Congolais, sortez de votre soumission: Il est temps de vous libérer!

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Bamba di Lelo
Bamba di Lelo

Pendant longtemps, peuple congolais, on vous a fait miroiter un monde occidental comme un paradis sur notre planète. On y mange, on y boit, on fait la fête, on se marie, à tel point que notre jeunesse désemparée par la rudesse actuelle de la vie, s’époumone à l’heure qu’il est, bravant la méditerranée, en dépit des noyades en cascade, pour rejoindre la terre promise. Et pourtant, il s’y cache bien des choses, bien des cruautés, bien des méchancetés. Et cela depuis des lustres, on peut partir du 15ème siècle, pour nous limiter dans le temps. L’Europe s’est mise en chasse de nouveaux trésors du monde. Voulant arriver jusqu’à l’extrême Orient, l’histoire vous racontera que des hommes à l’esprit aventurier, avaient décidé d’aller à la conquête de cet Orient dont on pensait y trouver bien des richesses.  Ainsi, sur leur route, ils ont dû faire connaissance avec l’Afrique.

L’Europe conquérante n’y est pas allée par le dos de la cuillère, car dans sa folie pour son enrichissement effréné, la violence était l’arme de choix. Qui ignore, par exemple, ce qu’ils ont fait pour détruire l’ancien Royaume du Kongo. Après quoi, on y a imposé la religion des conquistadors européens (Portugais, Britanniques, etc.). Cette manière d’écraser des peuples sur leur passage a fait naître le sentiment de domination. Ainsi, le monde était divisé en deux blocs, dirions-nous : les peuples dominateurs d’une part, et les peuples dominés d’autre part. Les Puissances occidentales se sont donné ce statut de dominateurs afin que d’autres peuples plus faibles soient les dominés. Mais, dans les dominés, avons-nous constaté, il y en a qui sont soumis et d’autres point. C’est le cas des Arabes et des pays asiatiques. Alors que l’Afrique est la pépinière des gens soumis. Non seulement ils sont dominés, mais ils se résignent à être dominés et soumis ! La République Démocratique du Congo est à classer parmi les pays dominés et soumis, du fait que ses habitants, depuis l’indépendance de leur pays, le 30 Juin 1960, constituent un Etat sans identité réelle, car ils restent des esclaves de leurs maîtres. Les grandes décisions se prennent ailleurs qu’au Congo, et c’est pratiquement le cas des pays hier colonisés, aujourd’hui soi-disant indépendants! C’est la pure farce tout simplement.

Loin de démissionner, mais pour refonder une véritable nation libre au cœur de l’Afrique, le Congo Kinshasa doit d’abord se ressaisir en acceptant de revisiter ses origines et son histoire dans l’histoire générale de l’humanité. Après tant de violences subies depuis l’invasion de l’homme occidental équipé d’armes à feu, après la double triste tragédie de la traite négrière et celle de la colonisation, le Congo de Léopold II n’est pas mort, il est toujours là, bien vivant et bien entretenu à travers une fausse proclamation de sa souveraineté internationale!

Nous n’allons pas nous étaler sur toute l’histoire humiliante de notre peuple, arrêtons-nous à l’aujourd’hui de notre histoire congolaise. Après la première génération de la classe politique des Pères de l’Indépendance, Joseph-Désiré Mobutu est venu poursuivre la même politique d’asservissement de son peuple, parce qu’il a été préparé de longue main par nos maîtres à penser et violents, les Occidentaux (Europe, USA…). Laurent-Désiré Kabila est venu écrire sa page qui a vécu le temps que vit la rose, l’espace d’un matin. Il aurait pu sans doute entraîner son peuple sur le chemin de se réapproprier son destin en se révoltant contre les dominateurs, ce faisant en se montant insoumis, malheureusement! Quant à Joseph Kabila Kabange, il n’est qu’un produit du monde occidental placé à la tête du Congo pour le subjuguer, l’écraser, le dominer et en faire davantage un peuple soumis pour les intérêts occidentaux. C’est carrément l’occupation qui fut installée au Congo. Pays occupé, hommes et femmes dominés et soumis par les armes et toutes les violences, ses douze millions de morts en témoignent devant le monde et l’histoire. Quel est le résultat aujourd’hui? Joseph Kabila qui en est l’un des auteurs exécutants se pavanent dans l’impunité absolue, à travers les artères de la ville de Kinshasa, sans être inquiété, ni par l’autorité suprême du pays, encore moins par la justice, comme si les poursuites judiciaires dans notre continent et particulièrement au Congo, n’étaient réservées qu’aux moins nantis.

De ce fait, l’homme congolais est un peureux, il accepte tout, il craint tout, et peut même se coucher quand le puissant lui demande de se coucher dans la boue!  En fait, le passage de Joseph Kabila a libéré chez quelques-uns de nous tirés de la classe politique, des tyrans hors-pair. Les Kalev Mutond, John Numbi, etc sont là pour nous en convaincre. Et d’ailleurs, n’est-ce pas le régime Kabila qui a installé, bon gré mal gré, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête du pays comme président de la république? Ce dernier aurait pu décliner l’offre, mais il ne l’a point fait. Son mandat va à la fin, les deux ans qui restent ne lui donnent aucune chance de redorer le blason d’un opposant devenu président qui aurait fait mieux que le président prédateur, Joseph Kabila, sujet rwandais!

Le but de ces quelques réflexions est de réveiller le Congolais qui se croit libre, alors qu’il ne l’est pas. Le peuple congolais a connu bien des consultations électorales, et est en attente aux élections de 2023, espérant sans doute que les élections sont la solution, ou la clé pour résoudre nos problèmes! Nous disons sans risque de nous tromper que les Congolais ne sont pas libres au moment de poser leur voix dans les urnes. Car c’est de la mascarade pure et simple. On n’a jamais tenu compte de ces résultats.

On a entendu dire par ci par là de la bouche de certains leaders politiques congolais, en l’occurrence Martin Fayulu, lors de ses vœux au peuple congolais, que l’année 2022 doit nous conduire aux réformes de nos institutions et aux élections apaisées en 2023. Nous venons de le dénoncer plus haut, ce n’est là que de la mascarade et un mauvais diagnostic. Cela ne conduit nulle part, bien au contraire cela ne fera que renforcer le climat de sous-alimentation, de la précarité et de l’insécurité grandissante de notre pays. Depuis 1960 à nos jours, les élections organisées de type occidental ont démontré leurs limites. En effet, les puissants de ce monde que nous appelons les dominateurs, nous ont maintenus sous un statut des soumis, bref des dominés et des soumis éternels n’ayant rien à dire, ni n’ayant rien à rendre compte!  Des générations se succèdent et les élections telles qu’organisées depuis l’indépendance, donne les mêmes résultats de frustration, c’est-à-dire sans aucun résultat positif en aval, parce qu’en amont c’est une source asséchée (peuple esclave, dominé et soumis). Au contraire, on se complaît, par fatalité, à être assujetti au modèle que les anciens colonisateurs nous ont légués, or ces modèles ne nous donnent aucun espoir de développement endogène.

Comment changer notre engagement citoyen qu’il soit conforme à notre condition humaine? Le refus de nous laisser dominer et le rejet de la soumission devant le dominateur? Mais, quelles sont exactement les caractéristiques du dominateur? Il est autoritaire, despotique, impérieux ; le dominateur est l’homme absolu, autocrate, chef, conquérant, despote, dictateur, tyran. Les quatre siècles de l’histoire africaine nous démontrent comment l’homme occidental, dominateur, violent, autocrate, etc s’est comporté face à l’homme noir. Ce dernier aurait été jugé plus prompt à la soumission, alors que les hommes de culture arabe sont des dominés certes, mais refusent de se   comporter en hommes soumis. L’Afghanistan est un modèle du genre. Russes comme Américains y ont laissé leurs plumes, et ont fini par déguerpir.

Pour libérer le Congo Kinshasa de l’asservissement, de l’humiliation et de l’opprobre, il faut des hommes et des femmes qui adoptent une nouvelle vision des choses. Et pour hisser la République Démocratique du Congo vers le panthéon de l’histoire glorieuse du monde libre, les Congolais doivent refuser la soumission, et donc être insoumis, et cela devient un impératif majeur. Et, avant même de prendre des armes devant l’ennemi, on doit se convaincre d’abord que les premières cartouches viennent de notre témérité à être insoumis. Un peuple qui a cette capacité, est à même de détruire toutes les armes de destruction massive. Le Vietnam est également un bel exemple d’un peuple qui croit en lui-même, solidaire, et insoumis devant les USA comme devant la France. Ils ont banni la peur, ils ont pris le courage dans leur carquois. Ils ont utilisé leur intelligence, et leur cœur, ils ne se sont pas fait la guerre entre eux, mais les collabos avec l’ennemi dominateur, furent corrigés pour les ramener dans la famille.

Ce n’est pas une question de couleur. Car, auparavant, nos populations ont dû batailler dur pour se faire respecter dans ce qu’ils étaient et dans ce qu’ils avaient.  Nous sommes une nouvelle génération, redressons la tête. Ne soyons plus si dociles, relevons-nous, debout, peuple congolais.  Dressons nos fronts pour dire désormais NON aux diktats qui font de nous des esclaves, des dominés et des soumis éternels. Ce temps est donc révolu. Les siècles marchent et posent ses jalons. Nous vaincrons en étant insoumis comme Kimpa Vita, comme Simon Kimbangu, comme Joseph Kasa-Vubu et comme Patrice-Emery Lumumba!

Tant de modèles existent, pourquoi ne les suivons-nous pas? Qui a ensorcelé le peuple congolais pour se laisser écraser éternellement par des tyrans venus d’un autre monde? Réveillez-vous et marchez la tête haute, comme des insoumis, car c’est le passage obligé pour vaincre et faire de notre Congo le pays le plus beau qu’avant.

Bamba di Lelo
Docteur en Sciences politiques de l’UCL
jbadil@hotmail.com

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15 thoughts on “Congolais, sortez de votre soumission: Il est temps de vous libérer!

  1. Mais le jour où mon peuple s’armera du courage et de la détermination comme les Soudanais, ce jour-là marquera la fin de notre humiliation. Les envahisseurs rwandais seront écrasés, leurs suppôts congolais maîtrisés.

  2. Monsieur Bamba di Lelo tu te la coule douce la ou tu es en Europe. Il est temps que tu rentres au pays ainsi que tous ceux qui comme toi font trop de bruits dans les reseaux pour prendre la tete de cette fameuse liberation et la sortie de la soumission. Venez sur le terrain et montrez de quoi vous etes capables et arretez la distraction.

    1. @Disanka (en Tshiluba « Jouissance »),
      Vous qui etes sur le terrain depuis la prise du pouvoir par votre UDPS en 2019, quel bilan pouvez-vous etaler au « Peuple d’abord » ne gobant que de vides slogans? Etes-vous fiers de l’escroquerie RAM, ou de la faillite du Programme de 100 Jours, ou les Tshilejelu? Sur ce dernier point, Felix en a eu pour compte en se retrouvant dans le bourbier au Kasai. Quelle « excellente Metaphore » pour decrire vos 3 ans de Jouissance au sommet. Bref, Mr. Bamba rend plus service a la RDC ou il est que les 1100 copains-conseillers de Felix a la Presidence.

  3. Il faut sortir de cette attitude défaitiste du congolais victime cernée par des forces prédatrices et envieuses qui ne lui veulent que du mal. Cette posture d’un Congo qui serait une espèce de citadelle assiégée que le monde entier voudrait faire disparaître est tout simplement insupportable. Cette rhétorique éculée d’une certaine élite qui vit au passé et qui refuse de voir le monde qui change est plus que surprenante. Le Congolais au nom duquel tout le monde parle est un peuple résilient, déterminé et volontaire. Arrêtons cette récrimination, mettons notre énergie ensemble pour l’avenir de ce grand et beau pays qui ne mansue pas d’atouts. Pourquoi vouloir toujours rejeter la faute sur les autres !!. Il est vrai que le pays a perdu trente deux ans avec Mobutu et une vingtaine d’années à la suite de l’arrivée de Laurent Desiré Kabila avec la cohorte de Rwandais et et Ougandais. Mais on ne va pas continuer à pleurnicher sur notre sort. Je comprends que certains compatriotes manifestent leur préférence de voir quelqu’un d’autre à la tête du pays. Tshisekedi n’est pas le propriétaire du Congo, il passera, le Congo est éternel. Dans la vie d’une nation, il n’y a que deux alternatives: la réussite ou l’échec. Sauf que l’un et l’autre ne sont pas le fait d’un individu puissant soit il. Vous me direz l’échec est individuel tandis que la réussite est collective. C’est donc le moment de vous poser la question de savoir ce que vous faites à votre niveau pour que la réussite ne soit pas une option mais un impératif. On peut disserter, gloser critiquer, mais au finish, il va falloir un jour faire son propre bilan. Bonne année à tous

    1. @ Devrions-nous tous succomber à la pensée unique dont ses ténors donneurs de leçons vont maintenant nous abreuver de leurs leçons ? Le Congo nous appartient à tous et chacun de nous aurait raison de mettre sa main à la pâte pour sa (re) construction. Personnellement je ne suis pas un radical pur et dur de la révolution même si je suis pour le changement mais je ne peux en même temps refuser de voir que presque rien ne va dans notre pays depuis la fameuse alternance, les nombreuses promesses n’ont rien donné. En effet les tueries à l’Est avec une armée mafieuse, les détournements des fonds ppublics,l’impunité, une gouvernance budgétaire inconvenante avec ses dépassements budgétaires impunis, un secteur minier victime de vandalisme par les étrangers et leurs complices locaux, des accords de haute trahison avec les voisins ennemis, la préférence tribale autour du pouvoir en place, la pauvrete, un pouvoir d’achat inexistant, le manque de soins et de scolarité digne, le chômage, le non-acces à l’eau, a la salubrité publique, etc, etc sont encore des tares de notre pays malgré les effets d’annonce répétés et on voudrait empêcher de chercher d’autres voies pour vivre mieux sous prétexte que ce serait là preuve de défaitisme ?
      @ Partout dans le monde les sociétés et les états en panne peuvent s’en sortir par des voies innovantes et pourquoi pas révolutionnaires. Ce serait ainsi indécent et insensé de décréter que ceux qui se tournent vers un changement de cap loin de la soumission conventionnelle seraient à bannir alors que les recettes anciennes patinent.

  4. Cher Bamba,
    @ « Congolais, sortez de votre soumission: Il est temps de vous libérer! », nous lancez-vous et précisez que vous voulez réveiller le Congolais qui se croit libre, alors qu’il ne l’est pas dans son histoire et aujourd’hui. Juste combat et coup de gueule entendu mais selon moi vous ne nous enseignez pas suffisamment comment faire ? J’aurais voulu ou attends des propositions didactiques plus détaillées et plus pratiques !
    Lorsqu’on dit aux Congolais d’enfin « se libérer », on leur demande à juste titre de « sortir de leur soumission », c’est un vaste programme politique, social, politique culturel et intellectuel à ne pas prendre à la légère, qu’il faut étudier, expliquer et dont il faut tenter de détailler les étapes pratiques.
    @ Comment revisiter ou mieux interpeller notre histoire de domination avec l’esclavage et la colonisation sinon en relevant et en enseignant à notre population et d’abord à nos enfants dès l’école nos actes de résistance. INSTRUCTION DE L’HISTOIRE, ÉDUCATION POLITIQUE POPULAIRE !
    Comment traiter ceux des nôtres qui s’y sont distingués et d’autres qui ont failli, collaboré avec l’ennemi même aujourd’hui ? JUSTICE NORMALE, TRANSITIONNELLE avec pourquoi un volet VÉRITÉ RÉCONCILIATION et TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL !
    @ Pour changer « notre engagement citoyen qui soit alors conforme à notre condition humaine », vous nous donnez des exemples de certains peuples qui dans notre cas ont refusé de se comporter en hommes soumis(i.e. les Afghans) et tablez sur des hommes et des femmes qui adoptent une nouvelle vision des choses.qui avant même de prendre des armes devant l’ennemi s’arment de témérité à être insoumis comme le firent les Vietnamiens, vous fondez votre espoir sur une nouvelle génération,qui redresse la tête. et ces modèles existent dans notre histoire, Kimpa Vita, PE Lumuba et en ce 4 janvier, journée des Martyrs , Kasa Vubu de l’ABAKO qui fut l’auteur moral du soulèvement populaire du 4 janvier 1959.
    Il nous reste que nos pouvoirs politiques même ceux d’aujourd’hui qui seraient au départ non partants intègrent cet impératif de RÉVOLUTION CULTURELLE et le traduisent dans des PROGRAMMES SCOLAIRES et D’ÉDUCATION POLITIQUE POPULAIRE !!!
    A plus….

  5. Excellente analyse. Je partage jusqu’à la moindre virgule le contenu de ce texte.Comme l’a si bien signalé le compatriote KUM, on doit tous s’armer du courage exceptionnel pour bouter hors tous les envahisseurs dans notre pays. A quand finalement allions nous bénéficié des libéralités dans notre pays ? Finalement dans la tombe ? Non ! L’aventure n’a que trop duré et il est temps de s’organiser autrement. A défaut, notre passage sur cette planète n’aura servi à rien… Et les générations vont se succéder sans que la situation ne s’améliore. AH dommage! Bref, la prise de conscience collective s’impose plus que jamais !
    J’ai dit !
    Kolomboka

  6. Simon Dinsaka est dépassé par les événements. Son commentaire manque de consistance. Il raconte des choses pour amuser la galerie. Il est tout simplement le produit désagréable propre contradiction..Je l’invité à élucider sa pensée pour une meilleure compréhension. En entendant,, je félicite le compatriote Bamba di Lelo pour la clarté de sa pensée.

  7. La pensée partagée par prof. Bamba meriterait qu »on la presente comme programme d’éducation dans nos écoles primaires, secondaire et universita9re et superieure, selon la psychologie des enfants et des jeunes. Il faudrait ainsi des manuels dans l’enseignement patiotique et historique des populations congolaisess. Lono a bien tracé un certain schéma du vontenu à developper. Vaste programme ! Congolais, l’insoumission est haut art de vivre et d’agir. Il n’invite pas à l’anarchie mais une sagesse politique empreinte de jalousie de soi-même et de son peuple. Congolais, donne-toi du prix et le monde t’aimera et te respectera. Grandis dans la noblesse et la dignité ! Loko

  8. Je viens de prendre connaissance non sans peine du commentaire de monsieur Dinsaka Simon. Un commentaire fondamentalement décousu de bon sens, et ce, en dépit bien entendu d’un manque de cohérence structurelle. Dommage pour nos compatriotes de l’ UDPS , qui souvent choisissent des fausses prémisses aboutissant souvent à des réponses erronées. Malgré cet état des choses les disciples de ce regroupement politique ne changent jamais leur comportement politique mais ils persistent et préfèrent persévérer dans l’ignorance. Pour ma part, je considère que Bamba di Lelo à tout dit et bien dit. Les commentaires de Nono et de Loko éclairent davantage la problématique posée par le Prof. Bamba di Lelo et l’humilité scientifique m’oblige de réserver respect à cet érudit et homme de science de grande dimension. Je profite de l’opportunité pour féliciter le sieur Nono pour la clarté de ses observations pendant des décennies dans congoindependant.com plus précisément dans la rubrique :  » opinion er débat « .
    Bonne année à tous pour la nouvelle année 2022. Tout en espérant que le changement tant souhaité est au bout du chemin…..!
    J’ai dit !
    Kolomboka

  9. Pour ma part, j’estime que génétiquement et culturellement, nous sommes un peuple dépourvu de conscience politique nationale. Nous nous plaisons dans notre situation des personnes soumises. De la traite négrière à la mondialisation, en passant par la colonisation, la néo-colonisation. Je ne minimise pas les victoires de nos ancêtres qui ont lutté contre l’esclavage et la colonisation. Nous subissons dans la fatalité la globalisation. Aux jeunes générations, ces figures mythiques citées dans cet article inspirent une simple et vague admiration et non l’action.
    Y a-t-il à Kinshasa une ruelle dédiée aux Martyrs du 4Janvier 1959? A Kinshasa l’ex Stade Kamanyola s’appelle le Stade des Martyrs. Combien de kinois connaissent les noms de ces martyrs? Y a-t-il une stèle avec leurs noms?
    Chaque année, on célèbre les Martyrs du 4Janvier1959. C’est comme si le sang et les larmes ont cessé de couler au Congo. Depuis un quart de siècle, le fleuve de sang et des larmes est intarissable. Particulièrement dans la partie orientale du pays. Les spécialistes de la question estiment en plus d’une dizaines des millions le nombres victimes. Les ressources naturelles sont pillées par des vautours venus du monde entier comme des biens sans maître. Les cours d’eau pollués. Des parcs nations dévastés. La déforestation est systématique. Un auteur belge a écrit un livre dans lequel il estime que dans 10 ans, les minerais du Congo seront épuisés. Notre pays loupera ainsi une occasion historique de développement. Le pillage se fait d’une manière systématique et rapide. Le Congo enrichit la Chine. La Chine appauvrit le Congo.
    Face à ce drame, le peuple congolais ferme les yeux pour ne pas voir. Il se livre à ses passions: la prière, la bière, la musique et les débats politiques à l’infini sur les plateaux de télévision. Ceux d’entre nous, qui osé demander au peuple congolais de sortir de la soumission ont été zigouillés: Mgr Muzihirwa, Armand Tungulu, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Rossi Mukendi… dans l’indifférence générale, ou presque. On évoque à peine, le Colonel Mamadou Ndala,le Général Jean-Lucien Bauma..
    C’est depuis 20 ans que les combattants de la diaspora demande au peuple congolais de sortir de la soumission; sans succès. Cet nième appel de la part du Dr Bamba di Lelo sera-t-il entendu? C’est ça, la question. Je me permets de douter. sans être congolo-zaïro-pessimiste.

    1. Ndeko Kolomabele,
      @ Vous dites « C’est depuis 20 ans que les combattants de la diaspora demandent au peuple congolais de sortir de la soumission; sans succès » ! C’est vrai que de l’Occident où elle est basée en masse la diaspora Congolaise non seulement participe financièrement à la survie du pays mais aussi donne de la voix dans le sens de la « libération » de nombreux étrangers qui nous maintiennent sous tutelle mais on ne peut parler comme si elle ne faisait pas partie du peuple Congolais. Elle accomplit normalement son rôle mais là où j’aurais à nuancer, fait-elle tout ce qu’il faut lorsqu’on connait celui que dans l’histoire, certaines diasporas (juive et autres) ont joué dans le changement de gouvernance de leurs pays au-delà de la simple survie économique. L’exemple d’une partie de notre diaspora qui a rejoint massivement le pouvoir Tshisekedi mais brille par un accompagnement nocif ne plaide pas totalement pour nous.
      @ Ailleurs, je crois vous l’avoir déjà dit, je ne rejoins pas complètement votre thèse d’un peuple Congolais des soumis ataviques, génétiques malgré son retard important à se prendre complètement en charge pour relever son pays. Non seulement elle fait preuve d’une débrouillardise étonnante pour survivre socio-écomiquement mais aussi je crois qu’il viendra un jour un prétexte décisif ou un homme ou une équipe « providentiels » pour changer les choses. C’est vrai ça tarde beaucoup à venir mais ne désespérons pas, c’est le devoir d’un chacun dans la diaspora ou au pays de s’investir pour que ce jour-là vienne plus tôt, comment par exemple la diaspora doit-elle agir pour faire mieux ?

  10. SEULES LES ARMES LIBÉRERONT LE KONGO-ZAÏRE PAS LES ÉCTIONS DANS UNE RDC OCCUPÉE PAR LES BANYARWANDA ! La démocratie des fosses communes continue en RDC (République des Caïds ou Cimetières) occupée par les Banyarwanda risque de s’éterniser si l’on se fie continuellement à la Classe Politique RDCienne médiocre, corrompue, inconsciente congénitale… Celles et ceux qui veulent pérenniser cette situation chaotique au-delà de 2023 en allant encore pour une 4ème fois d’affilée aux élections pièges à con truquées d’avance organisées par la CENI pro Rwanda sont des sorciers… « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. » dixit Albert Einstein… Les Museveni, Kagame, Mzee Kabila n’ont pas « libéré » l’Ouganda de Milton Oboté et Idi Amin Dada, le Rwanda de Habyarimana et le Zaïre de Mobutu par des élections mais par la force des armes… REVEILLEZ-VOUS ! Ainsi soit-il… INGETA

  11. HYBRIDES, NOUS SOMMES DES ÊTRES HYBRIDES
    Monsieur Bamba di Lelo.. souffrons-nous d´une crise d´indentité 60 ans après l´indépendance et plus de 100 ans après le premier contact avec la civilisation occidentale?
    Quand vous allez trouver une réponse á cette simple question, souvenez-vous d´une chose simple, invisible et vérifiable: les congolais sont des êtres hybrides sur le plan mental et intellectuel. Tous ceux de notre génération qui ont appris á lire et écrire avec l´alphabet latine sont des êtres hybrides. Notre structure mental et intellectuelle est d´orgine occidentale et il est curieux de lire vos propos sur le concept de la démocratie occidentale que vous semblez rejetter ici.
    Et pourtant plusieurs pays africains qui sont passés par la colonisation comme nous font des progrès remarquables en appliquant ce concept de la démocratie électorale. Le Ghana, le Botswana, la Namibie ou le Senegal avancent non seulement sur le plan politique, mais aussi dans la gouvenance économique et sociale en appliquant les concepts de la gestion de l´État inspirés de l´Occident.
    HYBRIDE DE LA CULTURE?
    En lisant les commentaires de mes compatriotes, on trouve sans peine cette influence étrange de la réligion chretienne où un « diable » est responsable des mauvaises actions de l´être Humain.
    Et pourtant depuis 3 ans, l´actuel président est né á Kin et a passé des années en exil comme nous.. Ecoutez attentivement ce qu´il dit dans son speech á Lodja très récemment: Mboka Congo esi ekufa na ngo kala, eloko ya koyiba ezali pe te !
    Imaginez un président qui souhaite un second mandat, mais qui après 3 ans se distingue par des scandales des détournements.
    Mbuji Mayi > Le président découvre que la gratuité de l´enseignement est une farce.. et pourtant la Banque Mondiale exige des comptes des millions accordés pour financer la gratuité.. et W Bakonga accusé d´avoir détourner ces millions a été « gracié » par le président Félix.
    Á Mbuji Mayi, le président découvre que son conseiller Bilomba á qui il avait confié le projet Tshilejelu a volé 14 millions de dollars et la jeep du président enfoncée dans la boue est une image assez forte, pour expliquer ce vol.
    Á Kananga, le président découvre que 6 millions de dollars destinés á relancer la construction du barrage de Katende ont été volés,,
    Tout ceux des intervenants qui parlent des étrangers qu´il faut chasser du Congo ou de la liberation devraient se poser une question si simple: Pourquoi dès les premiers 100 jours, l´actuel président confie á son cabinet la gestion des programmes étatiques dont le gouvernement a légalement le pouvoir et la responsabilité d´executer?
    Ici, il est question de la « gouvernance d´un État », de la perception que nous nous faisons de la gouvernance.
    GOUVERNANCE
    L´être « hybride » que nous sommes devrait faire comme le Botswana ou le Ghana, quand au Congo nous sommes entrain de discuter des 6 millions des poissons, le Senegal est entrain d´innaugurer un nouveau chemin de fer. C´était quand la dernière fois que le Congo avait construit un chemin de fer?
    Cessons de croire que l´application des principes occidentales pour la gouvernance est une forme d´esclavage mentale. Ceux des pays africains qui appliquent ces concepts avancent et nous ont dépassés ,,

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