Bukavu: la police disperse à coups de gaz lacrymogène un meeting des députés provinciaux

Les policiers ont usé des gaz lacrymogènes pour disperser un meeting organisé par certains députés provinciaux ce dimanche 18 avril au terrain de Funu dans la commune de Kadutu, à Bukavu (Sud-Kivu).

Il s’agit des députés signataires d’une pétition contre le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Kasi qu’ils accusent notamment de mégestion financière et de l’incapacité de gérer ma situation sécuritaire dans la province. Le meeting visait, selon ses organisateurs, à expliquer à la population le bien-fondé de la pétition.

Ces députés affirment avoir été brutalisés par la police.

« Nous avons été surpris pendant que la population commençait à venir écouter leurs élus, donner le rapport des activités qui se passent à l’Assemblée provinciale, il y a eu des bousculades de la part de la police, des tirs à coup de gaz lacrymogènes et des balles réelles. Il y a eu des députés qui ont été battus, notamment les honorables Albert Kahasha, Augustin Bulimuntu, Georges Musongela et moi-même. Donc nous étions 4 à être battus, il y a eu des blessés et des biens emportés », a dit le député Homer Bulakali.

Des journalistes également ont été brutalisés. Un journaliste a été blessé et est pris en charge.

Ces députés accusent le président de l’Assemblée provinciale de bloquer leur pétition qui n’est pas alignée pout examen.

 

Justin Mwamba | ACTUALITE.CD

2 thoughts on “Bukavu: la police disperse à coups de gaz lacrymogène un meeting des députés provinciaux

  1. AH BEN OUI, C’EST LA RÉPUBLIQUE DE LA MÉDIOCRITÉ, LA RÉPUBLIQUE DE BANANE!
    ON Y EST HABITUÉ.

  2. @ Une parenthèse si vous permettez, mais toujours sur la gestion de l’insécurité dans l’Est du pays dont on vient d’entendre de nouvelles promesses !
    @ Notre Président a-t-il une connaissance précise de la situation du pays et notamment ce qui se passe à l’Est, a-t-il un plan réfléchi et pratique de ce qu’il doit faire pour éradiquer les violences de l’Est ? On peut en douter, il semble naviguer à vue au gré d’opportunités que lui offre le vent de ses souvenirs et rencontres ponctuelles. On ne peut pas dire en effet lorsqu’on le voit ouvrir sa sempiternelle boule de cristal et nous asséne des promesses quasi fantasques après la visite de son autre parrain Uhuru Kenyatta : finie la coopération militaire privilégiee avec son frère Kagame (!?), bientôt ce sont des troupes kényanes qui viendront nous délivrer des tueries des groupes armés. Bampangi ya Vincent , pouvons-nous dire après ce énième cirque qu’on à la tête du pays une direction crédible lorsqu’au fil des jours on nous bombarde des pistes aussi peu instruites que peu cohérentes ? Aucun mot sur les efforts indispensables pour la construction d’une armée solide qui doit rester le socle de toute planification militaire ! J’ai mal à mon pays !!!

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