Faut-il souhaiter le retour au pouvoir de Joseph Kabila? 

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Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
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Elles circulent dans les réseaux sociaux, les images d’un Joseph Kabila faisant le one man show dans une espèce d’opération escargot au volant de sa voiture dans les rues de Kinshasa. Roulant lentement et entouré de jeunes hurlant aux cris de « Raïs » qu’ils invitent à reprendre le pouvoir d’ores et déjà, la scène, qui bloque la circulation en violation flagrante des règles du code de la route, attire l’attention non seulement des usagers bloqués mais aussi des passants et des Congolais qui la visionneraient. Sur quoi Kabila attire-t-il l’attention? Il ne fait l’ombre d’aucun doute que les élections générales de 2023 sont en ligne de mire avec une revendication ou ambition à peine dissimulée, sa candidature qui plongerait le pays dans un juridisme sans précédent relatif à sa qualité d’ex-président de la république et de sénateur à vie.

Aujourd’hui, nombreux sont les Congolais nostalgiques de l’ère Kabila. Pourquoi? La réponse se trouve dans l’arrivée au pouvoir de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti politique ou, mieux, « ligablo » fondé le 15 février 1982 et qualifié hier, sous la dictature de Mobutu et celles successives des Kabila père et fils, de fille ainée de l’opposition. Les trente-sept années passées dans l’opposition pour soi-disant lutter contre la dictature ne visaient en réalité qu’une et une seule chose, à savoir le pouvoir pour le pouvoir. Comme ailleurs en Afrique, l’UDPS a confirmé l’idée selon laquelle les partis d’opposition ont vocation à être des partis uniques de fait une fois le pouvoir conquis régulièrement ou frauduleusement. Il a confirmé l’idée selon laquelle la politique africaine se joue encore et toujours au niveau du ventre. Il a confirmé l’idée selon laquelle la seule révolution dont les Africains sont capables depuis les indépendances a pour nom « ôte-toi de là que je m’y mette ». Pour faire à son tour ce que l’on dénonçait et combattait voire pire.

En voyant des Congolais souhaiter le plus naturellement le retour de Joseph Kabila, on ne peut s’empêcher de paraphraser Wole Soyinka, le premier écrivain noir Prix Nobel de littérature: « Ce n’est qu’en Afrique que les voleurs peuvent [chercher à revenir aux affaires] pour piller davantage alors que les jeunes, dont l’avenir est ainsi volé, les applaudissent ». Au Congo, ces jeunes semblent avoir leurs raisons. Le pouvoir « udpsien » est effectivement pire que l’administration Kabila pourtant qualifiée à juste titre de régime des médiocres par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya (1939-2021). Les longues années passées dans l’opposition ont vu les cadres de l’UDPS quitter le navire les uns après les autres, fuyant une certaine coterie tribale qui ne prenait même pas soin de se cacher dans des terriers où la sociologie aurait du mal à la débusquer.

Par ailleurs, les leaders de l’UDPS qui gèrent aujourd’hui le pays sont à l’image de leur chef, le président Félix Tshisekedi Tshilombo. Dans leur écrasante majorité, ils ont passé de longues années d’exil souvent volontaire et parfois forcé en Occident. L’aide sociale, les petits boulots ingrats et les combines de tout genre constituaient l’essentiel de leur gagne-pain. Ils n’ont pas été préparés à diriger le pays. Par rapport à ses prédécesseurs, le pouvoir de Félix Tshisekedi s’illustre par un fossé abyssal entre le dire et le faire. Que des promesses non tenues! Que de poses de premières pierres pour des projets qui ne voient pas le jour! Quelle jouissance au sommet de l’Etat! Quelle course effrénée à enrichissement sans cause pour des hommes et femmes qui hier logeaient le diable dans leurs poches! Que des discours creux sur l’Etat de droit ou encore la lutte contre la corruption! Quelle complaisance vis-à-vis de l’agresseur récidiviste Rwanda dont les crimes économiques et crimes de sang se poursuivent sans le moindre état d’âme et sans la moindre condamnation par les tenants du pouvoir! Tel est le tableau sombre qui redonne de la virginité politique à un Joseph Kabila pourtant mal aimé hier et cela avec raison tant son pouvoir et sa prédation ont détruit le pays. Mais comme l’a si bien écrit le journaliste et écrivain français Louis Latzarus (1878-1942), « le peuple est un souverain sans mémoire. Le pardon lui est aussi naturel que l’ingratitude ».

Mais la question sur le retour au pouvoir de Kabila est-elle pertinente? En d’autres termes, mérite-t-elle d’être posée même si criante est l’irresponsabilité de l’administration Tshisekedi? Pour répondre à cette question, il convient de noter d’abord que les vicissitudes de l’histoire ont imposé au Congo une présidence tournante à durée non déterminée mais suivant l’ordre alphabétique des quatre aires linguistiques du pays. Il y a eu Joseph Kasa-Vubu comme premier Président issu de la zone linguistique Kikongo. Puis vint Mobutu Sese Seko de l’espace linguistique Lingala. Il fut succédé par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila du champ linguistique Swahili. Comme s’il avait été guidé par une main invisible soucieuse de boucler la boucle de cet ordre abécédaire, Joseph Kabila fit roi quelqu’un de la zone langagière Tshiluba en la personne de Félix Tshisekedi. Tout au long de cette tournante, la situation générale du Congo a évolué de mal en pis. Sous Félix Tshisekedi, tous les maux jadis décriés sont exacerbés, avec au premier rang la perception qui voudrait que le pouvoir national appartienne aux membres de l’ethnie ou de la région du président de la république et que ceux-ci bénéficient d’un favoritisme outrancier de la part de leur « frère ».

Il faut sans doute se féliciter que la boucle ait été bouclée et que des Congolais de tous les horizons (linguistiques) aient eu l’occasion de diriger le pays. Car, il aurait été aisé d’arguer que la nation se meurt parce qu’aucun magistrat suprême n’est sorti de telle ou telle autre identité majeure. En effet, depuis l’indépendance, l’homme congolais a toujours cru que l’avènement au pouvoir de quelqu’un de son bord changerait la donne. Mais on l’a vu, le changement d’homme au sommet de l’Etat n’a pas mis fin à la descente aux enfers des Congolais. Bien au contraire! A cet égard et à y regarder de près, le Congo ressemble à un véhicule qui roule mal. Tout le monde semble convaincu que la faute incombe au conducteur. Aussi cherche-t-on à changer celui-ci. Aussi est-on pressé, depuis 2006, d’aller aux prochaines échéances électorales. Personne ne s’imagine un seul instant que la faute pourrait venir du véhicule lui-même. Et ici, le véhicule n’est rien d’autre que le système politique tel qu’articulé par la Constitution ou l’ensemble de textes juridiques qui définit les institutions de l’Etat et organise leurs relations de manière à créer le bien-être de la population et de rechercher de manière permanente son mieux-être.

Le système politique congolais n’est pas étranger au malheur du peuple. Le président Mobutu répétait à ses critiques occidentaux: « Citez-moi un seul village zaïrois où il y aurait la case du chef d’un côté et celle de son opposant de l’autre ». Cela signifie que la conflictualité inhérente aux systèmes politiques occidentaux importés en Afrique est un immigré clandestin dans la culture politique africaine. Pourquoi l’importe-t-on au lieu de l’expulser comme tout immigré clandestin? Chaque fois qu’un processus de démocratisation est lancé au Congo ou ailleurs en Afrique, des libéraux, des socialistes, des démocrates-chrétiens, des socio-démocrates, des nationalistes, etc. naissent comme dans une espèce de génération spontanée. Les idéologies et, partant, les partis politiques ont une histoire. Elles traduisent avant tout une prise de position face aux conflits et aspirations majeures qui traversent les Etats. Quand la Constitution congolaise construit le système politique à base du multipartisme, cela peut-il avoir un impact positif dans la gouvernance du pays quand on sait que toutes ces idéologies sont suspendues en l’air puisque n’ayant aucun lien avec les conflits et aspirations majeurs des Congolais? Par ailleurs, est-ce un signe de discernement ou de stupidité que d’importer de l’Occident des idéologies au moment où celles-ci sont déjà en crise en Occident même? Le président Mobutu qui n’avait malheureusement pas tiré les conclusions de ses observations pertinentes en matière de gouvernance aimait à déclarer: « Nous ne sommes ni à gauche ni à droite ni même au centre ». Les intellectuels colonisés jusqu’à la moelle des os ricanaient alors. Aujourd’hui, quand les journalistes demandent au président français Emmanuel Macron, candidat à sa succession, si son programme politique est de gauche ou de droit, il répond: « Je m’en fous ». Pourquoi alors imiter des gens qui se moquent des idéologies issues de leur propre histoire?

Il y a pire. Le président congolais dispose de plus de pouvoir que le premier ministre. Pourtant, la Constitution voudrait qu’il soit irresponsable. En termes clairs, les représentants du peuple ne peuvent contrôler son pouvoir alors que tout le monde le sait, le premier ministre est souvent son « mwana bitinda » ou garçon de courses. Bien de détournements des deniers publics par des ministres et autres hauts commis de l’Etat qui ne sont pas jetés en prison ou qui le sont pour en sortir aussitôt profitent au président de la république. Est-ce un signe d’ingéniosité ou d’ineptie que de ne pas contrôler un homme ou une femme qui détient un pouvoir aussi immense? Excepté Joseph Kasa-Vubu qui n’avait pas duré longtemps au pouvoir, les présidents congolais successifs sont les plus grands prédateurs du pays. Pourtant, comme ailleurs en Afrique, la Constitution fait du président de la république le garant du bon fonctionnement des institutions. Est-ce là un signe de sagacité ou de crétinerie? Le mal qui ronge le Congo et les autres Etats africains est bien connu. Il ne s’agit pas d’un mal propre au Congo ou à l’Afrique mais d’un mal universel que d’autres Etats au monde ont réussi à éradiquer. Il porte un nom: la confiscation des instruments de souveraineté de tout un peuple par un homme ou une clique d’individus aux dents longues issus d’une même coterie ethnico-régionale et appuyée par une clientèle recrutée à travers toute l’étendue du territoire national. Pourtant, la Constitution congolaise, comme les autres Constitutions africaines, reste muette à ce sujet; ce qui explique la récurrence de la pathologie nonobstant le changement d’homme au sommet de l’Etat.

On pourrait multiplier les exemples pour démontrer que la situation actuelle du Congo ne nécessite pas de se lancer à soutenir la candidature de tel ou tel autre animal politique à la présidentielle de 2023 si toutefois celle-ci a lieu. Avant de s’intéresser aux profils des individus pour l’une ou l’autre raison, les Congolais devraient se préoccuper de leur système politique qui requiert un profond aggiornamento. Pour s’en convaincre, il suffirait de faire de la politique fiction en imaginant Joseph Kabila, Félix Tshisekedi ou tout autre président africain à la tête de n’importe quelle démocratie occidentale, que celle-ci soit classée par le groupe de presse britannique « The Economist Group » comme une démocratie pleine, telle que la Norvège, ou une démocratie imparfaite, comme la France, il lui serait impossible de commettre en toute impunité les bêtises commises couramment et impunément au sommet des Etats africains.


Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

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23 thoughts on “Faut-il souhaiter le retour au pouvoir de Joseph Kabila? 

  1. Joseph Kabila est un rwandais 100% de père et de mère. Mais aujourd’hui, si je dois faire un choix entre un Tshilombo et Kabila, je vote sans hésiter Kabila. Pour vous dire…c’est du catharsis…

    1. Catharsis, « folie folle » ou syndrome de Stockholm « .
      Les congolais sont tellement instantanés qu’ils oublient le passé fait de génocide, massacre, tueries, trahisons ….Ils oublient même le court et moyen terme des actions à entreprendre pour les effets « longtermistes ».Ils sont experts en tout…mais oubliant la mesure du temps…

      1. Vous qui êtes  » l’expert  » en économie, en coup d’état neutralisé ( vous nous aviez appris que l’affaire Beya était le 28ième coup d’état neutralisé ) au royaume de Tshilejelu, donnez-moi une raison de voter pour Tshilombo. Une seule…
        Vous êtes tellement aveuglé par le machi amu menu que vous ne voyez pas que votre gourou fait PIRE que Kabila, à court, moyen et long terme. Vous ne pouvez pas voir car esclave de la tradition. Ce qui est pire que le syndrome de Stockholm.

  2. Cher compatriote Mayoyo,
    Comme vous l’avez identifié dans votre texte, le mal est connu, ne cessons pas de le dénoncer pour avoir de plus en plus de citoyens conscientisés qui agiront à aider la république dans le sens d’y mettre un terme définitivement.

  3. Cher Mayoyo,
    Même si vous répétez votre antienne habituelle selon laquelle c’est le véhicule, le système politique, qui est en panne et non le chauffeur, le président élu ou nommé comme nous semblons le prendre, en lisant cette dernière livraison, il me semble que vous preniez ici position contre le régime semi-presidentiel tel qu’il sévit dans beaucoup de pays africains surtout francophones. Comme si quelque part, faute de refonder en totalité notre système politique vous appellez au moins à verser dans le système présidentiel intégral ou le système parlementaire. Me trompé-je ?

  4. BOZOBA ETONDA BINO CERTAINS CONGOLAIS ET D AILLEURS C EST DE L INTOX QUI SOUHAITE LE RETOUR DE KANAMBE?PARCE QU IL A LAISSE QUOI DE POSITIF?AMNESIQUES QUE SONT CERTAINS ET HAINEUX D AUTRES POUR N AVOIR OBTENU UN POSTE .BOZONGISA YE ASILISA MISSION YA KO ELIMINE BINO OYO ASILISA TE TOUT CELA N EST UNE VULGAIRE OPERATION DE COMMUNICATION. BOZALI DEHORS MAIS BOZO TAMBUSA LOKUTA MONENE.DONNEZ LE BILAN DE 18 ANS DE VOTRE RAMBO YA CHINE.

  5. Si j’ai bien lu votre article, Tshisekedi ferait pire que « Joseph Kabila ». Sans exagérer mon frère, vous venez de tuer Mukendi, Kampangala, Tshebeya
    Bazana etc.. pour une seconde fois. Vous allez me trouver excessif mais comparer Tshisekedi et Kabila pour conclure que le premier fait pire que le second est une ignominie. J’ai souvent parlé de haine qui guide une certaine catégorie de nos frères, avant aujourd’hui, je croyais que vous étiez au dessus de tout ça, mais hélas. Que vous vous opposiez aux dirigeants de l’UDPS, parti politique ancré dans l’ensemble du territoire national que voys traitez de ligablo, expression vulgaire ne me choque pas, c’est votre liberté d’afficher vos préférences et convictions. Mais la diabolisation est une pratique qu’on trouve souvent chez les personnesfrustréses. Dans cette rubrique, parlant des événements qui ont jalonné l’histoire politique de notre pays, vous nous avez expliqué à quel point l’Abako pouvait être considéré comme le seul capable d’installer l’harmonie ethnique et tribale dans notre pays. Je vous laisse méditer sur la motivation de vos analyses.D’ailleurs vous avez fait des émules, quelqu’un qui s’est érigé en donneur des leçons dans cette rubrique, qui passe son temps à nous expliquer que le Congo est sous occupation vient de choisir son camp : il préfère celui qu’il traite de Rwandais 100 % plutôt que Tshisekedi Congolais 100%. Si ce n’est pas ça la haine, alors la psychiatrie et la schizophrénie n’auraient aucune utilité.

    1. Oyo penza likambo ya kokamua na mboka na biso ata ekufa nango kala ! Pourquoi diantre faire le constat que Tshisekedi fait pire que ‘JK’ serait un crime de lèse-majesté, relèverait de la haine, de la jalousie et du tribalisme et pourquoi voir que seuls les Luba sautent comme des cabris pour trouver des mérites à la gouvernance de Tshisekedi ne procederait-il pas d’un fanatisme tribal et insensé ? Lequel de ces thuriféraires inconditionnels peut nous citer deux trois bonnes choses accomplies par Tshisekedi ? C’est simple, il a plutôt bien commencé avec plein de bonnes intentions et quelque détente politique libérant les prisonniers politiques et d’opinions mais très vite il s’est plongé dans les mauvaises pratiques connues du passé. L’État de droit, la lutte contre la corruption anonnés se sont vite transformés en slogans creux, l’humeur et les intérêts du Chef et de son parti sont devenus la seule boussole, en l’occurrence objectif 2023. Le Peuple d’abord’ a muté en ‘leurs ventres d’abord’ ; et ne parlons pas de la complaisance traîtresse envers son faux-frere Kagame toujours tueur et pilleur. La seule lumière c’est le travail de l’IGF mais torpillé par d’incessants dépassements budgétaires et le train flambeur du Prince. Je répéte où est cette véritable bonne action accomplie par le pouvoir de Tshisekedi sinon des promesses non tenues, de nombreux projets sans lendemains, des discours creux et toujours un enrichissement effréné au sommet de l’État et ses alentours ?

  6. Bonjour cher compatriote Mayoyo Bitumba Tipo Tipo, en lisant cet article soigné comme d’habitude par votre main, je me suis rendu compte comme si j’étais entrain de lire votre livre  » L’ajustement politique africain pour une démocratie au Congo » Malheureusement vos écrits tombent dans un désert qui est la RDC car malgré toutes vos forces épuisées en réfléchissant sur le modèle politique efficace à mettre en place, nos autorités brillent par leur silence coupable comme si elles n’étaient pas au courant de toutes vos publications qui du reste peuvent aider notre nation à avancer. Sentiments patriotiques.

  7. Les scientifiques ont découvert un maillage de neurones autour de l’intestin ( le deuxième cerveau ). C’est très complexe pour expliquer tout cela ici.
    J’ai comme l’impression que certains perroquets, répondeurs automatiques de Tshilejelu qui interviennent sur ce site utilisent ce type de neurones. Ceux qui entourent l’intestin plutôt que ceux du cerveau dès que quelqu’un émet une critique contre les actions de leur gourou tribal. Ce qui explique pourquoi, très souvent, leurs commentaires ressemblent à des cris de détresse profondément enfouis dans leur psyché et honte tribalisée. La rengaine est toujours la même : jalousie, haine…
    Je me demande toujours comment pourrait-on éprouver de la haine, de la jalousie face à une médiocrité ?

  8. Chers compatriotes,
    ci-dessus vos commentaires,ce n’est ni du catharsis et non plu du syndrome de Stokholm car la douleur n’est pas ressenti de la même et avec la même intensité selon que votre bourreau soit un famillier ou un étranger.
    Ici le familier?C’est Fatshi.L’étranger?C’est Kanambe.
    Depuis l’attelage Fatshi-Kamerhe jusqu’à l’union sacrée,faites un calcul sur les détournements supposés ou réels……….
    Depuis notre indépendance,on a jamais parlé autant des millions disparus,détournés et que sais je encore…
    Tout ça,au moment où le pays a le plus besoin du moindre centime pour rentrer dans la normalité.
    Kanambe n »étant pas des notre,c’est sa circonstance atténuante.Fatshi est des notre,il n’a pas d’éxcuse;il a l’obligation de réussir-avec notre soutien bien-entendu.Sur ce,le signal,le bon,devrai venir de lui, PAR L’EXEMPLARITE.
    HELAAAAAAAAAAAAAAAS.
    Patriotiquement.

    1. @Arthur Nioka
      Vous avez probablement raison. Mais face à la maladie, chacun se soigne comme il peut. De mon point de vue, l’approche catharsis est moins onéreuse que les consultations chez un psychiatre.
      Patriotiquement.

  9. @Bongos, en réponse à votre questionnement et
    selon les statistiques de la DIGE ( Direction générale de l’enseignement) publiées le 27 janvier 2022, il y a eu intégration de plus de dix millions d’enfants en âge de scolarité(le chiffre exact est 10.037.882).C’est de l’évaluation concomitante du projet portant gratuité de l’enseignement fondamental. Soit une croissance de 6.75% l’an. C’est du jamais fait depuis Mobutu et Kabila (père et fils).Je ne veux pas faire référence à la stabilité du cadre macro économique certifié du reste par le FMI à ramener certes au niveau meso-économique (sectoriel )et micro-économique. Il faut beaucoup d’années du fait d’une déstructuration économique datant des années Mobutu et Kabila sans négliger l’internationalisation de la crise actuelle. Tenez, pour la première fois depuis la création de l’euros, la Belgique est à un taux d’inflation de 8.5% supérieur à son taux de croissance économique. C’est l’effet de la crise ukrainienne. La Belgique est pourtant une habituée d’inflation infinitésimale (plus petit que 1).
    Conclusion: au moment opportun, ce sera présentation stratégique des réalisations par projets.Management by objectif. Et vous serez surpris , vous qui êtes devenus instantanés. Zuwa te , Kanda te , na esprit ya bien de père et de mère.

    1. @Armand
      Je savais que vous alliez abonder sur sur ces points. Je ne veux pas vous répondre pour polluer cet espace de CIC. Je laisse les congolais, les vrais qui vivent au Congo, digérer vos propos. Ils sauront vous répondre. Na esprit ya bien de père et de mère. Mais na yebi que au fond de vous, vous savez que votre bouffon de frère président a TOTALEMENT échoué, honteusement ECHOUE. Mais vous ne pouvez pas dire autre chose. Car malgré toute votre science, et c’est vraiment bizarre, vous êtes ESCLAVE de la tradition. Un homme comme vous ne devrait pas soutenir la petitesse, la médiocrité, l’inculture et la cupidité, l’indolence, la jouissance, le cynisme.
      Maintenant, allez dans votre salle de bains et mettez-vous devant le miroir. Dîtes-mois comment vous sentez-vous ?
      Na esprit ya bien, de père et de mère.

  10. L’udps devrait la fermer. Nous attendons que les mashi ya mu meno nous montrent le village et la province de Kanambe au Rwanda pour confirmer ce qu’ils ont fait gobe aux congolais. Maudit soit le jour ou l’udps est nee sur notre sol. Un regroupement tribal que Kabila ne connaissait pas du tout pour avoir grandi en Tanzanie car aucun congolais ne pouvait donner le pouvoir a ce parti. La preuve est la, en cinq annees seulement, ils ont detruit notre pays plus que Mobutu ne l’avait fait. En 2023 ils seront boutes dehors et nous allons les poursuivre meme dans leus cachettes en Belgique avec interdiction de fouler leurs pattes au Congo. Les menteurs, voleurs, detourneurs, jouisseurs et bandits ne peuvent jamais gerer la cite. Qui vivra…..! Boyebela.

  11. Nono,
    Vous êtes pathétique. Comparer Kabila et Tshisekedi est une ignominie voire une folie au moment où on juge les assassins de tshebeya et Banzana. La liste des crimes de Kabila est longue comme notre fleuve Congo. Les charniers et les fosses communes etc…sont l’œuvre de Kabila chez nous. Alors, soutenir que Tshisekedi fait pire que Kabila est une abomination, donc, tous ceux qui soutiennent cette thèse sont aussi les assassins de nos frères et sœurs qui ont été fauchés par Kabila et sa soldatesques venus du Rwanda. Pour moi vos baves et vociférations ne convainquent personne. Heureusement que vos laïus débridés et nauséabonds n’atteignent pas nos comtriotes. Pour le reste, je vous laisse ingurgité votre rancœur parce que, vous avez une pierre à la place du cœur et de la bouillie à la place du cerveau comme votre compère Bongos.

    1. Cher Monsieur,
      Argumentez au lieu d’aboyer comme un chiot. Votre Tshilombo doit se sentir mal en vous lisant parler ainsi de son patron, celui qui lui a fait Mulopwe et riche.
      A propos du procès Tshebeya, demandez à votre gourou de faire en sorte que tous les assassins de Tshebeya soient entendus par la justice. Notamment Kabila, Numbi, etc..
      Comme il a le pouvoir de gracier des voleurs condamnés par notre justice, je présume qu’il devrait avoir le pouvoir d’aider la Justice à entendre toutes les personnes citées dans un procès.
      Tika makelele ya tshanana, pauvre type !

    2. @Elombe
      Votre fanatisme doit vous jouer des tours au point de manquer une case à chaque fois que vous me lisez. Jamais, jamais je n’ai perdu mon temps à comparer Tshisekedi à ‘JK’ tant je voue en enfer ce dernier ; en revanche je me permets de juger le premier à l’acte. Je trouve juste nauséabond vu le bilan bien léger du premier que certains vivent mal de qualifier ces derniers de tous les noms macabres comme vous le faites. Expliquer leur dépit par la haine, la jalousie et le tribalisme procède d’un fanatisme primaire. Est-ce clair : simplement le bilan de Tshisekedi déçoit au point que certains s’aventurent dans des comparaisons qui ne sont pas les miennes et vos reproches ne s’expliquent ainsi que par un aveuglément fanatique…

  12. Nono, le fait de reconnaître que Tshisekedi n’est pas Kabila est un progrès malgré le ressentiment que vous manifestez dans chacun de vos écrits. J’aurais bien aimer faire le bilan économique de Tshisekedi depuis bientôt un an, mais faut il encore que vous ayez l’honnêteté de reconnaître qu’il y a eu progrès. Le Congo a renoué avec les institutions de breton Woods en un temps record; Ce qui a constitué un facteur déterminant, car, cet engagement nous oblige à nous soumettre à une gestion orthodoxe des finances publiques. Avec la stabilité du cadre macro-économique, le Congo peut bénéficie aujourd’hui des facilités des crédits pour réaliser un certain notre de projets à impact visible, notamment la gratuité de l’enseignement qui a permis à des millions d’enfants de retrouver le chemin de l’école. Sur le plan financier, le Congo a eu droit à une part importante de droit des tirages spéciaux ( DTS ). Nos réserves de change ont augmenté de façon substantielle jusqu’à avoir plus au moins 3 mois importation. Au passage, je vous signale que notre pays n’a pas accès directement flux financier international compte tenu de sa structure économique basée la seule rente minière. Si toutes les agences de notation ont accordé à la RDC le note BB+, c’est parce qu’elles ont reconnu le progrès réalisé. Le Congo est l’un des rares pays à avoir contenu le choc pendant et après la pandémie avec une croissance de plus de 4%, d’ailleurs, les prévisions sont optimistes malgré la guerre en Ukraine qui plombe les économies de tous les pays. La mobilisation des recettes internes est un levier important pour la réalisation de projets comme le développement de 145 territoires. Je sais que sans la diversification de notre économie, nous seront toujours à la merci du goulot d’étranglement résultant de la détérioration des termes d’échange parce que ce n’est pas nous qui fixons les prix de nos matières premières. Je ne vais pas vous assommer avec tous ces données économiques qui échappent parfois aux communs de mortel. Concernant le panier de ménagères, avec la stabilité du franc congolais, on peut amortir l’effet de cette poussée inflationniste importée. J’espère qu’après ce petit aperçu succinct du bilan de la gouvernance actuelle, vous ferez preuve de bon sens et du patriotisme. Sans polémique.

    1. Je ne me consolerai jamais du seul bon cadre macro-économique, j’attends que le pouvoir politique améliore le panier de la ménagère, paie bien les fonctionnaires impayés ou mal payés maintenant qu’il se vante d’avoir des meilleures recettes, stabilise la situation sécuritaire et sociale partout dans le pays, qu’il ne se couche pas naïvement devant Kagame & Kaguta, etc, etc…. Il ne le fait pas où ne le fait pas assez parce qu’il gère le pays à la légère, en flambeur jouisseur, en violation de l’Etat de droit et du peuple d’abord dont il nous abreuve en slogans. Vous êtes satisfaits du minimum qu’il tente de faire, pas moi, parce que je crois qu’avec de la discipline, de la fermeté, une volonté politique plus active, il aurait pu faire beaucoup mieux. A près presque 4 ans au pouvoir, on n’a plus le droit de se consoler avec des promesses encore non tenues et des projets en éternel chantier… Voilà !

  13. Des économistes faussaires au service de Tshilejelu:
     » LE CONGO A RENOUE AVEC LES INSTITUTIONS DE BRETON WOODS EN UN TEMPS RECORD » :
    Demandons à Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo pour nous expliquer comment les institutions internationales réintègrent certains pays dans leurs programmes d’actions. Ce n’est certainement pas la tête de Tshilombo ou son programme qui a facilité cette reprise.
     » CET ENGAGEMENT NOUS OBLIGE A NOUS SOUMETTRE A UNE GESTION ORTHODOXE DES FINANCES PUBLIQUES. » :
    C’est tellement vrai pour comprendre les dépassements budgétaires à la présidence de la république et à la primature, par exemple.
     » LA GRATUITE DE L’ ENSEIGNEMENT  » :
    Une pure fiction ! Les congolais qui sont au Congo connaissent la vraie réalité de l’école. Quand c’est  » gratuit  », c’est des classes de plus de 50 élèves par classe sans…bancs.
     »NOS RESERVES DE CHANGE ONT AUGMENTE DE FACON SUBSTANTIELLE JUSQU’A AVOIR PLUS AU MOINS 3 MOIS IMPORTATION » :
    Je ne m’explique toujours pas la rareté de certains produits ( surtout alimentaires ) importés dans les étales de nos marchés.
     » JE VOUS SIGNALE QUE NOTRE PAYS N’A PAS ACCES DIRECTEMENT AU FLUX FINANCIER INTERNATIONAL COMPTE TENU DE SA STRUCTURE ECONOMIQUE BASEE SUR LA SEULE RENTE MINIERE. :
    Depuis sa création, le Congo vit principalement de sa rente minière. Et on a connu mieux.
     »SI TOUTES LES AGENCES DE NOTATION ONT ACCORDE A LA RDC LA NOTE BB+, C’EST PARCE QU’ELLES ONT RECONNU LE PROGRES REALISE. » :
    Matata Ponyo, qui est un vrai économiste reconnu a un autre avis sur le sujet. Aussi, tout simple quidam sait que les agences de notation sont fortement influencées par les avis et orientation des institutions de Breton Woods.
     »LE CONGO EST L’UN DES RARES PAYS A AVOIR CONTENU LE CHOC PENDANT ET APRES LA PANDEMIE AVEC UNE CROISSANCE DE PLUS DE 4% » :
    Quelle est la source qui valide cette affirmation, à mon sens fantaisiste.
     » LA MOBILISATION DES RECETTES INTERNES EST UN LEVIER IMPORTANT POUR LA REALISATION DE PROJETS COMME LE DEVELOPPEMENT DE 145 TERRITOIRES  » : Mobilisation des recettes ? pourquoi les fonctionnaires de l’Etat ne sont pas payés ou simplement partiellement payés ? pourquoi les hôpitaux publiques ne reçoivent pas des frais de fonctionnement ? Les 145 territoires ? Kie kie kie…je ne sais pourquoi, je ne peux m’empêcher de penser au programme  »100 jours » un vrai festin pour les frappeurs. Encore un autre en prévision ?
    Il n’y a qu’un économiste auto-proclamé qui peut se bomber le torse en débitant de telles fadaises, de telles généralités qui selon lui échapperaient aux communs de mortel.
    Pathétique, pitoyable !

  14. PS
    Revoyez vos archives, je n’ai jamais confondu Tshisekedi avec ‘JK’ même aujourd’hui que je suis plus que déçu du bilan du premier. Je suis parmi les premiers si pas le premier sur ce forum à avoir appelé à sauver le soldat Tshilombo…

  15. *** Avec un minimum de bonne foi, vous comprenez alors la profondeur de ma déception : ni la haine tribale ni la jalousie que vous portez si mal en bandoulières ne me motivent à critiquer sévèrement la gestion de Tshisekedi. Dans toutes mes interventions, je m’emploie à user du recul et de la hauteur pour traîter de l’état du pays…

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