RDC: Tshala Muana inhumée ce vendredi à Kinshasa

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Jeudi 22 décembre 2022

Culture

La chanteuse Tshala Muana/Ph droits tiers

Le corps de l’artiste chanteuse congolaise, Tshala Muana, décédée le 10 décembre dernier, sera enterré ce vendredi 23 décembre à Kinshasa. Dans un communiqué du gouvernement, signé par la ministre de la culture, arts et patrimoine, il est mentionné le programme des obsèques établi en accord avec la famille biologique de la défunte.

La veillée mortuaire se fera sans la dépouille, dans la salle Maisha Park, dans la commune de la Gombe, à côté de la place Royale. Elle se fera sous la responsabilité de la famille biologique et de la famille artistique, la nuit du jeudi au vendredi.

La levée du corps de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire interviendra à 9h ce vendredi. Les hommages publics seront rendus à la Mamu nationale à l’esplanade du Palais du peuple, avant de se rendre à la place des artistes pour poser une plaquette en son nom et diriger la dépouille dans sa dernière demeure au Nécropole « Entre Terre et Ciel ».

Les officiels, la famille, les artistes ainsi que les mélomanes kinois sont priés de rendre un hommage mérité à cette digne fille du pays dont les œuvres intemporelles font et feront toujours le bonheur de tous. Le gouvernement congolais, par le biais du ministère de la culture, arts et patrimoine, prend en charge des obsèques.

Tshala Muana a été star avec sa musique typique de la tribu Luba. Sa célébrité a pris corps pour avoir modernisé et donné ses lettres de noblesse au folklore de cette tribu dans un style « Mutuashi », qui a élevé sa carrière au firmament. Ses chansons “Malu” ou encore “Nasi na bali” ont connu des succès retentissants, jusqu’à ce jour. Durant son parcours, elle a élevé certaines chanteuses au niveau national et international, comme MJ30, Jos Diena, Lula Tshanda ou encore Boss Bossombo.

N’abandonnant pas son métier d’artiste, la reine de Mutuashi a été présidente de la Ligue des Femmes du PPRD. Elle avait notamment chanté, en 2011, pour la réélection de Joseph Kabila. Elle a fondé, quelques années avant, le Regroupement des femmes congolaises (REFECO) et a siégé comme députée dans l’Assemblée constituante et législative du Parlement de transition (ACLPT).

Tshala Muana a été intronisée “Reine Kasa wa Tshanda”, le 24 mars 1990 à Kananga. Sous l’autorité du ministre de la Culture et Arts, Banza Mukalay, le 16 Juillet 2015, elle est désignée Présidente du Comité de Surveillance de la Société Congolaise des Droits d’Auteurs.

Emmanuel Kuzamba/ACTUALITE.CD

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5 thoughts on “RDC: Tshala Muana inhumée ce vendredi à Kinshasa

  1. Quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi le décès d’un musicien est toujours une affaire d’état dans ce pays ?
    Moi, je vois des médecins, des instituteurs, des charpentiers, des militaires, des policiers…etc…mourrir chaque jour sans que cela n’émeuve quiconque. Je ne comprends pas.

  2. @JO-BONGOS : ce n’est pas qu’en RDC. Il en est presque pareil ailleurs. Ex. : J.Hallyday en France, M.Jackson aux USA, … ce sont des personnalités célèbres de rayonnement national / international. Ce qui n’est pas le cas d’un Médecin X, militaire Y, ou Mr ou Mme tout le monde qui passe inaperçu.

    1. @Kulutu
      Ah bon ? Je comprends mieux maintenant. Merci pour l’information.
      En fait, il vaut mieux être Tshala Muana que le Prof. Luruma, Kiamangwana que le Prof. Muyembe, Papa Wemba que le Prof. Malu…par exemple.
      Ndeko, NON. Ce n’est pas pareil ailleurs. Chez nous, on exagère. C’est une discrimination des autres corps de métier comme par exemple les peintres, les sculpteurs autant célèbres que nos musiciens sur la scène nationale et internationale.
      Pour dire, le trésor français n’a pas payé l’enterrement de J Haliday. Le gouvernement a par contre facilité l’accès à un cathédrale pour l’éloge funèbre. Le fait que quelques représentants de l’Etat assistent à l’éloge ne signifie pas que c’est l’Etat qui prend en charge. L’Etat ne paie pas le carburant des autres musiciens qui viennent pleurer leur collègue. L’Etat français n’a pas remis de l’argent à la famille Halliday. Loin de là. Le parlement français aurait explosé d’indignation car aucune loi française ne l’autorise. C’est pareil pour le décès de M Jackson aux USA.
      Les musiciens ne cessent d’étaler leurs richesses de leur vivant. On le voit tous. Ils seraient riches. L’Etat doit avoir d’autres priorités que d’enterrer ces gens. Ou alors, on le fait pour quiconque  » célèbre de rayonnement national/international  ». Et que cela soit inscrit dans la constitution.

  3. @JO-BONGOS, vous évoquez un aspect qui m’a échappé : j’en conviens, la prise en charge des obsèques de nos musiciens par l’État est discutable. Franchement bravo pour votre mémoire qui en dit long sur vous car vous nous rappelez des noms admirables comme Profs Luruma et Malu presque oubliés de nos jours, à tort.

  4. Pauvre RDC occupée [MBOKA YA BA BOLOLE] par les Banyarwanda est le seul pays au monde où le voleur Politichien ou autre est applaudi, respecté et honoré, où les artistes chanteurs et musiciens se prétendent riches de leur vivant mais meurent pauvres, les obsèques sont bizarrement prises en charge soit par l’État failli, soit par Maman Di Maman Olive Lembe qui a tout détruit depuis 2001 avec son son mari imposteur Rwandais Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila, allié politique de Tshilombo-Pétain président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE nommé par les OCCUPANTS Banyarwanda. Remarquons que parmi les artistes chanteurs et musiciens qui ont posé en photo avec MUANA NDEKE COMMANDANT HYPPO après son Avènement au pouvoir d’imposture en 2001,
    seuls Bébé Tshanda (Fils de Sangwa Maray Maray) qui vit actuellement en Suisse, Koffi Olomide, Reddy
    Amisi, Werrason Ngiama Makanda, JP Mpiana Tshituka et Marie-Paul Kambulu Mwant’Yav sont encore vivants vivent en plein mourroir géant à Kinshasa la déglinguée. Tous les autres (Kester Emeneya Mubiala, Jean de Dieu Madilu System, Shungu Wembadio Papa Wemba, Verckys Kiamangwana Mateta, Élisabeth Tshala Muana Muidikayi) ont TOUS quitté le VISIBLE et tiré leur révérence frappés par les raisins de la MORT. Selon la Culture Bantoue Kongolaise, le Cheval de Troie du Rwanda au KONGO-ZAÏRE est sûrement un Sorcier Maléfique Malfaisant qui a sacrifié tout ce beau monde si l’on considère Pépé Kalle Kabasele Yampanya, Rochereau Tabu Ley et Wendo Nkolosoy qui ont chanté la célèbre chanson « TOKUFA MPO NA CONGO » en 1998 (2è Guerre de l’Afdl Conglomérat d’aventuriers) avec des vocaux d’anthologie gravés dans nos mémoires tels que « MOPAYA (MOTO YA MBOKA MOSUSU ) AKOKI TE KOLINGA MBOKA NA BISO KOLEKA BISO MOKO » ou « TOZANGI MWINDA SOLO TOZANGI MAYI SOLO LIKOLO YA BA NYANGALAKATA OYO »👹. Le mal mortifère a atteint des proportions insoupçonnées à Kinshasa la Poubelle et ses provincettes médiévales. La liste impressionnante des décès survenus depuis 2001 (Avènement de l’imposture Rwandaise au KO) dans le milieu politique, culturel, sportif et sociétal fait froid au dos. L’arrivée diabolique des Occupants Banyarwanda prétendument immortels est une pure malédiction transgénérationnelle Satano-occulto-nécromancienne pour notre Grand et Beau Pays qu’il va falloir à tout prix estomper pour que cesse cette ruée vers la mort (12 millions d’âmes Kongolaises déjà perdues depuis 1997). Il est écrit « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le JUGEMENT » ETEYA FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO-PÉTAIN et ses PARRAINS BANYARWANDA (Kagame, Kaguta Museveni et Kanambe). VIVE LE SOULÈVEMENT POPULAIRE. INGETA

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