite emportées par la pluie) et des ponts, rendent la présence de l´armée visible et permanente
    C´est surtout l´opération « WIN THE HEART » qui peut rapprocher l´armée de la population.
    ENFIN? LES AUTRES GUERRES DU PRESIDENT FELIX
    Quittons un peu l´aspect militaire et voyons un peu les options politiques.
    Mis á part la guerre du RAM où un membre de la famille du président Felix est la cible de tous les congolais, cette histoire de la CENI avec le parlementaire Mbata sont deux guerres que Felix doit faire face.
    Se mettre sur le dos toute la population congolaise avec le vol du RAM et faire de les églises protestante et catholique des adversaires politiques ne sont pas des choix qui vont faire avancer la cause du président des congolais en 2 ans et 10 mois de mandat.
    L´état de siège n´est pas le seul procès quand le RAM et la CENI s´ajoutent aux migraines du président.

  11. LES POPULATIONS DE L’EST DU CONGO N’ONT JAMAIS ÉTÉ ÉCOUTÉ.
    LES DOLÉANCES CI APRÈS POUR AMENER LA PAIX AU CONGO:
    1: DÉPART IMMÉDIATEMENT DE LA MONUSCO IMMÉDIATEMENT AVANT LE 11 NOVEMBRE 2021
    2: RESTRUCTURATION DE L’ARMÉE CONGOLAISE INFILTRÉE PAR PLUS DE 600 OFFICIERS MILITAIRES D’ORIGINE RWANDAISE
    3. RÉVOCATION DE TOUS LES SOLDATS QUI ONT FACILITÉS LE GÉNOCIDE KIVU ET ITURI
    4. ARRESTATION DE JOSEPH KABILA ET PAUL KAGAME ET YOERI MUSEVENI ET LEUR COHORTE MILITAIRE ET POLITIQUE ET FINANCIÈRE
    5.RECENSEMENT DE LA POPULATION CONGOLAISE
    6. CONVOCATION DU TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR LE CONGO
    7.RAPATRIEMENT DE TOUT L’ARGENT VOLÉ DU CONGO
    8. DÉCLARATION DU GÉNOCIDE CONGOLAIS AU PARLEMENT CONGOLAIS ET LA JOURNÉE NATIONALE DU GÉNOCIDE CONGOLAIS LE. 2 AOÛT 1998
    9. LA NATIONALISATION DES RESSOURCES NATURELLES DU SOL ET SOUS SOL CONGOLAIS
    10. L’APPLICATION DE L’ARTICLE 63 DE LA CONSTITUTION CONGOLAISE
    11. UN GOUVERNEMENT CONGOLAIS DE LA RECONSTRUCTION NATIONALE PAR LA RÉVOLUTION POPULAIRE CONGOLAISE
    12. UNE NOUVELLE CONSTITUTION CONGOLAISE POUR LE CONGO FÉDÉRAL ET PROSPÈRE.
    FAIT AU CANADA
    LE 18 OCTOBRE 2021
    LE PORTE PAROLE DE LA RÉVOLUTION POPULAIRE CONGOLAISE
    VALENTIN KAMBALE MALINGOTO NDUIKALE

  12. A LA RECHERCHE D´UN « MESSAGE »
    Le Congo attend un « message politique » en matière de défense. Ce message que tous les congolais souhaitent visible, explicite et « musclé » ne peut se traduire que par une configuration des infrastructures militaires differente de celle de la Force Publique héritée du Congo-Belge.
    1. BASES MILITAIRES
    Tout président de la RDC qui souhaite être crédible devrait s´impliquer dans la construction de plus au moins 2 grandes bases militaires du format de Kamina ou Kitona.
    Plus de 20 ans de guerre á l´Est exige une implication politique explicite où le gouvernement s´engage á construire deux grandes bases militaires á Kisangani et Kindu, villes qui possedent des aéroports qu´il faut juste moderniser et en faire des bases militaires modernes capables de loger 10 000 hommes.
    Ces bases seront l´expression de nos ambitions en matière de défense face á aux ambitions expensionistes des pays voisins.
    2. LA FIN REGIONS « MILITAIRES »
    L´autre message politique en matière de défense est cette nécessité de se passer de la configuration militaire héritée du Zaire.
    Un gouvernement qui s´engage á défendre le territoire nationale devrait adapter ses actions en fonction des « zones á défendre » et jamais copier la configuration admnistrative quand il est question de faire une guerre totale.
    Voyez par vous même comment le gouverneur militaire du Sud Kivu est depassé par la récente invasion par l´armée rwandaise. sa mission étant l´état de siège « limité » aux actions contre les milices, il se retrouve en face d´une agression militaire de la part d´un pays voisin.
    Si la configuration était une « zone militaire opérationnelle » á l´Est, avec un commandement unique, la réaction serait rapide et efficace.

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