Suspension de la campagne de vaccination contre le coronavirus

Gaston Mutamba

La campagne de vaccination contre la COVID-19 devait débuter le 15 mars! Ce sont des vaccins reçus gratuitement via Covax. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Covax est une structure ayant pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre la covid-19 dans 200 pays. Quelle générosité!

Ils ne veulent donc pas mourir seuls! Le ministre de la Santé, Eteni Longondo avait décidé le 10 mars d’entamer la vaccination après avoir réceptionné des vaccins gratuits. Stupeur et tremblements!

Au fait, n’est-ce pas le gars que les fins limiers de l’Inspection générale des Finances avaient accusé d’avoir mal géré les fonds destinés à la lutte contre le Coronavirus? Saperlipopette! Saurait-il cette fois bien gérer la campagne de vaccination? Enfer et damnation!

Heureusement, Dieu ne dort pas, comme on dit chez nous. Le 12 mars, le gouvernement décréta urbi et orbi avoir suspendu l’utilisation du vaccin AstraZeneca ainsi que la campagne y relative. Sapristi! Mais c’est ce vaccin que les Sud-Africains avaient refusé! C’est encore ce vaccin renié par le Danemark pour des problèmes de coagulation du sang! Il en est de même de l’Islande, de la Norvège et de plusieurs autres pays européens! Certains vaccinés avaient souffert de thrombose et d’embolie pulmonaire. Stupeur et tremblements!

C’est donc ce vaccin qu’on voulait nous administrer! Comme si cela ne suffisait pas, Interpol a découvert un commerce de faux vaccins! Un décès après l’administration du vaccin à Kinshasa aurait été désastreux. Ceci expliquant cela, se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner? To be or not to be. That’s the question… On appelle cela des alternatives du Diable. Ou bien tu te fais vacciner, tu meurs. Ou bien tu ne te fais pas vacciner, tu meurs. Enfer et damnation!

D’après mon ami qui sait ce qui se passe dans tous les coins et recoins de Kinshasa, la population ne veut pas du vaccin. Nombreux sont ceux qui affirment la main sur le cœur et des trémolos dans la voix que ce vaccin a été inventé pour tuer les Africains. Enfer et damnation!

Il y a quelques semaines, une folle rumeur enfla, se répandit sur Lubumbashi et sur Bukavu: les enfants allaient être vaccinés de force à l’école. Ce fut la panique, la débandade, le sauve qui peut! Alertés, les parents vinrent en masse récupérer leurs rejetons à l’école tout en proférant des menaces. D’après mon ami qui sait tout, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) affirme que l’avantage du vaccin l’emporte sur les risques. C’est comme le pari de Pascal. Selon le mathématicien et philosophe français Blaise Pascal, « nous n’avons pas de raisons de croire que Dieu existe vraiment mais nous avons intérêt à y croire. En effet, si Dieu n’existe pas, le croyant et le non-croyant ne perdent presque rien. Par contre, si Dieu existe, le croyant gagne tout, c’est-à-dire le paradis tandis que le non-croyant va en enfer pour l’éternité. Il est donc plus avantageux de croire en Dieu ».

On comprend mieux en remplaçant le mot « Dieu » par « vaccin ». Comme on dit chez nous, avant de médire, tourne-toi pour regarder derrière toi.

 

GML

5 thoughts on “Suspension de la campagne de vaccination contre le coronavirus

  1. Que Dieu protège les Congolais.
    Attendons les vaccins des américains à mono dose dans 3 mois.

  2. Le vieux médecin congolais qui a mis en place le MANA-COVID (le même qui inventa le Mana-Diar et tant d’autres « mana… ») vient d’être envoyé dans l’autre monde. Qui en parle, bande de trouillards !

  3. À ce jour, plus de 268 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 ont été administrées dans le monde. Lorsqu’un vaccin est administré à des millions de personnes, il est inévitable que certains événements indésirables se produisent dans les jours ou les semaines suivant la vaccination. Il est donc essentiel de mener une enquête minutieuse pour déterminer si le vaccin a effectivement causé le problème, ou s’il s’agit d’une coïncidence – ce qui signifie que les effets indésirables n’ont rien à voir avec le vaccin, mais qu’ils se sont produits peu après la vaccination et qu’ils peuvent donc être attribués à tort.
    L’agence européenne des médicaments est en train d’examiner tous les cas d’événements thromboemboliques ( lorsqu’un caillot dans un vaisseau sanguin se rompt et bloque par la suite un autre vaisseau sanguin ) et de troubles liés aux caillots sanguins chez les personnes qui ont reçu le vaccin Oxford-AstraZeneca.
    Lorsque ces types d’évènements se produisent, il est d’usage de savoir s’il y a eu plus de cas d’effets indésirables que ce qui aurait été prévu sans vaccination. Selon AstraZeneca, sur les plus de 17 millions de personnes vaccinées dans l’UE et au Royaume-Uni, 15 cas de thrombose veineuse profonde et 22 cas d’embolie pulmonaire ont été signalés au 8 mars. Probablement un peu plus aujourd’hui. « Ce taux est beaucoup plus bas que ce qu’on s’attendrait à voir se produire naturellement dans une population générale de cette taille et il est semblable dans d’autres vaccins homologués contre la COVID-19 », a déclaré AstraZeneca.
    Si on essaie de comparer, ces types de caillots de sang touchent environ un adulte sur mille chaque année, ce qui signifie que sur une population de 17 millions d’habitants, on s’attendrait à voir 17 000 caillots chaque année, soit plus de 320 par semaine. Parmi les personnes âgées (qui représentent la majorité de ceux qui ont été vaccinés dans la plupart des pays jusqu’à présent), le taux est encore plus élevé – 5 à 6 personnes sur 1 000 chaque année chez les 80 ans et plus.
    Il reste important de tenir compte des risques associés au fait de ne pas se faire vacciner. Ce qui demeure un choix personnel. Parmi les nombreux symptômes associés à la COVID-19 figure un risque accru de coagulation sanguine.  Aujourd’hui, on sait plus que de 30 à 70 % des personnes admises dans les unités de soins intensifs en raison de la COVID-19 développent des caillots sanguins dans les veines profondes de leurs jambes, ou dans les poumons, alors qu’environ un quart développera un blocage dans l’une des artères alimentant le sang aux poumons. Une pneumonie grave et des lésions aux organes sont d’autres conséquences possibles de l’infection à coronavirus.
    Le SARS-CoV-2 et ses multiples variants continuent de circuler et les cas de COVID-19 demeurent élevés dans de nombreux pays. Par conséquent, bien qu’il soit important d’enquêter sur tout événement indésirable lié à la vaccination contre la COVID-19 afin de détecter tout effet secondaire rare, il est également important de rappeler l’importance historique de la vaccination aux populations – surtout si elles font partie d’un groupe vulnérable ou à risque élevé. Pour ces personnes, le risque de mourir ou d’avoir de graves complications de la COVID-19 l’emporte considérablement sur le risque de complications après le vaccin.
    Ceci dit, la vaccination reste un choix individuel. On se doit de le rappeler tout temps.
    Je n’ai aucun intérêt commercial de quelque nature que ce soit avec la firme AstraZeneca.

    1. Bravo M. Jo Bongos pour Ce commentaire d’une rare rationalité ! On peut parier, avec M. Gaston Mutamba, ce qui suit en paraphrasant Blaise Pascal, « si Dieu existe, le croyant gagne tout, c’est-à-dire le paradis tandis que le non-croyant va en enfer pour l’éternité. Il est donc plus avantageux de croire en Dieu ». Donc, si le vaccin est efficace contre le Covid19, l’homme vacciné restera en vie, tandis que le non-vacciné mourra. A chacun de faire son choix. Quoique qu’il en soit, mourir pour un chrétien, n’est-ce pas rentrer dans la maison du Père céleste ?

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