Le Triomphe du devoir d’ingratitude

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Il était prévisible que Félix Tshisekedi annonce tôt ou tard la rupture de la coalition FCC-CACH, un véritable piège à con tendu par le despote Joseph Kabila pour conserver l’essentiel de l’imperium. Fatshi l’a annoncé urbi et orbi dans son discours du 6 décembre 2020. Déjà le 13 janvier 2019, j’annonçais les couleurs dans l’article « Félix Tshisekedi élu président par Joseph Kabila« : « Martin Fayulu, vainqueur et ‘perdant’ de l’élection présidentielle, a déposé, à la Cour constitutionnelle, un recours en contestation des résultats provisoires de la présidentielle. Si jamais [les juges] restaient toujours des marionnettes entre [les mains du despote], en validant son pacte secret avec Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et les autres opposants devraient bien décoder le message de la communauté internationale afin d’éviter à notre peuple tant martyrisé les affres de nouvelles turbulences. En effet, la communauté internationale est consciente du pacte ci-dessus. Cependant, pour elle, cela constitue tout de même une avancée pour un pays aux élites sans boussole qui n’aura connu aucune alternative pacifique en près de six décennies d’indépendance ».

Dans l’article « Amen! » publié le 21 janvier 2019, je notais que « si Félix Tshisekedi jouit de la reconnaissance internationale en dépit de la énième comédie électorale qui vient de se jouer sous le ciel congolais, ce qui est fort probable, ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et de l’hégémonie qu’il incarne ».

Comme la plupart de mes compatriotes, j’ai eu mes coups de colère face à l’inacceptable que venait de nous imposer le couple Kabila-Tshisekedi. Mais fidèle à moi-même et conscient du fait que la quête de la vérité des urnes était un combat certes noble mais perdu d’avance dans le contexte particulier des élections de décembre 2018, j’interpellais le chevalier dudit combat dans mon article du 26 janvier 2019 intitulé « Fayulu, taisez-vous SVP!« . Je notais en effet que ce dernier « devait certes rappeler qu’il était le vainqueur de l’élection, que le processus électoral était vicié dès le départ et que la victoire de Tshisekedi faisait partie de notre misère et non de sa solution. Cependant, il aurait gagné en estime en soulignant les victoires remportées par le peuple face au despote. Joseph Kabila n’avait pas obtenu le troisième mandat consécutif dont il rêvait. Malgré la mobilisation de tous les moyens de l’Etat, il n’avait pas réussi à imposer son dauphin que le peuple avait littéralement transformé en une pauvre carpe. Ce faisant, Fayulu se serait sorti la tête haute en appelant le peuple à respecter la décision de notre ‘Tour de Pise’ [la Cour constitutionnelle], tout en insistant que la route était encore longue pour redresser celle-ci et qu’il s’engageait à œuvrer dans cette direction pour que la transparence soit un jour au rendez-vous de notre histoire électorale. Car, ce qui était en jeu, ce n’était pas le destin d’un homme. C’est plutôt celui de tout un peuple dont la sortie de la mauvaise gouvernance endémique ne se ferait que de manière graduelle ».

Face à l’impatience de notre peuple de voir notre drôle d’alternance politique déboucher sur la mort politique du despote, je signais, le 27 février 2019, l’article intitulé « Le devoir d’ingratitude s’impose« . J’écrivais alors que « la Constitution boiteuse du pays aidant, Félix Tshisekedi piégé par le despote Joseph Kabila peut s’en sortir et piéger à son tour son prédécesseur ». La même profession de foi restait de mise dans l’article « Faut-il sauver le soldat Tshilombo?« , signé le 1er février 2020. Je déclarais notamment ce qui suit: « A moins de disposer d’un autre plan plus opérationnel et bénéfique pour le peuple, sauver le soldat Tshilombo va de l’intérêt et du devoir de la nation entière. Rester à l’écart comme spectateur dans l’espoir de se réjouir de sa chute parce qu’il aura accepté que le despote Kabila vole pour lui la victoire électorale d’un autre équivaudrait à apporter de l’eau au moulin de ce dernier ».

Enfin, le 7 février 2020, je persistais dans mon intime conviction à travers l’article « Le devoir d’ingratitude en marche« . Car, « en dépit de ses hommages publics appuyés à l’endroit de son prédateur de prédécesseur, Félix Tshisekedi, cet homme qui est tout le contraire des leaders impulsifs que furent Patrice Lumumba, Etienne Tshisekedi et Laurent-Désiré Kabila, reste engagé dans une guerre froide dont l’objectif est de mettre Joseph Kabila hors d’état de nuire. Lentement mais sûrement, il accomplit son devoir d’ingratitude ». La conclusion de l’article se passait de tout commentaire: « Dans ses calculs, Kabila pensait que de tous ses opposants candidats à la présidence de la république en décembre 2018, Félix Tshisekedi était le maillon faible qu’il pouvait manipuler à sa guise. Il serait donc plus amer pour lui et plus réjouissant pour le peuple que ce soit ce même Félix Tshisekedi qui lui fasse mordre la poussière. Que le devoir d’ingratitude se poursuive, jusqu’à ce que la peur, qui a déjà commencé à changer de camp, envahisse totalement le cœur de cet individu médiocre sorti d’on ne sait où et qui a réussi à clochardiser tout un peuple par la faute de ses propres élites. C’est à ce prix et à ce prix seulement que Félix Tshisekedi passera du statut de traître à la nation à celui de président de tous les Congolais, applaudi comme tel non seulement par les ‘Talibans’, dans un élan de coterie tribale, mais par tous les Congolais ».

A malin, malin et demi. Eh oui, il y a toujours plus rusé que soi. Au despote Kabila, cet objet politique non identifié, de l’apprendre aujourd’hui à ses dépens. Désormais, les Congolais peuvent s’écrier: « Acta est fabula ». Car, tel l’Empereur romain Auguste, se sentant proche de la fin sur son lit de mort et demandant un miroir, se fit peigner les cheveux et raser la barbe avant de prononcer ses dernières paroles, Félix Tshisekedi peut regarder son peuple dans les yeux et lui demander à son tour: « N’ai-je pas bien joué mon rôle? ».

Le devoir d’ingratitude a triomphé. Le despote Joseph Kabila et son Front Commun des Corrompus (FCC) sont aux abois. Leurs élucubrations traduisent la profondeur de leur peur à l’idée de perdre demain toutes les richesses insolentes amassées sur le dos du peuple congolais. En implorant son « autorité [prétendument] morale de s’exprimer pour dire sa part de vérité afin de fixer l’opinion », le FCC demande en fait au despote de s’accuser d’avoir commis un acte de haute trahison à travers le tripatouillage des élections de décembre 2018. Voilà comment le pouvoir pour le pouvoir rend fou quand on est en passe de le perdre.

Le devoir d’ingratitude a triomphé. Oui. Mais les calculs démoniaques du despote Kabila viennent de faire entrer l’avion Congo dans une zone de turbulence. A Félix Tshisekedi d’assurer ses arrières. Au peuple de le soutenir dans cet élan. Car, l’hégémonie ethnique incarnée par le despote, qui est loin d’être celle des Luba-Katangais, conserve une grande capacité de nuisance qui est loin d’avoir été éradiquée. Par ailleurs, à observer de près le comportement des ‘Talibans’, les Congolais auraient tort de se laisser charmer par les sirènes appelées « Le peuple d’abord » et « L’Etat de droit ». Jusqu’à preuve du contraire, tout indique clairement que Félix Tshisekedi mettra en œuvre la seule révolution dont les Africains sont capables depuis les indépendances. Une révolution qui a pour nom « Otes-toi de là que je m’y mette », avec le national tribalisme comme moteur du pouvoir. En effet, tout comme le slogan « Le peuple d’abord », qui ne diffère d’ailleurs nullement de celui du MPR Parti-Etat (MPR = Servir. Se servir? Non), l’Etat de droit tant claironné par Tshisekedi et ses partisans a pris l’allure d’un slogan faute de stratégie claire susceptible de l’actualiser. Ainsi, le destin de la nation va une fois de plus se jouer dans un cercle vicieux où s’alternent, depuis l’indépendance, de brefs moments d’espoir et de longues années de désenchantement. Un piège sans fin qu’il faut souligner, même si pour l’amour de ma patrie tant martyrisée, je souhaiterais cette fois-ci me tromper en faisant une telle projection.

 

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

44 thoughts on “Le Triomphe du devoir d’ingratitude

  1. C’est déjà un plaisir de relire le mpangi Mayoyo. Je suis de plus en plus convaincu que cette fois-ci, il faut encourager et accompagner ce  » devoir d’ingratitude  ». Je ne vois pas une autre option. Pour l’instant. On fera le compte après. Entre nous.

    1. Cher Jo Bongos,
      Oui, il n’y a pas d’alternative à la dynamique que vient d’initier Félix Tshisekedi qui mérite enfin son surnom de Fatshi Béton. Mais il faut qu’il aille vite en besogne pour jeter Joseph Kabila et sa bande de voleurs dans l’opposition. Car la communauté internationale, instrumentalisée par l’hégémonie ethnique incarnée par Kabila, pourrait demander un dialogue avec ce dernier ; ce qui constituerait une marche arrière inquiétante pour notre pays et notre peuple.

    2. Chers Mayoyo et Bongos , Concrètement, la seule option depuis 2018 consistait à user de la tactique du « renard » pour piéger le despote sur ses propres terres.Il faut reconnaître en Felix les attitudes d’un fin stratège plus aguerri que ses pères de l’udps.
      Je ne peux donc que me réjouir du changement de discours dans le chef de la plupart de nos compatriotes. Cependant, il ne s’agit là que d’une « énième » bataille remportée. La guerre doit se poursuivre jusqu’à la libération totale du pays. Que Dieu bénisse le Congo et protège son président Felix Tshisekedi.

      1. Je suis d’accord avec vous sur toute la ligne, c’est à ceux qui l’ont vilipendés et traités de tous les qualificatifs nauséabonds dans ce vénérable “ Congoindependant” et ailleurs de mettre de l’eau dans ce qu’ils consomment régulièrement et accepter cette réalité, le déboulonnent promis était toujours au rendez-vous mais pas dans la brutalité et l’aveuglement( ngulu ngulu). Le déboulonnent ce faisait de façon smart en caressant l’animal FCC dans le sens du poil pour progressivement apporter l’estocade.
        Kasi ina anza sasa kabisa

  2. Chers Compatriotes,
    Ingratitude ? Pourquoi un sujet aussi absurde ? Qui est Ingrat et envers qui et pourquoi ? Que reconnaît-on à Kabila ? La possession du Congo comme un bien privé ? Chers compatriotes, l’auteur de ce titre apparemment « flatteur » utilise une tournure qui me choque. Par ce sujet, j’ai l’impression il reconnaît implicitement une dette morale du président du Congo envers l’ancien président. En vertu de quoi MBTT assujetit-il Félix Antoine Tshisekedi à Joseph Kabila? Un accord, si accord a eu lieu, n’est possible qu’entre les partenaires qui sont à égalité. Essayons de rester logique dans ce que nous écrivons pour éclairer nos compatriotes et pour que le pays avance. La guerre à l’Est n’est pas dans la maison de Tshisekedi, les massacres de Kamwina Nsapu n’étaient pas dans la maison de Tshisekedi. La reprise du pays n’est pas une affaire du seul chef de l’Etat. C’est l’affaire de tous les Congolais. Que ce soit avec Tshisekedi, ou sans, le sort du Congo concerne tous les Congolais. « A Félix Tshisekedi d’assurer ses arrières. Au peuple de le soutenir dans cet élan ». Voilà une parole importante. Tshisekedi n’est rien sans le concours du peuple Congolais. Mais avec le peuple congolais, il peut faire mieux. La mise en garde qu’il formule aussi « …, l’hégémonie ethnique incarnée par le despote, qui est loin d’être celle des Luba-Katangais, conserve une grande capacité de nuisance qui est loin d’avoir été éradiquée » est pertinente. Cherchons ce qui nous unit pour pouvoir sortir notre pays du chaos. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili, un peu de retenue cher ami.
      Dans son elegant style satirique, si pas humorique, a travers ses interventions sur ce forum, MBTT nous etale une these et sa demonstration hors debat, sauf aux analphabetes.

      1. @ Boniface,
        Heureusement que vous le lui faites comprendre. Je parle du « devoir d’ingratitude », mais Elili m’accuse de parler d’ingratitude. Dans son empressement à en découdre avec moi, il oublie ou ne comprend pas que nous ne parlons pas de la même chose.

      2. Que voulez-vous? Au Congo les lettrés traitent toujours ceux qui ne possedent pas les parchemins des universités d´analphabetes..
        Et pourtant la réalité est autre.

    2. Cher Elili,
      J’ai juste lu le premier mot de votre intervention et j’ai zappé. Car, vous n’avez pas compris mon texte. En effet, je ne traite pas de l’ingratitude mais du « devoir d’ingratitude ». L’ingratitude et le devoir d’imgratitude sont deux notions diamétralement opposées. Contrairement à l’ingratitude qui est quelque chose de négatif, le « devoir d’ingratitude » est quelque chose de positif. Il s’agit-là d’un concept politique théorisé pour la première fois par l’homme politique, juriste et essayiste français Robert Badinter quand le président François Mitterrand le nomma président du Conseil constitutionnel en mars 1986. Internet ezali. Kota yango oyeba concept wana malamu-malamu. Wana nde okotala sima po ozonga moto.

    3. # Ah bon, un sujet sur le « devoir d’ingratitude » serait « absurde » ? Je n’ai rien à dire de plus, l’auteur vous a répondu avec pertinence. Mon problème est que vous continuez à supputer aussi légèrement sur « l’accord entre Tshisekedi et ‘JK’ alors que les deux protagonistes viennent de le confirmer publiquement déjà avec son abrogation et les réactions qu’elle provoque. A moins que vous croyiez que les tensions entre les deux ne sont pas dues à leur alliance contre-nature qui ne peut pourtant d’abord provenir que des élections contestatables et contestées qui ont abouti à ce que l’un de deux quemandeur selon les rapports de force a bénéficié des faveurs de l’autre. Faveurs empoisonnées comme on le voit aujourd’hui et comme l’avaient prévu à l’époque les observateurs plus avisés.
      # Dommage que même Tshala Muana décrypte mieux que vous où se trouve ici « Ingratitude »; et j’ose croire que vous avez mieux compris le sens du concept de « devoir d’ingratitude » avec l’excellente  mise au point de notre ami Mayoyo.

  3. Cher Mayoyo,
    # Nous voila enfin avec quelques bonnes nouvelles pour notre pays et bravo pour votre constat, votre agenda !
    Sauf que si le « devoir d’ingratitude a triomphé aujourd’hui à notre grande satisfaction – notre président à presque réussi à mettre par terre le despote démoniaque qui nous pourrit la vie depuis deux décennies, même si c’est vrai sa capacité de nuisance n’en est pas pour autant complètement vaincue. Mais que lui succède « le ‘Otes-toi de là que je m’y mette’, avec le national tribalisme comme moteur du pouvoir » n’en reste pas moins inquiétant.
    # Non, cher grand patriote,
    pas encore un espoir éphémère ; je vous invite à davantage matérialiser votre ‘amour de la patrie’ en joignant d’une façon ou d’une autre votre expertise en matière de « gouvernance » que je sais grande à l’équipe de notre Chef de l’État. Il veut repartir d’un nouveau pied et je suis convaincu que vos propositions lui seront utiles. Pensez-y, c’est peut-être votre grand devoir patriotique !
    A nos armes !

    1. Cher Nono,
      La succession d’articles cités ici démontre qu’il y a longtemps que je crois en la capacité de Félix Tshisekedi à renverser la vapeur. Si vous relisez tous ces articles, vous vous rendrez compte des commentaires négatifs que je recevais alors de la part des compatriotes qui ne pensaient pas cela possible. Pour le reste, c’est-à-dire l’avènement de la bonne gouvernance ou de l’Etat de droit, je l’ai écrit, je souhaiterais cette fois-ci me tromper en faisant la même projection que lors du discours de Mobutu du 24 avril 1990.

      1. Cher Mayoyo,
        Je crois avoir marqué mon satisfecit sur vos propositions successives d’autant que personnellement je pensais presque la même chose : chercher à ‘sauver le soldat Tshisekedï’. Mais j’ai dit autre chose et on dirait que vous avez exprès zappé cette principale proposition. Peut-être que vous trouvez que ce n’est pas le lieu d’y répondre ou encore qu’elle ne nécessitait pas de réponse. Voilà !

  4. @ MBTT,
    Encore une fois, bravo et merci pour vos maintes analyses incisives qui prevoyaient depuis 2019 les scenes que nous vivons aujourd’hui, et nous suggeraient d’opter pour le « moindre mal », a savoir, sauver le soldat Fatshi face a son partenaire-despote de Kingakati et sa bande criminelle FCC. C’est chose faite! Alors, que fera Fatshi avec son « emancipation » ainsi acquise? De discours et vides promesses ne passeront plus. Les Congolais attendent actions et resultats pour sortir de la misere dont ils souffrent apres 18 ans (+ 2 ans) de Kabila.

    1. @ Marcel Kashamura,
      Ce que Fatshi vient de réaliser est une prouesse que toute analyse anticipative de la situation politique du pays devait voir venir. Quand quelqu’un a une si grande capacité d’avaler des couleuvres ou d’être humilié sans faire trop de vague, c’est que cette personne a une grande qualité politique. Fatshi a joué au valet du couple Kabila-Kagame, mais il savait ce qu’il faisait et où il allait. Je suis très fier de l’avoir comme président et je pense qu’il doit en être de même pour tout Congolais soucieux de voir notre pays sortir des marais après de si longues années Kabila-Kagame. Mais pour que la dynamique Fatshi porte des fruits, il faudra veiller à ce que les réformes tant attendues soient profondes au point d’éloigner le pays des tiraillements de la démocratie conflictuelle. Espérons que c’est ce que Fatshi entend par démocratie participative axée sur les résultats.

  5. Chers Compatriotes,
    Je suis enfin rassuré par ce que MBTT écrit au sujet de la situation actuelle au pays. Je ne suis pas toujours capable de comprendre tout ce que l’on écrit et je me méfie aussi de tous ceux qui semblent tout comprendre. Mais le « devoir d’ingratitude » est un syntagme qui renferme deux concepts: « devoir » et « ingratitude ». Pour que les deux puissent tenir dans le sens du théoricien français cité par MBTT, il faut qu’il y ait eu d’abord « ingratitude » avant que le concept du « devoir » intervienne et apporte de la positivité au premier concept qui a une coloration négative. C’est ainsi que je m’inscris en faux contre l’utilisation du terme « ingratitude ». Mais c’est le débat qui a une portée sémantique différente. Je ne vois pas en quoi le président Tshisekedi est ingrat et envers qui il l’est pour faire valoir cette ingratitude en l’utilisant comme devoir pour le salut du pays. Je pense que dans d’autres sphères de connaissance on parlerait de stratégie politique ou d’action tactique. Car, même si aujourd’hui MBTT affirme qu’il croit en la capacité de Félix Tshisekedi à renverser la vapeur. Cette attitude positive est née avec le temps. Les écrits de MBTT sur ce forum au lendemain de la proclamation des résultats des élections ne laissaient pas de place à cette possibilité dans le chef de celui que l’on venait de proclamer gagnant de ces élections là. Tant mieux pour nous tous, car, seuls les … ne changent pas d’avis. Maintenant nous devrons affronter ensemble les défis qui vont se présenter, car, il y en a énormément et les Congolais devront faire preuve de créativité, d’inventivité, bref d’imagination et de courage. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      veuillez approfondir cette notion de « devoir d’ingratitude »;quand à la signature d’une convention,d’un traité,d’un pacte ou que sait-je encore,rarement les parties sont au même pied d’égalité.
      Croyez-moi cher compatriote,sauf cécité morale ou posture bancale innavouée de votre part,il y a eu « accord » au détriment des réels résultats des élections.Et pourtant,ce n’était pas une prémière,souvenez vous de « j’ai accepté l’inacceptable » de JP Bemba.
      Sur ce,J Kabila était en position de force dans ce »pacte »;mais cela n’empêche comme au Judo,de transformer la force de votre protagoniste en une arme rédoutable pour gagner le combat.
      Félix Tshilombo l’a bien appréhendé;il reste à nous les congolais de l’accompagner dans sa démarche jusqu’à l’éradication de ce système qui a mis notre très cher Congo à genou.Sans euphorie,sans triomphalisme tribalo ethnique,en ne tombant pas dans le culte de la personnalité comme jadis.TENONS BON.Le chemin est encore long,mais c’est un bon début…….
      PATRIOTIQUEMENT

      1. @x mpululu-zi-nzingu
        # J’ai aimé votre commentaire !
        # Au passage ; J’AI REGRETTÉ LE RETRAIT DU SITE DE NOTRE AMI CRYSO !
        S’il me lit qu’il sache que j’aimais ses commentaires, même si je n’étais pas toujours d’accord avec tous les détails, souvent ils nous ouvraient utilement l’œil sur notre passé récent.
        Je voudrais aussi lui dire qu’on a des opinions pour en faire part aux autres, décider de quitter un site comme CIC, même si on a des divergences avec une part de sa ligne éditoriale, vous prive d’une visibilité. BAW, l’éditeur est dans son droit d’opérer sa censure jusqu’à une certaine mesure, il ne reste à la limite que de le signaler.
        JE LUI AURAIS DONC CONSEILLÉ DE REVENIR.

  6. MBUTA MAYOYO
    « PEUPLE »?
    Depuis 2 ans que nous sommes sous le feu des insultes.. GHOST est un Prince Yaka, notre famille orginaire de Musumba au Katanga avait poussée les frontières de l´Empire Lunda au Nord de l´Angola avant de fonder l´espace Lunda au Kwango.. Oui, depuis 2 ans, on nous insulte, on nous traite de tous les noms parce que nous sommes des YAKA ! Et pourtant, Fayulu n´est ni orginaire du Kwango et ni YAKA.
    Quel est ce « peuple » qui va soutenir Felix qui a fait le choix de la « TRIBU » en ayant plus de 500 conseillers orginaires du Kasai?
    Non, même ceux du Kasai ont du mal á retrouver les traces des millions du programme des 100 jours dans les deux provinces. Ni route, ni électricité, ni eau courante, ni usines, ni emplois, ni aide humanitaire d´urgence nada.
    INGRAT OU JUDAS?
    Ingrat envers les kinois qui avaient l´illusion que l´UDPS qui pourtant participait aux manifestations ne devait jamais se retrouver dans des negociations secrètes á Ibiza?
    Ingrat envers les congolais qui avaient exigés de Lamuka de rassembler toute l opposition afin de vaincre le gang de Kabila?
    Ingrat envers Kamerhe qui pourtant est l´artiste qui retiré Felix de Lamuka afin de faire de lui le président de la République sous la benediction de Kabila?
    Ingrat envers le FCC qui fort de sa majorité semble avoir passé l´eponge sur les détournements de plus de 400 millions de dollars du programme des 100 jours avant d´accorder une « coalition » parlementaire?
    Ingrat (enfin) envers tous les presidents africains « parrains » de l´accord FCC/CASH sans oublier l´ambassadeur US Hammer?
    REMAKE 1960-1965
    Mëme si nous n´étions que des enfants entre 1960 et 1965, nous avons depuis fait une lecture lucide et intelligente des bourdes de Kasavubu qui se croyait un « descendant » de Léopold II et étant le « ROI », il avait le droit de VETO sur un premier ministre qui avait la majorité au Parlement.
    Tous les lecteurs en savent assez sur les conséquences des decisions néfastes de Kasavubu qui avait revoqué Lumumba et ensuite refusé á Tshombe la primature.
    Maintenant que Felix reprend les théories du MPR dans une UNION SACREE où tous les congolais vont s´alligner dans un rang pour soutenir sa « vision », lui la reincarnation de Mobutu.. lol et nous devons renconcer á la démocratie, « TATA BO MOKO », pensée unique, oublions nos convictions politiques et tous plus au moins membres de la nouvelle formule de l´UDPS kie kie kie
    INGRAT UNE FOIS, INGRAT TOUJOURS?
    Allons mbuta Mayoyo, soyons lucides, Felix qui porte la marque deposée de l´ingratitude, sera aussi « ingrat » le jour où nous allons l´introniser « Autorité morale de l´Union Sacrée »..
    Ingrat, Felix ne peut se transmuter en un être « reconnaissant ».. WAIT AND SEE pour ceux qui se font des illusions!

    1. Cher GHOST,
      Au risque de me répéter, mon texte traite du « devoir d’ingratitude » et non de l’ « ingratitude ». Quand on vous demande, par exemple, un « fer à cheval », on vous traiterait de fou si jamais vous apporteriez un « fer » ou encore un « cheval ». Quant à votre longue sortie sur les actes d’ingratitude de Félix Tshisekedi, je ne pense pas qu’elle présente un quelconque intérêt pour le pays. Parmi les ténors de LAMUKA, retenez que moi je blâme beaucoup plus les autres que Félix Tshisekedi. Voici mes deux raisons. Quand on forme une coalition en vue d’aller ensemble à une élection, on choisit le candidat ayant le plus grand poids politique. Dans LAMUKA, ce candidat avait pour nom Félix Tshisekedi avec son UDPS et non Martin Fayulu avec son ECiDé. Par ailleurs, des hommes politiques soucieux de l’intérêt général devraient comprendre que la candidature de Tshisekedi présentait un autre atout majeur dans la cohésion nationale. Car, depuis l’indépendance, jamais un Muluba n’avait occupé le fauteuil présidentiel alors que des personnes issues des autres trois aires linguistiques du pays l’avaient fait. Mais les Bemba, Katumbi et autres sont des minables hommes politiques qui ne voient que leurs ventres. Qu’ils aient été driblés à leur tour, c’est de bonne guerre. De toutes les façons, tous nos poids lourds politiques se valent. Personne d’entre eux n’a déjà réfléchi à la démocratie pour espérer voir celle-ci s’instaurer sous le ciel congolais. Une fois débarrassé de son encombrant allié Joseph Kabila, Félix Tshisekedi sera un dictateur comme lui. Car la grande capacité de patronage dans les corps constitués de l’Etat que lui confère une Constitution boiteuse le placera automatiquement au-dessus de la loi. Le grand inconnu, c’est de savoir s’il sera un roi fainéant comme Mobutu qui n’a laissé aucune route reliant le nord au sud ou l’est à l’ouest ou un grand prédateur comme Joseph Kabila qui a détruit le patrimoine de l’Etat pour le remplacer par ses propres sociétés.

      1. Mbuta Mayoyo
        C´est la faute du vent selon vous? Felix va se transformer á un bon « président autorité morale de l´Union de tous les congolais » après avoir démontré qu´il est tribaliste et les congolais vont devoir oublier de lui demander ce qu´il a fait de plus de 400 millions de dollars du programme des 100 jours?
        Où trouvez-vous une « construction » de Felix?
        Savez-vous que dans la construction d´un nouveau palais présidentiel est invisible malgré les millions de dollars encaissés par Felix?
        C´est la faute du vent et la mauvaise gouvernance á de l´avenir au Congo.
        Heureusement que tous ne vont pas tourner avec le vent d´une union basée sur la traitrise, la corruption, l´ingratitude, le « coop ».. WAIT AND SEE si cette alchimie congolaise va apporter quelque chose de mieux pour notre peuple.

      1. Jo Bongo@
        Ne pas être « naif » et ne pas accorder plus de « pouvoir » á quelqu´un qui a démontré que sa manière de gerer les ressources de l´État renforce la mauvaise gouvernance.
        Sikoyo, to longola FCC na parlement po na ko zwa premier ministre ya « opposition » oyo a ko zala necessairement ya UDPS te.
        Ensuite, faire respecter constitution po Felix a koma Kasavubu to Mobutu bis te.

  7. JE ME SUIS PLAINT AILLEURS DE L’ATTITUDE DE LA FAMEUSE CI FACE AU COUP DE SEMONCE DE TSHISEKEDI.
    # En effet pour un observateur avisé, les puissances et organes de la CI font régulièrement preuve d’une
    duplicité et d’une hypocrisie qui prétendent défendre les intérêts du peuple Congolais par exemple en appelant ici au dialogue mais en fait ne défendent qu’un certain ordre mondial du silence des cimetières. Ainsi donc si Thsisekedi se doit de prendre en compte les apports venant par exemple des Usa, il ne devra pas perdre de vue les attentes et les nécessités de solutions d’une bonne gouvernance interne. C’est vrai la dissolution de l’alliance Fcc-Cach contient des risques de conflits et violences internes mais elle ne saurait autoriser un consensus mou qui se révélera très vite une demi-mesure sans possibilités de paix et de stabilité durables à l’intérieur de nos frontières.
    # Au total, Tshisekedi devra refonder le pays avec des réformes profondes de notre appareil institutionnel en vue d’une nouvelle gouvernance de progrès, soutirer de la CI des aides dont nous avons besoin mais en prenant soin de ne pas trop y affaiblir notre souveraineté, mais aussi dans son cas s’armer d’un entourage moins compradore et plus diversifie (meme ethniquement) comme aujourd’hui.
    Sinon la CI on y reviendra sans doute avec ses bulles suspectes qui viennent de l’Onu, de l’UE, de l’UA, de la SADC et des notables régionaux qui souvent n’ont aucun intérêt que le Congo se relève, soit plus fort.

    1. Nono@
      Tous ceux d´entre nous qui résident dans la CI savent d´avance qu´aucun pays en Occident (et même la Chine) ne peut financer un pays où le président peut détourner plus de 400 millions de dollars dans un programme des 100 jours.. et ensuite faire plus de 50 voyages pour demander de l´aide á la Banque Mondiale et le FMI.
      Tant que nous allons soutenir la mauvaise gouvernance, la violation des textes de notre constitution, ne parlons pas d´une « refondation ».
      Quelle est cette amnesie qui fait que les congolais ont oubliés les derives de Mobutu et au lieu de faire appliquer la constitution du Congo, ils comptent sur Felix pour « soutirer des aides de la CI »?
      Qui en Occident est si naif qu´il peut aider un pays dont la population apporte un soutien á un président qui a volé plus de 400 millions de dollars en un an ? Allons donc, wake up ! Don´t dream !

      1. @GHOST,
        Au contraire, le’t dream ! Yes we can !
        Imaginez que Félix arrive à déboulonner ce système mis en place par le gang rwandais pour détruire notre pays et à mettre en place un gouvernement qui travaille réellement pour le développement du pays…Ne pensez-vous pas, cher GHOST, que rien que ce petit rêve -vu la situation actuelle, mérite qu’on s’y accroche ?
        Au fait, entre le statu quo et une lueur dans la nuit, que prenez vous ?

  8. Cher Elili,
    Dans le concept politique appelé « devoir d’ingratitude », on ne dissocie pas le mot « ingratitude » du mot « devoir ». Le faire comme vous l’avez fait éloignerait quiconque le ferait du concept. Si vous l’avez compris, tant mieux. Et quand on ne prend que le mot ingratitude, il existe tout un faisceau d’indices qui démontre que Félix Tshisekedi a été élu président de la république par Joseph Kabila. Tenez ! Pendant toute la campagne électorale, les forces de l’Etat instrumentalisées par le despote Kabila ne s’en prenaient qu’au seul candidat de LAMUKA. Pas une seule fois au candidat de CACH. Les coalition politiques se forment avant les élections pour les gagner ensemble et après la proclamation des résultats pour gouverner ensemble. La coalition FCC-CACH est née avant la proclamation des résultats provisoires. En termes clairs, cela signifie que la CENI n’était pas indépendante et qu’elle avait laissé au despote Joseph Kabila le soin de changer le verdict des urnes à sa guise. Quand un candidat gagne une élection, sa première pensée va aux électeurs qu’il remercie. La première personne à avoir été remerciée par le vainqueur Félix Tshisekedi, c’est le despote Joseph Kabila. La proclamation des résultats provisoires avait foulé aux pieds la loi électorale qui dispose que les résultats soient publiés par bureau de vote. Tout au long de la guerre froide entre Kabila et Tshisekedi, les partisans du premier n’ont cessé de rappeler au second qu’il n’était pas le véritable vainqueur de la présidentielle. L’un de ces partisans, Henri Magie, croupit encore en prison pour avoir commis ce péché. Aujourd’hui encore, quand les corrompus du FCC demandent à leur autorité immorale, Joseph Kabila, de dire sa part de vérité, c’est à cela qu’ils font allusion. Tout cela est connu et je l’ai souligné dans l’un ou l’autre article. Ce faisant, je suis resté réaliste dès le départ et j’ai fait montre d’une attitude positive vis-à-vis de la capacité de Félix Tshisekedi à rouler son bienfaiteur dans la farine. Il n’est donc pas exact d’affirmer, comme vous le faites, que mon attitude a évolué à ce sujet précis. Au contraire, je suis resté constant tout en piaffant d’impatience à voir ce moment arriver.

  9. Chers Compatriotes,
    Enfin, voilà une dynamique je souhaitais pour les congolais penseurs. Lorsque MBTT écrit : « Mais pour que la dynamique Fatshi porte des fruits, il faudra veiller à ce que les réformes tant attendues soient profondes au point d’éloigner le pays des tiraillements de la démocratie conflictuelle. Espérons que c’est ce que Fatshi entend par démocratie participative axée sur les résultats ». Il se place dans une dynamique de circonscription de concept qui doit bien attiré l’attention de ceux qui veulent que le Congo amorce vite le début d’une course vers une vitesse de rotation afin de décoller. Il est temps que nous comprenions que les tiraillements ne nous avancent pas. Plaçons-nous dans la démarche de créativité et d’échange d’idées dans le but de mettre notre pays sur la voie de redressement en lui apportant des solutions durables aux défis du moment. Que Dieu nous vienne en aide.

  10. Chers Compatriotes,
    MBTT écrit : « Dans le concept politique appelé « devoir d’ingratitude », on ne dissocie pas le mot « ingratitude » du mot « devoir » ». Je crains ici que nous ne nous comprenions pas : le syntagme « devoir d’ingratitude », est composé de deux mots qui existent indépendamment l’un de l’autre. C’est le penseur qui, pour le besoin de sa théorie les a réunis. Même alors, vous définissez Kabila comme despote et vous en faites le propriétaire du Congo. Le premier devoir d’un prisonnier est de se libérer au besoin de s’évader. Voilà ce qui devrait être le devoir des Congolais qui ont côtoyé le despote. Au lieu de se libérer et de libérer le pays, ils se sont rendu valets. Pensez-vous que Tshisekedi allait le devenir aussi ? Maintenant nous pouvons en parler. Le terme « ingratitude » dans ce syntagme de la théorie du penseur français que vous citez servilement ne me semble pas approprié dans ce contexte. Tshisekedi aurait fait ce que Minaku, Bushab et autres ont fait. Trahir le pays. Ses actes prouvent maintenant à ceux qui avaient tranché à son sujet une autre réalité. Pour moi, il n’y a pas d’ingratitude que vous associez au devoir de sauver le pays. Car, Kabila et Tshisekedi n’ont jamais été amis, et n’ont jamais eu une même vision de la gestion du pays. Il s’agit de deux personnages aux parcours tellement différents que ce qui arrive maintenant ne peut surprendre que ceux qui avaient sous-estimé la capacité de Tshisekedi de faire les choses autrement. Sans être militaire, Félix Tshisekedi vient de surprendre ceux qui ont mis le pays à genoux parce que venu avec les armes et aussi parce que le peuple avait vomi le Maréchal. On combat mieux un ennemi que l’on connaît et pour bien combattre un ennemi redoutable, il faut l’approcher. Minaku ou Kimbuta avait fait ce que Tshisekedi a fait, il serait pertinent de parler de « devoir de l’ingratitude », mais pas Tshisekedi. Connaissez-vous le nom du successeur de Kamerhe à la présidence ? et son origine ? Là aussi, il faudra que les Congolais ouvrent les yeux pour interpréter les signes du temps et de s’engager pour que ceux qui ont martyrisé les Congolais en répondent devant les juges. Il revient maintenant au peuple de se joindre à cette dynamique pour que cela arrive et que le sang congolais cesse de couler. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. « Même alors, vous définissez Kabila comme despote et vous en faites le propriétaire du Congo ». Du grand n’importe quoi ! Où voit-on cela dans ce texte ? Je me réjouis que Félix Tshisekedi assène un coup de massue à son encombrant allié Joseph Kabila. Mais qu’est-ce qu’Elili voit dans mon texte ? « Un sujet absurde » ! Apprenez, cher Elili, que quand un « syntagme est composé de deux mots qui existent indépendamment l’un de l’autre », sa signification est différente de celle de l’un ou l’autre de ces deux mots. Décidemment, vous faites partie de ces hommes qui seraient capables de ramener un fer ou un cheval alors qu’on leur demande un fer à cheval, par exemple.

  11. # J’avoue ne pas bien comprendre les propos de certains qui évoquent un  ‘changement de discours’ des Congolais qui selon eux serait un revirement ex nihilo chez ceux qui le tiennent aujourd’hui alors qu’ils ne l’avaient pas tenus jusque-là. Comme si les satisfecits unanimes qui saluent la lucidité, la responsabilité et le courage du Chef de l’État d’avoir enfin réalisé la rupture que tous attendaient avec le démoniaque homme venu d’ailleurs qui nous a pourri la vie 18 ans durant ne  témoignaient pas d’un tournant nouveau dans notre histoire politique récente. Je m’étonne d’entendre ces voix qui non seulement s’offusquent qu’on évoque les erreurs commises par Tshisekedi depuis plus de deux ans, dans sa campagne et depuis qu’il est au pouvoir mais paradoxalement insistent sur un travail de libération qui doit être fait par tous et non pas par le seul Président. 
    # Alors je me dis qu’il faut savoir : avons-nous raison de féliciter Tshisekedi ou pas ? Si on doit l’applaudir aujourd’hui ce qu’on prend bien en compte son parcours qui va de son silence obligé ou pas pendant deux ans à sa dernière déclaration et les erreurs y sont manifestes à commencer par son discours qui a ouvertement changé entre son éloge incongru post-élections d’un ‘JK’ modèle de leader et de démocrate et ses reproches d’aujourd’hui envers le même. En  approuvant son dernier fait de gloire on reconnaît aussitôt son rôle différent de celui de la masse, celui d’un leader. Alors contrairement à leurs recommandations d’unité qui semblent insinuer que les Congolais n’en étaient pas conscients, ils reconnaissent simplement comme partout ailleurs la nécessité et la mission d’un leadership dans un groupe, au sein d’un pays a le conduire à travers les nombreuses péripéties de son histoire même si celui-ci sort d’eux et en est quelque part son reflet. Tout n’est pas encore évident mais d’ores et déjà beaucoup de Congolais reconnaissent bien « qu’au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef ». Une devise pour tout citoyen qui marque son engagement et sa solidarité pour et dans son pays à bien appliquer…
    # Je ne reviendrais pas plus sur le terme « ingratitude » dans le cas de Tshisekedi, moi et beaucoup d’autres avons dénoncé chez ceux qui ne la reconnaissent pas une lecture de la suite des événements qui leur est propre et qui refuse de voir pour des raisons peu réalistes la « nomination de Tshisekedi par JK et non son élection par le peuple ». La séquence chronologique qui commence avant la déclaration finale et passe par le comportement frauduleux de la CENI et de la CC jusqu’à la proclamation des résultats finals montre pourtant bien le processus de leur fabricationn Aujourd’hui ne pas le reconnaître est difficilement crédible comme venait encore de le démontrer avec brio Mayoyo dans un de ses commentaires. Sinon nous savons tous que si nous voulons aller loin nous avons besoin de savoir d’où nous venons.
    # Enfin, nous faut-il encore souligner que le « devoir d’ingratitude » est un concept théorisé par Badinter lorsque son ami et quelque peu mentor Mitterand l’a nommé President du Conseil Constitutionnel. Sa sagesse l’avait alors poussé à une réflexion sur la séparation des pouvoirs – le pouvoir et son contre-pouvoir-, sur la mission du juge qui parfois doit traiter des affaires de celui qui l’a nommé, sur le risque d’être juge et partie, sur le conflit d’intérêts… Notre ami Mayoyo n’a donc fait que l’illustrer dans le cas de Tshisekedi vs ‘JK’ !

  12. Errata :
    « …ils se sont rendus valets ».
     » Même alors, vous définissez Kabila comme despote et vous en faites le propriétaire du Congo ? »
    « Tshisekedi aurait fait ce que Minaku, Bushab et autres ont fait »? « Trahir le Congo »?
    « …Félix Tshisekedi vient de surprendre ceux qui ont mis le pays à genoux parce que venu avec les armes… »
    « devoir d’ingratitude ».

  13. Chers Compatriotes,
    Voilà ce que je craignais. MBTT souffle le chaud et le froid. D’une part il reconnaît en Félix la capacité de renverser la vapeur, et de l’autre il affirme : « Une fois débarrassé de son encombrant allié Joseph Kabila, Félix Tshisekedi sera un dictateur comme lui. Car la grande capacité de patronage dans les corps constitués de l’Etat que lui confère une Constitution boiteuse le placera automatiquement au-dessus de la loi. Le grand inconnu, c’est de savoir s’il sera un roi fainéant comme Mobutu qui n’a laissé aucune route reliant le nord au sud ou l’est à l’ouest ou un grand prédateur comme Joseph Kabila qui a détruit le patrimoine de l’Etat pour le remplacer par ses propres sociétés ». C’est ce que je trouve de triste sur cette plateforme. L’affirmation de MBTT n’est fondée sur aucune preuve concernant Félix lui-même comme candidat « dictateur ». Il le compare à deux militaires au parcours différent de celui de Tshisekedi. Que de telles affirmations reçoivent un accueil sans critique est interpellant. J’espère que cela changera un jour. Au lieu de nous présenter des analyses pertinentes, l’on se retrouve devant des discours qui ne résistent pas à une démarche critique élémentaire. C’est ici que nous aurons des problèmes pour l’avenir du pays. Heureusement que ce qui se passe sur cette plateforme ne concerne que ceux qui ont un ordinateur et qui ont encore le temps de lire certaines spéculations qui ne satisfont que les adeptes. Le grand danger, c’est de voir le peuple congolais précéder dans l’action ceux qui devraient être des lumières pour ses actions. lQue Dieu nous vienne en aide.

  14. Mon frère Mayoyo Tipo Tipo
    Malgré nos désaccords sur le jugement ( injuste ) que vous portez sur Lumumba, j’ai toujours apprécié et reconnu votre ouverture d’esprit. Vous venez de produire une analyse de très haute facture, car, il ne s’agit pas ici d’être pros ou anti-Tshisekedi, mais plutôt de l’avenir d’un grand pays au centre d’Afrique qui nous est très cher. Contrairement à certains compatriotes habitués de cette rubrique qui préfèrent manier l’injure, vous venez d’administrer avec brio une démonstration qui résume les deux années pénibles que nous avons vécu ensemble. Avec l’éviction de Mme Mabunda et son équipe, nous espérons que l’horizon s’est éclaircie pour que le pays soit remis sur le bons rails. Tshisekedi dispose maintenant des marges de manœuvre pour appliquer son programme et nous débarrasser définitivement de l’homme venu d’ailleurs et de ses sbires qui ont détruit notre pays.
    Bravo mon frère.

    1. Cher Elili,
      Loin de moi l’idée de souffler le chaud et le froid. Je suis très heureux de ce qui se passe aujourd’hui dans mon pays. Mais cela ne doit pas m’empêcher de scruter l’avenir tant que le système politique actuel ne changera pas. L’histoire de notre pays a déjà connu trois « libérateurs » qui se sont transformés en bourreaux du peuple : Mobutu et les deux Kabila. L’histoire de l’Afrique regorge d’opposants qui sont devenus de nouveaux bourreaux de leurs peuples.

    2. Mon frère Elombe,
      Je ne suis pas injuste vis-à-vis de Lumumba. Je reconnais en lui notre héros national. Cela n’empêche que je condamne son amateurisme politique.

    3. Elombe@
      Le « programme » de Felix a été financé il ya deux ans.. si vous l´avez oublié.. plus de 400 millions de dollars de la reserve de change.
      Contrairement aux affirmations que nous lisons ici, Tshibala issue de l´UDPS assumait temporairement la fonction de premier ministre quand Felix avait transformé Kamerhe en « ministre de finance » et ses conseillers en ministres et parlementaires.
      Pourquoi les congolais oublient-ils si facilement? Le programme des 100 jours a sombré dans les détournements.
      Si Felix nous présente un nouveau programme, wait and see.. Ce que malgré la chute de Mabunda, l´UDPS n´a qu´un nombre insignifiant des parlementaires.
      Ce prochain programme de Felix dont vous parlez ici sera le « programme » de Bahati, Katumbi et Bemba.. ce trio possede le plus grand nombre des parlementaires.. en attendant de recruter quelques mercenaires du FCC pour obtenir la majorité-
      Le programme politique ne peut pas être celui de Felix tout seul, mais avant tout un programme de la « coalition » même quand Kabund affirme qu´il n´y aura ni « coalition » et ni « cohabitation ».. il n´ya pas des miracles qui feront que Bahati, Katumbi et Bemba vont subitement devenir « membre de l´UDPS » dans une Union Sacrée de l´UDPS-
      Bref, faisons les comptes: 400 millions de dollars (ou plus) d´un programme de 100 jours. Bilan?
      Ensuite, un nouveau programme de la coalition Bahati/Bemba/Katumbi/UDPS.. Wait and see

  15. Chers compatriotes,
    J’étais sûr que MBTT n’allait pas me comprendre. Quand on parle d’ingratitude, on met d’un côté un ayant droit qui est abusé. Avant que cet abus ne devienne un acte dicté par le devoir de sauver, dans ce cas ici le pays. C’est ainsi qu’est la logique sous-tendue dans la théorie du devoir d’ingratitude. Vous ne l’avez pas dit dans votre texte, c’est le sous-entendu que vous assumez en appliquant cette savante théorie à la démarche du Président Tshisekedi. Vous dites en d’autres mots « Tshisekedi est un ingrat qui a utilisé son ingratitude pour sauver le Congo. C’est la logique la plus élémentaire de votre théorie. Si vous ne comprenez pas cela, alors, vous vous définissez. Quand on n’est pas capable de comprendre « le grand du n’importe quoi », c’est que l’on se situe quelque part en dehors de ce grand n’importe quoi.
    Vous vous réjouissez que « Félix Tshisekedi assène un coup de massue à son encombrant allié Joseph Kabila » ? Je peux vous croire sur parole, mais je ne suis pas dupe. Votre sujet dit très bien ce qu’il dit, mais il est loin d’être flatteur. J’ai soulevé votre attitude ambiguë dans mon précédent texte. Je vous ai posé une question à la quelle vous n’avez pas daigné répondre. Je reprends la question : « qui est le successeur de Kamerhe à la présidence ? Et quelle est sa province d’origine ? » Aï, MBTT ne sait raisonner ni avec le non-dit, ni avec les supposés ? . Son discours reste bien superficiel ? Mon Oeil ! Je ne peux le croire un seul instant. J’ai des hypothèses sur ce personnage. Que Dieu nous vienne en aide.
    Répondre

    1. @Elili,
      Sauf erreur de ma part, Kamhere n’a pas de  »successeur » à la présidence. Bien que son adjoint assume l’intérim, Kamhere est et reste toujours directeur de cabinet. Il n’a pas été suspendu ou démis. Et lui-même n’a pas démissionné. A ce jour. A ma connaissance.
      Je ne comprends vraiment pas la pertinence de votre question à Mayoyo. Que voudriez-vous insinuer ?

  16. Chers compatriotes,
    Jo, vous êtes dans l’erreur, Kamhere a un « successeur » en fonction. Sa place n’est pas vide. Ce que j’insinue est que soit Tshisekedi n’est pas connu de certains de ses compatriotes qui prétendent le connaître et le soutenir en croyant en ses capacités de renverser la vapeur. Soit, il est objet d’une certaine vision négative et des préjugés dont les raisons profondes ne sont pas connues. En ce qui me concerne je pense seulement que nous avons l’occasion maintenant de nous liguer pour le Bien Suprême du pays, et nous n’avons pas droit à l’erreur, ne perdons donc pas le temps. Que Dieu nous vienne en aide.

  17. Chers compatriotes,
    x mpululu-zi-nzingu m’écrit qu’il y a eu accord entre Tshisekedi et Kabila. Où est-ce que j’ai parlé cet accord ? Mon problème n’est pas qu’il y ait eu accord ou pas. Mais qu’il y ait eu actuellement une ingratitude dans le chef de Tshisekedi. C’est cela ma question. MBTT pour ma part a fait parler une théorie du devoir, qu’il lie au concept qui n’est pas établi par les faits : « l’ingratitude ». Cette dernière ne peut être appliquée que pour des personnes qui ont cheminé avec Kabila et qui ont bénéficié de ses faveurs. Or, ceci n’est pas établi. Car, même en ce qui concerne les résultats des élections tant discutées rien n’a été établi avec preuves. Et ceci est un autre débat. Ce qui est important maintenant c’est de voir que le peuple peut s’exprimer sans qu’il y ai mort d’hommes et que maintenant le parlement peut s’exprimer et imposer le point de vue de la majorité des parlementaires qui prennent maintenant conscient de leur statut de mandatés du peuple. Alors profitons en pour nous unir et prendre en mains le destin du pays. Que Dieu nous vienne en aide.

  18. Errata
    Lisez : « où est-ce que j’ai parlé de cet accord ? »
    Lisez : »Or ceci n’est pas établi dans le chef de Tshisekedi ».
    Lisez: « ..des parlementaires qui prennent maintenant conscience… »

  19. MAYOYO,
    je partage votre constat selon lequel il se passe quelque chose de positif (une ‘révolution’) au Congo et qu´il importe de le soutenir.
    L´appel à la vigilance a tout son sens et est justifié. Le chemin de notre libération est encore long (c’est même au-delà de la personne de Félix) et le danger permanent.
    Toutefois, je ne pense pas qu’on ne peut parler du futur avec des termes prétentieux du genre „tout indique CLAIREMENT…“, „ainsi, le destin de la nation VA…“ Non ! Un scientifique n’usurpe pas le point de vue d’un observateur extraterrestre ou de Dieu comme beaucoup d´Occidentaux le faisaient au sujet de l’Afrique. Si c’est une projection, comme vous le dites, alors il y a possibilité de mieux formuler les idées.
    Il n´est pas évident que la révolution qui a pour nom „Otes-toi [sic! Ôte-toi] de là que je m’y mette“ prendra nécessairement le dessus sur „le peuple d’abord’. Dommage que vous n’argumentez pas après avoir affirmé que le slogan „le peuple d’abord“… „ne diffère d’ailleurs nullement de celui du MPR Parti-Etat (MPR = Servir. Se servir? Non)“. Déjà le slogan du MPR ne dit pas qui est-ce qu’on va/doit servir quand on ne se sert pas soi-même, alors que celui de Félix dit explicitement : le PEUPLE. Rien que de ce point de vue, votre „NULLEMENT“ est logiquement excessif et inapproprié.
    Par ailleurs, il est surprenant que vous reprenez sans gêne le mot dangereux ‘taliban’ dans votre texte alors que vous déplorez un certain „national tribalisme comme moteur du pouvoir“. ‘National tribalisme’, qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Je m´arrête ici sur le mot tribalisme pour vous rappeler que c’est facile de déplorer, mais difficile de voir comment on y a contribué ou on y contribue. Je vous ai déjà critiqué à ce sujet.
    *„l’Etat de droit tant claironné par Tshisekedi et ses partisans a pris l’allure d’un slogan faute de stratégie claire susceptible de l’actualiser“ : Mais „le FCC aux abois“ que célèbre votre texte illustre plutôt cette volonté d´instauration de l »État de droit’ et est loin d´être le résultat d´un manque de stratégie. Vous vous contredisez un peu.
    Dans un de vos commentaires, vous écrivez : „il existe tout un faisceau d’indices qui démontre que Félix Tshisekedi a été élu président de la république par Joseph Kabila“.
    De tous les indices que vous avez évoqué, il ne découle pas logiquement la conclusion : „Fayulu avait gagné les élections de 2018“. Il n´y a AUCUN LIEN DE NÉCESSITÉ. C’est bizarre de vous voir toujours faire des détours scabreux pour affirmér la victoire de celui qui a énergiquement et pendant longtemps appelé au rejet des élections avec la MAV et ce non sans laisser ses électeurs dans la confusion. Être réaliste, c’est aussi ne pas affirmer des choses que ni vous ni Fayulu n´arrivez à prouver. En écrivant „Martin Fayulu, vainqueur et ‘perdant’ de l’élection présidentielle…“, vous n´êtes pas realiste (Pourquoi vainqueur et non ‘vainqueur’ ?).
    Vous prenez vos évidences pour de la réalité. En disant dans votre texte, „j’ai eu mes coups de colère face à l’inacceptable que venait de nous imposer le couple Kabila-Tshisekedi“, vous ne dites pas exactement quel est cet ‘inacceptable’ que ‘ce couple’ vous a imposé. Et vous n´aidez pas Fayulu davantage en affirmant que „la quête de la vérité des urnes était un combat certes noble mais perdu d’avance dans le contexte particulier des élections de décembre 2018.“ Ce n’est pas seulement le contexte, mais aussi la NON-PRÉPARATION, le manque de lucidité et l’incohérence de Fayulu lui-même qu’il faut épingler. Il n´a pas préparé les élections, il a refusé la MAV, élément important de ce contexte dont vous parlez, il a désorienté plusieurs Congolais (Si déjà à Kinshasa, il y a des gens qui – le lundi après les élections – ne savaient pas que Fayulu avait finalement accepté la MAV, a fortiori à l’intérieur du pays !). C’est bien facile de dire à Fayulu – lui, ‘l´anti-MAV’ – qu’il „devait … rappeler qu’il était le vainqueur de l’élection“ avec MAV, mais encore faut-il lui demander comment il s´y était préparé, sachant que le contexte était ce qu’il était. Avait-il formé des témoins et mis en place un centre de compilation sérieux au lieu de parler d’une campagne à l´américaine et de compter finalement sur la CENCO ?
    Par ailleurs, votre faisceau d’indices est insuffisant. Ilexiste aussi tout un faisceau d´indices qui démontre que Félix Tshisekedi a été élu président de la république par le PEUPLE :
    Félix Tshisekedi était porté par le parti le plus répandu sur le plan national (dixit Muzito lui-même), menait largement aux sondages, il s´est préparé et a préparé ses électeurs avec sa formule „Avec ou sans la MAV“, il avait un centre de compilation qui a pu affronté sans peur la CENCO pour confronter les résultats, ni lui ni son parti ou ses alliés ont supplié le FCC de ne pas dire „leur vérité“, au contraire, ils défient le FCC à ce sujet, il y a eu jubilation au pays à la proclamation des résultats des élections présidentielles, aucun mouvement de protestation n´a vu le jour (malgré les ronchonnements des perdants dans des réseaux sociaux), Félix n´a jamais eu peur d´affirmer la victoire du peuple à travers son élection et d’annoncer dès le début de son mandat le déboulonnage du système de son prédecesseur, etc.

  20. NONO,
    vous écrivez :
    1. „« au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef ». Une devise pour tout citoyen qui marque son engagement et sa solidarité pour et dans son pays à bien appliquer…“
    Curieusement quand le Chef de l’État qui est mieux renseigné que vous surprend Kabila par des nominations courageuses dans l’armée et dans la Justice, vous ne marquez pas votre engagement et votre solidarité, mais vous ronchonner, condamnant Félix qui avait réussi à avoir le contreseing („A malin, malin et demi“, dit MAYOYO dans son texte). Vous ronchonniez comme s’il y avait des manières saines et malsaines pour prendre le dessus sur celui qui a massacré des Congolais, celui-là même que vous qualifiez de „mal absolu“. Si Kabila était le mal absolu, pourquoi pleuriez-vous ensemble avec le FCC ? C´est à croire que vous ne comprenez pas les mots „MAL ABSOLU“ !
    2. „qui refuse de voir pour des raisons peu réalistes la « nomination de Tshisekedi par JK et non son élection par le peuple ».“ C´est vous qui n’êtes pas réaliste. Vous êtes manifestement incapable de prouver que Fayulu („souris naine“, dixit Mende) avait EFFECTIVEMENT les élections avec MAV qu´il boudait d’ailleurd, vous vous mettez à martelez la même rengaine, croyant la faire passer pour la vérité. MUZITO a été clair, c’ est FÉLIX QUI ÉTAIT LE GRAND FAVORI. Il n’ y a pas de surprise qu’il ait gagné ces élections. C’est à vous d’être réaliste. Et ce n’est pas tard.

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