RDC: la BCC recommande la mise en œuvre des réformes retenues dans le programme avec le FMI

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Lundi 21 février 2022 – Économie

ACTUALITE.CD

Invitée à prendre parole lors de la 41e réunion du conseil des ministres vendredi 18 février dernier, la gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), Malangu Kabedi a brossé les faits saillants de la conjoncture économique qui demeure caractérisé par le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique. 

D’après le compte rendu de la réunion, elle a indiqué qu’au cours de la deuxième semaine de février 2022, le rythme de formation des prix a ralenti pour la 4e semaine consécutive, situant le taux d’inflation hebdomadaire à 0,105 % contre 0,115% la semaine précédente. 

« À condition inchangée, il est attendu un taux d’inflation de 6,2% fin décembre 2022 face à un objectif de 7% à moyen terme. La stabilité observée sur les deux segments du marché de change est confortée par le maintien de la bonne coordination des actions politiques macroéconomiques et conjonctures extérieures globalement favorables. Cela est attesté par une faible dépréciation de la monnaie nationale de 0,05% en rythme hebdomadaire. Les réserves de change se sont établies à 3,5 milliards USD du 11 février 2022 correspondant à 3,03 mois d’importations des biens et services », dit le gouvernement.

Des recommandations ont été formulées par la gouverneure de la BCC pour maintenir la situation économique actuelle en République Démocratique du Congo.

« Au cours de la semaine sous examen, le coût global du bon BCC s’est établi à 58 milliards des Francs congolais venant de 60 milliards FC la semaine précédente soit une injection de 2 milliards justifiés par la baisse de la liquidité bancaire dans un contexte de stabilité. En dépit de la stabilité observée et face à certaines risques d’origine internes et externes, la gouverneure de la banque centrale du Congo a recommandé la poursuite de la coordination des actions au niveau des politiques budgétaires et monétaires, la mise en œuvre des réformes retenues dans le programme avec le FMI ainsi que la gestion rapprochée des facteurs de liquidité bancaire ».

Depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête du pays, les rapports entre Kinshasa et les institutions de Bretton Woods se sont améliorés davantage ces derniers mois. Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a d’ailleurs achevé la première revue au titre de l’Accord de facilité élargie de crédit (FEC). Il a par la même occasion ordonné le décaissement de 212,3 millions de dollars pour le Congo-Kinshasa. Cet argent va renforcer les réserves internationales de la Banque centrale et aider à répondre aux besoins de la balance des paiements. « Cela compte tenu des risques à la baisse pour les perspectives et la reprise de l’économie nationale et mondiale », précise le FMI dans un communiqué en décembre 2021.

La République Démocratique du Congo est en programme avec le FMI. Cet accord de 36 mois concerne 1,52 milliard de dollars. Il avait été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 15 juillet 2021. Cette enveloppe financière de trois ans soutient un programme de réformes structurelles ambitieux visant à promouvoir une croissance économique durable en intensifiant la mobilisation des recettes intérieures, améliorant la gouvernance et renforçant la politique monétaire.

Clément Muamba

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One thought on “RDC: la BCC recommande la mise en œuvre des réformes retenues dans le programme avec le FMI

  1. @ « La BCC recommande la mise en œuvre des réformes retenues dans le programme avec le FMI » ! En quoi concernent ces réformes, qui doit les mettre en œuvre ? Le Congo est en programme avec le FMI pour 36 mois avec un pauvre crédit de 1,52 milliard de dollars. et la recommandation d’un programme de réformes structurelles en vue d’une croissance économique durable, la mobilisation des recettes intérieures, améliorant ainsi la gouvernance et la politique monétaire. Ne nous trompons pas trop vite : cette assistance procède d’abord d’un mobile politique – les puissances occidentales en tête les Usa ayant décidé leur retour dans notre pays -, et exige de nos autorités les bonnes structures et le bon fonctionnement des dispositifs économico-bancaires. C’est ce que heureusement Tshisekedi a réussi avec la réforme au niveau de la Banque Centrale et l’amélioration des recettes avec l’aide de l’IGF.
    @ Maintenant, les perspectives en cours interdisent-elles tout risque de baisse pour cette bonne reprise de l’économie nationale et mondiale ? Les politiques budgétaires et monétaires continueront-elles à maintenir les réformes retenues ? Le cadre macro-économique et le prélèvement de l’impôt sont bons mais les dépassements budgétaires et les détournements réguliers ne plomberont-ils pas cette bonne situation ? La bonne gouvernance, l’État de droit démocratique …, voilà ce qu’il nous faut et les questions à nous poser ;une réaction de profane en économie…

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