Lubumbashi: L’implication du chef de l’Etat sollicitée pour déjouer la spoliation de l’hôpital Sendwe

Au cours d’un point de presse tenu, vendredi 31 juillet, à Lubumbashi, le vice-président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Dr Dieudonné Pablo Ngwej, a sollicité, l’implication personnelle du chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour mettre fin aux manœuvres du ministre de l’Urbanisme qui vient de signer un contrat public-privé avec un sujet libanais qui veut construire un super marché dans la cour de l’hôpital général de référence Jason Sendwe de Lubumbashi.

Il a fustigé cet acte qui frise la spoliation d’une partie du site de cette formation médicale, la plus importante de la province du Haut Katanga, en demandant au ministre de l’Urbanisme d’annuler le contrat signé avec le Libanais dans l’intérêt de la population. « Après la démolition la semaine dernière du bâtiment qui abritait un auditoire de l’Institut Supérieur de la Statistique de Lubumbashi par un autre sujet libanais,  nous, élus du peuple, avons le devoir de protéger l’espace de l’hôpital général de référence Jason Sendwe, sinon demain c’est le lycée Kiwele, qui sera spolié » a-t-il martelé. Dieudonné Pablo Ngwej a, par ailleurs, reproché au ministère de l’Urbanisme d’avoir vendu toutes les maisons de l’Etat dans la ville de Lubumbashi sans aucune réaction de l’autorité censée protéger le patrimoine immobilier de l’Etat.

ACP/

4 thoughts on “Lubumbashi: L’implication du chef de l’Etat sollicitée pour déjouer la spoliation de l’hôpital Sendwe

  1. C’est devenu une chanson. Pour tout petit problème de gouvernance, on en appelle à l’intervention du chef de l’Etat. Quand une assemblée nationale sollicite l’implication personnelle du chef de l’Etat pour régler un problème de spoliation du patrimoine de l’Etat par des étrangers libanais avec la complicité de ceux-là même qui ont en charge la protection de ce patrimoine, c’est que les institutions ne fonctionnent pas. Dès lors, il faut se poser la question du pourquoi et celle de que faire pour que ces institutions fonctionnent enfin. C’est incroyable la manière dont les Libanais se jouent du Congo et des Congolais. Et dans tout cela, on a un président de la république qui entonne à longueur des journées un hymne à l’Etat de droit mais qui reste aveugle face aux nombreux dysfonctionnements de l’Etat alors même que la Constitution lui donne le rôle de garantir le bon fonctionnement des institutions.

  2. Allo Jammal ?
    Yango mboka yango ekoma kaka ya ba rwandais na ba libanais ?
    Oyo mboka ya ndenge nini ?
    Kiadi ki beni kua ba Kleenex !!!

  3. A mon goût, on ne le dit pas assez : le Katanga est devenu l’autre épine aux pieds de l’administration Tshisekedi, une sorte d’État dans l’État difficile à contrôler aux mains des démagogues et prédateurs locaux.
    Une question : ne sont-ce pas là les conséquences de l’écroulement forcé du règne de Katumbi avec ses divisions et ses règlements de compte ? Un vide que ‘JK’ et les siens tentent de combler à leur manière et à leur profit. Il n’y a plus un jour où les mauvaises nouvelles ne nous viennent pas du Katanga, tantôt du Haut Katanga, tantôt du Tanganyika, tantôt du Lualaba…

  4. Pour que les choses se passent bien et vite le vice president de l’assemblee pouvait seulement soliciterl’implication du puissant gouverneur Zoe qui n’est pas loin de Lubumbashi. Eza mboka na bango mpe, mboka ya deal.

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