Kongo Central: Quand le FCC se comporte en « parti-Etat »

L’Assemblée provinciale du Kongo Central tiendra une séance plénière le mardi 24 septembre à 10h00. A l’ordre du jour, l’examen du réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation demandant l’autorisation d’engager des poursuites contre le gouverneur en exercice, le FCC Atou Matubuana Nkuluki. Contre toute attente, la mouvance kabiliste, pompeusement appelée « Front commun pour le Congo » (FCC), a dépêché une délégation à Matadi. Objet de la mission: « s’enquérir de la situation politique du gouvernorat au Kongo Central ». Au nom de quel principe? Le FCC se considère-t-il comme un parti-Etat?

Dans l’exposé des motifs de la Constitution en vigueur promulguée le 18 février 2006, les législateurs indiquent, noir sur blanc, que sept « préoccupations majeures » avaient guidé leurs pas dans l’organisation des institutions actuelles du pays. « Instaurer l’Etat de droit » en fait partie. L’Etat de droit peut être défini simplement comme étant la primauté du droit sur l’arbitraire.

Par ordre de mission n°001/NMW/nbm/2019 daté du 21 septembre 2019, revêtu de la signature du « professeur » Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du FCC, on apprend qu’une délégation de cette association politique devrait se trouver dès dimanche le 22 septembre à Matadi.

Outre « maître » Constant Mutamba Tungunga qui dirige la délégation, on note la présence des parlementaires ci-après: Jean Kimbunda (PPRD), Nelly Mwinga (ACO), Roger Mwaka (Le Centre), Schadrac Baitsura (AAB). On note également la présence de Marie Nyange du regroupement « AA/a ».

Juste au-dessus de la signature, on peut lire cette mention: « Les autorités tant civiles que militaires sont priées de lui prêter assistance pour l’accomplissement de sa mission ». Cette « assistance », dénuée de base juridique, serait-elle accordée à toutes les associations politiques évoluant au Congo-Kinshasa ou simplement au « FCC » dont l’autorité dite morale, en l’occurrence « Joseph Kabila », aime s’affubler du titre risible de « Président honoraire » du pays?

« MIMIGATE »

Mimi Muyita Ankieta

Tout a commencé le 25 août avec ce qui est convenu d’appeler le « scandale sexuel » ou « Mimigate ». Un scandale aux allures de cabale dont la victime n’est autre que le vice-gouverneur Justin Luemba Makoso.

Invité par la dame Mimi Muyita Ankieta, l’assistante du gouverneur, à lui rendre « visite » dans l’appartement qu’elle occupe au gouvernorat, Luemba sera accusé de « viol » par « Mimi ». La scène est filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. On voit Luemba en tenue d’Adam. Que s’est-il passé?

Se reportant sur des éléments d’enquête en sa possession, le procureur général (PG) près la Cour de Cassation, Flory Kabange Numbi, conclut dans son réquisitoire que « le vice-gouverneur Luemba était piégé par un groupe de gens (…)« . Pour ce haut magistrat, il ne fait l’ombre d’un doute que le gouverneur Matubuana « est le commanditaire de cette infamie, exécutée par des agents de l’ANR avec la complicité de l’assistante Muyita ».

En date du 10 septembre, le PG Kabange a saisi l’Assemblée provinciale du Kongo Central afin que celle-ci lève les immunités de Matubuana pour lui permettre d’engager des poursuites contre ce dernier du chef « d’outrage public aux bonnes mœurs ». Des observateurs estiment que le déroulé de l’affaire contient tous les « ingrédients » d’une « association de malfaiteurs ». Le PG fait preuve d’une mansuétude pour le moins surprenante.

UNE DÉMARCHE PARFAITEMENT ILLÉGALE

C’est ce mardi 24 septembre que l’Assemblée provinciale aura à examiner, au cours d’une séance plénière, le réquisitoire émanant du PG près la Cour de Cassation. 

Au FCC, la cause est entendue: Matubuana et Luemba, tous les deux membres de ce cartel politique, devraient démissionner. Au motif que la « conférence des présidents des regroupements politiques » de cette formation leur a retiré « sa confiance ». Les deux autorités administratives sont invitées à démissionner. Un fait inimaginable dans un Etat de droit!

Il est clair que dans l’entendement de « Kabila » et ses partisans, il s’agit non pas de servir la collectivité mais simplement de préserver les « positions » acquises. Les autorités politico-administratives portant le label « FCC » sont au service exclusif des intérêts de ce groupement. Qu’en est-il de l’intérêt général?

Que dit la loi?

La Constitution traite cette matière en ses articles 197 et 198. Pour l’essentiel, on retiendra d’une part que « lorsqu’une crise politique grave et persistante menace d’interrompre le fonctionnement des institutions provinciales, le Président de la République peut, par une ordonnance délibérée en Conseil des ministres et après concertation avec les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, dissoudre l’Assemblée provinciale. Dans ce cas, la Commission électorale nationale indépendante organise les élections provinciales dans un délai de soixante jours à compter de la dissolution (…)« . D’autre part, le gouverneur et le vice-gouverneur sont élus par les députés provinciaux et investis par ordonnance du Président de la République.

En vertu du principe de parallélisme des formes, on cherche en vain la base juridique sur laquelle se fonde la mouvance kabiliste pour intervenir dans une question administrative. Une question qui relève plus de la loi fondamentale que des règlements d’ordre intérieur des partis ou plateformes politiques. Inutile de souligner que la démarche du FCC est parfaitement illégale.

Questions: Au nom de quel principe, une association politique, fût-elle détentrice de la majorité, peut s’enquérir de la situation politique d’un gouvernorat? Fort de ses « majorités parlementaires » au niveau national et provincial, le FCC se considère-t-il comme un parti-Etat?

 

B.A.W.

33 thoughts on “Kongo Central: Quand le FCC se comporte en « parti-Etat »

  1. Le FCC effectue une énième intimidation des mandataires publics. Ce n’est pas encore formellement interdit.
    Du moment qu’ils ne franchissent pas l’entrée du parlement provincial, ils ne font que du lobbying.

  2. Pourquoi le Fcc ne se comporterait pas en parti-état ?puisque la bonhomie de celui qui a été choisi pour être président, selon les ententes signées avant les élections, leur donne le plein pouvoir. Nous perdons le temps avec nos analyses, la réalité est autre. N avons nous pas entendu qu’on ne va pas fouiner dans le passé, que la coop est légale et que nous comptons sur l’aide internationale pour nous développer. Il est là depuis 9 mois mais déjà, plusieurs regrettent l’ex président autiste qui fuyait le micro pour ne pas trop se dévoiler alors que le nouveau bavard nous ennuie.

    1. @Chantal,
      Bien dit.
      Mieux vaut faire face a un voyou que l’on connait et on combat qu’a un faux sauveur vous baignant en promesses et slogans vides pour vous endormir, et en 8 mois seulement parvenir a vous voler $15 million de vos maigres economies. Qui est donc plus dangereux…?

    2. @Chantal.
      « Il ne va pas fouiner dans le passé ».
      Tous ceux qui,nationaux et étrangers,ont commis des crimes économiques et contre l’humanité sont absous.Or,les historiens situent la plus grande crise humanitaire après la Seconde Guerre mondiale au Congo:des massacres,des viols,des pillages,désastres écologiques. Nainu esili te.
      Pendant que le nouveau Prince savourait le bain des foules de ses fanatiques en Belgique,les tueurs en série continuaient leur sale besogne à l’Est: Mais dans l’avenir,seront sanctionnés ceux qui commettront des délits et des larcins.Au yeux de Felix,le Dr Mukwege qui propose un tribunal international au Congo,n’est qu’un fou. Et on voudrait que tous les Congolais applaudissent jusqu’à se faire mal aux phalanges,parce que les mêmes criminels ont donné un petit bout de pouvoir à un congolais . On est pas tous de cons.30 morts à Djugu,11à Béni. Des nombreux déplacés à Djugu. Les talibans vivant en Belgique criaient à tel point que la clameur de victimes de l’Est était diluée.

    3. Un autre son de cloche trouvé sur les réseaux sociaux.
      “ d’autres instances dont les cours et tribunaux sont chargés de rendre justice aux victimes d’abus des droits de l’homme.
      « C’est un message qui ne me surprend pas parce que ce n’est pas ça le travail du président de la République. C’est le travail de la justice et de la société civile ainsi que des victimes qui ont enduré les conséquences des crimes graves commis contre eux. C’est une façon pour lui d’interpeller les uns et les autres pour dire que chacun se permette à son travail moi président de la République je veux faire mon job tracé par la constitution et les lois de la République, le reste c’est à vous justice, société civile, victimes d’accomplir aussi vos devoirs », a dit à Georges Kapiamba
      Bismark

      1. @Bismark, (du nom du mégalomane prussien fondateur de l’Empire allemand et qui en 1885 à la Conférence de Berlin organisa le partage de l’Afrique et régla le sort du Congo ?)
        1° Je passe sur le soupçon de duplicité en faveur de Tshisekedi parfois perceptible chez le non moins excellent Kapiamba…
        2° En tant que Magistrat Suprême le Président Tshisekedi est bel et bien le garant du fonctionnement des institutions et je le surprends ici en train de prendre souterrainement parti pour son allié sous prétexte de la séparation des pouvoirs. Encore faut-il qu’il nous la démontre effective, que la justice fonctionne maintenant sous son mandat en toute indépendance et donc que lui en prenant position ouvertement sur cette affaire de15 millions ne va pas l’influencer…
        Est-ce un autre son de cloche ? Aucun ne vaut selon moi s’il est partisan.

  3. « Les deux autorités administratives sont invitées à démissionner. Un fait inimaginable dans un Etat de droit! » »
    Ah bon ? Qu’est-ce qu’il y a d’illégal là-dedans ? Le FCC a la majorité à l’Assemblée provinciale. Par conséquent, il décide du gouverneur. Le FCC ne fait que tirer profit du fait que la Constitution congolaise, copier-coller des constitutions européennes, consacre une « particratie ». Ce sont les partis qui font la loi; le FCC étant le parti quasi-hégémonique, il n’est pas étonnant, ni illégal, qu’il fasse et défasse les gouverneurs.
    Votre étonnement est en contradiction avec la réalité institutionnelle du pays.
    Je suis plutôt à l’aise face à ce constat dans la mesure ou j’ai toujours considéré cette Constitution comme inadaptée au Congo. Un jour peut-être j’y reviendrai plus longuement.

    1. Cher Paysan Congolais,
      J’aime votre réalisme mais ne poussez pas non plus le bouchon du légalisme jusqu’à nous convaincre que notre Constitution que vous n’avez pas en estime est la cause de tous nos errements ? N’avez-vous pas non plus remarqué que son application est souvent à géométrie variable depuis notre indépendance ? Par exemple, vous partez d’une majorité législative provinciale (et nationale) pour justifier et expliquer que le FCC « ne fait que tirer profit de son hégémonisme ‘légal’ pour imposer ses diktats mais vous ne vous posez pas la question de cette légalité issue d’un processus frauduleux et donc illégal. Les exemples de ce genre sont légion dans notre histoire, tentons alors de brosser une expertise plus globale de notre gouvernance pour en tirer des leçons plus complètes.

  4. On ne cessera jamais de le dire, l’homme claquemuré à Kingakati, ce parc naturel à l’aspect d’une arche de Noé privée, cet homme (dis-je) doit être ravi d’aise, plus qu’il ne l’a été durant les deux décennies de son règne à la tête de cette nation conquise. Ce parc naturel verdoyant où défilent antilopes, zèbres, crocodiles, girafes, éléphants, buffles et pythons, rend la tranquillité à l’homme à la barbe fleurie, aux mille identités, qui ne s’empèche de continuer à se considérer comme le seul maître à bord du navire RD-Congo.
    Plastronné en détenteur du pouvoir suprême, l’homme continue à se servir de ses guignols collabos congolais pour poursuivre ses énormes crimes en terre conquise.
    Entre-temps, Paul Kagamé déverse 300.000 rwandais à Minembwe en compensation des 30.000 migrants en provenance de la Libye. Qu’en pensent nos amis Talibans?

      1. procongo,
        Et vous que pensez-vous de la stupidité et de la bassesse de votre culture archaïque ubwenge (mensonges et techniques de manipulation) ?
        Votre mission de propagandiste rwandais sur CIC a platement échouée.

  5. Depuis son avènement au pouvoir jusqu’à ce jour, Joseph Kabila n’est pas un citoyen comme les autres. Contrairement aux autres Congolais, il est au-dessus de la loi de même que tout individu qu’il voudrait bien placer au-dessus de la loi à un moment donné. Dès lors que les Congolais ont eu de nouvelles institutions à partir des élections générales de 2006, institutions censées instaurer la primauté du droit sur l’arbitraire, la question qui s’impose est de savoir pourquoi Joseph Kabila est reste un homme intouchable. Répondre à cette question, c’est remettre en cause des institutions prétendument démocratiques mises en place par une élite qui s’évertue à copier aveuglement la démocratie procédurale occidentale même quand la copie étale au grand jour ses insuffisances voire ses nuisances. Et ce n’est pas un slogan de plus qui viendra mettre un terme à cet état des choses.

    1. @ Ngandu,
      Non, plutot beaucoup de savants pour voler. Cela exige quand meme un « genie » (du mal) pour detourner et voler $15 million a ciel ouvert !
      Ce n’est donc pas un V.Kamerhe ou son boss qui nous contredira….

  6. Il y a deux choses que j’aimerais dire en liminaire parce que nous le savons, mais nous faisons tous semblant de ne pas le savoir:
    1. Joseph Kabila aime tellement le pouvoir qu’il n’aurait jamais cede le pouvoir a qui que ce soit. Felix Tshisekedi encore moins! Je demande donc a tous ceux qui continuent a dire que Fatshi est un president nomme d’arreter! Ca commence a faire mal aux oreilles.
    2. Les Talibans sont en Afghanistan, pas en Europe. Continuer a traiter des compatrioes dont on ne partage pas les opinions politiques de talibans, c’est mal cacher ses propres prejuges, si pas son propre tribalisme. Voyez-vous, chez nous le tribaliste c’est toujours l’autre. On est jamais soi-meme tribaliste!
    Ceci dit, revenons a la substance de l’editorial de BAW. Oui, c’est vrai! Le FCC se comporte en ‘parti-Etat’. Par FCC interpose, Joseph Kabila continue a s’offrir gratuitement l’illusion qu’il est toujours aux commandes. Il veut persuader tous ceux qui esperent le revoir au pouvoir en 2023 qu’il est reste au pays pour preparer la contre offensive. Il fera donc tout ce qui est en son pouvoir pour discrediter Fatshi et le pousser a la faute! Le FCC n’a pas de statut juridique. Il n’est qu’un conglomerat de malfaiteurs a conscience plus que chargee qui croient que leur autorite immorale va les proteger indefiniment contre les poursuites judiciaires. On ne sait pas en vertu de quelles dispositions legales son coordonnateur peut envoyer des emissaires au Kongo Central – avec ordres de mission s’il vous plait!- donner des injonctions aux hauts fonctionnaires de l’Etat, fautifs soient-ils!
    Joseph Kabila et son FCC n’ont jamais respecte la constitution! Ils n’ont pas l’intention de le faire maintenant! Ils sont en train de preparer un coup d’Etat constitutionnel au vu et au su de tous! Ils ont tous les yeux braques sur les articles intangibles de la constitution qu’ils tiennent a faire sauter pour permettre le retour de Kabila au pouvoir. Malheureusement pour eux, notre peuple est vigilant! Il est temps! Bana Congo, tosimbana maboko Congo elonga!
    Binsonji E Madilu

    1. Estimé Binsonji E Madilu,
      Si je vous ai bien compris, désolé alors de vous dire que je trouve certains de vos propos quelque peu contradictoires ou pas très conséquents :
      1° Vous avez mal aux oreilles d’entendre le refrain ressassé d’un « Tshisekedi nommé » mais pour le justifier par l’argument selon lequel  » ‘JK’ aime tellement le pouvoir qu’il ne l’aurait jamais cédé à qui que ce soit et encore moins à Tshisekedi ». Passons sur la formule « président nommé » qui pour moi n’est qu’une transcription comme une autre de la réalité que beaucoup voient dans ce fameux deal entre l’ancien et le nouveau président pour contredire le fond de votre argumentaire. Selon moi le premier aime tellement le pouvoir que même dans ses rêves les plus fous il ne pouvait accepter que n’importe le remplace notamment pour croire à son retour dans l’avenir vers ce pouvoir qu’il aime tant. Forcé de dégager il a ainsi conçu un ingénieux plan à céder le pouvoir à quelqu’un qu’il croyait à même de lui donner une chance pour son come-back et alors qui accepte déjà un accord en dehors de la régularité du vote…
      2° « Talibans » est une trouvaille malheureuse de ceux qui dénoncent surtout le radicalisme sectaire des ceux des sympathisants trop fanatiques de l’Udps. Je pourrais regretter le terme mais j’ai tendance à y voir un combat politique de bonne guerre et un langage fleuri. On comprend au moins ceux qu’il désigne et à ma compréhension le terme ne se réduit pas à une dénonciation ‘tribaliste’ mais ‘partisane’, la preuve du jeu et de l’ingéniosité de ce beau monde, les talibans ont trouvé à leur tour un terme pour désigner leurs adversaires, « Mpangistants ». Pour tout vous dire, je m’en moque, c’est le dernier de mes soucis que de m’occuper de ce cirque bien peu risible ou préoccupant à mon goût…
      3° Vous dites aussi que ‘JK’ « s’offre gratuitement L’ILLUSION qu’il est toujours aux commandes » pour embrayer plus loin « Il fera donc tout ce qui est en son pouvoir pour discréditer Fatshi et le pousser a la faute! » Pour moi pour l’heure c’est ce qu’il se passe sur notre scène politique. Comme vous je crains que le vœu de ‘JK’ ne soit atteint dans l’avenir mais jusque-là ce n’est donc pas une illusion. Quant à la violation des règles, nous la regrettons tous mais aujourd’hui elle est devenue comme un « fait accompli » qu’on nous impose sans que politiques, forces sociales et population arrivons à nous en défaire : la puissance des autorités immorales est une réalité que nous vivons sans encore la contrer malgré son incongruité légale.

      1. Estime Nono,
        Personnellement je rejette les termes ‘talibans’ et ‘mpangistants’. Ils n’avancent pas notre cause et ne profitent a aucun congolais. Je pouvais les comprendre dans la passion qui animait nos compatriotes au lendemain de la victoire de Fatshi. Mais neuf mois apres, ils commencent a fatiguer! Comme vous, je m’en moquerais aussi si leur utilisation persistante ne cachait pas autre chose de bien plus sinistre.
        Lorsque les opposants d’hier laissent Kabila tranquille et tirent a boulets rouges sur Fatshi, on ne peut pas parler de ‘bonne guerre.’ On ne peut parler que d’une guerre fratricide dont le vrai ennemi tirent de juteuses dividendes.
        Je reviens de Kin. J’ai passe beaucoup de temps avec des amis du CACH, de LAMUKA comme ceux du FCC pour savoir ce qu’il en est exactement de ce fameux ‘deal’ entre Fatshi et Kabila dont tout le monde parle mais que personne n’affirme avoir lu ou vu. Personne ne m’a convaincu qu’il y a un ‘deal’ conclu et signe entre Fatshi et Kabila. Un membre de LAMUKA m’a declare un peu irrite que ce n’etait pas le genre de deal qu’on met sur papier!
        En resumant les dires des uns et des autres, voici ce que j’ai cru comprendre de ce fameux deal:
        Kabila aurait dit a Felix: ‘Je sais que tu as gagne les elections, mais je peux facilement faire changer les resultats. Comme tu le sais, la CENI et la Cour Constitutionnelle sont dans ma poche!’
        Felix aurait dit a Kabila: Je suis elu par mon peuple et je ne marchanderai pas ma victoire! Meme si elles sont dans ta poche, la CENI et la Cour Consitutionelle n’oseront pas aller contre la volonte de notre peuple.
        Kabila aurait rencheri un tantinet menacant: ‘Il n’y a pas marchandage! Je ne cederai l’imperium que contre ma securite et la securite de ma famille et de mes proches. Sinon je fais changer les resultats, je fais proclamer Shadary president et je mets ce pays a feu et a sang si quelqu’un s’amuse a le contester!!’
        Puisque Felix ne voulait pas voir le sang couler, il accepta l’odieux chantage! Et voila!
        Je dis que Kabila se donne gratuitement l’illusion d’etre toujours aux commandes parce que dans le pouvoir de gestion de la cite, rien ne pese plus que l’imperium!
        D’apres moi les maladresses de Fatshi sont a mettre sur le compte d’un service de communication presidentiel bourre d’incompetents qui ont tellement peur de censurer le president qu’ils le laissent commettre de bevues inacceptables!
        Binsonji E Madilu

      2. Cher Binsonji E Madilu,
        # Que vous répondre ? Je vais essayer de le faire le plus exhaustivement que je peux à ce stade de ma compréhension de la situation !
        # 1°Nous avons vous et moi une lecture quelque peu différente s’agissant de la personnalité et des actes du Président Tshisekedi : là où vous l’excusez en condamnant sa cellule de communication moi je vois (aussi) sa part propre. Un leader responsable à son niveau n’a pas à attendre les recommandations de ses communicants pour peser de ce qu’il doit dire et faire ou non surtout dans des domaines essentiels de sa fonction, ses « maladresses » sont aussi ou même d’abord de son fait par ignorance ou inexpérience.
        Ailleurs, vous attestez d’un « impérium » qu’il détiendrait pleinement. Désolé je ne le vois pas : ce n’est pas parce qu’il dispose des prérogatives théoriques d’un Chef de l’État qu’il les exerce effectivement. Ici le contexte est qu’il ne dispose pas légalement et par l’histoire récente du pays de tous les leviers du pouvoir qui lui permettent d’exercer librement l’effectivité de son pouvoir. C’est d’ailleurs aujourd’hui son défi quasi permanent que de les arracher progressivement le long de son mandat.
        # 2° Vous doutez curieusement du fameux « deal » alors que le Président lui-même et ses collaborateurs comme ses partenaires l’ont confirmé plus d’une fois et la réalité du fonctionnement au sommet de l’État ainsi que la chronologie des résultats et de son « élection » (https://afrique.lalibre.be/34622/rdc-la-semaine-ou-kabila-a-choisi-son-president/ ) démontrent bien qu’il ne peut pas en être autrement. Qu’il ait été dans un premier temps qu’oral non-écrit (ce dont je m’étonne dans un tel cadre et à ce niveau), « le deal reste un deal » et honnêtement que ce soit au FCC, au CACH, chez LAMUKA ou chez des Congolais avisés, personne de perspicace en doute encore sérieusement.
        Le tableau que vous en brossez à la suite de vos discussions au pays , excusez-moi, me déroute tant il me parait bien naïf et très orienté surtout qu’il part d’un prérequis combien contestable d’une élection authentiquement gagnée par Tshisekedi. Dans tous les cas il ne contredit nulle part son existence.
        # 3° Personnellement je minimise aujourd’hui l’impact « des ‘opposants’ qui laisseraient selon vous ‘JK’ tranquille et tireraient à boulets rouges sur Tshisekedi ». Fayulu et ses quelques affidés s’y voient de guerre lasse bien seuls, notamment parce que quelque soit son élection controversée une majorité des Congolais a laissé une chance à Tshisekedi de prouver ce qu’il peut, Tshisekedi venu de l’opposition et dont la présence a écarté de fait le dauphin choisi par ‘JK’ de la présidence, à côté la CI tant régionale, continentale qu’internationale a fait le choix de tourner pour l’heure la page des élections. Je vois donc moins que cette ‘guerre fratricide’ voilà pourquoi je parle ‘de bonne guerre’. Pour moi l’arbitre progressif et final sera le bilan positif ou négatif de Tshisekedi au cours et l’issue de son mandat. Dans ce sens, qu’ils le disent ou non, la plupart des opposants ont compris que c’est à l’horizon 2023 qu’ils doivent orienter leur avenir.
        # 4° Plus généralement la passion est hélas consubstantielle à la compétition politique et c’est vrai chez-nous elle est souvent excessive et préjudiciable parce qu’elle devient parfois la seule variable pour appréhender et agir en politique jusqu’à utiliser des supports trop partisans. Tshisekedi s’est commis à changer nos mentalités et a même pondu une Commission à cet effet, prions qu’elle agisse progressivement sur l’entendement populaire pour une gouvernance vraiment orthodoxe. N’empêche que le réflexe tribal et régionaliste généralisé au Congo et en Afrique auquel vous faites allusion reste une réalité sociologique bien enracinée dans nos mœurs sociales et politiques que je me refuse à ne voir que d’un côté ou de le « convoquer » à tout coin de rue. J’espère simplement qu’avec cette curieuse Commission on aura enfin des structures juridiques, administratives et mêmes politiques appropriées au besoin contraignantes qui arriveront progressivement à le minimiser.

      3. PS
        « Puisque Félix ne voulait pas voir le sang couler, il accepta l’odieux chantage ! »
        Je me trompe peut-être est-il que je vois peu de leaders politiques responsables qui ont dans leur programme, « faire couler le sang ». Et je n’en ai pas vu lors des dernières élections bout-en train jusqu’à laisser le pays à feu et à sang pour gagner contre la vérité des urnes. Juste peut-être certains plus convaincus et davantage courageux que d’autres à défendre vaillamment leur cause sans se laisser brider par des impondérables éventuellement violents que peut entrainer la compétition.
        Que Tshisekedi ait « accepté l’odieux chantage » peut nous apporter le crédit d’un bon cœur mais les bons sentiments, vous le savez bien, ne sont pas un gage de réussite et de maturité en politique, ce n’est donc pas, selon moi, une excuse suffisante pour lui d’avoir validé la menace et la tricherie sous-jacente.

  7. @ Binsonji
    Ta riposte ci-dessus serait credible si FATshi n’aurait pas commis ses maladdresses verbales recentes de ne pas aller « fouiner » dans les dossiers criminels de la bande FCC et de son autorite immorale.
    N’y a -t-il pas de quid-pro-quo expliquant cette timidite de FATshi que tu pretends avoir le « pouvoir » – lequel ? Ce alors que la bande de malfaiteurs-FCC controle la Justice.
    Mais nous comprennons FATshi dans ses inconherences inbues de vides promesses de combattre les anti-valeurs. Que dirait-il a son DirCab Kamerhe qui s’active comme un diable a etouffer l’affaire de vol des $15 Million du Tresor a la Presidence meme….?

    1. @ Clement Mwana-Karavia.
      Je suis d’accord avec vous que Fatshi a commis beacoup de maladresses! Sans toutefois essayer de l’excuser, je pense qu’il commet ces maladresses parce qu’il a pas une vraie cellule de communication qui lui dit qu’un Chef d’Etat ne peut pas dire une chose et son contraire! Une vraie cellule de communication ne devrait pas laisser le President faire un quelconque commentaire sur l’affaire de $ 15 Million, surtout apres apres declare au pays qu’il laissait les instances judiciaires se charger du dossier. Une veritable cellule de communication n’aurait pas laisser le president parler de retrocommissions comme si c’etait la chose la plus normale dans un Etat de droit!
      Mais il faut aussi avouer qu’il a y a des declarations que le president fait juste pour rassurer Kabila et ses proches. Imaginer ce qu’il y aurait eu comme debandade au pays si Fatshi avait nomme Luzolo Bambi comme Procureur General de la Republique!
      Fatshi a le pouvoir que lui confere l’imperium.
      Binsonji E Madilu

      1. Cher Binsonji E Madilu,
        # Qu’un Président fasse des déclarations, c’est dans l’ordre de son impérium et surtout dans son devoir de communiquer avec son peuple ; son prédécesseur était presque un fantôme pour le peuple qui ne s’adressait presque jamais directement à celui-ci, cela a ajouté au sinistre de son personnage…
        Qu’un Président soit résigné à ne pas faire des déclarations qui ne plaisent pas à certains et davantage à ceux qu’il s’est commis comme partenaires alors qu’il n’en pense pas moins, voilà le fruit amer de l’alliance qu’il a faite avec eux et voilà où il se voit à mille lieues la triste réalité devant nous des limites de son impérium constitutionnel.
        Ainsi s’il lui était venu ou lui viendra l’idée de nommer Luzolo comme PGR, je ne sais si cela aurait provoqué ou provoquera une débandade plus que la désapprobation générale à la nomination de Ruberwa. En revanche je suis convaincu que cela aurait nécessité l’imprimatur de ‘JK’ comme cela s’est passé pour certains de ceux que Tshisekedi a voulus au gouvernement et qui ont été recalés par son prédécesseur. Une autre preuve de son impérium limité, selon moi !
        # L’état des lieux devant ne nous donne, selon moi, qu’un horizon exploitable : reposer toute expertise et toute action sur le résultat immédiat ou à moyen terme de l’exercice de Tshisekedi et avec, les garanties ou les faux-pas qu’il nous offre pour réussir ou pas. Les djalelos inconditionnels pour lui ou les anathèmes catégoriques contre lui commencent vraiment à m’insupporter surtout que tous ils se donnent toujours un air de vérité absolue et de patriotisme indépassable. Certes il existera toujours les uns et les autres, ainsi va la vie mais qu’apportent-ils de vital aujourd’hui au pays. ?
        Ainsi personnellement presque la mort dans l’âme j’ai pris de façon réaliste le parti de minimiser des sympathisants du pouvoir qui croient contre vents et marées à leur succès indubitable et une opposition qui ne renverrait tout qu’à l’élection frauduleuse. Il faut aujourd’hui des propositions et des actes pour que les prochaines échéances soient plus orthodoxes et surtout critiquer sur pièce ce qui se fait d’un côté et de l’autre et pourquoi pas proposer et faire pour que Tshisekedi récupère de son impérium aujourd’hui bien limité, s’émancipe véritablement de son nuisible partenaire.
        Pour moi le temps a passé et passe pour ne pas tourner pragmatiquement la page des résultats de l’élection du 30 décembre sauf d’en tirer des leçons bien pratiques et de sanctionner d’abord politiquement les coupables car la seule justice serait soit inopérante soit trop conflictuelle. Tshisekedi est bien là président reconnu dedans et dehors pour le mandat sauf cataclysme imprévu auquel je ne crois pas beaucoup.Voilà !

  8. # La majorité des députés provinciaux du Kongo Central réunis en plénière ce mardi 24 septembre après-midi à Matadi a voté contre (21 vs 19) le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation qui demandait leur autorisation pour poursuivre le gouverneur Atou Matubuana.
    # Qu’est-ce donc ?
    – Le PG voulait trainer le gouverneur Matubuana en Justice parce qu’il est convaincu que ce dernier est à la base du récent scandale sexuel survenu dans cette province – outrage public aux bonnes mœurs – et impliquant le vice-gouverneur…
    – Le Président de l’Assemblée provinciale a appelé les députés provinciaux à la responsabilité et au sens de l’intérêt général et par ailleurs à laver l’opprobre jeté sur la province…
    – Plus d’une fois la population est descendue dans la rue à Matadi pour réclamer la démission du gouverneur qui a démontré un niveau de médiocrité élevé et entamé la dignité de la province sans compter l’indignation générale dans tout le pays au vu de ce scandale…
    – La Conférence des présidents du FCC a exigé la démission du gouverneur et de son adjoint…
    – Il y’a deux jours le FCC a dépêché une délégation à Matadi pour s’enquérir de la situation politique au Kongo Central et…
    # Que comprendre de ces avis parfois contradictoire et comment jauger le rejet de l’Assemblée du réquisitoire du Procurateur, en toute responsabilité et en toute indépendance ?

    1. Distingue Nono,
      Merci pour le lien de la libre Afrique que vous vous m’avez envoye. Cet article avait ete publie au moment ou beaucoup de media occidentaux voulaient influencer les resultats de l’election presidentielle dans le sens des interets de leurs sponsors. Donc je ne m’y fie pas comme preuve de l’existence d’un deal entre Fatshi et Kabila. Cette affaire de deal a suscite tellement de passion dans mon petit univers d’analystes que je me suis donne la peine de me rendre au pays en savoir plus. Je suis revenu aussi sceptique que quand je suis parti. Nous savons grace aux ‘hackers’ a quel point les interets occultes economiques ou politiques peuvent influencer les resultats d’une election.
      Il y a des gens qui croient que Fatshi n’a pas gagne l’election prisidentielle. C’est leur droit et leur privilege.
      Il y a de gens qui croient que Fatshi a bel et bien gagne l’election presidentielle. C’est leur privilege et leur droit.
      Moi je dis qu’il ait gagne ou pas, il faut faire avec parce qu »il est la. Au point ou en nous sommes, cela n’a aucune espece d’importance. Ceux qui courent apres la verite des urnes perdent leur temps parce que personne ne leur dira cette verite. Personne ne leur donnera cette verite. Il ya un temps pour protester et il y a un temps pour retrousser les manches et se mettre au travail!
      Vos contributions sur cet espace je les lis et je les relis avec la plus grande attention! Plus je les relis plus je constate que vous et moi nous regardons dans le meme direction, meme si nous le disons pas de la meme maniere. Tenez! Lorsque vous dites que ‘pour moi l’arbitre progressif et final sera le bilan positif ou negatif de Tshisekedi au cours ou a l’issue de son mandat. Qu’on le dise ou non, la plupart des opposants ont compris que c’est a l’horizon 2023 qu’ils doivent orienter leur avenir’! C’est exactement ce que je pense! D’ailleurs Moise Kabumbi l’a bien compris, et il a deja commence a se preparer pendant que les autres comptent les bavures de Fatshi.
      Je n’atteste nulle part que Fatshi detiendrait pleinement l’imperium. Je comprends cependant que n’ayant pas la majorite parlementaire, Fatshi est oblige de compter avec l’autre. Le dire ne signifie pas l’accepter! Je dis souvent a mes amis que le pouvoir FCC-CACH n’est pas un pouvoir de coalition mais un pouvoir de confrontation! Je n’en veux pour preuve que le temps qu’ils ont mis pour former le gouvernement. A lire le soi-disant programme de ce gouvernement, on se rend compte, que nes messieurs-dames avaient passe plus de temps a se disputer les portefeuille a reflechir sur un programme de gouvernement! Ils nous ont presente un truc indigeste qu’aucun analyste serieux n’appelrait programme de gouvernement.
      En resume, je ne suis pas un incondittionel de Fatshi, et je ne suis pas son adversaire non plus! Quand il construit des routes, j’applaudis. Quand il laisse une ministricule de Kabila le narguer, je deplore!
      Salutations patriotiques!
      Binsonji E Madilu

      1. Cher Binsonji,
        #Une petite remarque, vite fait !
        # L’article de La Libre date du 7 avril 2019, càd 3 mois après les élections et à un moment où les résultats officiels des élections étaient bien consommés, une date où aucun média même occidental n’avait plus le potentiel de les influencer.
        Quant aux fameux sponsors et puissances occidentaux qui auraient été derrière le camp Fayulu, pour moi c’est une tarte à la crème ressassée dans certains milieux Congolais sans convaincre, quasiment contraires aux faits. En effet aujourd’hui on découvre que c’est un argument qui ne tient pas debout lorsque Tshisekedi aussitôt élu s’est précipité à solliciter le soutien des USA et aujourd’hui de la Belgique. La dure réalité est que les puissances occidentales quel soit leur tropisme initial ont la capacité et tous les moyens d’agir sur n’importe quel élu et de se rendre indispensables. Décréter qu’elles étaient qu’elles étaient derrière le camp Fayulu plutôt que derrière Tshisekedi est souvent un argument évasif quand on n’en a pas de solide à sa disposition, voilà mon avis.
        # Quant au récit lui-même de La Libre, quel que soit le penchant notoire du journal envers Katumbi du moins avant les élections et quelle que soit la nécessaire discussion sur la véracité et l’authenticité de ses info, quand je le lis, moi j’y trouve d’abord un travail journalistique sérieux qui a récolté des infos, les a recoupées pour produire un récit crédible. Il est même fidèle à l’idée que vous vous faites « d’un ‘JK’ qui aime tant le pouvoir qu’il tient à le garder d’une façon ou d’une autre » et en usant même des moyens illégaux.

      2. ADDENDUM
        « […] Il est même fidèle à l’idée que vous vous faites « d’un ‘JK’ qui aime tant le pouvoir qu’il tient à le garder d’une façon ou d’une autre » et en usant même des moyens illégaux. » DE QUOI PROUVER A TOUT OBSERVATEUR PERSPICACE QUE ‘JK’ A EU BIEN BESOIN DE CE DEAL POUR S’EN SORTIR. VOILA CE QUE PERSO J’EN DÉDUIS !

  9. Le FCC peut-il nous dire où est Mama Mimi ? Même si on n’a pas le droit de  » fouiner  » dans le passé des gens…

    1. Ndeko Jo Bongos,
      « Ne pas fouiner dans le passé », kiekiekieeeee !
      Muzitu dont je n’apprécie pas toujours les saillies -souvent trop partisanes à mon goût -, en a cette fois fait un commentaire intéressant : « Ce n’est pas au Président Tshisekedi à qui on aurait à demander de fouiner dans le passé mais à notre justice ». Pas mal pensé !

      1. Je découvre en fait que ce n’est pas le seul Muzitu qui a répliqué dans ce sens au Président : « Cette déclaration rassure ses alliés de la coalition de Joseph Kabila, mais elle passe mal au sein de la société civile qui ne cesse de réclamer justice pour les crimes de sang et les crimes économiques de l’ère Kabila. » Mouvements citoyens, associations des droits de l’homme et leurs leaders ont abondé dans le même sens du nécessaire recours à la justice en place d’une oukase du PR qui décrète une sorte de paix de cimetières en imposant une voie à suivre qui ne peut aboutir qu’à dédouaner d’avance certains surtout du côté de l’ancien régime notoirement coupable de bien des délits et crimes…
        Voir par exemple ici :
        = http://www.rfi.fr/afrique/20190923-rdc-felix-tshisekedi-compte-pas-fouiner-le-passe
        = https://www.mediacongo.net/article-actualite-57046_muzito_a_tshisekedi_ce_n_est_pas_a_lui_qu_on_demande_de_fouiner_dans_le_passe_mais_a_la_justice.html

  10. Chers Compatriotes,
    J’ai l’impression que nous prenons depuis plus d’un temps, nos spéculations pour des réalités. J’ai suivi toutes les prédictions sur Joseph Kabila depuis les débuts des élections. Kabila présentera sa candidature, il n’aura pas de dauphin, il a eu un dauphin. Kabila trichera aux élections et fera passer son dauphin, il n’a pas fait passer son dauphin, mais il a quand même triché et c’est Félix Tshisekedi qui est proclamé président. Tous ceux qui parlent de Kabile et sa Fraterie parlent de qui ? de l’homme « Joseph Kabila », jeune homme dont le lieu de naissance n’est pas connu sur le territoire congolais ? Un Kadogo au service de Kagame d’abord, ensuite dans la suite de Kabila Père et de James Kabarebe ? ou du système qui fait que ce jeune homme que jadis, Louis Michel protégeait lors de sa première visite en tant que chef d’Etat Congolais après l’assassinat, à ce jour non encore élucidé, de Kabila père ? Ce sur quoi les savants de Congoindependant.com ont lancé beaucoup de réflexions non confirmées par les faits devrait constituer un sujet à aborder avec prudence et non avec arrogance et complaisance tout simplement parce que l’on a bien l’occasion d’exposer ses idées qui sont acceptées sans la moindre démarche critique parce que l’on est contre celui qui a été à la tête du régime qui est en train de trahir le pays en en faisant une vache à lait du Rwanda et programmant sa balkanisation. Une question: « que font les députés congolais qui sont au parlement et qui sont majoritaires, si nous devons considérer que les parlementaires d’origine Rwandaise ne sont pas nombreux dans cette institution ?  » « Comment se fait-il que ceux qui ont gagné les élections présidentielles et qui sont bien aimés de la grand partie des citoyens congolais ne se sont pas imposés en ayant la majorité au parlement ? ». « Comment se fait-il que Joseph Kabila que la majorité des Congolais n’aiment pas ! restent tranquillement à Kingakati et voyagent à l’intérieur du pays, pour l’instant à l’Est sans être inquiété ? ». Que valent alors nos réflexions en ligne qui ne touchent pas la majorité de congolais de façon a initier ne fut-ce qu’un début de conscientisation pour avoir un fonds qui constituerait une énergie pour constituer une unification du peuple congolais afin de combattre tout ce qui est contre l’Intérêt Suprême de ce pays ? Que Dieu nous vienne en aide..

  11. @Elili
    Vous écrivez : « […]Que valent alors nos réflexions en ligne qui ne touchent pas la majorité de congolais de façon a initier ne fut-ce qu’un début de conscientisation pour avoir un fonds qui constituerait une énergie pour constituer une unification du peuple congolais afin de combattre tout ce qui est contre l’Intérêt Suprême de ce pays ? […] »
    Ne soyez peut-être trop prétentieux à décider « des réflexions qui ne toucheraient pas la majorité des Congolais ». Le numérique n’est pas l’affaire des gens qui se prétendraient plus savants que d’autres, il a simplement créé une expression de l’opinion plus ouverte et davantage spontanée partout sur la planète et dans tous les domaines dont aussi citoyen et politique. Ce n’est donc pas une spécialité Congolaise mais dans un Congo où l’opinion populaire a souvent été bridée c’est un plus. Je crois ainsi que c’est trop vite aller en besogne que de décréter que ce genre d’expression ne soit sans effet parce que par exemple les choses ne changeraient pas vite chez nous, parce que nos élus n’y répondraient pas suffisamment aux vœux incessants des internautes, aux attentes de la population. L’échec ou la lenteur de l’action politique recèle de beaucoup d’autres raisons que la non-écoute de l’expression populaire et surtout il faut toujours du temps chez nous et ailleurs pour créer une masse critique qui devienne décisive dans la gouvernance politique effective.

    1. Vous participez, cher ami, de cette opinion numérique en intervenant ici. Réfléchissez et proposez ce que vous croyez à même de mieux sensibiliser, conscientiser et mobiliser le peuple pour qu’il agisse de façon efficace sur nos dirigeants. C’est déjà ça pour vous ou pour tout autre intervenant. Tel avis, telle réflexion ou proposition peuvent vous paraître malvenus mais sachez que tout fait nombre et que le changement ne vient souvent qu’après un long moment de revendications ignorées.

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