Félix Tshilombo Tshisekedi à Bruxelles

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Félix Tshilombo Tshisekedi est attendu, lundi 14 mai, à 10 h00, à Bruxelles en provenance de Paris. Dans un communiqué publié samedi 12 mai, André Kabanda Kana, représentant de l’UDPS pour le BELUX (Belgique, Grand-Duché de Luxembourg) demande « à tous les cadres, membres et militants » de lui réserver un « accueil chaleureux » à la Gare du Midi (sortie Tour du Midi).

Elu président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en date du 30 mars dernier, « Fatshi », comme l’appellent affectueusement ses amis et proches, effectue sa toute première sortie à l’étranger. Le représentant au BELUX de ce parti a promis de communiquer « dès que possible » le programme des activités du successeur de « Tatu Etienne ».

Candidat de l’UDPS à l’élection présidentielle, « Felix » arrive en Europe au moment où la situation politique au Congo-Kinshasa est devenue anxiogène. Les mesures de décrispation contenues dans l’Accord du 31 décembre 2016 sont loin d’être effectives: les prisonniers politiques et d’opinion (Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo, Eugène Diomi Ndongala) restent embastillés à la prison de Makala; les exilés sont toujours en exil (cas notamment d’Antipas Mbusa Nyamwisi président du RCD-K/ML et de Moïse Katumbi Chapwe, candidat de la coalition politique « Ensemble pour le changement » à l’élection présidentielle). L’ancien gouverneur du Katanga fait l’objet des poursuites judiciaires dignes de l’époque stalinienne. Les espaces d’expression démocratique sont toujours verrouillés.

La CENI a annoncé l’impossibilité d’enregistrer les Congolais de la diaspora. Une décision qui « heurte » l’article  12  de la Constitution: « Tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ».

On espère que le tout nouveau Président de l’UDPS aura à cœur de donner la position de sa formation politique sur tous ces sujets. Sans omettre de fixer l’opinion sur l’ « état de santé » du « Rassemblement » né le 10 juin 2016 à Genval.

Plus préoccupant, à quelques sept mois de la date fixée par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pour les élections, le Président hors mandat et inéligible attise la confusion politique. La mouvance kabiliste ne dissimule plus la volonté de son « autorité morale » de briguer un nouveau mandat.

On cherche en vain cet « arbitre suprême », censé assurer, par la conciliation et la persuasion, le fonctionnement régulier des institutions et la continuité de l’Etat. Le pays ressemble de plus en plus à un baril de poudre. Il ne manque plus qu’une étincelle…

 

B.A.W.

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