RDC-Fizi : le gouvernement condamne le meurtre de l’officier des FARDC et annonce l’ouverture d’une enquête pour traquer les auteurs de ce crime

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Dimanche 12 décembre 2021 –Sécurité

A

FARDC

Le gouvernement, par le biais du ministre des Droits humains, Fabrice Puela, condamne le lynchage, jeudi 9 décembre, d’un officier des FARDC par un groupe de manifestants au village Lweba, dans le secteur Tanganyika (territoire de Fizi) au Sud-Kivu.

Le gouvernement présente les condoléances à la famille du disparu et annonce qu’une enquête a été diligentée pour faire la lumière sur ce crime. Le gouvernement rassure que les auteurs de ce crime seront traduits en justice, jugés et condamnés.

« C’est avec stupeur et une grande indignation que le gouvernement de la République Démocratique du Congo est saisi du meurtre d’un officier supérieur de nos Forces armées Congolaises par une bande de criminels, non autrement identifiés dans l’Est de notre pays alors qu’il était transporté par une ambulance. Après la célébration hier, 10 décembre de la journée internationale des droits de l’homme, à l’occasion de laquelle nous avons rappelé le caractère sacré de la vie humaine, nous condamnons avec force cet acte ignoble, odieux et crapuleux commis par une bande de criminels non autrement identifié. En présentant nos très sincères condoléances à la famille de l’illustre disparu, nous informons la communauté nationale et internationale qu’une enquête est déjà diligentée pour faire la lumière sur ce crime qui est vraisemblablement l’expression de la haine ethnique et nous tenons à rassurer l’opinion que les auteurs de ce crime seront traduits en justice, jugés et condamnés », a dit Fabrice Puela, dans un message partagé par sa cellule de communication ce dimanche 12 décembre. 

Le ministre Puela rassure que le gouvernement s’engage à barrer la route aux discours incitatifs à la haine dans n’importe quel coin de la RDC.

« Nous rassurons que le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Premier ministre Jean Michel Sama Lukonde et tout le gouvernement ne permettront jamais que tout discours incitatif à la haine élise domicile dans n’importe quel coin de la RDC », a-t-il dit.

Rappelons que l’incident a eu lieu jeudi 9 décembre au village Lweba, dans le groupement de Basimunyaka Nord, secteur de Tanganyika (territoire de Fizi) au Sud-Kivu. Un officier des FARDC de grade de major a été lynché puis brûlé vif sur la RN5 par un groupe de manifestants qui protestaient contre l’insécurité après une attaque des miliciens Ngumino qui a fait trois morts récemment parmi les civils dans le village Tubondo.

Les manifestants qui revenaient de l’enterrement de ces trois personnes tuées se sont pris à un véhicule de la Croix-Rouge à bord duquel se trouvait l’officier en tenue civile et sans arme, selon la société civile locale.

 »Les manifestants venaient d’enterrer les trois personnes qui ont été égorgées par les Ngumino à Tubondo. Par colère, ils ont barricadé la route et commencé à contrôler tous les véhicules au passage. A 13 heures, ils ont vu un véhicule de la Croix-Rouge qui venait du côté de Baraka, c’est ainsi qu’ils l’ont  intercepté, à son bord, ils ont trouvé une personne qui était le major Joseph Kaminzobe. Malheureusement, il n’avait ni arme ni tenue militaire, ils l’ont brûlé vif après l’avoir fait sortir du véhicule par force”, a dit à ACTUALITE.CD Katembo Djuma, président de la société civile dans le groupement de Bashimunyaka Nord.

Jordan MAYENIKINI/ACTUALITE.CD

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4 thoughts on “RDC-Fizi : le gouvernement condamne le meurtre de l’officier des FARDC et annonce l’ouverture d’une enquête pour traquer les auteurs de ce crime

  1. Le Major avait-il vraiment des raisons valables de voyager par « ambulance de la Croix Rouge » ? Une ambulance, c’est pour le transport d’urgence des malades et du personnel soignant. Pas pour le transport des soldats bien portants. Cela ressemblait donc à un camouflage, en tout cas aux yeux des paysans. Et c’est cela qui l’a rendu suspect à tort ou à raison. En effet, tout l’Est de la RDC se souvient que lors de l’invasion du Zaire par les rwandais depuis la moitié des années 90, les fameux ONG humanitaires, Croix Rouge y compris, avaient rendu des précieux services aux agresseurs, en termes de logistique et de renseignement.

  2. Le « sinistre » Puela n’a qu’aller lui-même sur le terrain pour diligenter ladite enquête, au lieu de rouscailler à distance.
    LA VIOLENCE APPELANT LA VIOLENCE
    Que peut faire cette pauvre population, qui ne demande qu’à vivre? Abandonnée à elle-même et en face d’un individu censé les protéger, mais qui leur donne l’impression d’être complice au malheur qui les frappe, une telle réaction spontanée était sûrement prévisible.

  3. MBONDA SOKI EKOMI ELENGI ELINGI EPASUKA ! Officier des FARDC (Forces Rwandaises Disséminées-Déployées au Congo-Kinshasa) qui est un Munyarwanda Occupant en terre soi-disant conquise… Depuis 20 années non-stop, les pauvres Kongolais sont tués matin midi soir voire violés, chassés de leurs propres terres et errent dans des forêts et savanes denses, pieds nus sous les pluies diluviennes, personne parmi les Politichiens Collabos et Occupants Rwandais à Kinshasa la poubelle s’en émeut… La
    nébuleuse Communautéé « Banyarwanda » dite « Banyamulenge » de la RDC occupée experte en UBUENGE (Ruse Machiavélique) se plaint déjà que l’un de leurs a été tué mais ne pipe aucun mot quand les ADF NGOMINO Rwandais violent, tuent régulièrement tout un village au Kivu… Que ces Occupants Banyarwanda de l’Empire Hima Tutsi rentrent simplement chez eux au Rwanda car les KONGOLAIS sont un PEUPLE LENT COMME L’ÉLÉPHANT ET IMPRÉVISIBLE COMME L’OURAGAN DÉVASTATEUR, la guerre sera longue et populaire dixit Mzee Kabila… Tshilombo-Pétain et ses Alliés Tutsi Banyarwanda risquent gros, qui vivra verra… BALIA NGANDO BASEPELA MOKOLO NGANDO ALIAKA MOTO MILELO NA MILELO… Ainsi soit-il… INGETA

  4. @ Le gouvernement condamne le meurtre de l’officier des FARDC et annonce l’ouverture d’une enquête pour traquer les auteurs de ce crime” à Fizi dans le Sud Kivu. C’est le moins qu’on puisse attendre de lui quelle que soit sa part dans le contexte à l’origine du crime?
    Si on faisait un énième rappel schématique sur la situation qui prévaut dans les hauts et moyens plateaux du Sud Kivu !
    @ Quel Congolais sensé et soucieux de son pays ignore encore que les fameux « Banyamulenge », immigrés de fraiche ou de longue date au Sud Kivu dans les alentours de Mulenge et ailleurs qui sont à la base de toutes ces violences se sont organisés pour imposer des droits de propriété contestables sur ces terres arguant une présence « ancestrale » – ils y seraient venus bien avant la création de l’État indépendant du Congo par les colons. Quelques questions : pourquoi 61 ans après l’indépendance du Congo/Zaïre sont-ils les seuls Congolais qui se définissent en « communautés » – en l’occurrence tutsi comme les tutsi du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda – et non en tribus comme partout ailleurs au Congo – ; pourquoi sont-ils les seuls immigrants d’un pays voisin de neuf autres à revendiquer de force leur « congolité », pourquoi pour défendre celle-ci sont-ils obligés de pactiser avec le Rwanda coupable d’abominables crimes physiques, économiques et autres au Congo, pourquoi planifient-ils des procès contre des officiers Fardc qui seraient complices des tueurs et pas aux milices banyamulenge bien actives, pourquoi seuls les Banyamulenge seraient victimes alors que les autochtones Bafuliro, Bembe… en souffrent aussi dans leurs corps, leurs esprits et leurs cœurs, pourquoi, pourquoi … ?
    @ En vérité par avocats internationaux interposés les banyamulenge ont créé un conseil diabolique pour faire une campagne internationale avec des arguments inavouables acréditant des droits de congolité automatique qu’ils ne peuvent défendre dans un pays pourtant hospitalier qui a accueilli sans dommage des milliers d’immigrants voisins, ils auraient donc pu négocier pacifiquement leur cohabitation avec les autochtones mais ils ne le peuvent parce que leurs revendications telles que formulées ne prêtent qu’à une invasion/occupation de force des terres des autochtones qui ont encore la sagesse, la dignité et la responsabilité de les leur refuser même si nos autorités nationales qui ont affaibli le Congo par naïveté, cupidité et traitrise en complicité avec le Rwanda et l’Ouganda. Leur plaidoyer diabolique n’est passible que d’un énergique droit de non-recevoir, la légitimité de leur plainte porte lourdement à caution ! Croyez-moi si le Congo disposait d’un pouvoir fort et malin que l’actuel, les Banyamulenge n’engageraient pas autant d’artifices pour continuer à tuer et à inquiéter les autochtones. Pauvre Tshisekedi, il n’a même pas été capable de répondre aux exigences scientifiques de délimitation et de légitimation sociale de Minembwe qu’il s’était fixées, le coin reste le théâtre de combats qui opposent des milices tribales banyamulenge, des forces loyalistes et nos Maï-Maï résistants avec morts, incendies, pillages, déplacements…
    @ J’ai visionné il y’a peu sur Top Congo une interview de l’arrogant ambassadeur du Rwanda au Congo, merci déjà aux journalistes qui ont tenté de braver la logique diplomatique, démagogique et arrogante du Rwandais. On se perdra inutilement en conjectures indéfinies si on n’imprime pas qu’au sortir du génocide le Rwanda s’est installé dans une victimisation de fond, le génocide a vu des Rwandais s’entretuer ou en gros les Tutsi ont été victimes des Hutu, alors les premiers ont trouvé des boucs émissaires dans les seconds mais aussi dans des étrangers comme des Français. Alors que les voisins Congolais n’ont participé ni de près ni de loin à cet horrible crime, ils sont devenus des cibles des Tutsi rwandais parce que simplement leur politique régionale voire étrangère s’est donné un fonds de commerce de victime de génocide reconnue innocente en tout coupable de rien bénéficiant de l’indulgence de la CI surtout anglo-saxonne par ailleurs en mauvaise conscience de n’avoir pas empêché le génocide et par ailleurs promotrice d’un agenda de conquête de la riche Afrique centrale française. Kagame, c’est encore et toujours l’UBWENGE atavique, la ruse dans le mensonge pour entuber le monde…
    @ Le Rwanda de Kagame a ainsi exporté son conflit interne au Congo pour s’octroyer un droit de pillage via son armée et ses envoyés pour le dépecer et l’occuper, le mensonge éhonté étant devenu sa cagnotte profonde : les banyarawanda (=venus du Rwanda) de fraiche et de longue date devenus ses pions déstabilisateurs alors que pour la plupart tout étrangers qu’ils étaient et le revendiquaient au passage, ils avaient intégré le paysage, l’état colonial et post-colonial Congolais au gré d’artifices et des contingences sociaux et juridiques.
    @ Hélas aujourd’hui nous avons un Tshisekedi ignorant de notre histoire récente et naïvement doté d’une stratégie cupide de réussite et de maintien au pouvoir qui a légalisé l’occupation du pays et le pillage de nos richesses. Ses amabilités gratuites avec Kagame et Museveni payeront-elles à terme ? Pas si évident, la suite…

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